INTRODUCTION

Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal et ne tente lui–même personne.
- Jacques 1:13 -
En approchant ce texte ce matin, regardons de près la première phrase de Jacques 1 : 14« Mais chacun est tenté »
Chacun de nous peut témoigner de la véracité de cette déclaration. La tentation est une expérience commune à chaque être humain, que l’on soit né de nouveau ou pas. 1 Corinthiens 10 : 13 « Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine » ;
Nous sommes donc tous confrontés à cette lutte avec la tentation. Et la manière dont nous gérons la tentation est la marque de l’authenticité de notre foi ou de l’absence de foi. Tout comme la manière dont nous réagissons face aux diverses épreuves est un test de la foi authentique, il en est de même quant à la tentation.
Il est tout à fait normal que le cœur non régénéré n’accepte pas d’assumer sa responsabilité pour son état de péché. On cherche à placer le blâme sur quelqu’un ou quelque chose pour les fautes, les erreurs, le mal commis. Les enfants viennent au monde avec cette disposition de cœur. La première fois que vous reprenez votre enfant pour quelque chose, sa réaction est très révélatrice : il n’accepte pas de bon gré que l’on lui fasse comprendre qu’il a tort. En grandissant, les réponses deviennent encore plus révélatrices : 1. Ce n’est pas moi, c’est l’autre ! 2. Ce n’est pas ma faute ! 3. Mais tu ne comprends pas !
Accepter la pleine responsabilité pour sa faiblesse devant la tentation est une chose que les hommes ont bien du mal à faire. Un enfant qui refuse d’admettre sa culpabilité pour ses fautes fera de même lorsqu’il deviendra adulte. Ce passage de Jacques souligne le principe suivant : la manière dont nous réagissons devant la tentation et là où l’on place le blâme est le baromètre de notre foi véritable ou de notre manque de foi.
La transition entre le verset 12 et le verset 13 est très abrupte. Du verset 2 à 12, il était question de diverses épreuves et le nom peirasmos utilisé est traduit épreuves/tentation. Les épreuves que Dieu permet d’entrer dans nos vies sont pour nous fortifier. Celui qui endure patiemment l’épreuve est heureux, béni. Ces épreuves sont des circonstances adverses qui éprouvent notre foi et qui produisent la croissance spirituelle. Mais ces épreuves peuvent devenir des tentations. Et au lieu que cela devienne un moyen pour produire la croissance spirituelle, cela devient une source de sollicitation au mal. Chaque difficulté qui survient dans ma vie, soit elle me fortifie parce que j’obéis à mon Seigneur et que je m’appuie sur lui, sur sa force ou alors je suis tenté de douter de Dieu, de repousser sa parole, de désobéir, de faire ce qui bon à mes propres yeux, ce qui me fait tomber dans la sollicitation au mal.
Le mot utilisé pour la sollicitation au mal est aussi employé pour décrire l’épreuve. La différence entre la deux c’est la manière dont nous répondons Si je réponds à l’épreuve par l’obéissance à Dieu, alors, cela devient un moyen de croître spirituellement. Si je réponds à l’épreuve par la désobéissance à Dieu, elle devient une tentation et j’y tombe. Chaque épreuve peut potentiellement devenir une tentation, dépendant de notre réponse.
Ainsi, ce passage de Jacques fait cette transition entre les épreuves qui conduisent à la croissance et la bénédiction et les tentations qui conduisent à pécher. Chaque adversité dans nos vies nous place donc devant une décision : est-ce que je vais persévérer ? Est-ce que je vais avancer par la foi et en obéissance à la Parole de Dieu ? Ou bien est-ce que je vais écouter la voix qui suggère que le chemin de la facilité c’est la désobéissance, ce qui me fait tomber dans le péché ?
Maintenant, si je cède à la tentation pour tomber dans le péché, à qui la faute ? Est-ce la faute de Dieu qui a permis que l’épreuve m’atteigne ? Est-ce la faute des mes circonstances ? Est-ce la faute retombe sur le fait que Dieu m’a créé ainsi et que je n’y peux rien ? A qui la faute ? Si Dieu envoie les épreuves, alors il doit être responsable lorsqu’elles deviennent tentation ? Le problème de qui est responsable, blâmable de la tentation de pécher est au cœur de ce passage et c’est quelque chose d’essentiel parce qu’aussi vieux que le péché.
