Matthieu 7 v 7-11

7 Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. 8 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. 9 Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? 10 Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? 11 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.
- Matthieu 7.7-11 -
INTRODUCTION
Dans son enseignement dispensé sur la montagne à ses disciples, le Seigneur Jésus aborde à tour de rôle tous les différents domaines de la vie d’un disciple de Christ, d’un enfant du Royaume de Dieu. Dans chaque élément de cet enseignement, c’est Christ, son caractère, ces attributs et ces actes qui sont exposés.
Le Sermon sur la Montagne expose la responsabilité du disciple qui s’est engagé à suivre Jésus. Il décrit en détail ce à quoi Dieu s’attend du chrétien au niveau de son caractère, ainsi que dans sa relation avec Dieu et avec ses semblables. Il souligne la nécessité de respecter les commandements de Dieu, d’obéir à la Parole de Dieu – d’avoir un engagement de cœur et pas simplement afficher une conformité aux lois et préceptes de Dieu. Il avertit du danger de l’hypocrisie des pratiques pieuses extérieures : prière, jeûne, aumône alors que la sincérité du cœur n’y est pas. Il met en garde contre le danger de l’inquiétude – une attitude qui révèle un manque de foi et de confiance en Dieu - par rapport à nos besoins et possessions matériels. Puis il condamne le jugement téméraire qu’il est aisé de porter sur les autres et il insiste sur l’importance d’être des disciples à l’esprit perspicace.
Si nous avez bien saisi l’enseignement de Jésus et si nous sommes absolument honnêtes avec nous-mêmes, ce sermon ne pourra pas faire autrement que de faire naître en nous un sentiment d’impuissance et de désespoir. Le disciple de Christ intègre, celui qui reconnaît son inaptitude à suivre les ordonnances du Seigneur, celui-là ira devant Dieu et dira, « Seigneur, comment pourrais-je me conformer à tes instructions ? Comment pourrais-je incorporer/intégrer l’enseignement du Sermon sur la Montagne à ma vie personnelle ? Si je m’en remets à mes propres forces et à ma sagesse, jamais je ne pourrai y parvenir. »
Voilà pourquoi dans cette dernière partie de son enseignement le Seigneur Jésus nous fait cette belle promesse dans Matthieu 7 : 7-8, et voici en quoi elle consiste « Demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvrira à celui qui frappe. »
Il nous dit : Je sais que vous n’avez pas la capacité d’observer toutes mes instructions. Je sais bien que la puissance et la sagesse vous font défaut. Mais faites-moi confiance. Demandez, et je vous donnerai ce qu’il vous manque !
Avec cette explication, le lien vient de s’établir ! Tout devient clair. Si le Seigneur Jésus n’avait pas prononcé ces paroles à la fin de son enseignement, je crois que nous serions tous réduits au désespoir. Qui ne le serait pas ? Un coup d’œil honnête à l’enseignement de Jésus suffirait à décourager ceux qui désirent sincèrement s’y soumettre. « Seigneur, je me sens tout à fait inapte à obéir à tes commandements. Je suis tellement faible, tellement égoïste. Comment puis-je aimer mon prochain d’une manière si altruiste ? Tu exiges un esprit humble, un cœur pur, la vérité, la compassion, un esprit indulgent, une vie intègre. Toutes ces qualités sont hors de ma portée. Jamais je ne pourrai mener une vie marquée par ces vertus si tu ne m’en donnes pas la force. »
Et c’est ici, à la fin de ce Sermon sur la Montagne, que Jésus nous donne une lueur d’espoir en nous promettant l’aide dont nous avons tant de besoin pour vivre selon sa volonté.
Et la prière, si on la définit dans le contexte du Sermon sur la Montagne, se traduit par une poursuite ardente de Dieu, de sa volonté et de sa justice. Matthieu 6 :9-10 « Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite. »
La prière c’est ouvrir notre cœur au Seigneur. C’est tout lui dire : nos réactions vis-à-vis des autres, des circonstances ; notre vie relationnelle avec les autres ; nos états d’âme, nos difficultés, nos épreuves, nos souffrances, nos adversités. C’est également Lui demander pour ce dont nous avons besoin, exprimer nos aspirations et nos désirs.
