INTRODUCTION
Ouvrons nos Bibles à Jacques 1. Cela fait plusieurs semaines que nous étudions ensemble ce chapitre, en nous faisons bien car il ne faut pas passer par-dessus toute la profondeur et la richesse de l’enseignement de cette portion de la Parole de Dieu. Nous avons examiné de près les versets 19 à 21 dans le message 3 : Foi agissante (1) et nous poursuivons aujourd’hui l’étude des versets 22 à 25 sous le même titre : la foi agissante.

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.
23 Car, si quelqu'un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,
24 et qui, après s'être regardé, s'en va, et oublie aussitôt quel il était.
25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.
- Jacques 1.22-25 -
Le caractère d’une personne est fondamentalement déterminé par sa conduite, son comportement. Je crois que nous avons tous conscience de cette vérité. Le vrai test de la spiritualité est le comportement … la manière dont on vit. C’est un test infaillible parce que le cœur de chaque individu gouverne sa conduite. Dans les paroles du Seigneur Jésus, rien n’est plus certain que ceci Luc 6 :43 « Il n’y a pas de bon arbre qui produit du mauvais fruit, ni de mauvais arbre qui produit du bon fruit ». Jacques 3 : 11 « Avez–vous jamais vu de l’eau douce et de l’eau salée jaillir par la même ouverture d’une source ? » Comme Proverbes 4 : 23 le souligne « Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie ». Un cœur bon produit de bonnes choses et un cœur mauvais produit de mauvaises choses. Et Matthieu 12 : 34 ou Jésus l’affirme à nouveau en conclut avec cette vérité pénétrante « Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. Car les paroles dépendent de ce qui remplit le cœur : c’est le trop–plein de l’être profond qui jaillit des lèvres ».
Ainsi, le comportement d’une personne est le test infaillible de la foi véritable de ceux qui sont en Christ, ceux qui l’aiment et que Jésus appelle ses amis. Qui sont ceux qui aiment Christ ? Jean 14 : 23 « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ». Et qui sont les amis de Christ ? Jean 15 : 14, Jésus déclare « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande ». Comment savoir si nous connaissons Dieu, ayant reçu de lui la vie éternelle, celle qui nous est offerte en et par Jésus-Christ ? 1 Jean 2 : 3 nous donne la réponse « A ceci nous reconnaissons que nous l’avons connu : si nous gardons ses commandements ».
Le test de la foi véritable est donc toujours notre obéissance à la parole de Dieu, notre manière de vivre. De l’autre côté, l’hostilité de cœur envers Christ se manifeste également par le comportement : Jean 14 : 24 « Par contre, celui qui ne m’aime pas ne met pas mes paroles en pratique ». 1 Jean 2 : 4 « Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est pas en lui ».
La ligne de démarcation entre les enfants de Dieu et les enfants du diable est très claire. 1 Jean 3 : 10 déclare « C’est par là que se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu ». Ce n’est pas une question de professer la vérité, mais celle de vivre la vérité. L’obéissance à la Parole de Dieu est au cœur de notre passage d’étude ce matin. Relisons tous ensemble à haute voix la première phrase du Jacques 1 : 22 « Pratiquez la parole et ne l’écoutez pas seulement ». C’est fondamental !
Si nous nous bornons simplement à écouter la Parole, si nous ne la traduisons pas en actes, alors, la deuxième partie de ce verset 22 nous dit « sans quoi vous risquez de vous faire illusion sur vous–mêmes...en vous abusant par de faux raisonnements ». De faux raisonnements par rapport à quoi ? Notre salut, l’authenticité, la réalité de notre foi. Car la marque d’un enfant de Dieu authentique, de la foi véritable qui sauve c’est le désir du cœur d’obéir à la Parole de Dieu, étant bien plus qu’un simple auditeur. La réaction appropriée à la Parole de Dieu c’est de la vivre, de la mettre en pratique
L’Epître de Jacques traite de ce thème : les marques de la foi véritable qui sauve. Dans ce chapitre 1er, il est question de tests qui prouvent la réalité de notre foi. Le premier test est celui des épreuves. La manière dont nous réagissons aux épreuves est le baromètre de notre foi. Le second test est celui de la tentation. La manière dont nous résistons à la tentation est le baromètre de notre foi. Le troisième test est celui de la Parole de Dieu. Si nous nous bornons simplement à écouter la Parole sans la mettre en pratique, nous ne sommes que des auditeurs oublieux. Mais si nous l’écoutons et que le désir profond de notre cœur est de la mettre en pratique, cela est la preuve de la présence de Dieu en nous, de la réalité de notre relation avec lui.
