
27 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère. 28 Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. 29 Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. 30 Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.
- Matthieu 5.27-30 -
introduction
Matt 5 : 20 « Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux ».
Jésus évoque le sort des Scribes et des Pharisiens. Les scribes étaient ce que nous appellerions des notaires aujourd'hui. Certains s'occupaient principalement d'affaires civiles. D'autres plus particulièrement d'affaires religieuses et spirituelles. Ils étaient très scrupuleux des textes, de la lettre de la loi. Les Pharisiens quant à eux, étaient des prêtres. Stricts, ils désiraient restaurer en Israël un judaïsme pur. Pharisien veut dire « séparé » Ces deux groupes de personnes étaient l'élite de la société, l'élite de la morale, l'élite de la religion. Et Christ implicitement dit : ils n'entreront pas dans le royaume de Dieu ; et si nous ne les dépassons pas, nous n'irons pas non plus. Impressionnant ! Déclaration lourde de conséquence… La plupart des personnes pensent qu'elles seront sauvées " parce qu'elles n'ont pas tué, pas fait de crime ".
La question n'est pas de savoir comment nous voyons notre salut, mais comment notre justice est vue du côté de Dieu. L'homme naît séparé de Dieu. Il est pêcheur, et la seule possibilité pour accéder à Dieu, c'est la sainteté absolue.
Ainsi pour les Juifs de l'époque qui pensaient que l'on ne pouvait pas être plus justes aux yeux de Dieu que leurs chefs religieux, Jésus leur dit que leur justice doit surpasser celle des scribes et pharisiens pour pouvoir avoir droit de cité dans le royaume de Dieu. Le problème des Pharisiens et des scribes était qu'ils pensaient sincèrement que leur pratique de leur religion et leur souci d'interprétation de la loi les rendaient agréables et justes aux yeux de Dieu. Ils étaient inconscients et insouciants de ce qu'ils pouvaient être entièrement dans l'erreur et ils étaient aussi perdus que ceux qui vivaient sans religion. Le même problème touche les personnes aujourd'hui qui espèrent que Dieu les acceptera en raison de leurs pratiques religieuses et rituelles, tout le bien qu’elles font.
Faire le bien, c'est normal, mais en aucun cas méritoire. On ne s'acquittera jamais d'une dette aussi vaste que celle de nos vies de péché devant un Dieu saint. Dieu regarde la justice que nous pourrions acquérir par nous-mêmes et il déclare : c'est insuffisant
La personne qui est juste aux yeux de Dieu est celle qui se repent de sa manière de vivre, de ses péchés et qui regarde à Jésus, acceptant de se reconnaître coupable et que seul Jésus peut Lui pardonner, venir vivre en lui et par Sa présence le rendre juste aux yeux de Dieu.
Chaque personne qui est véritablement en Christ, née de nouveau, une nouvelle création, enfant du royaume des cieux a dû venir à Christ avec les attitudes décrites ici dans Matthieu 5 :
Avec un esprit brisé, en menant deuil sur son état de péché ; avec douceur et humilité devant le Dieu trois fois saint, avec une faim et une soif insatiable de justice, à la recherche de la miséricorde, la compassion et disposé à l’accorder aux autres ; avec le désir d’être pur de cœur et de connaître la paix avec Dieu et de la vivre. Toutes ces dispositions de cœur et attitudes étaient présentes en entrant dans le royaume spirituel. Ces attitudes de cœur et choix d’intention manifestent que nous sommes revêtus de la justice de Christ et ces choses doivent progresser et devenir des caractéristiques dominantes de nos vies dans le royaume auquel nous appartenons désormais.
- 1 Jean 2 : 29 « Vous savez que le Seigneur fait ce qui est juste ; reconnaissez, par conséquent, que tout homme qui accomplit ce qui est juste est un enfant de Dieu, né de lui ».
