novembre 25

MESSAGE 3 : LA FOI AGISSANTE (partie 1) Jacques 1 : 19 – 27

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Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère;

20 car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu.

21 C'est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole qui a été planté en vous, et qui peut sauver vos âmes.

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

23 Car, si quelqu'un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,

24 et qui, après s'être regardé, s'en va, et oublie aussitôt quel il était.

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

26 Si quelqu'un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son coeur, la religion de cet homme est vaine.

27 La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde

- Jacques 1.19-27 -

INTRODUCTION

J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donné du milieu du monde. Ils étaient à toi et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi. Car je leur ai donné les paroles que tu m’as donné ; ils les ont reçues ; ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d’auprès de toi et ils ont cru que tu m’as envoyé.

- Jean 17 : 6-8 -

Prière sacerdotale de Jésus. 

La foi véritable est liée à l’écoute de la Parole, une confiance en la Parole, et une réponse à la Parole. Jean 17 : 17 « Sanctifie–les par la vérité : ta parole est la vérité ».

1 Jean 2 :24 « Pour vous, ce que vous avez entendu dès le commencement doit demeurer en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez, vous aussi, dans le Fils et dans le Père ». Une fois de plus, la réalité de la foi persévérante est liée à une vie d’obéissance.

L’Epître de Jacques traite de ce thème : les marques de la foi véritable qui sauve. Dans ce chapitre 1er, il est question de tests qui prouvent la réalité de notre foi. Le premier test est celui des épreuves. La manière dont nous réagissons aux épreuves est le baromètre de notre foi. Le second test est celui de la tentation. La manière dont nous résistons à la tentation est le baromètre de notre foi. Le troisième test est celui de la Parole de Dieu. Recevoir et répondre de manière appropriée à la Parole Dieu prouve la réalité de notre foi. Ces trois tests révèlent notre température spirituelle.

La Parole de Dieu est à l’origine de notre nouvelle naissance, parce que la Parole est l’agent de la transformation : Jacques 1 : 18 « Par un acte de sa libre volonté, il nous a fait naître de nouveau par le moyen de la Parole de vérité, pour que nous soyons pour ainsi dire, les premiers fruits de sa nouvelle création ». La Parole de Dieu est cette semence incorruptible qui, selon 1 Pierre 1 :23 « Vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu ».

La Parole est la puissance de notre nouvelle naissance et de notre nouvelle vie. 1 Pierre 2 : 2 « désirez comme des enfants nouveaux–nés le lait non frelaté de la parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut ».

ILLUSTRATION : Toujours du riz

Ainsi, étant né de nouveau par la Parole, nous devenons des élèves de la Parole, désirant l’écouter, l’apprendre et la vivre, tout comme un nouveau-né désire le lait. On n’a pas à apprendre à un bébé à aimer le lait, à le consommer (à moins qu’il y ait un problème physique qui l’en empêche). Un nouveau né veut manger dès qui est né et ne cesse de le faire toute sa vie. La faim est une chose naturelle. Il en est de même d’un enfant de Dieu. Transformés par la Parole de vérité, nous y sommes liés toute notre vie et cette vie nouvelle spirituelle que nous recevons de Dieu manifeste une faim et une soif pour les choses de Dieu. Cet appétit, cette soif sont le signe de la vie nouvelle, de vie de foi. Pour un enfant de Dieu, se priver de la Parole de Dieu, ne pas s’alimenter d’elle nous rend affamés, insatisfait, faibles. Si cet appétit n’est pas présent, peu importe la manière dont elle est feinte, cela est révélateur de l’absence de la nouvelle naissance.

Deux éléments concernant ce principe sont donnés dans les versets 19 à 27 de ce premier chapitre de Jacques.

  1. La foi véritable est caractérisée par une réceptivité appropriée de la Parole de Dieu.
  2. La foi véritable est caractérisée par une réaction appropriée à la Parole de Dieu.

LA FOI VERITABLE CARACTERISEE PAR UNE RECEPTIVITE APPROPRIEE

Lire Jacques 1 : 19 - 21  

Le mot clé ici dans ces versets c’est le verbe : RECEVOIR. Il est question de la manière dont on reçoit la Parole. Il y a réceptivité lorsqu’il s’agit d’un véritable enfant de Dieu, car la personne qui est née de nouveau désire la Parole, désire obéir à Dieu. Et lorsqu’un enfant de Dieu désobéit, il se trouve pris dans des serres qui le déchirent parce que ce qu’il fait de mal, ce n’est pas ce selon le désir de sa nouvelle nature.