Ecouter, recevoir et répondre de manière appropriée à la Parole Dieu prouve la réalité de notre foi.
Ces trois tests révèlent la réalité de notre foi, notre appartenance à Dieu, notre température spirituelle.
La Parole de Dieu est à l’origine de notre nouvelle naissance, parce que la Parole est l’agent de la transformation : Jacques 1 : 18 « Par un acte de sa libre volonté, il nous a fait naître de nouveau par le moyen de la Parole de vérité, pour que nous soyons pour ainsi dire, les premiers fruits de sa nouvelle création ». La Parole de Dieu est cette semence incorruptible qui, selon 1 Pierre 1 :23 « Vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu ».
La Parole est la puissance de notre nouvelle naissance et de notre nouvelle vie. 1 Pierre 2 : 2 « Désirez comme des enfants nouveaux–nés le lait non frelaté de la parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut ». Ainsi, étant nés de nouveau par la Parole, nous devenons des élèves de la Parole, désirant l’écouter, l’apprendre et la vivre, tout comme un nouveau né désire le lait.
Jésus souligne cette même vérité, cette nécessité dans Luc 6 : 46-49 « Pourquoi m’appelez–vous : Seigneur, Seigneur ! et ne faites–vous pas ce que je dis ? Tout homme qui vient à moi, entend mes paroles et les met en pratique, je vous montrerai à qui il est semblable : Il est semblable à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé profondément et posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s’est rué contre cette maison, sans être capable de l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie. Mais celui qui entend et ne met pas en pratique est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est rué contre elle : aussitôt elle s’est écroulée, et la ruine de cette maison a été grande.
Toute tentative de bâtir une vie spirituelle sur autre chose que notre obéissance à la Parole de Dieu n’est que pure folie. Chers amis, chères sœurs et frères, la vie spirituelle ne se fonde pas sur un acte de consécration momentanée mais sur l’obéissance continue, un engagement à long-terme d’obéir à la Parole de Dieu. Et par la puissance de l’Esprit de Dieu qui demeure en nous, notre obéissance démontre la réalité de notre foi.
LA FOI VERITABLE MISE EN PRATIQUE
Revenons à notre texte dans Jacques 1 :22 « Si nous nous contentons seulement à écouter la Parole en ne la traduisant pas en actes, alors nous nous trompons nous–mêmes, nous nous séduisons nous–mêmes, nous nous abusons par de faux raisonnements ».
Deux éléments concernant ce principe sont donnés dans les versets 19 à 27 de ce premier chapitre de Jacques.
(Message 3 - La Foi Agissante – partie 1 ) Nous avions examiné lors de notre dernière étude le premier principe : La foi véritable est caractérisée par une réceptivité appropriée de la Parole de Dieu.
Recevoir la parole de manière appropriée implique 3 choses
- La première : une volonté de recevoir la Parole avec soumission. Jacques 1 : v. 19 donne les trois éléments de cette soumission 1) Ecoutez attentivement la Parole, 2) parlez uniquement lorsque vous serez prêts à annoncer cette Parole et 3) ne vous mettez pas en colère contre elle !
- Deuxièmement, il doit y avoir la volonté de recevoir la Parole avec pureté : Jacques 1 : 21 Que toute abondance de désir à faire ce qui est mal soit rejetée. Toute cette masse de souillure morale tant les actions que les intentions/désirs doit être rejetés, confessés, ôtées.
- Troisièmement, nous devons être prêts à recevoir la Parole avec douceur, humilité. Recevoir, accueillir avec un esprit humble, enseignable, sans ressentiment, sans colère, sans orgueil.
Ceux qui appartiennent à Dieu, au beau milieu de leurs épreuves et tentations, manifestent leur foi véritable en écoutent la Parole de Dieu et en la recevant avec soumission, humblement dans un cœur pur.