Logique. Un enfant sera comme son père, il aura un air de famille. Ceux qui sont nés de Dieu sont les enfants de Dieu, et on peut les distinguer parce qu’ils pratiquent la justice. Pratiquer, c’est quelque chose d’habituel et de caractéristique. Ce n’est pas qu’ils agissent selon la justice par intermittence, de temps à autre ; mais ils la pratiquent comme une habitude dans leur vie. Ils sont loin de le faire parfaitement — Un seul l’a fait. Et encore, comme nés de Dieu ils ont nécessairement Sa nature. Il est juste : nous le savons très bien. Alors ceux qui sont nés de Lui sont nécessairement caractérisés par la justice : il ne pourrait pas en être autrement. Ainsi donc quand nous voyons quelqu’un pratiquer réellement la justice, nous pouvons à bon droit admettre qu’il s’agit d’un véritable enfant de Dieu.
- 1 Jean 3 :7 « Mes enfants, ne vous laissez égarer sur ce point par personne : est juste celui qui fait ce qui est juste » c’est-à-dire ce qui correspond à la volonté de Dieu, tout comme le Christ lui-même est juste en accomplissant la volonté de son Père.
Nous ne pouvons être unis à Christ, nous ne pouvons pas faire l’expérience de la puissance de Dieu dans notre vie qui vous lave et vous purifie, nous ne pouvons vivre le merveilleux miracle de la sanctification et continuer à vivre selon le train de ce monde, selon les convoitises d’autrefois, selon notre ancienne manière de vivre héritée de nos pères. Alors, ne nous laissons pas séduire par des faux enseignants qui prétendent connaître Dieu et posséder une connaissance supérieure mais qui nient la nécessité de vivre une vie empreinte de sainteté, de pureté, qui nient la nécessité de l’obéissance aux commandements de Dieu, de la nécessité de repentance et de vivre la justice pratique exigée par Dieu.
Dans Matthieu 5 Jésus nous montre par des exemples de la loi comment la justice de Christ qui nous revêt vient à surpasser celle des scribes et des pharisiens, et nous donner le sens de la justice qui seul nous permet de vivre selon notre vocation de fils et filles du royaume des cieux.
Jésus entame à partir du verset 20 une description vertigineuse de ce qu'est la vie dans son royaume. Un disciple de Christ n'est pas une personne fondamentalement bonne, juste. C'est au contraire quelqu'un qui réalise à quel point il est loin des exigences d'un Dieu trois fois saint.
Le message du Christ de cette fin de chapitre 5 détruit tout sentiment d'auto-justification. Cette section débute avec le verset 20 : " si votre justice n'est pas supérieure à celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume de Dieu. " La barre n'est pas placée au niveau du socialement acceptable. Elle est élevée au niveau de la sainteté de Dieu Matt 5 :48 " Vous serez saints comme votre Père céleste est saint ".
Mais moi, je vous dit ! C'est comme si Christ disait : « tu penses que parce que tu n'as pas tué, ou pas commis l'adultère, que tu es juste à mes yeux. Mais tu n'as rien compris. Dans l'intention de ton cœur, dans la gestion de tes pensées, tu as déjà commis un meurtre ou un adultère. » En disant ceci, Christ montre que l'homme a besoin d'un apport surnaturel, divin. Il ne peut parvenir à ce niveau par ses propres efforts. Il a besoin de Christ, d’être revêtu de sa justice.
Christ pousse l'exigence de la Loi bien au-delà de l'acte, jusqu'à l'attitude et l'intention.
Ce que Dieu juge, c’est ce qui se passe dans le cœur de l’homme, la disposition intérieure et non pas juste ses actions visibles.
Il n’est pas difficile de comprendre qu’un péché ne peut pas être commis sans qu’il ait d’abord pris naissance dans le cœur du pécheur. Ainsi Jacques 1 : 15 déclare que c’est la convoitise qui enfante le péché. Il peut y avoir présence de péché sans qu’un acte quelconque ait été commis. Le péché est d’abord et avant tout une question d’intention et secondairement une question d’action. Il apparaît au niveau des dispositions du cœur et non pas au niveau de l’acte en soi. D’ailleurs, le fait de passer à l’acte ou non est bien souvent une question d’opportunité. Même si quelqu’un n’a jamais commis un certain péché dans son comportement, cela ne veut pas dire qu’il ne cédera pas à la tentation si jamais l’occasion se présente.