La foi véritable se reconnaît par le désir de recevoir la Parole de Dieu de manière appropriée.

Marc 4 : 24 « Prenez garde à ce que vous entendez ». Luc 8 : 18 « Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ».

Un enfant de Dieu prend garde à la parole et il prend garde à la manière dont il l’écoute. Dans Matthieu 13, lorsque Jésus donne la parabole des quatre terrains, il parle de la manière dont la semence de la Parole de vérité est reçue, n’est-ce pas ? Entre la parabole et son explication, Jésus transmet ce message à ses disciples dans Mathieu 13 :16 « Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent ». Vous êtes heureux, bénis parce que vous entendez et voyez et cela vient du fait que votre foi est véritable, par moi vous possédez une relation avec le Dieu vivant. Et de cette relation, chers frères et sœurs, découle l’amour et la puissance qui nous rend réceptifs à la Parole de Dieu.

C’est là la marque d’un enfant de Dieu, mais en même temps, cela se cultive. Ce n’est pas quelque chose d’automatique. On ne peut pas se croiser les bras et attendre. Cela prend toute la puissance spirituelle provenant de Dieu et toute notre consécration et engagement pour que nous vivions toute la plénitude de la réceptivité de la Parole de Dieu.

Recevoir la Parole de manière appropriée implique trois choses :

La première : une volonté de recevoir la Parole avec soumission

De toute évidence, un non-croyant possède une toute autre disposition à l’égard de la Parole. 2 Timothée 4 : 4 « Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. Ils résisteront à la vérité. Ils prennent position contre ».

Tout comme la foi véritable reçoit la Parole avec soumission, la pensée impie, incrédule la résiste et la rejette.

Jacques 1 : 19 « Sachez–le, mes frères bien–aimés ». Sachez quoi ? C’est la suite de Jacques 1 : 18 « Vous savez que la puissance de la Parole de vérité vous a engendré ». Vous avez fait l’expérience de la puissance de transformation de la Parole. Vous êtes de nouvelles créatures, créations, transformées par la semence incorruptible ayant reçu la vie éternelle. De ce fait, il faut permettre à cette Parole de poursuivre son œuvre en vous. Cette transition est remarquable. Dieu nous a amenés à la vie par sa Parole et il ne veut pas que nous vivions de pain seulement mais de quoi ? De toute parole qui sort de sa bouche. Deutéronome 8 : 3.

Ainsi, selon 2 Timothée 3 : 16-17 « Car toute l’Ecriture a été rédigée sous l’inspiration de Dieu. C’est pourquoi elle est utile pour nous enseigner la vérité et nous en persuader, pour apprendre à nous connaître et pour nous convaincre de péché, pour réfuter les erreurs et rectifier nos pensées. Elle nous aide à réformer notre conduite et nous rend capables de mener une vie juste et disciplinée, conforme à la volonté de Dieu. Ainsi, l’homme de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé ; il est prêt pour accomplir toute bonne œuvre ».

Puis notons la prochaine phrase de Jacques 1 : 19 de notre texte « Ainsi, que tout homme…, que chacun de vous ». En d’autres termes, que chaque chrétien agisse selon ce qu’il sait. Vous connaissez la puissance de la Parole pour votre salut, ainsi chacun doit être, suivons les impératifs de ce verset : « prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère »

 Abordons cette première injonction « prompt à écouter ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Juste fermer sa bouche et écouter patiemment, sans parler comme le souligne Proverbes 10 : 19 « Avec beaucoup de paroles, on ne manque pas de pécher, Mais celui qui retient ses lèvres est un homme de bon sens ». Ou bien Proverbes 13 : 3 « Celui qui surveille sa bouche garde son âme ; Celui qui ouvre tout grand ses lèvres court à sa perte ». Pas du tout. Il ne s’agit aucunement de cela, car ce n’est pas le contexte.