Mais abordons le second principe de notre passage: La foi véritable est non seulement caractérisée par le fait de recevoir de manière appropriée la parole de Dieu, la foi véritable est également caractérisée par une réaction appropriée à la Parole de Dieu. v. 22 : Mais, c’est pourquoi…transition très importante. Il est merveilleux d’écouter/de recevoir la Parole avec soumission, avec pureté de cœur et dans l’humilité, mais il ne suffit pas d’écouter et de recevoir. Il faut aller plus loin. Il faut agir, obéir à cette Parole. Traduisez-la en actes, mettez la parole en pratique.
Cette vérité n’était pas étrangère aux chrétiens juifs auxquels cette Epître était destinée. Jacques 1 : 1 « Aux douze tribus dans la dispersion ». Les rabbins eux-mêmes déclaraient, et je les cite : ce qui importe, ce n’est pas principalement de promulguer la Loi mais de l’accomplir.
C’est évident, n’est-ce pas ? Est-ce qu’un chrétien véritable met la Parole en pratique ? Vous me répondrez : Oui, certainement. Est-ce qu’un chrétien véritable met toujours la Parole en pratique ? Je vous répondrais : Non. Si oui, la tâche des anciens serait si facile. Mais même lorsqu’un enfant de Dieu ne le fait pas, l’Esprit de Dieu travaille le cœur afin de l’amener à désirer la mettre en pratique et de confesser sa faillite. Pratiquez la Parole !
Par trois fois, cette injonction est répétée dans ce passage : pratiquez v 22, en pratique 23, et pratiquer activement un observateur actif, un faiseur d’œuvre. Cela ne fait que souligner l’importance de ce principe. Pour quelle raison ? Parce le fait d’être un observateur actif, un faiseur d’œuvre, en enfant obéissant est la démonstration d’une vie transformée, de la nouvelle création que nous sommes en Christ. C’est une chose d’être engagée dans une guerre, c’est autre chose que d’être un soldat. C’est une chose que de bâtir une maison, c’est autre chose que d’être un constructeur, c’est une chose d’enseigner, c’est autre chose que d’être un enseignant. C’est une caractérisation de vie. Et nous sommes appelés à être, par notre obéissance, caractéristiquement des pratiquants actifs de la Parole, des observateurs actifs, des faiseurs d’œuvre.
Notons aussi la phrase : ne l’écoutez pas seulement…et pas seulement des auditeurs. Meilleure traduction du grec. Cette phrase met en garde contre la tendance de ne vouloir qu’écouter la Parole sans nous plier à l’obéissance. Une de mes craintes que j’ai c’est que parmi nous il y ait certaines personnes qui ne veulent être que des auditeurs spirituels. On vient au culte avec un sourire de façade. On tente de maintenir un masque de sanctification, on assiste au culte, on écoute la prédication, on aime ce qu’on entend, cela nous fait du bien, on se sent spirituel. Mais…pas de changement de comportement, d’attitude de cœur. On s’assoit, on écoute…et c’est un réel privilège que de pouvoir écouter la Parole de Dieu…mais pas d’engagement, aucune mise en pratique des vérités exposées.
Puis-je vous suggérer que le fait d’écouter la Parole n’est pas une fin en soi ? C’est un moyen de parvenir à une fin et cette fin c’est l’obéissance. Et si par malheur on vient juste pour écouter sans que rien ne change dans notre disposition de cœur et dans notre comportement, bien que nous croyons être dans la vérité et sur le chemin de la foi et la voie de la sanctification, notre texte nous révèle que nous nous séduisons, nous nous abusons, nous nous trompons nous mêmes par de faux raisonnements.
Appliquer la parole implique 3 choses
Le test de la foi véritable est de recevoir la Parole et de l’appliquer à notre vie. Et tout comme il y a trois éléments de cette écoute, cette réceptivité de la Parole : avec un cœur soumis, un cœur pur et un cœur humble, il y a également trois éléments de la réponse appropriée, de la mise en pratique de cette Parole.
- Premièrement : nous devons appliquer la Parole sans duplicité « en vous abusant par de faux raisonnements ». Si vous mettez en pratique la Parole, vous êtes sur la bonne voie.