DEMANDEZ ET l'ON VOUS DONNERA
La requête est bien sûr adressée à Dieu dans le contexte de la prière. Il est important ici de bien comprendre ce grand principe qui s’applique à la prière : nous devons communiquer à Dieu ce que nous désirons. Il y a donc une condition qui régit l’activité de la prière. Si nous voulons que Dieu provoque la réalisation de nos aspirations, il faut le lui demander. Si nous demandons, nous recevrons. Si nous ne demandons pas, nous ne recevrons rien. Si nous cherchons, nous trouverons. Si nous ne cherchons pas, nous ne trouverons rien. À celui qui frappe, la porte sera ouverte. Si vous ne frappez pas à la porte, celle-ci restera fermée.
Je crois entendre comme l’écho d’une plainte douloureuse s’échappant de cœur même de Dieu lorsqu’il est obligé de nous dire dans Jacques 4 :2-3 « …vous ne possédez pas parce que vous ne demandez pas ». Puis au verset 3, le Seigneur nous avertit de ne pas demander à des fins égoïstes « Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. »
La meilleure définition de la prière, c'est demander. Ce n'est pas négocier, ce n'est pas ressentir, ce n'est pas tourner autour du pot, c'est demander à un Dieu tout puissant d'intervenir. Regardez la force de cette promesse : demandez, et l'on vous donnera…est-ce là ton expérience de vie chrétienne ? On doit admettre parfois que notre vie de prière n’est pas caractérisée par l'expérience de cette promesse.
Prier Dieu, ce n'est pas demander la voiture de ses rêves, la maison de ses rêves, le métier/travail de ses rêves, mais plutôt voir dans la même direction de Dieu, rêver dans la même direction que Dieu, et lui demander son intervention.
- 1 Jean 5 : 14-15 « si nous demandons quelque chose selon sa volonté il nous écoute : quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé. »
Si nous demandons quelque chose qui est conforme à sa volonté, il nous écoute. Honnêtement, n’avez-vous jamais regretté la condition qui s’est glissée dans cette promesse ? Ah ! s’il n’était pas écrit : selon sa volonté! Soyons sérieux : si Dieu fait le tri dans nos requêtes, s’il les passe au crible de sa volonté, ce n’est pas pour nous brimer, mais pour nous protéger. Il nous protège de nous-mêmes, de notre convoitise qui se déchaîne si facilement, de notre côté déraisonnable toujours prompt à prendre le dessus, de notre impatience qui veut précipiter les choses et les circonstances. C’est lui le Père et nous sommes ses enfants. C’est lui le Maître et nous sommes ses disciples. L’Éternel règne, Jésus-Christ est Seigneur ! Nos requêtes sont entendues, mais dans sa grâce le Seigneur ne nous charge pas de décider par nous-mêmes ce qui bon, agréable et parfait. Le Dieu qui est amour tient les rênes. Eh oui ! Il y a un pilote dans l’avion !
- 1 Jean 3 : 21-22 « Bien–aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. »
Bien–aimés, si notre cœur ne nous condamne pas : en marchant fidèlement dans l’obéissance aux commandements de Dieu, notre conscience ne nous accuse plus mais nous défend et l’insécurité de la condamnation de soi disparait et elle est remplacée par la confiance, l’assurance qui nous permet de nous présenter devant le trône de grâce de Dieu pour recevoir de sa main ce que nous lui demandons. Ceci est remarquable et pourrait être considéré comme étant prétentieux. Le mot assurance « parrhesia » en grec signifie confiance, hardiesse, liberté d’expression.
L’expression « quoi que nous demandions » du verset 22 nous présente un chèque en blanc, avec liberté à nous de le remplir comme des enfants aimants qui se précipitent en présence d’un père aimant pour lui adresser nos demandes, lui faire connaître nos désirs.
Mais le « nous » à qui ce chèque est présenté, est limité par ce qui suit aussi bien que par ce qui précède.