La question de la langue sera traitée au chapitre 3 de cette Epitre. Ici le contexte c’est la manière de répondre, de réagir par rapport à la Parole. V. 18 : il s’agit de la Parole de vérité. V. 21 il est question de la Parole implantée. V.  22 : il est question de traduire la Parole en actes. V. 23, il est question de la Parole qui agit comme un miroir. Et au v. 25, il est question de la Parole en tant que loi de la liberté. La Parole de Dieu est le thème central. Donc lorsqu’il est dit soyez prompt à écouter, il s’agit d’écouter quoi ? La Parole Dieu, bien sûr ! C’est la manière de recevoir la Parole de Dieu dont il est question. La pensée est donc la suivante : la volonté et le désir de saisir chaque opportunité pour accroître notre écoute de la Parole de Dieu. De saisir chaque occasion pour exposer notre pensée et notre cœur à la Parole, de recevoir la connaissance de Dieu et de sa volonté parfaite pour nos vies. C’est la marque d’un chrétien authentique.

Montrez-moi une personne qui ne manifeste aucun désir de se soumettre à l’enseignement de la Parole de Dieu et moi je vous dirais que c’est une personne qui ne reflète pas la foi véritable, les traits d’un chrétien véritable.

Un chrétien véritable se presse d’aller écouter la Parole de Dieu, il trouve son plaisir dans la lecture et la méditation de la Parole, il désir apprendre la Parole. Et comme nous l’avons vu dans nos deux précédentes études, lorsque les épreuves et les difficultés que nous affrontons exigent la sagesse et la force de la part de Dieu, la Parole de Dieu pourvoit toutes les réponses.

Lorsque les tentations nous assaillent et nous poussent dans nos derniers retranchements, nous allons à la Parole de Dieu et c’est par elle que nous recevons la puissance pour résister et vaincre. Le Psalmiste en témoigne dans le Psaume 119 : 11 « Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi ». La Parole de Dieu est donc la source de notre délivrance des épreuves. Elle est la source de notre délivrance de la tentation, et elle nous engage dans notre communion avec le Dieu vivant.

Lorsque Dieu parle, ceux qui l’aiment l’écoute !

Nous pouvons donc nous poser quelques questions, une sorte d’inventaire spirituelle. Est-ce que j’ai faim et soif de la Parole ? Est-ce un fardeau pour moi ? Suis-je présent au culte aujourd’hui par contrainte, par bonne conscience ou bien par un profond désir d’écouter la Parole de Dieu ? Est-ce que j’ai un désir profond d’apprendre, de grandir dans ma foi ? Mon appétit pour la Parole est-il insatiable ? Peux-tu dire avec le Psalmiste 119 : 111 « Tes préceptes sont pour toujours mon héritage, car ils sont la joie de mon cœur » ?

Quelle est ta joyeuse anticipation en venant au culte ce matin ? Ton ambition première est-elle d’approfondir la Parole de Dieu ? Avec quelle promptitude saisis-tu chaque opportunité d’assister à une étude biblique, à une rencontre durant la semaine pour que ton cœur s’ouvre à la Parole vivante ? Qu’en est-il de ton culte personnel, ce moment de Bible ouverte dans l’intimité avec ton Seigneur ? 

L’exhortation de ce passage est claire : si tu veux faire le test de ta maturité spirituelle, il faut commencer avec être prompt à écouter la Parole !

La première injonction par rapport à cette soumission à la Parole est : soyez lents à parler.  

Il n’est pas question ici du fait de ne pas manifester notre ignorance par un flot de paroles avant de connaître tous les faits, quoique c’est un bon principe à suivre pour chacun de nous. Non, il ne s’agit pas du fait de tenir une conversation à sens unique, pour laquelle certains ou certaines sont plus doués que d’autres. La traduction littérale du grec est :   qu’il ne se hâte pas de parler. L’écoute de la Parole sous-entend un enseignement, un message, une leçon. Et la lenteur à parler sous-entend le fait d’apporter un enseignement de la Parole. Aussi prompt que vous êtes à écouter la Parole, de même, soyez aussi lents à en parler. En d’autres termes, ne présumez pas en vous tenant debout pour annoncer la Parole de Dieu, de parler en son nom à moins d’être préparés pour tout ce que cela entraîne.

Poursuivre avec ardeur chaque opportunité pour être à l’écoute de la Parole proclamée, enseignée, mais pour ce qui est de la proclamer, de l’enseigner, que ce soit avec une grande prudence, avec lenteur, avec patience, voir même une certaine réticence.