Il est tout à fait possible d’être innocent par rapport à un péché pour la simple raison que l’on n’a jamais été testé. Mais si les circonstances provoquent et touchent un point sensible des désirs, des passions de la chair, c’est là qu’on peut évaluer si on est vraiment sans reproche.
ILLUSTRATION : Une sœur quelque peu irritée m’a fait le reproche suivant après un culte : « Pourquoi est-ce que tu nous prêches constamment au sujet du péché » ? Elle poursuit : « Après tout, le péché dans la vie d’un enfant de Dieu est bien différent que le péché dans la vie d’un incrédule. »
Ma réponse à cette sœur agressive : « Oui, je suis d’accord avec toi. Bien que tout péché soit répréhensible pour un incrédule et pour un enfant de Dieu, le péché dans la vie d’un enfant de Dieu est différent…il est bien pire et bien plus grave dans les conséquences !» Chacun de nous doit traiter avec nos attitudes de rébellion envers Dieu et nos actes qui transgressent sa volonté pour nous car nos péchés brisent la communion avec notre Père céleste, ils blessent notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ qui a donné sa vie pour notre salut, et ils attristent l’Esprit de Dieu en nous.
Le péché se réfère à notre nature pécheresse et corrompue, les péchés aux actes répréhensibles que nous avons commis. Le péché dans tous ses aspects, formes et expression, est une révolte contre Dieu de la part de l’homme qui, par une décision intelligente et volontaire, refuse de se conformer à la nature de Dieu et d’obéir à sa volonté. En sa qualité d’être moral, créé à l’image de Dieu, il en porte la responsabilité, d’où l’extrême gravité du péché dans la révélation biblique.
Les deux premières conceptions erronées de la loi de Dieu que Christ redresse dans Matthieu 5 touchent les deux pulsions les plus puissantes et contrôlantes de l'humanité : la colère (que nous avons vu lors de notre étude précédente) et l'appétit sexuel. Ces deux forces dominent aujourd'hui les relations humaines.
Aucun film à succès ne peut faire l'économie de ce cocktail sexe/violence. Ce n'est malheureusement pas seulement une réalité médiatique, mais un quotidien cauchemardesque de notre société.
- Aux versets 21-26, Jésus prend un premier exemple de la loi, le sixième commandement : tu ne commettras point de meurtre (tu ne tueras point) pour ensuite donner l’interprétation correcte et la comparer à l'enseignement que donnent d'habitude les scribes et les pharisiens. Jésus leur dit en somme : qui est un meurtrier ? Je vous le dis : c’est celui qui se met en colère contre son frère, sa sœur, son prochain ; c’est celui qui méprise son frère, sa sœur, son frère, sa sœur, son prochain ; c’est celui qui maudit son frère, sa sœur, son prochain. Ainsi, le Seigneur Jésus s’attaque au péché de la colère, au péché du mépris et au péché de maudire, détruisant de ce fait toute prétention de justice. La colère est la racine du meurtre et selon Jésus, la colère et le meurtre méritent le même jugement.
- Ensuite, aux versets 27 à 30, le Seigneur prend un second exemple de la loi, le septième commandement :Tu ne commettras point d’adultère.
Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Les scribes et les pharisiens, selon la loi qui leur avait été transmise, déclaraient : si je ne commets pas d’acte adultère, d’infidélité, je suis donc juste et de ce fait j’entrerai dans le royaume des cieux. Faux, dit Jésus. Votre justice doit surpasser, être supérieure à celle-là ! Puis il donne un enseignement dévastateur qui les affecte profondément. Mais avant d’aborder l’enseignement du Seigneur, considérons le mot adultère. C’est un simple mot dont la définition du dictionnaire est la suivante : fait d’avoir volontairement des rapports sexuels en dehors des liens du mariage.
