
Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la souveraineté reposera sur son épaule. On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu Puissant, Père Eternel, Prince de la Paix. Renforcer la souveraineté et donner une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et à toujours, voilà ce que fera le zèle de l’Eternel des Armées.
- Esaïe 9.5-6 -
introductION
Jean 14 :27« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Moi je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas. »
Quel message de réconfort, n’est-ce pas, que le Seigneur va apporter à nos cœurs, et il l’apporte parce qu’il est, lui, la paix. C’est le Prince de la paix. Bien sûr, comme la plupart des mots importants, la paix a pris une grande signification et elle diffère suivant les personnes.
Alors, si je demandais aux uns et aux autres de me donner une définition personnelle de la paix, nous aurions toute une gamme de réponses qui vont décrire un état d’être, une circonstance et souvent les gens diraient : « Eh bien la paix, c’est l’entente, c’est l’accord, c’est l’absence de conflit, de trouble ou de violence. » Ou alors on dirait d’une personne, « C’est une personne paisible. » C’est à dire elle a un état d’esprit que rien ne vient troubler, qui n’est pas inquiète. Ou alors le caractère d’un lieu. Vous savez, cette image d’un pâturage avec un petit ruisseau, avec un beau soleil, de grands arbres, de l’ombre, un lieu où il n’y a pas l’agitation de notre vie trépidante des grandes villes, un repos, un calme, une trêve. Et c’est vrai que ce mot paix est quelque chose de très courant aujourd’hui. Il y a toutes sortes de paix : la paix internationale. Nous entendons parler beaucoup des tentatives humaines pour apporter une paix durable au Moyen Orient ou dans d’autres points chauds du monde. Il y a la paix nationale : c’est vrai que depuis la Deuxième Guerre Mondiale nous avons un semblant de paix nationale, mais la paix civile et domestique est souvent rompue, rompue par des poussées de désobéissance civile résultant de la colère, de la haine, haine raciale, des injustices sociales, voire même de la rébellion contre les autorités civiles. Il y a aussi aujourd’hui ce que l’on appelle la paix personnelle.
Dans un de ses livres Francis Schaeffer parlait de cette paix que l’homme naturel s’efforce d’atteindre. Une paix dont le credo est le « moi-isme » - MOI. Une paix qui place la personne qui la recherche avant n’importe qui et avant n’importe quoi, y compris Dieu. Et la paix personnelle selon cette définition est un péché qui a pris les proportions d’une épidémie qui menace l’avenir même de la République de la France. Par contre, je dirais que, convenablement définie, la paix personnelle est l’héritage glorieux de tout chrétien qui laisse Christ remplir sa vie par son Esprit.
Pour l’Israélite qui entendait cette prophétie d’Esaïe, le mot paix c’était shalom, et cela signifiait bien plus que le silence, que l’absence de conflit. Shalom, ou la paix c’est une partie de la vie qui a été créée pour l’épanouissement, pour le bien-être de l’homme. Et pour l’Israélite, donc, shalom, la paix, signifie la possession de ressources adéquates. Et donc, la paix véritable dont la Parole de Dieu nous parle n’a rien à voir avec les circonstances extérieures ou la situation où nous nous trouvons. Certains ont témoigné aujourd’hui que malgré les circonstances Dieu a apporté cette paix intérieure, cette condition intérieure.
J’ai pu observer des personnes qui étaient assises dans un endroit très paisible, d’ailleurs j’y étais aussi, parce que j’apprécie beaucoup l’état paisible et le silence revêtait tout comme une couverture. Et je voyais ces gens agités à un point à peine croyable. Certains, complètement absorbés par leur smartphone en le tapotant avec frénésie. D’autres, par manque d’activité fumant cigarette après cigarette, ou buvant bière après bière. Ensuite, tous se plaignent qu’elles s’ennuient ! Mais j’ai aussi pu observer au beau milieu de la ville bruyante, polluée, entouré par les bruits par les gens que seule la ville peut produire, et j’ai vu des gens sourire, je les ai entendu chanter, et j’ai reconnu que c’étaient des frères et sœurs en Christ. La différence dans leurs vies ? Le Prince de Paix, Jésus Christ. Oui, parce que Christ est notre paix.
paix de l'âme
Rappelons-nous bien de l’annonce des anges lorsqu’ils apparaissent aux bergers. Nous allons célébrer Noël, par rapport au calendrier, qui est la venue du Christ dans le monde. Les anges ont déclaré :« Gloire à Dieu dans les lieux très hauts et …paix sur la terre pour les hommes qu’il agrée. »
C’est vrai que pour bien des de gens, Noël c’est un des meilleurs moments de l’année, parce qu’on reçoit des cadeaux, ou on donne des cadeaux, ou on a un jour férié pour nous reposer, mais pour beaucoup c’est une journée où on célèbre la naissance du Prince de la Paix. La Parole veut nous rappeler que la venue de Jésus n’était pas un coup de baguette magique qui a fait disparaître tout le mal du monde.