Cela fait plus de 38 ans que j’enseigne la Parole de Dieu, mais je dois vous avouer que, malgré le fait que c’est l’exercice du don que Dieu m’a accordé, je ne le fais pas avec frémissement de joie et en me frottant les mains. Honnêtement, je dois avouer qu’il y a une certaine réticence de cœur, une retenue, avant le culte chaque Dimanche matin, avant chaque étude biblique que j’anime, une retenue qui vient de la crainte de mal présenter par mes paroles ou mal représenter par ma vie la vérité de la Parole de Dieu.

Au chapitre 3 de cette épître nous lisons « Ne soyez pas nombreux à vouloir être docteurs (enseigner), mes frères, car vous savez que nous subirons un jugement plus sévère » (Jacques 3 : 1).

Hébreux 13 : 17 « Obéissez à vos conducteurs et soumettez–vous à eux, car ils veillent constamment sur vous en sachant qu’ils devront un jour rendre compte à Dieu de leur service ». Rendre compte ! Nous devons donc saisir cette double vérité : nous devons être prompts à écouter, saisissant chaque opportunité pour le faire mais en même temps, être lents à vouloir l’enseigner parce que nous avons conscience des devoirs que cela entraîne ainsi que des implications de ce service.

Ainsi, le commandement positif de recevoir la parole dans la soumission s’accompagne du commandement négatif par rapport à la nature de cette soumission.

ILLUSTRATION : Un jeune homme vient trouver le philosophe Socrates afin qu’il lui apprenne l’art oratoire. Lorsque ce jeune homme est présenté à Socrate, il commence à parler avec un flot incessant de paroles. A bout de quelques minutes, lorsque Socrates parvient à en placer une, il lui dit : jeune homme, pour vous instruire dans l’art oratoire, je vais devoir vous demander me payer le double du tarif. Le jeune homme perplexe lui répond : un double tarif, mais pourquoi donc ? Le sage lui répond : je vais devoir vous apprendre deux sciences au lieu d’une. Premièrement, comment retenir votre langue, et deuxièmement, comment l’utiliser. Et il est certain que les deux vont de pair. Il doit y avoir une certaine retenue avant cette volonté de parler.

De toute évidence, ce problème existait dans les communautés de la dispersion auxquelles cette lettre est adressée. Il semblerait qu’il y avait un certain nombre de personnes qui aspiraient être des berger-enseignants et s’auto-proclamaient comme tels – mais qui étaient des moulins à paroles : lire Jacques 1 : 26.

Cela souligne le fait que certains n’hésitaient pas à faire entendre leur opinion sur tout…des pseudos-enseignants, mais sans retenue, sans maîtrise de leur langue, signe révélateur qu’ils s’illusionnent eux-mêmes et que leur service pour Dieu est vain.

Donc soyez prompt à écouter, mais lents à parler.

La deuxième injonction au verset 19 concernant un esprit soumis à la parole est : Soyez lents à la colère

La colère est une émotion, une attitude humaine. Le mot grec orge employé ici évoque un ressentiment profond. Pas un accès de colère, une explosion extérieure, mais une braise incandescente de ressentiment, un rejet profondément enraciné. Suivons le raisonnement de ce texte : écoutez la Parole avec empressement, promptitude, soyez prudents avant d’ouvrir la bouche pour annoncer la Parole et troisièmement, lorsque vous entendez la vérité de la Parole, ne gardez pas de ressentiment envers elle dans votre cœur tout simplement parce qu’elle ne s’accorde pas avec votre manière de penser ou qu’elle expose votre péché, votre désobéissance à la volonté de Dieu. C’est là le fond du problème : notre réaction à la Parole, une disposition de rejet. Le contexte ici est clairement l’écoute et l’enseignement de la Parole, donc cela implique que la colère est orientée vers la Parole ou vers ceux qui l’enseignent et qui nous confronte avec la Parole.

Je rencontre pas mal d’hostilité, de colère et de ressentiment de la part de certains frères et sœurs lorsque je leur parle de quelque chose avec laquelle ils ne sont pas d’accord. Je me suis déjà attiré la foudre de la part de certains frères charismatiques qui estiment que ma position arrêtée sur les doctrines et pratiques du mouvement pentecôtiste moderne est erronée. Je ne fais que soumettre la question à l’éclairage de la Parole de Dieu qui est la seule autorité en matière de foi, de doctrine et de pratiques et non pas en me fondant comme eux sur des expériences subjectives mystiques. Leur colère, clameur, animosité, hostilité, paroles dures, jugement et ressentiment sont autant de preuves de l’esprit qui les anime, mais ce n’est certainement pas l’Esprit Saint.