Ce sont ceux dont le cœur ne les condamne pas, ceux qui gardent Son commandement, et qui font ce qui Lui plaît. A de telles personnes on peut confier des chèques en blanc. Ce sont les chrétiens qui aiment en action, et non pas seulement en paroles ; ils sont marqués par cette obéissance qui plaît tant à Dieu. Celui qui est caractérisé par l’amour et l’obéissance aura ses pensées et ses désirs en harmonie avec ceux de Dieu de sorte qu’il demandera selon Sa volonté, et il recevra par conséquent les choses qu’il désire.
Nous pouvons nous adresser en toute confiance à Dieu car notre conscience est purifiée et que nous savons que ce que nous demandons, bien sûr selon sa volonté, il nous l’accorde.
Que demander selon sa volonté ?
- Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification — Dieu sanctifie-moi !
- Dieu veut que tous les hommes soient sauvés — Dieu envoie-moi !
- Dieu veut remplir nos cœurs de sa vie, de son espérance, de son amour, de sa force — Dieu remplis-moi et ceux qui m'entourent !
- Dieu veut que nous ayons de la sagesse — demandons-lui !
- De l'intégrité — demandons-lui !
- De la force pour résister aux pressions de la vie — demandons-lui !
MAIS CROYEZ VOUS QU'IL PEUT LE FAIRE ?
Dans nos demandes, nous implorons Dieu de nous accorder dans sa grâce toutes ces belles vertus mentionnées dans le discours de Jésus dans Matthieu chapitres 5 à 7. Notre recherche vise à trouver Dieu. C’est pourquoi nous frappons à la porte qui mène au trône de la grâce.
" Demandez… cherchez… frappez. "
Trois verbes à l'impératif présent. Il s'agit donc d'une action continue et prolongée. Ce n'est pas comme demandez donc une fois. Cherchez une fois. Frappez une fois.
Tous ces verbes expriment une action continue. En d’autres mots, il ne suffit pas de demander une seule fois et penser que Dieu s’occupera du reste. Il faut demander sans relâche, et alors vous recevrez. Cherchez avec persévérance et vous trouverez. Frappez inlassablement. Frappez, frappez, jusqu’à ce qu’on vous ouvre la porte.
Le disciple de Christ se caractérise par une détermination quasi teigneuse ! Quand il demande à Dieu quelque chose, il ne "lâche pas le morceau" facilement. Lorsque qu'il cherche Dieu, il ne s'arrête pas en route pour regarder les devantures des magasins. Et lorsqu'il frappe à une porte, il ne s'en va pas parce que celle-ci ne s'ouvre pas dans les 10 secondes.
Nous faisons tellement partie de la génération du prêt à porter, du fast-food, des médicaments qui enlèvent immédiatement toute peine, toute souffrance, que le concept même de détermination, d'engagement, de persévérance, de discipline est quasiment absent de notre vie. Surtout dans le domaine spirituel. Dieu, Lui, nous invite au contraire à persévérer.
CHERCHEZ ET VOUS TROUVEREZ
Dans le domaine de l'aspiration spirituelle Le problème souvent est bien notre impatience. Christ ajoute : cherchez, et vous trouverez. Les temps de sécheresse et les traversées du désert dans nos vies, sont l'occasion de rechercher Dieu. De Le découvrir davantage, d'exercer notre foi, de rechercher dans la prière la connaissance de sa volonté concernant un certain besoin où une certaine situation. En tant que disciples de Christ, nous sommes invités à exercer une recherche de Dieu, de sa justice, de son royaume spirituel.
Colossiens 3 : 1-2 « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut, et non à ce qui est sur la terre. »
v. 1 cherchez les choses d’en haut
Que votre préoccupation consciente de Christ gouverne votre manière de vivre. Cherchez les choses d’en haut n’est pas de nous préoccuper de ce à quoi ressemble le ciel mais plutôt de celui qui règne dans les cieux. Les choses d’en-haut sont les valeurs spirituelles qui sont enracinées dans le cœur de notre Seigneur Jésus-Christ glorifié. Les réalités que sont la tendresse, la bonté, la douceur, la compassion, la patience, la sagesse, le pardon…et par-dessus tout l’amour. Ce sont là les trésors du ciel, ce dont le cœur du Seigneur est rempli et si nous nous préoccupons de lui, ces choses rempliront également nos cœurs.