La paix promise lors de sa venue est une tranquillité individuelle de l’âme. Seulement ceux qui acceptent son cadeau du salut peuvent en faire l’expérience. La paix universelle viendra avec le retour de Jésus Christ en gloire pour régner sur sa création.
Qu’en cette fin d’année et du nouvel an qui s’ouvre à nous nous puissions remercier Dieu. Remercier Dieu d’avoir envoyé le Prince de Paix, Jésus, pour apporter la paix, la paix des péchés pardonnés.
En outre, nous sommes aussi appelés à communiquer ce message à ceux qui nous entourent, à ceux qui sont troublés, à ceux qui sont accablés, à ceux qui sont tourmentés, et proclamer comme les anges : « Paix sur la terre ! » Paix sur la terre, oui, car quand Jésus règne sur le cœur, la paix règne en souverain, parce qu’il est notre paix. C’est son caractère et on ne peut pas séparer le caractère et le mot paix. Ce que nous faisons dépend en grande partie de ce que nous sommes.
Quel était le secret de la paix de Jésus Christ. Toujours dans Jean nous avons la clé de cette paix intérieure qu’il irradiait autour de lui :
- Jean 14 : 31 « Mais c’est afin que le monde sache que j’aime le Père et que j’agis comme le Père m’a commandé. »
« J’agis comme le Père m’a commandé. » Jésus Christ est Dieu, certes, mais lors de sa venue sur terre il avait mis de côté cette indépendance, l’emploi de ses attributs, et il a vécu par la foi dans le Père. Il a aimé le Père, donc il lui a fait confiance, il a obéi, et c’est cela qui lui a apporté la paix.
PAIX ŒUVRE DE LA JUSTICE DE DIEU
Justice et paix vont également de pair.
- Esaïe 32 : 17 « L’œuvre de la justice sera la paix, et l’ouvrage de la justice la sécurité et la confiance pour toujours. »
Et quel était le premier souci de Jésus Christ ? Ce n’était pas la paix ; son premier souci c’était la justice.
- Matthieu 6 : 33 « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »
La paix sans la justice serait une victoire pour qui ? Pour l’ennemi de nos âmes. Le prophète avait agonisé sur cette sorte de « paix par tous les moyens ». Il avait déclaré enJérémie 6 :14« Ils pansent à la légère la plaie de la fille de mon peuple. Paix, Paix ! disent-ils et il n’y a point de paix. » « Panser à la légère. »
Si la paix, c’est la possession des ressources adéquates, cette formation de notre caractère, notre plus grande ressource, alors elle doit être la chose primordiale dans nos vies. Et cela c’est l’œuvre de l’Esprit de Dieu en Dieu pour produire cette paix.
PAIX ŒUVRE DE L’ESPRIT DE DIEU
Galates 5 : 22 nous parle du fruit spirituel, ce fruit de l’Esprit et nous dit que la paix c’est une facette de l’amour que nous manifestons dans notre vie quand nous sommes remplis de l’Esprit de Dieu et dans ce sens, la paix provient de l’Esprit de Dieu.
C’est le fruit de l’Esprit, mais ce qui est rappelé dans Philippiens 4 : 6« Ne vous inquiétez de rien, mais en toute chose faîtes connaître vos besoins à Dieu, par des prières et des supplications avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ. »
Donc, l’amour-paix comme aspect du fruit de l’Esprit trouve sa source dans la personne de Jésus Christ. Oui, le Prince de la Paix. Il est cette paix, une paix surnaturelle, et ceux qui n’ont pas confiance en lui, qui ne lui auront pas remis leur vie, qui n’auront pas permis à Christ de prendre la domination sur son épaule pour leur vie personnelle, ne peuvent ni connaître ni ressentir cette paix. C’est pour cela qu’il dit aux disciples : « Je vous laisse la paix, pas comme le monde donne, que votre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas. »
L’Esprit de Dieu veut agir en profondeur dans nos cœurs et dans nos vies. Et que veut-il accomplir ?
