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Préambule
Qu’est-ce que le Salut ?
Le thème central du Christianisme est le salut en Jésus-Christ.
Mais, au juste, de quoi sommes-nous sauvés ? A cette question la Bible répond sans équivoque : « de la colère de Dieu ».
- « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété[1] et toute injustice[2] des hommes qui retiennent la vérité captive dans leur injustice (c.a.d. leur péché), car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Les hommes sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié (honoré) comme Dieu, et ne lui ont pas rendu grâce, mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. » Romains 1 :18-21
Qu’est-ce qu’être sous la colère de Dieu (Jean 3 :36) ?
Il s’agit d’un état, conséquence du tableau ci-dessus, malheureusement partagé par un grand nombre de gens, dont la dangerosité est extrême et dont l’issue, s’il n’y est mis un terme, est fatale. A l’image du cancer dans ses premiers stades on ne se sait pas malade. Et pourtant on souffre ici d’une carence dramatique qui se manifeste en ce que l’Esprit de Dieu n’est pas en nous. Pour le dire crûment, « Dieu est ailleurs ».
Coupée du Créateur, la créature n’a plus accès à la source inépuisable d’intelligence (Psaumes 147 :5) dont elle a tant besoin pour vivre et s’épanouir (Psaumes 119 :34, 100...). Sans repère[3], « égarée dans ses pensées elle voit son cœur sans intelligence plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sage, elle devient folle » (adapté de Romains 1 :21-22). Son avenir est écrit : l’éternité dans l’étang de feu et de soufre en présence de Satan et de ses anges (Apocalypse 20 :10 et 15).
Le salut de Dieu : un double triptyque
Le salut de Dieu, qui est la voie que Dieu a voulue pour que les hommes échappent à sa colère[4] et entrent dans son amour, est dit en un verset :
- « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné (comme rançon Matthieu 20 :28) son Fils unique (son bien le plus précieux), afin que quiconque croit (met sa confiance) en lui (au regard de son œuvre et de ses paroles) ne périsse pas (c.a.d. ne connaisse pas la colère de Dieu), mais qu’il ait la vie éternelle (le salut). » Jean 3 :16[5]
Ainsi autour du triptyque divin - Amour, Sainteté, Justice - se développe le triptyque du salut par – la Grâce, la Croix, la Foi :
La Croix de Christ est l’aboutissement de l’œuvre créatrice de YHWH (l’Eternel). En elle éclatent en un éblouissement l’Amour, la Sainteté, et la Justice de Dieu. C’est le point focal de l’histoire de l’humanité, en ce que c’est en elle qu’est le rachat des hommes sous la condition de leur foi. Je réserve à plus tard – Si Dieu Veut - d’en parler de façon moins allusive.
Et donc la question qui se pose maintenant est la suivante : qu’est-ce que la foi ?
La foi est la condition du salut. Elle incombe à celui qui en est bénéficiaire. Il faut noter que ce terme signifie confiance – très semblable à celle qu’un enfant peut avoir à l’endroit de ses parents – et bien-sûr aussi obéissance - une disposition du cœur s’opposant, devant Dieu, frontalement et sans équivoque à celle d’Adam au jardin d’Eden. Elle s’affirme en se déclarant. Elle transcende la croyance banale, résultat de l’expérience ordinaire
- « Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons - au ciel et qui Le voient - le croient aussi, et ils tremblent. » Jacques 2 :19
La foi est l’expression du chrétien qui lui donne d’accéder à la grâce salvatrice de Dieu laquelle se manifeste pour lui dans le pardon de ses péchés à travers l’œuvre sacrificielle de Christ. Et le chrétien à genoux peut dire « oui je crois » (je mets mon entière confiance) en l’entièreté du plan de Dieu pour mon salut accompli en Christ par sa mort sur la croix; je reconnais mon péché et je fais acte de repentance devant mon Seigneur en le priant de me soutenir pour que cet acte imprègne de façon conséquente l’intégralité de mon existence à venir; je mets mon entière confiance en Dieu pour me conduire et me garder dans la foi dans cette vie, que je veux en soumission à Christ, mon Sauveur et Seigneur et je le proclame (Romains 10:9-10).