Regardons ensemble dans Genèse 3. Adam et Eve sont déjà tombés dans le péché. Dieu vient vers eux pour les placer devant leur responsabilité par rapport à leur désobéissance. Genèse 3 : 9 « L’Éternel Dieu appela l’homme et lui dit : Où es–tu ? Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin et j’ai eu peur, parce que je suis nu ; je me suis donc caché ». Il ne s’était jamais caché auparavant, mais il avait participé au péché et il était terrifié à l’idée de se trouver devant la sainteté de Dieu, donc il s’était caché. Genèse 3 : 11, Dieu poursuit le dialogue « l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu » ?
Tout d’un coup, la conscience de soi est en éveil. « Est–ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger » ?
Ecoutons la réponse d’Adam, tout ce qu’il avait à dire c’était : oui, je l’ai fait. Mais au lieu de cela, qu’est-ce qu’il dit ? Genèse 3 : 12 « C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé ». A qui la faute ? Adam suggère que c’est celle de la femme, mais le fond du problème ici c’est qu’il ne place pas le blâme sur Eve. La petite phrase : la femme que TU as mise auprès de moi. A qui la faute ? D’après Adam, c’est la faute de Dieu. Il est peut-être le premier à parler à Dieu de la sorte, mais certainement pas le dernier.
Ensuite, Genèse 3 : 13 nous lisons « Alors l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as–tu fais cela ? La femme répondit : Le serpent m’a induite en erreur, et j’en ai mangé ». A-t-elle avoué : oui, c’est moi qui aie fait cela ? Non ! Elle dit : le serpent ma séduit, m’a induit en erreur. Je ne suis qu’une victime, tout comme mon mari, d’une créature que tu as créée. J’étais dans ce jardin si beau, si merveilleux et soudainement ce serpent est apparu. Ce n’est pas moi qui l’aie créé ! Le blâme est donc rejeté sur les épaules de Dieu…et depuis, il en toujours été ainsi. Dieu m’a créé. Il m’a fait ainsi avec cette nature de péché. Il m’a placé dans l’environnement dans lequel je me trouve. Ce n’est pas ma faute !
Dans Esaïe 63 : 17, nous lisons cette déclaration étonnante « Pourquoi, Éternel, nous fais–tu errer loin de tes voies Et endurcis–tu notre cœur contre la crainte envers toi »? Quelle chose terrible que de blâmer Dieu pour nos transgressions et l’endurcissement de notre cœur ! Mais c’est la tendance de l’homme déchu, de la chair : de refuser de reconnaître notre responsabilité pour notre comportement, au point de tout mettre sur le dos de Dieu. Tous, nous sommes tentés. Nous péchons tous et fréquemment, nous blâmons Dieu en rejetant la faute sur les circonstances, notre faiblesse, nos penchants, notre environnement, les autres, la situation économique, etc.
Ainsi, Jacques 1 : 13 donne cette ferme exhortation « Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente ». Proverbes 19 : 3 « La stupidité de l’homme pervertit sa voie, et c’est contre l’Éternel que son cœur s’irrite ».
C’est une croyance ancienne que Dieu est responsable pour notre tentation et notre péché.
Mais notre texte de ce matin proscrit une telle pensée et attitude. L’implication étant que celui qui est en Christ, qui possède une relation véritable avec Dieu possède l’humilité et un cœur contrit par rapport à sa propre culpabilité pour son péché. Dieu n’est pas responsable pour la tentation et de ce fait, il n’est pas responsable pour le péché qui s’ensuit.
Et pour soutenir cette vérité, les versets suivants fournissent cinq preuves.
LA NATURE DU MAL
Jacques 1 : 13 « Car Dieu ne peut être tenté par le mal» et il ne tente lui–même personne. Dieu lui–même est inaccessible à la séduction du mal, il ne va donc pas pousser les autres à le commettre.
Les divinités païennes de l’histoire religieuse de tous les peuples sont soumises à la tentation. Avez-vous passé du temps à étudier la mythologie grecque ? Les dieux des peuples de l’Asie antique ? Avez-vous déjà lu des études ethnologiques concernant les religions des hommes ? On découvre que les dieux, les divinités sont, selon les croyances, tous soumis à la tentation au mal et on retrouve dans les écrits leurs écarts et la manière dont ils incitent les hommes à pécher. La raison pour cela c’est que tous ces faux dieux sont la création de la pensée de l’homme pécheur, déchu. Et ayant été conçus de la sorte, ces dieux/divinités manifestent la même corruption et la même déchéance que leur source. Leur caractère est corrompu parce que leurs créateurs le sont…et nous savons qu’aucun cours d’eau ne peut s’élever plus haut que sa source.