- Ephésiens 4 :11-15 « il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints cela en vue de l’œuvre du service et de l’édification du corps de Christ jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’hommes faits à la mesure de la stature parfaite du Christ. Ainsi nous ne serons plus des enfants, flottants et entraînés à tout vent de doctrine, joués par les hommes avec leur fourberie et leurs manœuvres séductrices, mais en disant la vérité avec amour nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ. »
- 2 Pierre 3 :18 : « Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance du Seigneur Jésus Christ. »
Dieu veut nous transformer et nous faire ressembler au Seigneur Jésus Christ. Bien sûr, vous allez me dire, « Mais nous sommes loin du compte ! » Certes, nous sommes tous au même niveau et tous à la même enseigne, mais lorsque dans notre cheminement spirituel nous devenons de plus en plus conformes à lui, c’est parce que lui agit, c’est parce que lui accomplit et reproduit ce fruit spirituel dans nos vies. Nous avons tendance à vouloir changer quoi ? Les circonstances. On aimerait changer les circonstances et on met tout en œuvre pour cela, alors que le Seigneur veut changer quoi ? Notre caractère. Nous, nous pensons que la paix vient de l’extérieur. Si tout baigne, alors, moi je suis bien.
Mais, c’est le contraire qui se produit en réalité : le caractère porte en lui-même sa propre paix ou sa propre guerre. Tout dépend de qui est à la barre de notre vie. Qui est-ce qui conduit notre barque, nous, ou le Seigneur Jésus Christ ? Si nous le laissons faire, si nous laissons Dieu diriger notre vie il apporte cette paix, parce qu’il est lui-même Paix.
Et plus nous devenons conformes à son caractère, à son image, plus nous allons faire l’expérience de la paix et plus nous allons pouvoir partager cette paix avec d’autres. Oui, nous partageons la paix avec Dieu, mais nous la partageons aussi avec les hommes. Christ, le Prince de Paix révèle non seulement son caractère mais nous rappelle une chose, c’est que cette paix a dû être acquise à un très grand prix,
- Colossiens 1 : 20 « car il a plu à Dieu de faire habiter en Christ toute plénitude et de tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux en faisant la paix par lui par le sang de sa croix. Et vous qui étiez autrefois étrangers, ennemis par vos pensées et par vos œuvres mauvaises, il vous a maintenant réconciliés par la mort dans le corps de sa chair pour vous faire paraître devant lui saints, sans défauts et sans reproches. »
Quel est le besoin fondamental de l’être humain ? Est-ce l’eau potable et une alimentation saine et équilibrée ? Est-ce une bonne santé ? De bonnes écoles ? Une agriculture plus biologique ? Des routes plus sures ? Des voitures plus fiables ? Non, rien de tout cela bien que ces choses soient importantes et bénéfiques. L’unique besoin fondamental de tout homme, toute femme, tout enfant est d’ordre spirituel : le besoin d’être réconcilié avec Dieu.
paix : dieu reconcilie l'homme a lui-même à travers christ
Dans le langage biblique aussi bien que dans la langue française le mot « réconciliation » signifie la fin des hostilités entre deux parties en opposition. C’est réunir, remettre en accord, rétablir l’harmonie.
Seulement, dans la Parole de Dieu, ce n’est jamais un acte accompli par les hommes. Les hommes sont invités à accepter la réconciliation que Dieu offre en Christ. Car il a plu à Dieu de faire habiter en Christ toute plénitude et de tout réconcilier avec lui–même
Quelle est la signification de cette réconciliation ? Dans un conflit, il y a toujours deux côtés. Il est parfaitement possible qu’un parti cesse ses hostilités sans que l’autre accepte l’offre de paix. Par la mort de Christ, la muraille qui barrait l’accès à Dieu a été enlevée.
- 2 Corinthiens 5 :19-21 « Tout cela, du début à la fin, est l’œuvre de Dieu. Il nous a réconciliés avec lui–même par le Christ, En effet, en Jésus–Christ, c’était Dieu en personne qui réconciliait le monde avec lui–même, ne tenant plus compte du péché des hommes. Dieu l’a chargé pour nous de tous les péchés du monde ; il est devenu comme une incarnation du péché pour que, dans sa communion, nous puissions être agréés, étant revêtus de la justice de Dieu. »
Il ne reste plus qu’une chose : que l’homme accepte l’offre qui lui est adressée avec supplication : Soyez réconciliés avec Dieu.