La sexualité, privilège légitime des couples hétérosexuels mariés (il est nécessaire de le préciser, de nos jours) fait l'objet de règles. Le bonheur ne vient pas en suivant les désirs intempestifs et les pulsions de notre chair. La notion de plénitude sexuelle est peut-être la plus accompagnée de mensonges et de dérives. Ceux qui pensent trouver l'épanouissement dans une totale liberté, se trouvent en fait de plus en plus contraints par cette liberté. Leur " toujours plus " devient vite " une chaîne de plus ".
Tu ne commettras pas d’adultère. C'est plus qu'important, c'est fondamental. C'est une règle de vie qui est bonne pour l'homme et la femme, bonne pour la société, bonne pour les enfants, la famille.
Seulement, il est possible que l’on puisse ressentir parfois le désir de commettre l'adultère sans pour autant commettre l'adultère. Vous voyez ce que je veux dire ? L'homme est conscient d'un bien et d'un mal, mais son cœur l'incline loin de ce bien. Alors il essaye de couper les cheveux en quatre.
ILLUSTRATION
Un des rabbins de Lyon par exemple respecte scrupuleusement la Loi de l'Ancien Testament en n’ayant aucune relation sexuelle avec sa femme pendant ses règles. Mais comme la Loi, selon lui, définit l'adultère en termes de relations avec une femme mariée, il se permet de coucher librement avec une jeune fille non mariée, car pour lui ce n'est pas un adultère. Ça l'est pour elle, mais, bon, ce n'est pas son souci principal.
- Deutéronome 22 : 22 « Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël. »
Je cite le cas de ce rabbin, mais je peux aussi citer des responsables d’églises et des curés. On se monte rapidement des excuses, lorsque l'on veut pécher. Et on essaie de redéfinir les termes, ou modifier le sens d'un acte pour que l'acte apparaisse plus acceptable.
Jésus-Christ scie à la base ce genre de réflexion et d'argument. Mon ami, l'adultère, ce n'est pas seulement deux organes sexuels qui se connectent. Mais moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis adultère avec elle dans son cœur.
Ce que Jésus leur déclare vient briser toutes leurs conceptions et illusions confortables que, juste parce qu’ils ne commettaient pas d’acte adultère/d’infidélité ils étaient saints, justes aux yeux des Dieu et des hommes. Leurs conceptions et illusions viennent se briser sur le récif de la vérité. Les paroles du Seigneur nous affectent tous également, tout comme les spécialistes de la loi dans notre récit.
Quiconque regarde. Si une femme se trouve devant mon champ de vision et je remarque qu’elle a une belle apparence, ai-je commis un péché ? Une femme peut se poser la même question car l’enseignement de Jésus ici ne s’adresse pas seulement au sexe masculin. Si une femme regarde un homme et qu’elle le trouve beau, a-t-elle commis un péché ? Est-ce bien ce que Jésus veut nous enseigner ? Si tel est le cas, il vaudrait peut-être mieux pour notre santé morale que nous soyons tous aveugles ! Remarquer au passage qu’une fille est jolie ou qu’un homme est beau ne fait pas de vous un pécheur. L’enseignement de Jésus est très spécifique à cet effet. Jésus parle de quelqu’un qui fixe du regard une personne avec le désir charnel de la posséder. Il est important de souligner l’intention qui est exprimée au travers de ce regard. Il s’agit d’un regard chargé du désir de coucher avec cette personne si l’occasion pouvait se présenter
Regardez bien ce verset, v. 28. …quiconque regarde une femme pour la convoiter…Dans le texte grec, nous avons un participe présent pour le verbe ‘regarder’, dénotant ainsi une action qui dure dans le temps. Il s’agit d’un regard soutenu avec lequel on dévisage quelqu’un. On regarde quelqu’un fixement. Le meilleur mot que je puisse trouver dans la langue française est le verbe ‘lorgner’, lorgner une femme, lorgner un homme. Donc, on ne parle pas d’un simple coup d’œil mais d’un regard insistant et chargé d’intention. Il s'agit de regarder d'une manière prolongée et intentionnelle, en construisant dans sa tête des schémas immoraux. En inventant un scénario de séduction, de conquête et de réalisation.
