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Les annexes de l'article
A la fin du XVIIIe siècle l’astronomie avait atteint un apogée en ce que le mouvement des sept planètes répertoriées du système solaire était bien décrit par les lois de la physique de l’époque (celles de la mécanique newtonienne). Ce « bien » cache la difficulté qu’il y a à calculer le mouvement d’une planète autour du Soleil dans l’environnement des autres. Or au milieu du XIXe siècle il apparut que le mouvement de la dernière et la plus lointaine des planètes connues, Uranus, présentait des anomalies non prédites par les calculs de l’époque. Devant une telle situation deux solutions s’offrent à l’astronome : ou bien les lois de la mécanique deviennent inexactes aux grandes distances (Uranus voyage à près de 3 mds de km du Soleil) et il faut les adapter, ou bien quelque chose manque dans la description de l’environnement d’Uranus. C’est cette dernière solution qui se révéla exacte. Et il fut établi (Le Verrier), par le calcul seul, qu’il devait y avoir dans le système solaire une planète, encore plus lointaine, dont l’effet était de perturber le mouvement d’Uranus. Ainsi fut découverte, Neptune, effectivement observée le 13/11/1846. On a ici un cas où l’application de lois connues, et d’une certaine façon avérées, a permis d’affiner la connaissance du milieu sur lequel elles s’appliquent. Il n’en est pas toujours ainsi puisque, dans d’autres cas, c’est le fait de se dégager du carcan des lois connues qui a permis de faire progresser la connaissance. Et par exemple l’orbite de la planète Mercure n’a pu être complètement expliquée qu’en substituant aux lois de la mécanique de Newton celles de la mécanique d’Einstein. Il faut bien-sûr ajouter que le choix d’une approche ou d’une autre est ultimement sanctionné par l’examen des résultats expérimentaux.
Ce type de situation peut aussi se rencontrer en matière biblique. C’est le cas lorsque certains textes deviennent difficiles à comprendre quand ils sont confrontés à ce que l’on considère comme la Doctrine. Il semble alors que cette dernière ne peut s’appliquer à leur analyse. Et donc, ou bien il faut décider de déclarer le cadre doctrinal insuffisant et l’élargir pour y inclure naturellement ces situations, ou bien on doit décider de garder le corpus doctrinal et s’attacher, dans ce cadre, à interpréter les textes délicats, ce qui aura nécessairement pour résultat d’en affiner la compréhension.
La question du salut, et plus précisément celle de la « sécurité du salut », peut conduire à une alternative de ce type. On a dans ce cas un corpus doctrinal très solide exprimant l’intangibilité du salut, mais aussi quelques textes, en nombre limité, qui semblent s’y opposer.
Certains diront qu’il faut amender le corpus doctrinal, et admettre qu’une personne, un jour sauvée, peut fort bien, dans le cours ultérieur d’une existence chaotique, perdre ce salut et, pour le dire crûment, se retrouver en enfer dans les instants qui suivront son dernier souffle. D’autres au contraire, suivant Le Verrier (!!), prendront la position qui consiste à s’attacher à la doctrine, dont l’architecture textuelle peut difficilement être contestée (bien que peu de chose résiste à l’imagination humaine !!), et chercheront à expliquer, dans ce cadre, les textes difficiles pour les mieux comprendre. A la différence du cas scientifique où le choix d’une solution s’impose par le contrôle expérimental, ici tout est matière de cohérence de méditation de conviction et de prière.
Et donc le plan de cette étude est le suivant :
- La sécurité du salut – Corps de doctrine (p 9-18)
Je donne ici un nombre conséquent de versets dans le but d’établir la sécurité du salut, et de convaincre les chrétiens de la solidité de cette doctrine.
- Inquiétudes (p 19-25)
Je discute dans cette partie, pour les réfuter, les passages qui sont notoirement utilisés pour faire valoir la « doctrine » de la perte du salut et qui peuvent être source de gêne voire d’une réelle inquiétude chez nombre de chrétiens ; et en particulier deux passages de l’épître aux Hébreux, cette même épître dans laquelle on lit Hébreux 5 :9 que Christ « est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur du salut éternel » !! La fin est consacrée à quelques notes qui m’ont paru essentielles à la compréhension de l’ensemble.
- Résumé (p 26-27)
Dans ce court paragraphe je donne des arguments qui me paraissent forts voire très forts pour soutenir les chrétiens confrontés à la crainte de la perte de leur salut, et qui n’auraient ni le temps ni le courage de lire ce qui précède. Il s’agit en quelques mots de les convaincre de la fidélité du Dieu éternel qui ne saurait se renier, car Il est Dieu.
- Appendices (p.30-37)