L’hostilité est là parce que l’on refuse de soumettre notre pensée, notre opinion, notre conviction à la saine doctrine de la Parole.

Le chapitre 4 de cette Epître aborde ce problème Jacques 4 : 1 « D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous sinon de vos passions et de vos désirs égoïstes qui combattent sans cesse en vous » ? Chacun voulait être entendu. Chacun avec son point de vue, son opinion. Et il y avait des querelles, de l’animosité, de l’hostilité, des mauvaises attitudes…ils n’étaient pas lents à la colère !

Il se peut que nous gardions quelque ressentiment concernant quelque chose qui nous est enseigné. Il se peut que nous entendions ou voyions quelque chose que nous considérons comme étant une erreur, mais nous devons être patients et très prudents avant de rejeter quoique ce soit. Paul illustre cela en Galates 4. Il leur dit qu’il leur à transmis fidèlement la vérité, or pourquoi le rejet de son enseignement et de sa personne : Galates 4 : 16 « Suis–je devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? » Pour certains, la réponse était oui…on ne veut pas entendre la vérité !

Pourquoi est-il si important d’être lent à la colère, de ne pas couver un quelconque ressentiment ? Jacques 1 : 20 « Car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu ». Par justice, il veut dire ce qui plaît à Dieu, ce qui est droit devant lui. On ne peut produire ce qui est bon agréable et parfait devant Dieu avec la colère et le ressentiment.

Bien entendu, il y a une juste colère, une sainte indignation envers le péché, l’injustice et l’œuvre du diable. Mais c’est différent. L’exhortation de ce passage est claire : ne gardez pas de ressentiment, d’amertume, d’animosité, de colère juste parce que l’on n’est pas d’accord avec ce qui nous est annoncé ou que cela nous mais face à notre péché, notre désobéissance.

Pour résumer ce principe de recevoir la Parole avec soumission : Ecoutez attentivement, parlez uniquement lorsque vous serez prêts et ne vous mettez pas en colère contre elle !

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La deuxième : Volonté de recevoir la parole avec pureté. 

 Il doit y avoir la volonté de recevoir la Parole avec pureté. Une vérité fondamentale !

Jacques 1 : 21, La colère injuste et toute autre forme de péché est une entrave à la justice de Dieu qu’il veut produire dans nos vies. Le mot clé est à nouveau le verbe recevoir, mais qu’est-ce qui doit arriver au préalable ? Rejeter ! Non pas rejeter la Parole. Jacques 1 : 21, « tout ce qui salit, tout ce qui rend mauvais ». Les deux verbes étant à l’aoriste, nous pouvons lire cette phrase de la manière suivante : ayant rejeté, vous étant dépouillé, débarrassé, recevez ! Nous ne pouvons recevoir la Parole implantée à moins de nous être dépouillés du péché. L’idée est celui de vêtements souillés, salis que nous rejetons, dont nous nous débarrassons.

Colossiens 3 : 8-10 « Mais maintenant, vous aussi, rejetez tout cela : colère, animosité, méchanceté, calomnie, paroles grossières qui sortiraient de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous qui avez dépouillé la vieille nature avec ses pratiques et revêtu la nature nouvelle qui se renouvelle en vue d’une pleine connaissance selon l’image de celui qui l’a créée ».

Le mot souillure dans le verset Jacques 1 : 21 est aussi important à noter : le mot grec rhuparia rendu souillure est utilisé pour décrire des linges salis ou souillure morale. Mais ce mot vient de la racine rhupos, terme utilisé par Hippocrates et Clément pour désigner le cérumen dans l’oreille. Ainsi, l’image qui est donné ici est la suivante : retirez, enlevez tout cérumen dans vos oreilles qui vous empêche d’écouter et de recevoir avec douceur la Parole de Dieu.

Ensuite, il est question de tout excès de méchanceté. Cela se réfère non seulement à toute action mais à toute intention au mal, désir à faire ce qui est mal. Excès veut dire en abondance. Que toute abondance de désir à faire ce qui est mal soit rejetée. Toute cette masse de souillure morale tant les actions que les intentions/désirs doit être rejetés, confessés, ôtées.