- Romains 3 :23-26 « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ–Jésus. C’est lui que Dieu a destiné comme moyen d’expiation pour ceux qui auraient la foi en son sang, afin de montrer sa justice. Parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant au temps de sa patience, il a voulu montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être (reconnu) juste, tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. »
Ainsi, lorsque Dieu nous voit, il ne nous voit pas tels que nous sommes, il nous accepte tels que nous sommes mais il ne nous voit plus tels que nous sommes. Il nous voit à travers le sang de Christ, qui purifie, qui justifie et qui réconcilie l’homme avec Dieu. Notre monde qui s’ébranle, notre monde qui s’autodétruit n’a pas besoin d’une définition du mot réconciliation. C’est le désir le plus profond dans le cœur de chaque être humain d’être réconcilié avec Dieu et l’histoire a commencé alors que tout était en harmonie. Puis le péché, la désobéissance est survenue, et c’est cela qui a séparé l’homme de Dieu.
La paix ? Où est-elle ? Partie ! Il a fallu le sang de la croix pour rétablir cette paix entre l’homme pécheur et le Dieu trois fois saint. Et le résultat de cette paix avec Dieu ? C’est la paix les uns avec les autres. Regardez avec moi dans le Psaume 85 au verset 10 : « Oui, son salut est proche pour ceux qui le craignent, afin que la gloire demeure dans notre pays, La bienveillance et la vérité se rencontrent, la justice et la paix s’embrassent. » Et je me souviens juste maintenant d’un autre passage dans Ephésiens 2 :14 qui nous dit ceci : « Car c’est lui notre paix. Car des deux lui n’en a fait qu’un en détruisant le mur de séparation, l’inimitié. » Ce n’est pas sans signification que la croix forme un signe. Vous savez quel est ce signe ? C’est le signe plus. Oui, parce que c’est le lieu de la réconciliation. C’est le lieu de paix pour Dieu et cette communion de paix qui est un troisième élément du ministère du Prince de la Paix, c’est vraiment sa présence. Sa présence nous apporte la paix. Rappelons-nous bien ses paroles aux disciples : « Je vous donne ma paix. » Alors on peut se rendre à la pharmacie pour acheter des tranquillisants, on peut aller dans un lieu de vacances pour prendre quelque temps de repos, mais on ne peut pas acheter la paix. La paix est un don. Ce don est une personne, et cette personne, c’est Jésus Christ parce que sa communion nous apporte la paix. Après les heures chaotiques qui ont suivi sa mort, voyez l’état d’âme des disciples ? Qu’ont-ils fait ? Ils ont fui, ils se sont cachés, complètement atterrés, écrasés. Et lorsque le Seigneur leur apparaît, qu’est-ce qu’il leur dit ? « La paix soit avec vous ! » « Oui, parce que je suis là, je suis la paix » et lorsque le Seigneur est notre compagnon, notre partage, nous faisons l’expérience de sa paix.
Le Psaume 23 est d’un grand réconfort pour chacun de nous :« Même quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi. »
Puis dans le livre du prophète Esaïe, chapitre 41 :10 Dieu déclare : « Ne crains rien, car je suis avec toi, ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu. »
nous devons etre des embassadeurs de cette réconciliation
Alors comment cette paix nous vient-elle ? Regardons dans l’Evangile de Jean au chapitre 13 verset 33, on apprend que sa paix nous vient d’abord par sa parole : « Je vous ai parlé ainsi pour que vous ayez la paix en moi. » Et qu’est-ce qu’il vient de leur dire ? Qu’il va mourir, qu’il va ressusciter, et qu’il leur enverra qui ? Le Consolateur qui le glorifiera, qui leur rappellera tout ce qu’il leur a enseigné : « Je vous ai parlé ainsi afin que vous ayez, (pas le trouble, mais…) la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage, moi, j’ai vaincu le monde. »
Il nous donne sa paix pour que nous nous puissions nous attaquer aux problèmes emmêlés de notre monde, un monde qui a besoin de paix. Nous devons partager Christ, le Prince de la Paix avec ceux qui sont en guerre ; guerre intérieure, guerre extérieure, en rébellion contre Dieu. Et c’est ce que l’apôtre Paul décrit pour nous dans II Corinthiens comme notre ministère : nous avons un ministère de réconciliation.
2 Corinthiens 5 : 14-20 :« Car l’amour de Christ nous étreint, nous qui avons décerné ceci : un seul est mort pour tous, donc tous sont morts, et il est mort pour tous afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair, même si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles, et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le service (ou le ministère) de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même sans tenir compte aux hommes de leurs fautes, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc, ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! »
Voilà le message dont nous sommes porteurs, étant missionnés en tant qu’ambassadeurs par le Prince de la paix, et dont nous avons nous aussi à répandre autour de nous.