- Proverbes 16 :30 « Celui qui ferme les yeux pour des méditations perverses, celui qui se mord les lèvres, a déjà consommé le mal ».
- Job 31 : 1 « J'avais fait un pacte avec mes yeux ; comment aurais-je pu fixer mon attention sur une vierge ? » L'adultère n'est pas présent uniquement lorsque deux corps sont liés. Mais lorsqu’une intention est liée.
De nombreuses personnes prétendent observer scrupuleusement les dix commandements en apparence, mais elles conservent des envies malsaines dans leur cœur. Elles ne peuvent affirmer : « J’ai obéi au dixième commandement : Tu ne convoiteras pas » (Exode 20 : 17). « Convoiter » signifie désirer quelque chose de manière illicite, ce qui équivaut à vouloir pécher. « Convoiter » la femme, le mari de son prochain revient à vouloir commettre un adultère. Le péché n’est pas seulement dans l’action visible, il est déjà dans le désir égoïste et illicite.
A déjà commis adultère avec elle dans son cœur. Vous comprendrez dès lors pourquoi aucun homme ne peut paraître saint devant Dieu, par lui-même. Les scribes et les Pharisiens pensaient qu'ils iraient droit au paradis parce que justement, ils n'avaient pas tué, ils n'avaient pas couché avec une femme mariée. Mais c'est comme si Christ leur disait : as-tu jamais convoité une femme ?
Jésus a comme préoccupation majeure la source du péché et non pas nécessairement l’acte du péché. Il se souci du péché qui existe déjà au niveau du cœur car ce péché est tout aussi passible de jugement que le péché pleinement exprimé en action. Jésus veut nous faire comprendre que ce sont les intentions du cœur qui donnent naissance au péché. Et que le jugement de Dieu à l’égard du péché en tient compte. Si, dans votre vie intérieure, vous prenez plaisir à vous nourrir de pensées charnelles, Jésus nous dit que Dieu vous considérera comme étant responsables de ce péché.
Voyez-vous comment Jésus prêche une justice qui s’exprime par une très grande pureté morale. Et ses disciples ont l’instruction de s’y conformer. Souvenez-vous de ses paroles dans les béatitudes quand il fait mention de la pureté de cœur. Matthieu 5 :8 « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu! » Maintenant Jésus précise davantage ce qu’il veut dire par un ‘cœur pur’. ‘Avoir un cœur pur signifie ne pas donner refuge au péché dans son cœur. Vous vous assurez que les pensées charnelles ne puissent pas prendre place dans votre cœur.
La Bible nous rappelle dans Proverbes 23 : 7 « Car il est comme les pensées de son âme… » Comme un homme pense, tel il est. Ce que nous sommes se reflète dans les pensées qui occupent notre cœur. Et si nous permettons aux pensées mauvaises de continuer à nous influencer, un de ces jours, lorsque l’occasion se présentera, la tentation sera trop forte pour y résister. On décidera alors de passer aux actes. Le péché en intention devient ainsi un péché en action et il faudra alors faire face aux conséquences des actions.
Quelle est la gravité de ce problème ? Jésus est très clair à ce sujet. Si le péché existe dans votre cœur, vous devez y remédier promptement et drastiquement s’il le faut. Le problème du péché est tellement sérieux qu’il vaut mieux perdre un œil ou une main si c’est le prix à payer pour le résoudre plutôt que de ne rien faire et risquer de perdre son corps au complet en enfer.
- Matt 5 : 29 « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi. »
Voilà de très dures paroles. Devons-nous les interpréter à la lettre ? Est-ce que Jésus nous demande vraiment d’aller chercher un couteau pour nous arracher un œil ou encore pour nous couper la main ? Si c’est l’interprétation que nous devons donner à ce verset, alors j’ai bien peur que nous devenions tous des infirmes avant d’atteindre la fin de notre vie terrestre. Car qui peut prétendre avoir un cœur si pur que jamais une pensée charnelle ne lui traverse l’esprit ?