Si vous vous bornez à l’écouter, vous êtes sur la mauvaise voie. Toute réaction, réponse à la lecture, la prédication, l’annonce de la Parole de Dieu autre que l’obéissance n’est que séduction, tromperie, duplicité. Une admiration sentimentale de l’éloquence du prédicateur, de la stimulation intellectuelle de procure l’enseignement, des bons sentiments et de la joie émotionnelle qui émanent de la découverte d’une perle de vérité de la Parole de Dieu ne sont qu’illusion et séduction si rien ne se passe, si rien en change dans notre disposition de cœur et dans notre comportement.
S’abuser par de faux raisonnements c’est de mal interpréter, un mauvais calcul de la vraie sainteté. Pour illustrer ce mauvais calcul, ces faux raisonnements qui nous conduisent à nous satisfaire d’une spiritualité affichée mais non réelle et profonde, une analogie, une image est donnée dans Jacques 1 : 23, l’image de la personne qui n’est qu’un auditeur oublieux de la Parole et non pas un observateur actif. « Il est semblable à un homme qui regarde, qui considère ». Ce verbe katanoeo signifie observer attentivement…ce n’est pas juste un regard furtif…c’est regarder de près. Et qu’est-ce qu’il observe ? Sa face, son visage naturel dans un miroir. La face de sa naissance, de sa genèse. A l’époque, les miroirs en verre n’existaient pas. Ce n’est qu’au 13ème siècle que les miroirs avec un fond en argent sont apparus. Les miroirs de l’époque étaient le plus souvent du bronze poli et si on prenait assez de temps de trouver l’angle qui permettait de renvoyer plus ou moins distinctement son reflet, on pouvait avoir un aperçu de ce à quoi on ressemblait. Mais c’était tout de même un reflet imparfait, comme 1 Corinthiens 13 : 12 le souligne : « Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière confuse ».
- Deuxièmement : Mise en pratique immédiate.
Ainsi, celui qui écoute seulement la Parole et ne la met pas en pratique est semblable à une personne qui regarde dans un miroir mais qui ne voit que le reflet de son visage naturel. Dans Jacques 1 : 24, le même verbe est employé : « après s’être regardé, s’en va… » et sans le miroir devant elle, cette personne oublie quelle sorte de personne elle est. « Oublie aussitôt comment il est ». On observe, on s’en va et on oublie. Vous voyez ou cette analogie conduit ?
L’argument de ce passage est le suivant : si on n’agit pas immédiatement lorsque nous plongeons notre regard dans la Parole de Dieu et que l’image qu’elle nous renvoi nous montre ce qui ne va pas, ce qui doit être fait, remédié, changé, nous allons vite oublier ce qui doit être fait, l’action à entreprendre. Il faut agir dès que l’on constate ce qui ne va pas.
Le verset suivant clarifie l’analogie en mettant en contraste l’auditeur oublieux avec l’observateur agissant. Jacques 1 : 25 « Celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère…en la pratiquant activement, celui–là sera heureux dans son action même ».
L’auditeur oublieux est la personne qui vient devant le miroir de la Parole qui lui révèle son péché, sa laideur, ses tares, ce qui ne va pas dans sa vie et qui exige de sa part d’agir en conséquence…mais il se laisse distraire par les choses de la vie, il s’en va, il oublie et les choses restent non-réglées. L’observateur actif…voici le contraste, agit ponctuellement d’après ce qu’il aura entendu. Une telle personne trouvera le bonheur en obéissant à la Parole.
- Troisièmement : Accepter ce qu’on voit afin d’agir en obéissance.
C’est notre attitude devant la Parole de Dieu qui est la clé. Comment préparons-nous nos cœurs en venant au culte chaque Dimanche, avant d’ouvrir la Parole chaque jour lors de notre culte personnel ?
Est-ce que nous pensons et disons : Seigneur, montre-moi ce qui ne va pas, ce qui doit être réparé, restauré, changé dans ma vie. Eprouve mes pensées et montre-moi si je suis sur une mauvaise voie.
Puis, la clé de cette analogie est donnée dans le verset 25 « Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère ». Quelle est la source de notre liberté ? La Parole de Dieu qui est la vérité, vérité qui nous affranchit ! Elle est appelée la loi, car elle est l’instruction émanant de l’autorité suprême de la volonté divine…un code de conduite incontournable, obligatoire pour lui être agréable. Une loi morale à laquelle qui Dieu veut que nous obéissions. Une loi parfaite, complète qui représente la révélation de la pensée de Dieu. Une loi, dit Jésus en Matthieu 5 :17 « que je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir ».