Ce sont ces valeurs-là dont le monde à désespérément besoin et si nous nous focalisons sur Christ et notre position en lui, nous serons à même de les vivre et de communiquer ce système de valeur céleste à ceux qui nous entourent.
Le verset 2 poursuit cette même pensée « pensez, attachez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. »
Quelque chose de très profond et simple ici : v. 1 cherchez, v. 2 : pensez/attachez. Non seulement nous cherchons les choses d’en haut, les choses célestes, mais nous pensons de manière céleste. Comment chercher sinon en y pensant ! Si nous cherchons les choses d’en-haut, nous devons orienter et programmer nos pensées dans la même direction. Chercher est une chose, mais il s’agit ici du comment. Pensez, attachez –vous. Comment notre pensée, notre intelligence est-elle renouvelée, transformée ? Par la Parole de Dieu ! Nous laisser entièrement transformés par le renouvellement de notre intelligence nous conduit à adopter une attitude intérieure différente. C’est donner à nos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de nous. Ainsi, nous serons capables de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plaît et qui nous conduit à une réelle maturité et de devenir porteurs, vases d’argile que nous sommes, du message céleste, divin.
Nous sommes appelés à percer des mystères, à prier pour des délivrances, à rechercher son intervention. A nous appelés à nous focaliser, nous concentrer et de méditer sur les vérités d'en haut.
Une priorité qui passe avant toute autre " Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus " (Matthieu 6 : 33).
Frappez et l'on vous ouvrira
Et non seulement faut-il demander, chercher, mais il faut demander avec insistance, inlassablement : frappez et l’on vous ouvrira. Il faut se montrer persévérant. Priez. Priez souvent et avec vigueur. J’oserais dire qu’il faut s’entêter à prier !
Lorsque nous prenons connaissance de la volonté de Dieu mais que nous nous heurtons à une porte fermée, nous avons à frapper et frapper encore jusqu’à ce que Dieu intervienne. C’est cela prier avec instance, avec insistance, avec persévérance. C’est la prière tenace qui manifeste notre foi et confiance, celle qui fait bouger les obstacles apparemment insurmontables à vue humaine…telles les montagnes. La prière de frappe qui persévère jusqu’à ce que l’impossible devienne possible.
Alors, la persévérance dans la prière ne signifie nullement de chercher à forcer la main de Dieu pour obtenir ce que nous désirons.
Cela signifie de rester en communion intime avec lui, conscients de sa volonté, et priant pour qu’Il accomplisse cette volonté et ce sans toutefois craindre l’exaucement. Notre Père sait de quoi nous avons besoin et il nous accordera tout ce qui est selon sa volonté pour nous, ce qui est bon, juste et nécessaire.
Au verset 8, Jésus sait que nous sommes lents à comprendre et parfois un peu dur d'oreille dans ce domaine, parce qu'il répète une seconde fois son affirmation, sous une forme un peu différente : Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvrira à celui qui frappe. "
Remarquez ce mot quiconque. Il y a quelque chose d'universel dans ce propos — on verra que c'est limité ensuite dans les prochains versets. Effectivement, ceux qui ne connaissent pas Christ peuvent avoir cette assurance, reprise par le prophète Jérémie 29 :13 « Vous me chercherez et vous me trouverez, car vous me chercherez de tout votre cœur ». Ce n'est pas que l'homme puisse arriver à trouver Dieu de lui-même. L'Écriture dit le contraire. Romains 3 : 11 « Nul n'est intelligent, Nul ne cherche Dieu ; Tous sont égarés, tous sont pervertis "
Mais l'homme qui cherche Dieu de tout son être montre par là même que Dieu l'appelle à Le connaître
Certains d’entre nous passent par des moments de tensions, de tentations, d’épreuves, de souffrance et d’adversité qui ne sont pas agréables à vivre. Ces choses nous poussent, nous forcent à rechercher Dieu et à nous appuyer plus sur lui. Etes-vous fortifiés par la dernière affirmation de cette promesse : " frappez, et l'on vous ouvrira ". Moi, oui !