On peut regarder les gens. J’aime bien observer les gens autour de moi lorsque je suis dans les magasins, parce qu’il y a des comportements qui reflètent franchement le vécu des personnes. Lorsque vous regardez les gens qui arpentent les centres commerciaux en quête de d’achats ou de cadeaux, lorsque vous voyez cette agitation, c’est à peine croyable ; ou alors quand vous regardez un match de football ou de basket, ou de hockey, et que vous voyez ces supporters qui sont hors d’eux-mêmes, ou alors les collègues de travail qui s’acharnent sur les autres, pensez-vous qu’ils ont trouvé le bonheur, qu’ils vivent la paix ?
Les gens se pressent dans la vie. C’est le métro-boulot-dodo, et le lendemain on recommence tout. Mais les gens autour de nous ont ce vide intérieur. Nous étions du lot d’ailleurs avant de connaître Christ, lui notre paix. Chacun désire quelque chose qui va donner un sens à sa vie, qui va donner une satisfaction intérieure. Tout autour de nous il y a des gens qui pourraient avoir cette même paix, ce même contentement, si seulement ils ouvraient leur vie à Jésus Christ. Et en regardant les foules chaque jour cela devrait nous inciter à prier, prier pour que l’Esprit de Dieu touche les cœurs pour qu’ils désirent voir Jésus Christ.
Mais comment vont-ils voir le Prince de la paix ? A travers nous. Comment le monde croira-t-il, s’il n’entend pas le message de réconciliation ? Mais Jésus a bien dit à ceci : tous connaîtront que vous êtes mes disciples si vous avez de l’amour les uns pour les autres.
Ce mot « amour » est important, le plus important de tous. Ce don de soi à Dieu d’abord, mais aussi aux autres.
- Matthieu 5 :16 « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. ».
Lorsque le Prince de Paix règne sur nos vies cela veut dire que la paix de Dieu gouverne nos cœurs, et Colossiens 3 :15 répète « Et que la paix de Christ à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps règne dans vos cœurs. »
C’est cela qui fait de nous des ouvriers de paix dans ce ministère de réconciliation. « Puisqu’il est avec nous qu’avons-nous à craindre ? » Et cette communion de paix doit être entretenue ; le Seigneur ne veut pas jouer le rôle d’un pompier, d’un secouriste divin à qui on fait appel en cas d’urgence uniquement. Il veut être inclus dans tous les domaines, dans tous les détails de notre existence. Il a marché avec Hénoc, il a marché avec Abraham et il désire cette même marche avec chacun d’entre nous. Il a parlé avec Moïse et David et par sa parole, il désire nous parler aussi. C’est lui qui est entré dans la fournaise ardente avec les trois jeunes Hébreux, les amis de Daniel, et c’est lui qui les a délivrés. Et il désire partager vos épreuves, mes épreuves. Oui, parce qu’il est celui qui apporte la paix.
Soyez donc dévoués à christ
- 2 Corinthiens 6 :16 « Quel contrat d’alliance entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux, je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux et séparez-vous dit le Seigneur : ne touchez pas à ce qui est impur, et moi je vous accueillerai. Je serai pour vous un Père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. »
Être séparé au Seigneur ne veut pas dire se retirer de la société ou s’isoler des besoins des autres qui nous entourent. Au contraire, s’il s’agit d’un dévouement de cœur total envers le Seigneur, nous pourrons dire avec l’apôtre Paul, « Car Christ est ma vie et mourir m’est un gain. »
- Un autre passage dans Esaïe 26 : 3 « A celui qui est ferme dans ses dispositions tu assures la paix, la paix parce qu’il se confie en toi. »
Sommes-nous fermes dans notre disposition devant le Seigneur ? C’est la clé qui ouvre la porte de cette vie de paix et nous ne devons pas attendre le jour de son retour pour être au bénéfice de sa paix, de son règne.
Comme nous le rappelle Esaïe 9 :5 « Et la domination reposera sur son épaule. » Il va « renforcer la souveraineté, donner une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir par le droit et la justice dès maintenant et à toujours. Voilà ce que fera le zèle de l’Eternel des armées. »
Oui, parce que Jésus Christ veut être celui à qui nous remettons la domination de notre vie, il veut la prendre sur son épaule, et tous ces titres qui lui sont attribués, expriment une réalité de ce qu’il est lui, mais aussi de ce que lui veut faire entrer dans l’expérience de notre quotidien.