Elle est tout ce dont nous avons besoin. Elle répond à tous nos besoins, elle touche notre être entièrement, elle répond à chaque aspiration, chaque désir du cœur de l’homme. Elle est la loi de Dieu et en plongeant nos regards dans cette loi parfaite, elle nous libère.
C’est paradoxal, n’est-ce pas. Comment la loi peut –elle être la liberté ? Aux yeux des hommes, les lois sont contraignantes mais la loi de Dieu, sa Parole n’est pas la loi de l’esclavage, c’est la loi de la liberté parce qu’elle nous libère de l’esclavage du péché, de la malédiction de la mort, du jugement éternel de l’enfer. Elle nous libère de la quête de la vérité puisque l’ayant trouvée, on ne cherche plus. Elle est la loi parfaite de la liberté.
Notons également la dernière partie de cette phrase : Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère. Quelle est l’implication ? L’observateur actif continue à observer, il persévère dans cette voie. Il n’oublie pas son état. Il contemple la révélation de la laideur de son état de péché. Il voit tout ce qui ne plaît pas à Dieu dans sa vie et il ne désire qu’une chose, s’en dépouiller.
Il voit clairement ce que Dieu lui montre et il crie à Dieu : change mon cœur, Seigneur, et purifie-moi, que je sois comme toi, brise-moi, façonne-moi, oui c’est mon désir. Pouvons-nous imaginer ce qui se produirait si chaque enfant de Dieu, chacun d’entre-nous commencions à vivre de la sorte ? Une simple écoute de la Parole de Dieu n’accomplit pas notre devoir spirituel ! I faut la vivre, la mettre en pratique.
C’est cela la marque, le trait de caractère d’un véritable enfant de Dieu.
Jacques 1 : 25 s’achève avec cette grande déclaration « celui–là sera heureux dans son action même... celui–là sera heureux dans son obéissance ». La bénédiction n’est pas dans l’écoute mais dans la mise en pratique. Souvenons-nous toujours du commandement de Dieu à Josué 1 : 8 « Ce livre de la loi ne s’éloignera pas de ta bouche ; tu y méditeras jour et nuit pour observer et mettre en pratique tout ce qui y est écrit, car c’est alors que tu mèneras à bien tes entreprises, c’est alors que tu réussiras ».
Désirons-nous une vie spirituelle prospère, bénie, réussie ? Alors … attachons-nous à la Parole. Ecoutons-là, plongeons-y nos regards, méditons-la jour et nuit et elle commencera à transformer notre vie en nous révélant ce que nous sommes. Et cette loi parfaite, la loi de la liberté est le joug de Dieu à laquelle nous nous soumettons, mais elle est un joug doux et léger.
L’observateur actif met la Parole en pratique dans sa vie. La croissance, le progrès sont évidents/ visibles, c’est la foi agissante. C’est bien plus qu’une expérience momentanée, c’est l’application de la vérité qui change la vie.
Ainsi, la première exhortation de ce passage en ce qui concerne une réponse appropriée à la Parole de Dieu, c’est de l’écouter et de l’appliquer à notre vie. Être un auditeur attentif et un observateur actif !
Il y a deux autres éléments tout aussi importants, mais nous les garderons pour notre prochaine étude.
CONCLUSION Prière
Père, merci pour l’instruction que nous avons reçu de toi à travers ce passage merveilleux. Fais de moi, Seigneur, fais de chacun de nous des observateurs actifs, des faiseurs d’œuvre, nous qui avons tant entendu et reçu.
Préserve-nous, Seigneur du péché désastreux de négliger ta vérité, tes commandements, de cultiver une habitude d’oubli qui nous conduit à être séduits par de faux raisonnements. Apprends-nous, Seigneur à mettre en pratique la vérité de ta Parole, d’obéir à tes commandements.
Avant de chanter ensemble un chant de consécration à notre Seigneur, passons quelques instants dans la prière devant notre Dieu et sondons-notre propre cœur. Suis-je un auditeur oublieux ou bien un observateur actif ?