Parfois nous craignons que Dieu n'a pas trop de temps pour nous, qu'Il est occupé à traiter des problèmes plus sérieux. Mais Dieu nous dit : " tu frappes, je t'ouvre. "
Dieu est bon ! Il accueille celui qui se réfugie en Lui. Il le couvre de biens, ce que les versets suivant nous disent.
la verité illustrée
Ayant donné cette merveilleuse promesse, Christ continue avec un exemple tiré de la vie de famille.
Matthieu 7 : 9-10 « Quel homme parmi vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain ? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? »
Jésus ne se fait aucune illusion sur la moralité des hommes (qu'il qualifie de " mauvais " un verset plus tard). Même avec un cœur mauvais, un père recherche généralement un minimum de bien-être pour ses enfants.
Un enfant se ferait mal à croquer dans une pierre s'il croyait que c'est du pain. Ce serait une blague cruelle que de donner ceci à un enfant qui a faim. Le père de famille doit pourvoir correctement aux besoins matériels les plus élémentaires de ses enfants.
Le serpent est un animal impur, selon Lévitique 29/13. Donner un serpent à la place d'un poisson, c'est mettre en danger la vie de son enfant. C'est également conduire son enfant à pécher contre l'Éternel. Quel père digne de sa fonction pourrait commettre un tel acte ?
Christ utilise cette image pour annoncer un principe fondamental sur lequel doit s'appuyer notre vie chrétienne.
ILLUSTRATION : Un pauvre père s'agite sur son lit. Les soucis, les inquiétudes font fuir le sommeil. Tout est sombre en lui ; il a une décision importante à prendre et il ne peut arriver à voir clairement ce qu'il doit faire. Tandis qu'il se tourmente, sa petite fille dans le lit à côté du sien se réveille et lui dit : "Papa, il fait si sombre, prends ma main." Elle étend sa main, cherchant celle de son père ; puis, lorsqu'elle l'a saisie, elle pousse un soupir de soulagement. Son angoisse a disparu et bientôt l'enfant se rendort paisiblement. Dans l'âme du père, un rayon de lumière est entré. Il se tourne vers Dieu qu'il connaît comme son Père : "Il fait si sombre, prends ma main," lui dit-il. Dans une ardente prière, il lui parle de tous ses soucis. La paix entre en lui. Il s'endort paisiblement ; Dieu se chargera de tous ses problèmes.
le principe
L’assurance que nous obtiendrons ce dont nous avons besoin lorsque nous le demandons repose sur le fait que Dieu est notre Père. C’est pourquoi Jésus nous décrit une situation dans laquelle un enfant va vers son père pour lui faire part d’un besoin. ‘Si vous étiez le père,’ nous fait-il remarquer, ‘allez-vous lui jouer un mauvais tour en lui donnant quelque chose qui ressemble à ce qu’il a demandé mais qui, en réalité, ne lui serait d’aucune utilité ou qui pourrait même lui être nuisible ? ’ Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Les parents aiment trop leurs enfants pour les tromper de la sorte. Ils veulent bien sûr ce qu’il a de mieux pour eux. Ils ne leurs donnent que de ‘bonnes choses.’
Puis apparaît ce puissant argument dans Matthieu 7 :11 « Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux en donnera-t-il de bonnes à ceux qui les lui demandent ».
La parole de Dieu utilise souvent cette expression, à combien plus forte raison pour faire une comparaison entre deux situations, la première se situant au-dessus de l’autre. Cette comparaison montre que si un énoncé s’avère juste dans une situation inférieure, il le sera davantage dans la situation supérieure. ‘Si vous qui êtes méchants (vous qui êtes pécheurs), vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à plus forte raison votre Père céleste, qui n'est que bonté, donnera de bonnes choses à ses enfants quand ils en font la demande dans leurs prières.’