Il est l’Admirable, il est le Conseiller, il est le Dieu Puissant, il est le Père Eternel, il est le Prince de la Paix. Voilà le soulagement de toutes les agitations, de tout le trouble de la vie, et combien nous soupirons après la paix intérieure durable. Christ est la réponse, il est le Prince de Paix et dès l’instant où nous lui confions le gouvernement de notre vie, il instaure sa paix, parce qu’il est notre paix.
CONCLUSION
Pour conclure, il ne suffit pas de nous confier uniquement en Christ comme Sauveur, celui qui nous sauve de nos péchés, bien que ce soit le premier pas, et le commencement de son règne dans notre vie, nous avons besoin de lui soumettre tous les domaines de notre vie, de le laisser devenir Seigneur de tout, et je me prends assez souvent à répéter cette phrase : « Soit Christ est Seigneur de tout, ou il n’est pas Seigneur du tout. » Nous devons, par la foi, et de manière quotidienne, placer le gouvernement de notre vie sur son épaule. « Oui Seigneur, je suis là pour faire ta volonté. » Lui « offrir notre corps comme un sacrifice vivant », comme le déclare l’Epître aux Romains, chapitre 12, parce qu’il veut œuvrer en nous et à travers nous, accomplir son dessein, son plan.
Son plan rédempteur, c’est de réconcilier les hommes avec lui, et il veut se servir de nous. Nous sommes des instruments de la grâce de Dieu pour apporter cette bonne nouvelle à ceux qui nous entourent et cela signifie également que nous allons soumettre notre intelligence, plier notre intelligence à sa pensée, à sa vérité, pour que cette parole de vérité pénètre nos vies. Romains 12 :2« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence. » Et cela signifie aussi que notre volonté doit être subordonné à la sienne, « afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Finalement cela signifie que nous lui donnions notre cœur, notre amour, et comme le Seigneur l’a rappelé à ses disciples : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. » Lorsque le Seigneur possède notre corps, notre pensée, notre volonté, tout notre être, il peut régner en maître dans notre vie.
Les questions qui nous confrontent tous, chacun, chacune dans ces deux versets de Romains 12 sont les suivantes : que vas-tu faire du reste de ta vie ? Vas-tu passer les jours qui te restent à vivre à poursuivre la gratification de soi et l’adoration de soi que prône le monde ? Ou bien vas-tu investir le temps que Dieu t’accorde dans ce qui durera éternellement ?
A la fin de notre vie terrestre lorsque nous nous tiendrons devant notre Seigneur, qu’aurons-nous à montrer pour toutes ces années vécues sur terre ? Aurons-nous gaspillé ce temps en vivant une vie de conformité morose aux principes qui régissent le siècle présent ? Ou bien aurons-nous vécu la grande aventure de la foi ?
Nos réponses à ces questions dépendent de la manière dont nous prenons garde aux exhortations de ces deux versets : suis-je prêt à offrir mon corps comme un sacrifice volontaire et vivant à Dieu ? Suis-je disposé à rejeter le lavement de cerveau que le monde tente de m’imposer pour vivre en tant que Chrétien non-conformiste ? Suis-je prêt à me laisser entièrement transformer par le renouvellement de ma mentalité., d’adopter une attitude intérieure différente, de permettre à Dieu de me donner une nouvelle orientation à mes pensées, la pensée de Christ, afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de moi, de posséder une perspective divine sur la vie. Ainsi, je serais capable de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, agréable, ce qui lui plaît et parfait, ce qui me conduit à une réelle maturité ?
Que ferais-je, que feras-tu de ta vie ?
Si la domination de notre vie repose sur son épaule, alors tout ce qu’il est nous revient, tout ce qu’il est, il le partage avec nous, et nous ferons l’expérience de ce que c’est d’avoir l’Admirable, le Conseiller, le Dieu Puissant, le Père Eternel, le Prince de la Paix comme gouverneur et comme roi. Je vous invite, si vous ne l’avez pas encore fait, à remettre le contrôle, le gouvernement de votre vie entre les mains du Prince de la Paix, de le placer sur son épaule. C’est son désir pour chacun de nous et c’est le seul moyen de faire l’expérience de sa paix.
Prince de Paix, de vie, de sagesse, Source de joie, d’amour, de tendresse, Tu remplis mes jours,
Tu es là, Oh, Jésus. Merci.