Comment réagiriez-vous à l’idée de perdre un œil ? Quel malheur ! Nous avons dans la langue française l’expression, ‘Ça nous a coûté les yeux de la tête’, pour signifier que nous avons payé quelque chose au prix fort. La perte est tout aussi pénible quand vous perdez l’usage de la main droite. Vous devenez un infirme, presque invalide.
Soyez disciplinés avec vos yeux afin de ne pas voir ce que vous n’êtes pas supposés regarder. Dans une situation de tentation, comportez-vous comme si vous aviez mortifié vos yeux. Vous les avez arrachés et vous êtes devenus aveugles. De même, soyez disciplinés avec l’usage de vos mains afin de ne pas toucher ce que vous n’êtes pas supposés palper. Dans une situation de tentation, comportez-vous comme si vous aviez la main coupée. Vous comprenez maintenant ce que Jésus veut dire ?
Il ne parle pas de mutilation, mais de mortification. D’ailleurs, s’arracher l’œil droite et couper la main droite nous laisse avec l’œil gauche et la main gauche qui peuvent eux prendre le relai pour ce qui est des regards pleins de convoitise et des actions illicites.
La question n’est pas de savoir si nous devons vraiment couper notre main. La question est de savoir ce que nous devons coupons dans notre vie afin de ne pas permettre à notre main de commettre le péché. Colossiens 3.5 « Mortifiez donc vos membres terrestres (Bible Darby)… Faites donc mourir tout ce qui, dans votre vie, appartient à la terre (Bible du Semeur)…
Dieu prend le problème du péché très au sérieux, tellement au sérieux qu’il nous demande de n’épargner aucun effort, aucune souffrance pour s’en tenir à l’écart.
- Cette mortification des œuvres de la chair ne peut s’effectuer sans l’aide du Saint Esprit. L’être humain, laissé à lui-même, ne possède pas la capacité de faire mourir le péché. C’est pourquoi Paul écrit en Romains 8 : 13, « Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez… » C’est par la puissance de l’Esprit Saint que nous parvenons véritablement à mortifier les désirs de la chair. Notre responsabilité consiste à inviter le Saint Esprit et à préparer le terrain sur lequel l’œuvre de la mortification s’accomplira. Et je vous ferais remarquer en passant que cette mortification ne peut pas avoir lieu vous êtes en train de lorgner une autre personne.
- Matt 5 : 29 (suite) « Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. »
Christ considère la joie éphémère que peuvent procurer certaines satisfactions des sens — alcool, drogue, sexe, sadisme, violence, masochisme, occultisme, matérialisme, etc. — lorsqu'elles sont considérées comme plus importantes que la relation avec Dieu. Il vaut mieux perdre un membre (même un œil, même une main bras) pendant quelques années sur terre que d'être plongé éternellement dans le feu de l'enfer. C'est la seconde fois que Christ parle de la géhenne — cette décharge dans la vallée de Hinnom près de Jérusalem où les détritus de la ville brûlaient nuit et jour, et que Christ a utilisé pour représenter et imager l'enfer.
En parlant de la fin des temps, l'apôtre Paul dans 2 Timothée 3 : 4 déclare que les hommes aimeront le plaisir plus que Dieu.
C'est ça que Jésus veut dire : si un plaisir illicite est une occasion de chute (c'est-à-dire te barre la route à Dieu), même le pire (comme une amputation) est préférable au fait de rester séparé de lui. Aucun plaisir illégitime ne vaut le risque de l'enfer. On parle peu de l'enfer dans les églises ces derniers temps. Le sujet est impopulaire. Il n'est pas politiquement correct.