La Parole de Dieu est claire : Dieu ne peut être tenté par le mal. Le mot grec apeirastos est aussi rendu : sans expérience, incapacité au mal, aucune vulnérabilité. Le mal, avec toute sa base immorale et souillée ne peut en aucune manière pénétrer la nature de Dieu. Ainsi la nature du mal est infiniment éloignée de la sainteté de Dieu. 1 Pierre 1 : 15-16 « De même que celui qui vous a appelés est saint, vous aussi devenez saints dans toute votre conduite, puisqu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint ». Habacuc 1 : 13 « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal… »
Dieu est saint donc la nature du mal rend impossible toute tentation pour Dieu ainsi que de lui puisse tenter quiconque. Car tenter quelqu’un d’autre signifierait qui trouverait un plaisir de voir le mal s’accomplir, mais celui qui ne connaît pas le mal ne peut pas se délecter du mal.
Cette vérité de l’Epitre de Jacques est donc fondamentale. Dieu ne tente personne. Il permet à la tentation de suivre son cours et les hommes doivent faire un choix devant la tentation : pécher ou ne pas pécher. Le Seigneur permet que nous soyons tentés, comme lui-même a été tenté, mais jamais au-delà de ce que nous pouvons supporter, et en pourvoyant le moyen d’en sortir en nous accordant les ressources pour la victoire, si nous les choisissons. Et lorsque nous crions : ne nous laisse pas tomber dans la tentation, nous disons simplement : Seigneur, je te demande d’accomplir ce que tu as promis : de ne pas permettre plus que je ne puisse supporter.
LA NATURE DE l' HOMME






Mais chacun est tenté, parce que sa propre convoitise l’attire et le séduit.
- Jacques 1.14 -
Les deux mots attirer et séduit sont d’un grand intérêt. Le verbe en grec helkomi signifie être aspirer par une force intérieure. C’est une expression utilisée pour la chasse. Le gibier est attiré dans un piège par l’appât, poussé par une force intérieure, puis pris dans le piège qui se referme sur lui.
Le second mot, séduit, s’apparente plus à la pêche que la chasse. Le mot séduire en 2 Pierre 2 :14, 18 deleazo sominos en grec peut être traduit allécher, appâter, comme pour un poisson « Avec des discours grandiloquents et creux ils séduisent par les convoitises déréglées de la chair, par l’attrait de la sensualité. » Le problème est le suivant : chacun est tenté lorsque l’appât sur l’hameçon attrayant nous attire et nous séduit.
Pensons bien à cette image. La raison pour laquelle les gibiers et les poissons sont pris au piège c’est parce que l’appât est attrayant, agréable à la vue et tout ce qu’ils voient c’est l’appât, pas l’hameçon ni le piège tendu. Le plaisir anticipé en se saisissant de l’appât devient soudainement douleur, captivité et mort. Ainsi en est-il de la tentation. Elle semble promettre satisfaction, plaisir, joie mais elle nous attire dans un piège.
Mais à qui donc la faute ? Celle de Dieu? Non! Celle de Satan? Non! Satan lui ne fait que poser l’appât mais qu’est-ce qui nous attire : notre propre convoitise, car l’attirance au mal fait partie de la nature de l’homme déchu.
Et notons bien qu’il s’agit de sa propre convoitise pas une convoitise générale, générique. L’orientation particulière de convoitise que chacun possède, c’est cela qui l’attire vers l’appât. Ce qui est attirant pour une personne peut être repoussant pour une autre personne.
Ce texte se réfère donc à ce penchant de l’âme, cette forte passion/désir qui cherche à jouir ou s’approprier quelque chose. Le problème n’est pas tant le tentateur à l’extérieur mais le traître qui est à l’intérieur. Dans notre nature de péché, il a y ce penchant de désirer ce qui satisfait la chair et si nous nous laissons appâter, attirer vers ces choses qui sont en dehors de la volonté de Dieu pour nos vies, nous allons tomber dans le piège, mordre à l’hameçon.