Le principe est le suivant : Dieu est bon et désire donner de bonnes choses à ses enfants, par la prière. S'il y a une chose à retenir de ce message, c'est cela : Dieu est bon et désire donner de bonnes choses à ses enfants, par la prière. Regardons un peu plus en détail ce verset.
Vous remarquez que Dieu affirme clairement la méchanceté des hommes. Elle est universelle, même si elle ne s'exprime pas dans toute sa plénitude. Le roi Salomon constatait
- Ecclésiaste 7 :20 « il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche pas ».
- Romains 3.9-10 « Quoi donc ! sommes-nous plus excellents[b]? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, 10 selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, Pas même un seul ; 11 Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu ; Tous sont égarés, tous sont pervertis ; 12 Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul[c]; »
Le parallèle avec les versets précédents est simple. Puisque les hommes sont mauvais et qu'ils savent donner du pain et du poisson à leurs enfants, Dieu qui est un bon Père peut donner de bonnes choses, si on les lui demande. Seulement, de bonnes choses, on ne les voit pas toujours.
Christ commence le sermon sur la montagne par un " Heureux " péremptoire qui remplit d'espérance et d'attentes le cœur de celui qui devient disciple de Christ. Mais le bonheur n'est pas toujours notre expérience n'est-ce pas ? La sécheresse de notre marche avec Christ, pendant certaines périodes de nos vies, a parfois raison de notre espérance. Si Dieu ne répond pas à la prière dès la première prière, nous nous décourageons. Si Dieu ne nous aide pas à répondre à toutes les questions que nous nous posons sur un passage de la Bible dès la première lecture, nous la fermons en disant, la Bible, elle n'est pas claire.
Quelques mois ou années après notre conversion notre premier amour avec Dieu s'est émoussé, la lune de miel semble loin, et nous relisons des passages comme Jean 10 :10 où Jésus dit : " je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu'elles l'aient en abondance " et nos yeux se remplissent de larmes parce que l'on constate que l'on est encore tenté, que l'on est encore paresseux, que l'on est encore égoïste, ou en colère, et que si le salut s'obtient par la grâce, la vie chrétienne semble se vivre par la Loi, et que l'abondance, les flots d'eau vive n'inondent plus vraiment nos cœurs et ceux de nos amis.
Nous sommes parfois même confrontés à des événements qui nous font douter de la bonté, de l'amour et du souci de Dieu.
Que l’on perde notre emploi, ou la santé ; que l’on devienne veuf ou orphelin, une question lancinante se pose à soi petit à petit : Dieu, es-tu vraiment bon ? Pourquoi n'agis-tu pas ? Où es-tu ?
Parfois sous des formes plus subtiles. Les mésententes dans un couple, ou l'absence d'un conjoint quand on le désire tant, font crier l'âme : Dieu, es-tu vraiment bon ? Pourquoi n'agis-tu pas ?
Cela peut même prendre la tournure d'une accusation, d'une complainte. "Tu ne m'as pas donné un bon mari." "Tu ne m'as pas donné d'enfant" ou bien : "cet enfant que tu m'as donné, ce n'est pas vraiment celui que j'attendais — tu n'aurais pas pu le donner à mon voisin !"
Dieu, es-tu bon ? Je ne sais pas si cela touche une corde sensible pour vous, mais c'est certainement l'histoire de certains moments de ma propre marche avec Christ.
Voyez-vous, il est fondamental de trouver la bonté de Dieu là où elle se trouve, pas là où on la souhaite.
Dieu n'est pas distributeur de bienfaits matériels. Sa bonté de ne mesure pas à la taille de notre compte en banque, ou de notre capital santé, ou de notre réussite sociale.
La bonté de Dieu se mesure dans le fruit qu'Il veut faire naître en nous en nous conformant à la personne du Christ.
Le passage parallèle de Luc nous éclaire. Luc 11 : 13 « si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ? » Quelles sont les bonnes choses que Dieu a en tête ?