La troisième: être prêts à recevoir la Parle dans la soumission avec pureté et humilité 

Jacques 1 : 21 « Recevez avec douceur/ humilité la parole. Accueillez, dans un esprit humble et docile, la Parole implantée en vous ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie d’avoir un cœur docile, enseignable, apte à l’enseignement. On écoute. On se soumet. On purifie notre cœur. Et on écrase notre ego.

Recevoir la Parole avec un esprit enseignable. Ce n’est pas quelque chose de passif, mais très pro-actif. Recevoir, accueillir avec un esprit humble, enseignable, sans ressentiment, sans colère, sans orgueil.

Que recevons-nous ? La parole implantée au moment de notre nouvelle naissance, enraciné dans le Cœur. L’élément vitale de notre vie nouvelle et ce texte nous rappelle que la puissance et l’effet de cette Parole plantée dépend de notre volonté de la recevoir avec douceur. Et pourquoi devons-nous vouloir l’écouter ? Pourquoi la recevoir avec douceur, humilité ? Parce qu’elle seule est capable de faire quoi ? fin du verset Jacques 1 : 21 « La puissance de sauver vos âmes ».

Elle est puissante pour continuellement être capable de sauver. Non seulement elle nous a sauvé, mais elle continuera à nous sauver jusqu’au jour de la gloire éternelle.

Dans Romains 13 verset 11 nous lisons « … car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru ». Quelqu’un pourrait dire : mais je pensais que j’étais déjà sauvé. Oui, dans un sens nous sommes sauvés, mais dans un autre pas tout à fait. Nous sommes sauvés, mais ce n’est pas tout, n’est-ce pas ? Et qu’est-ce qui nous garde pour ce salut pleinement réaliser en gloire, cette ressemblance à Christ qui est devant nous ? C’est la Parole de Dieu qui a amené le salut, qui le maintien et qui le mènera à la perfection en gloire.  Romains 1 :16 « Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit ».

Par le passé, elle a démontré sa puissance pour nous sauver de la condamnation du péché. En plaçant notre vie et notre foi en Christ, nous avons été sauvés du salaire du péché. Présentement, elle continue a déployé sa puissance pour nous sauver de la puissance du péché. Nous ne sommes plus sous la domination du péché, sous sa puissance. Un jour, nous serons enlevés de ce monde pour une demeure ou il n’y a pas de péché, sauvés de la présence du péché. 

Tout ce passage est un appel à recevoir de manière appropriée la parole de dieu. Comment devons-nous écouter ? Avec un cœur soumis, un cœur pur et un cœur humble. Si nous faisons cela, nous manifestons notre foi véritable.  

Ceux qui appartiennent à Dieu, au beau milieu de leurs épreuves et tentations, écoutent la parole de Dieu et le reçoivent avec soumission, humblement dans un cœur pur.

Pour terminer, posons-nous honnêtement quelques questions introspectives : Suis-je une personne qui reçoit ou qui rejette la Parole ? Est-ce ton désir d’écouter la Parole de Dieu ? Où en es-tu ? Quelles sont les souillures qui doivent être ôtées de ta vie ?

PRIERE

Comment décrire le privilège que nous avons, Seigneur, de posséder a Parole, cette parole vivante. Merci Seigneur pour ce trésor qui est plus précieux que l’or, plus doux que le miel qui coule des rayons, plus désirable que tout autre chose sur cette terre.

Reçoit toute notre reconnaissance, Seigneur. Ce que je te demande pour moi-même et pour mes frères et sœurs ici assemblés c’est que tu nous accordes la grâce de vouloir écouter ta Parole, d’être lents à parler et lents à manifester un quelconque ressentiment à l’encontre de ta Parole. Aide –nous à écouter avec un cœur pur, nous étant dépouillés de toute action mauvaise et tout désir à faire le mal, nous humiliant devant toi et ta Parole qui est puissante pour sauver éternellement.

Seigneur, pour ceux et celles ici présents qui ont conscience qu’ils ne sont pas à toi, que par l’Esprit de vérité et ta Parole qui est vérité, tu touches leurs cœurs, qu’ils aient ce désir pour ta vérité et qu’ils te donnent leurs vies dans la repentance et la foi, recevant le pardon de leur péchés et la nouvelle nature, la vie nouvelle que tu offres à tous ceux qui viennent à toi.

Et pour tout cela, nous te disons merci. AMEN  



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colère, foi agissante, mettre en pratique la parole, tenir sa langue, veuves et orphelins


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