Tournons vers le passage de Romains 7. Ici, l’apôtre Paul souligne à nouveau où réside le problème. En commençant au Romains 7 :15 « Car ce que j’accomplis, je ne le comprends pas ». Il témoigne en tant qu’enfant de Dieu. « Ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais, voilà ce que je fais ». Nous pouvons nous identifier à lui, n’est-ce pas ? Bien sûr !
Romains 7 :16 « Si ce que je ne veux pas, je le fais, je déclare, d’accord avec la loi, qu’elle est bonne ». En d’autres termes, je sais qu’il y a des choses qui sont bonnes et mauvaises, je les connais et je veux faire ce qui est bien, on pas ce qui est mal. Ainsi, la loi est bonne. Elle m’envoie le bon signal. Romains 7 :17 « Maintenant, ce n’est plus moi qui accomplis cela », ce n’est pas le véritable moi, celui avec un cœur régénéré… mais le péché qui habite où ? en moi. Mon problème dit Paul, notre problème à tous c’est que cette capacité à être tenté est liée au péché qui demeure en moi, liée à la chair. Romains 7 :18 « Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est–à–dire dans ma chair ». Puis au versets 23 & 25 « Mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux que je suis … je suis esclave de la loi du péché ».
C’est là où se situe le problème. Même si nous avons été rachetés, régénérés en recevant une nouvelle nature, l’ennemi est toujours dans la demeure. C’est ce désir d’assouvir nos passions, de satisfaire notre chair avec quelque chose qui n’est pas toujours foncièrement mauvaise en soi.
Il n’y a rien de mal dans le fait d’apprécier les bonnes choses que Dieu nous accorde dans cette vie, ni de chercher à assouvir nos besoins, mais lorsque nous perdons toute modération à l’égard de ces choses bonnes, nous les pervertissons et nous allons au-delà de ce que Dieu veut…et cela devient un appât pour nous piéger et nous faire tomber dans le péché, poussés comme nous le sommes par notre convoitise/attirance passionnée pour ces choses.
Maintenant, ce passage de Jacques 1 introduit une troisième pensée, une troisième preuve que Dieu n’est pas responsable pour la tentation et de ce fait, il n’est pas responsable pour le péché qui s’ensuit. La nature de l’homme étant désormais identifiée, les versets 15 & 16 s’étendent sur le sujet en termes très pratiques. Prêtons attention à ce qui vient, car c’est le cœur du message pour nos vies.
LA NATURE DE LA CONVOITISE






Puis la convoitise, lorsqu'elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort. Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés:
- Jacques 1: 15-16 -
On passe maintenant de la métaphore de la chasse et de la pêche à celle de l’enfantement. Lire v. 15 & 16
Avons-nous saisi la vérité exprimée ici ? La majorité des gens pensent que le péché est un acte solitaire ou une série d’actes et de comportement. La Parole de Dieu nous dit que le péché n’est pas juste un acte, c’est le résultat d’un processus. Et ce processus commence avec la convoitise (mauvais désir). La convoitise est liée aux sentiments, elle commence par un sentiment. Le sentiment de vouloir satisfaire une pulsion, une passion, de posséder quelque chose pour soi, d’assouvir un désir profond. C’est là que tout commence…la convoitise. Le péché commence avec le mauvais désir.
Si vous prenez des notes, écrivez le mot convoitise et à côté le mot sentiment.
Ensuite, le processus du péché se poursuit par une tromperie, une supercherie. Et à côté de tromperie vous pouvez noter le mot « pensée ». Ce qui se produit c’est, qu’à partir du mauvais désir des sentiments, le péché devient une tromperie dans la pensée parce que l’on commence à justifier le droit que l’on a de posséder, d’avoir ce que l’on désir. C’est la suite inévitable. On croît que cela va nous apporter toute la satisfaction que nous désirons et si cela nous fait du bien, alors cela doit être bon.
Résultat, la convoitise conçoit.
De ce fait, la conception de la manière dont on va accomplir le méfait prend forme. Cela se passe au niveau de la volonté. On passe des sentiments à la pensée, puis la volonté se met en mouvement en formant le dessein/le plan dans la pensée.
La convoitise, séduite par la prostitution de l’appât sur l’hameçon devient enceinte. Le dessein est conçu dans le sein de l’âme. Les sentiments désirent quelque chose qui n’st pas selon la volonté de Dieu pour nous mais qui va satisfaire la chair. Ensuite la pensée se convainc elle-même que l‘on a le droit de l’avoir. Et étant convaincu, la volonté conçoit le péché.