Quelles sont les bonnes choses que Dieu a en tête ? Le Saint Esprit !
Dieu qui vient dans le cœur de l'homme, nous donnant la vie spirituelle éternelle ! L'Évangile est une bonne nouvelle (Rom 10 :15)
Quelles sont les bonnes choses que Dieu a en tête ? Le Saint Esprit, dont le baptême spirituel nous unit aux autres chrétiens pour former un seul corps (1 Corinthiens 12 :13)
Quelles sont les bonnes choses que Dieu a en tête ? Le Saint Esprit ! Il nous est donné pour remporter la victoire devant nos tentations (Galates 5.17) et Il intercède par nous et pour nous (Romains 8 :26) Il nous révèle Dieu et nous fait comprendre la Parole de Dieu et tout ce que Dieu nous a donné par grâce (1 Corinthiens 2 :12).
Ces bonnes choses sont en fait résumées par ceci : "Christ en nous l'espérance de la gloire" (Colossiens 1 :27).
Les bonnes choses du Père, c'est l'abondance de sa grâce, de son amour et de son pardon, c'est notre adoption dans la famille du Père, où nous sommes élevés à la dignité du Christ.
Alors que nous arrivons sur la fin de cet extraordinaire discours du Christ, nous trouvons les paroles les plus encourageantes. Demande. Cherche. Frappe.
Soyez encouragés ! « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. » (Philippiens 1 :6)
Ne mesurons pas la bonté de Dieu dans les circonstances, ou les bénédictions ou les marques matérielles ! Mais dans l'œuvre de Dieu dans vos âmes.
Dieu œuvre en nous. Il met sa puissance au service de ses enfants qui font quoi ?
Qui prient dans la direction de la bonté de Dieu, qui cherchent dans la direction de la bonté de Dieu, qui frappent dans la direction de la bonté de Dieu.
CONCLUSION
Dieu est-il votre Père ? Etes-vous devenu son enfant ? Quand un enfant naît, qu'il soit baptisé ou pas ne change strictement rien. Il est fils d'Adam selon Romains 5, pécheur et séparé de Dieu.
Il n'est pas fils de Dieu. Mais Jean 1 : 12 dit ceci « à tous ceux qui ont accepté Christ, Dieu a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu. »
L'avez-vous accepté ? Posée ainsi, la question est alléchante ! Qui ne voudrait pas avoir Dieu dans sa vie ? L'apôtre Pierre explique la chose ainsi « repentez-vous et convertissez-vous pour que vos péchés soient effacés (Actes. 3 :19) »
« Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5 :8)
Souhaitez-vous vous détournez de vos fautes pour faire confiance au pardon que Dieu donne ?
Et nous qui avons Dieu pour Père. Sommes-nous découragés, loin de la bonté de Dieu ?
Peut-être avez-vous baissé les bras… Puis-je vous encourager à demander… chercher… frapper à la porte d'un Dieu bon qui veut nous relever ?
Peut-être avez-vous pris l'habitude de mesurer la bonté de Dieu par les circonstances (bonnes ou mauvaises), et qu'en ce moment, les circonstances sont un peu défavorables…
Laissons à Dieu le soin des circonstances. Il les maîtrise, il les fera concourir à notre bien, même les difficultés.
ILLUSTRATION : Il y avait un naufragé sur une île déserte, qui péniblement avait réussi à se construire une petite hutte, pour être à l'abri des bêtes et des intempéries. Un jour, il revient vers sa hutte… elle était partie en fumée. Il s'est agenouillé et a crié "mais Dieu, Tu m'as enlevé la seule chose qui me restait ! ". Quelques temps plus tard, un bateau s'approche de l'île et le récupère. Tout heureux il demande : "mais comment avez-vous su que j'étais là ?" - "On a vu la fumée !"
Laissons les circonstances à Dieu. Le centre de sa bonté et de son action, c'est dans la transformation de notre vie à l'image de Christ. C'est là qu'il faut aller. C'est de ceci que nous devons nous préoccuper.
Et Dieu peut nous délivrer et nous relever. Avez-vous confiance en sa bonté ?