En effet, pour être complet il faut ajouter que l’épître aux Romains nous dit qu’à la foi en l’œuvre de justification du Seigneur Jésus, il faut associer « la confession de Christ » (Romains 10:9-10). Nous sommes donc appelés, et c’est bien normal[6], à déclarer devant les hommes ce qui a été fait pour nous et ce en quoi nous croyons : Dieu « est », Dieu est Saint, Dieu est Amour et Justice, Jésus - Christ est le Fils Unique, le Bien-Aimé de Dieu[7], tout procède de Lui. Pour nous justifier (nous faire paraître justes devant la Personne Divine, nous sauver de Sa colère) Il a payé le prix de nos péchés en son corps sur la croix. Il est ressuscité des morts par la gloire du Père qui ainsi montre son approbation en l’œuvre rédemptrice du Fils. Par son sang il a justifié ceux des hommes qu’il a rachetés sur la base de la foi, il en est le Sauveur, et a inauguré avec eux une alliance dite « nouvelle alliance ». Nous reconnaissons qu’il est Seigneur[8], et lui remettons toute autorité sur nos vies. Il jugera le monde [9]
- « Je vous le dis, quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu » Luc 12 :8
- « Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. » I Jean 4 :15
Cette confession de Christ scelle le salut de Dieu devant les hommes et devant les anges.
Bien au-delà de la seule parole, elle nous engage à une vie de sainteté en adéquation avec elle, au risque de passer pour les plus inconséquents des hommes.
L’épître aux Romains, en son chapitre 5, décrit ainsi notre situation au regard du salut :
- « Ayant donc été justifiés (ndlr hier) sur le principe de la foi, nous avons (ndlr aujourd’hui) la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ[10], par lequel nous avons aussi trouvé (ndlr hier) accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes (ndlr aujourd’hui), et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu (ndlr demain) » Romains 5 :1-2 (Version Darby)
ou selon une autre traduction,
- « Etant donc justifiés en vertu de la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ ; c’est par son entremise que nous avons eu, par la foi, accès à cette grâce dans laquelle nous nous tenons, et que nous mettons notre fierté dans l’espérance de la gloire de Dieu » Romains 5 :1-2 (Version NBS).
A propos de l’espérance qui sous-tend la sécurité de notre salut, il est écrit quelques versets plus loin :
- « L’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. » Romains 5 :5
En d’autres termes l’espérance ne peut être un vain bavardage car dans nos cœurs le témoignage de l’amour de Dieu est attesté par le Saint-Esprit qui nous a été donné du fait de notre appartenance à Christ (John 14 :26) :
- « ....en effet Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.....A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère[11]. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie[12]. » Romain 5 : 8-10
2) Nous sommes liés à Christ par son sang qui, d’une part nous justifie, et d’autre part scelle la nouvelle alliance entre Lui et nous (Luc 22 :20).
Rien ne rend plus heureux que d’avoir donné sa liberté à Dieu car, Lui, nous a donné Son Bien-Aimé Fils en rédempteur[13]. Et puisque nous lui avons remis notre liberté, nous savons qu’Il l’a reçue..., nous sommes esclaves de Dieu, c’est notre honneur.
J’ai dernièrement entendu quelqu’un dire : « on peut délibérément, intentionnellement, vouloir un jour quitter le salut, et ce parce que nous sommes libres ». Outre qu’il y a là une étrange conception de notre liberté en Christ (cf. Galates 2 :20 ; Galates 5 :13, mais aussi I Jean 3 :9[14]), c’est une méconnaissance des choses de Dieu car comment envisager de quitter un salut qui ne dépend pas de nous (Jean 15 :16 - dont le principe n’est pas limité aux seuls apôtres).
En quoi une telle conversion s’accorderait-t-elle avec Romains 8 :16 où « l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » ? Celui qui se dit à Christ et qui un jour le renie[15] est un converti d’opérette (cf. ci-dessous Hébreux 6 : 4..; Hébreux 10 :26). En effet s’il renie Christ, Celui-ci le reniera (2 Timothée 2 :12b). Mais s’il a été déclaré enfant de Dieu par l’Esprit comment peut-il être renié plus tard par Celui-là même dont il est dit qu’il ne peut se renier lui-même (2 Timothée 2 :13b). Et donc s’il renie Christ c’est qu’il n’a jamais été enfant de Dieu ! (cf. I Jean 2 :19, et ci-dessous « Les Faux Docteurs de 2 Pierre 2 » p. 17)
Bien que ce travail ne soit pas écrit par un auteur impartial, j’aborderai la question selon la méthodologie traditionnelle, en instruisant « à charge et à décharge ».
[1]L’impiété caractérise notre relation avec Dieu
[2]L’injustice caractérise nos relations humaines.
que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. »
[4] Le sauvé est un rescapé, un délivré.
[7]« Il est le reflet de la gloire du Père et l’empreinte de Sa Personne » Hébreux 1 : 3
[8]« Il est avant toutes choses et toutes choses subsistent en Lui » Colossiens 1 :17
[10]Romains 8 :33-34 ; Hébreux 7 :24-25
[11] Il s’agit de la colère de Rom 1 :18 ; 2 :5, 8 ; 3 :5....
[12]Romains 8 :33-34 ; Hébreux 7 :24-25
[13] Lequel a abandonné toute liberté pour nous acquérir le salut Hébreux 5 :8
[15] Je parle ici d’un reniement assumé, délibéré, en pleine connaissance de la vérité.