Vient ensuite la désobéissance, l’acte même. Elle enfante le péché. Elle donne naissance au péché. C’est un comportement. A côté de ce mot désobéissance, on peut placer le mot comportement – l’acte tangible qui vient des sentiments en passant par la pensée et la volonté. Désormais, le péché est né !
Ouvrons une parenthèse : un principe très pratique. A quel moment devons-nous traiter avec le péché dans nos vies ? Au niveau du comportement ? Non ! Au niveau du mauvais désir, de la convoitise, car si nous exposons nos sentiments aux choses qui nous attirent loin des choses de Dieu, si nous alléchons l’appât, alors nous avons un problème. L’enfant de Dieu qui est capable de maîtriser ses sentiments sera à même de traiter efficacement avec le péché. Ou bien, si nous possédons une pensée renouvelée par la Parole de Dieu, sanctifiée, lorsque les sentiments de mauvais désirs affluent, elles sont stoppées nettes. Si par mégarde, les mauvais désirs atteignent la volonté et que quelque chose est conçu, alors elle enfantera.
Si nous ne gardons pas notre cœur, si nous ne protégeons pas nos sentiments de toute la pollution que le monde nous balance sans répit et que nous laissons notre pensée ouverte à tout ce qui veut entrer et qu’elle n’est pas labourée et cultivée par la Parole de dieu, alors le péché sera conçu et il enfantera.
Jacques 1 : 15 « et le péché, parvenu à son terme », c’est-à-dire la fin de la grossesse, une fois parvenu à son plein développement, « le péché engendre la mort ». Lorsque le péché nait, c’est un meurtrier. Le salaire du péché c’est la mort – mort spirituelle séparant l’âme de l’homme de Dieu, la mort physique qui sépare l’âme du corps, la mort éternelle qui sépare l’âme et le corps de Dieu. Tout ce que le péché produit, c’est la mort dans ces trois aspects.
Ainsi, dans Jacques 1 : 16 il est écrit « Ne vous y trompez pas, mes frères bien–aimés : Ne vous laissez donc pas égarer sur ce point, mes chers frères ». Sachez où se trouve le problème, ne blâmez pas Dieu, blâmez-vous vous-mêmes ! Réalisez que l’ennemi est en la demeure, à l’intérieur et que l’ennemi qui doit être confronté c’est notre nature de péché et notre convoitise.
LA NATURE DE DIEU






Toute grâce excellente et tout don parfait descendant d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement, ni ombre de variation.
- Jacques 1.17 -
Personne ne peut blâmer Dieu pour la tentation et le péché car « tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d’en–haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement, ni ombre de variation ».
Les dons et cadeaux de valeur qui viennent d’en-haut sont quoi ? Excellents, bons et parfaits. La nature de Dieu est telle que seul ce qui est bon est produit. Ce principe possède deux facettes. Du point de vue négatif, Dieu ne produit jamais le péché. De manière positive, Dieu déverse ce qui est bon, il ne donne que ce qui est bon.
L’argument est simple : pourquoi nous laisser appâter par ce qui plaît à notre appétit sensuel pour être satisfait alors que Dieu, dans sa grâce, déverse tout ce dont nous avons besoin pour notre entière satisfaction. Pourquoi aller boire à une source amère alors que nous pouvons venir à la source d’eau vive pour nous désaltérer. Dieu nous accorde tout don excellent et tout cadeau parfait.
Notons aussi les deux mots tout. C’est inclusif : tout, tout, tout. Notons également les deux dons/cadeaux. Cette phrase pourrait être traduite : tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait. Le premier est l’acte de donner, le second est l e don donné. Chaque acte et chaque don sont excellents et parfaits, complets !
La suite du verset 17 nous dit « tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d’en–haut ». Tout vient d’en-haut…alors c’est tout de même ridicule de saisir l’appât attrayant du péché. C’est stupide de sauter dans le piège du péché alors que ton don parfait et excellent est déversé du ciel.
Satan a soufflé le mensonge suivant à Eve : Dieu vous prive de ce qu’il y de mieux. Tu dois t’approprier cette satisfaction, posséder cette gratification personnelle. Elle a cru au mensonge, se laissant aller à ses sens. L’enfant a été conçu et a enfanté la mort.