Puisque Jésus en parle ici, prenons le temps de l'aborder. Hébreux 9 : 27 « Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement ». L'homme qui meurt demeure dans l'état où était sa relation avec Dieu. Celui qui s'est tourné vers le Christ, est lié à Lui. Ses péchés sont pardonnés, et il passe de ce monde ici-bas vers le Père. Son corps retourne à la poussière, mais son esprit va auprès de Dieu. D'où il attend sa résurrection et son corps de gloire. L'homme qui demeure dans son péché demeure séparé de Christ. A sa mort son corps retourne à la poussière, mais son esprit va dans un lieu qui s'appelle " le séjour des morts ". Selon Luc 16, cet homme réalise pleinement que sa séparation est complète, définitive. Il souffre pour lui-même, il identifie des sensations telles que la soif, la douleur. Il est pleinement conscient. Il attend lui aussi la résurrection.
Actes 24 :15 dit qu'il y aura une résurrection des justes et des injustes. La résurrection des justes est appelée " première résurrection ". La résurrection des injustes s'appelle " la seconde mort. ".
L'homme injuste ressuscite, plie le genou devant Christ (" tout genou fléchira " nous affirme Philippiens 2), puis il est plongé dans l'étang de feu. Après ? L'éternité. Sans répit, sans cesse, sans fin.
Dans Matthieu 25 : 46, Jésus dit « Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »
Le même adjectif décrit le châtiment et la vie. Eternel. L'endurcissement du cœur des hommes, qui s'opposent à sa justice, à sa perspective, refusent sa vérité, se détournent de son pardon, créent leur propre religion ou leur propre Dieu, trouve une réponse finale et sans appel.
L'enfer, c'est le juste jugement des hommes qui demeurent dans le péché. L'enfer c'est la norme. L'homme naît séparé de Dieu, par ‘héritage'. Il confirme cette séparation par ses propres péchés. Et s'il meurt dans cet état, il demeure séparé de Dieu. Pour toujours. C'est la conséquence logique de son péché.
Vous comprenez pourquoi Christ exprime que le péché est si grave, si sérieux, que les mesures les plus radicales sont nécessaires. Devant l'éternité, la perte d'un membre qui nous empêche de nous repentir, est largement insignifiante devant la peine éternelle.
Et Christ dit ces choses pour nous faire comprendre le sérieux de notre vie sur terre. Une seule vie pour découvrir Dieu. Où en êtes-vous avec Christ ? Etes-vous liés à lui ou séparés de lui ?
Si nous sommes liés à Christ en tant que Seigneur et Sauveur et que nous marchons en nouveauté de vie, fermement attachés à lui, voici le principe de vie :
- Ephésiens 4 : 21 -24 « si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, par rapport à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. »
Pour beaucoup d'entre nous, lorsque nous luttons avec le péché, nous cherchons à supprimer simplement les mauvais penchants, puis nous tombons et nous décourageons. Ainsi vit - on des hauts et des bas incessants et épuisants. Cela n'a pas besoin d'être comme cela. Puisque notre vieille nature a été crucifiée, nous avons la capacité maintenant de changer les pensées et les actes.
Bien aimés, les mauvaises pensées peuvent être remplacées par des pensées qui parlent de ce que Dieu attend de nous. La plupart d'entre nous réagissons en fonction des circonstances. Nous faisons nos choix en fonction du contexte. Un contexte physique, social ou professionnel négatif nous donne des sentiments négatifs. Nous nous donnons l'excuse des circonstances et à cause de cela, nos pensées, nos paroles et nos actions vont à l'opposé de ce que Dieu attend. Dieu fait une autre proposition : laisse l'Ecriture interpréter ton contexte de vie, contrôler tes sentiments et dicter tes pensées, tes paroles et tes actions et elles vont profondément se modifier.
1 Thessaloniciens 4 3-5 « Dieu veut que vous lui apparteniez entièrement ; il attend de vous une vie sainte, consacrée à son service. Cela veut dire, en premier lieu, que vous vous teniez éloignés de toute immoralité. Evitez toute licence dans le domaine sexuel, n’ayez rien à faire avec de tels dérèglements. Que chacun de vous sache gagner une parfaite maîtrise de son corps pour le respecter et le conserver dans la pureté et la sainteté. Il ne faut pas que vous vous laissiez entraîner par les convoitises sensuelles et dominer par les passions déréglées comme ceux qui ne connaissent pas Dieu. »