Jacques 1 :17 fait une autre déclaration merveilleuse « tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d’en–haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement, ni ombre de variation ». Père des lumières, une expression juive pour évoquer le Créateur. Les lumières en question sont les étoiles, le soleil et la lune. Il est le Père des corps célestes Pourquoi cette expression, parce qu’elle illustre parfaitement le principe. Il est le Père des Lumières, mais il n’y a en lui ni changement ni ombre due à des variations : Il reste toujours égal à lui–même. Les astres changent et le bienfait qu’ils nous apportent varient, dépendent du jour ou de la nuit. Mais Dieu n’est pas ainsi. 1 Jean 1 : 5 « Dieu est lumière, il n’y a pas en lui de ténèbres ». Malachie 3 : 6 « Car moi, l’Eternel, je ne change pas ».
Il n’a donc cesse de donner ce qui est bon et parfait. Rien ne peut éclipser la bonté de dieu. Rien ne peut dépasser sa bienveillance. Rien ne peut interrompre le cours de sa lumière …alors ne saisit pas l’appât du diable. Ne conçoit pas et ne donne pas naissance à l’enfant qui produit la mort, le péché. Dieu seul donne ce qui est bon. Qui est responsable pour le péché ? C’est moi, c’est nous !
LA NATURE DE LA REGENERATION






Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures.
- Jacques 1.18 -
Il nous faut saisir cette vérité ; Dieu ne peut pas nous avoir tentés à pécher. Dieu ne veut pas que nous péchions parce qu’il nous a régénérés afin de nous restaurer son image en nous, de lui ressembler. La nature de la régénération exclut la possibilité que Dieu puisse nous tenter. Il nous a donné une vie nouvelle. v. 18 : selon sa volonté.
Ainsi, le but de la régénération était de donner naissance à la vie, pour que nous soyons pour ainsi dire, les premiers fruits de sa nouvelle création, de faire de nous des nouvelles créatures qui font le bien et non le mal, de nous accorder la puissance pour vaincre le péché. Dieu n’a aucune part avec le mal, le péché. La nature de Dieu est telle qu’il ne peut donner ce qui est bon, excellent et parfait. Et lorsque Dieu touche nos vies, c’est pour produire la vie et non la mort, de produire la justice et non l’injustice, le péché, de faire ne nous des nouvelles créations et non de retaper l’ancienne.
La convoitise, les mauvais désirs engendre la mort.
La tentation/à qui la faute ? C’est à nous de le savoir parce c’est nous qui devons traiter avec.
ILLUSTRATION : Augustin avait vécu avec une prostituée avant sa conversion. Quelque temps après avoir reconnu Jésus-Christ comme son Sauveur et Seigneur en lui donnant sa vie, il se promenait dans la rue et cette même prostituée le voit. Elle crie son nom mais Augustin poursuit sa route. Il l’avait vu, mais il continuait son chemin les yeux fixés dans l’autre direction. Finalement, elle le rattrape et lui dit : Augustin, c’est moi. Et lui de répondre : Oui, je le sais, mais ce n’est plus moi.
Christ nous a engendrés pour être une nouvelle création qui lui appartienne. Et c’est cette nouvelle nature en nous animée par la puissance de son esprit qui nous permet de vaincre le mal, de stopper nette la progression des mauvais désirs si nous nous appuyons sur sa grâce, en employant les armes de lumières spirituelles qui ne sont pas de la chair : la prière, la Parole de Dieu, une pensée renouvelée et soumise à la volonté de Dieu.
PRIONS
Père, quelle vérité magnifique nous venons d’étudier ensemble ce matin. Merci de ce que nous voyons dans nos vies que tu nous accordes par ton Esprit, cette victoire sur la chair, la tentation et le péché. Merci parce que selon ta promesse, si nous marchons par l’esprit nous n’accomplissons pas es désirs de la chair. Merci parce tu nous donne la pensée de Christ, que tu remplis notre pensée de la richesse de ta Parole, que tu nous aide à conformer notre comportement à ta sainte volonté. Merci, Père, pour la glorieuse espérance que nous avons en Christ. Nous reconnaissons notre penchant à céder à la tentation, notre état de péché. Mais nous célébrons la victoire rendue disponible par la puissance de ton Esprit à ceux qui se laissent conduire par toi et qui marchent dans tes voies, et qui te laissent contrôler leurs sentiments, leur pensée et leur volonté.