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INTRODUCTION Mariage et divorce : Matthieu 5 31-32

Jésus entame à partir du verset 20 une description vertigineuse de ce qu'est la vie dans son royaume. Un disciple de Christ n'est pas une personne fondamentalement bonne, juste. C'est au contraire quelqu'un qui réalise à quel point il est loin des exigences d'un Dieu trois fois saint.

Le message du Christ au chapitre 5 détruit tout sentiment d'auto-justification et de suffisance de la part de ceux qui s’estiment, à leurs propres yeux, justes devant les Dieu et les hommes.  Cette section débute avec le verset 20 : " si votre justice n'est pas supérieure à celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume de Dieu. " La barre n'est pas placée au niveau du socialement acceptable. Elle est élevée au niveau de la sainteté de Dieu Matt 5 : 48 " Vous serez saints comme votre Père céleste est saint ".

Mais moi, je vous dit !  C'est comme si Christ disait : « tu penses que parce que tu n'as pas tué, ou pas commis l'adultère, que tu es juste à mes yeux. Mais tu n'as rien compris. Dans l'intention de ton cœur, dans la gestion de tes pensées, tu as déjà commis un meurtre ou un adultère. » En disant ceci, Christ montre que l'homme a besoin d'un apport surnaturel, divin. Il ne peut parvenir à ce niveau par ses propres efforts. Il a besoin de Christ, d’être revêtu de sa justice.

Christ pousse l'exigence de la Loi bien au-delà de l'acte, jusqu'à l'attitude et l'intention.

Ce que Dieu juge, c’est ce qui se passe dans le cœur de l’homme, la disposition intérieure et non pas juste ses actions visibles.

Jésus a comme préoccupation majeure la source du péché et non pas nécessairement l’acte du péché. Il se souci du péché qui existe déjà au niveau du cœur car ce péché est tout aussi passible de jugement que le péché pleinement exprimé en action. Jésus veut nous faire comprendre que ce sont les intentions du cœur qui donnent naissance au péché. Et que le jugement de Dieu à l’égard du péché en tient compte. Si, dans votre vie intérieure, vous prenez plaisir à vous nourrir de pensées charnelles, Jésus nous dit que Dieu vous considérera comme étant responsables de ce péché.

Matthieu 5 :27 « Mais moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis adultère avec elle dans son cœur ». De nombreuses personnes prétendent observer scrupuleusement les dix commandements en apparence, mais elles conservent des envies malsaines dans leur cœur. Elles ne peuvent affirmer « J’ai obéi au dixième commandement : Tu ne convoiteras pas » (Exode 20 :17). « Convoiter » signifie désirer quelque chose de manière illicite, ce qui équivaut à vouloir pécher. « Convoiter » la femme, le mari de son prochain revient à vouloir commettre un adultère. Le péché n’est pas seulement dans l’action visible, il est déjà dans le désir égoïste et illicite.

Matthieu 5 : 31 Jésus s’attaque à ceux qui, tout en niant de la faire, s’adonnent à l’adultère, et ce, à leurs propres yeux, en toute légalité « Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce ».

Le problème du divorce était vivement débattu dans la société juive. Il existait alors deux principales écoles de pensée qui apportait leur propre interprétation du passage de Deutéronome 24 :1-4 que Jésus cite ici : « Lorsqu'un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne plus obtenir sa faveur, parce qu'il aura trouvé en elle quelque chose d'inconvenant, il écrira pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison ».

  • La première école de pensée est celle du rabbin Hillel qui adoptait une position libérale en permettant le divorce pour tout sujet de plainte, que le mari aurait contre sa femme, tout ce qui pourrait lui déplaire chez son épouse. Par exemple, ce quelque chose d’inconvenant pourrait que sa femme soit une mauvaise ménagère ou mauvaise cuisinière – ne pas garder la maison propre ou laisser trop cuire le pain ou bien faire brûler un plat pourrait être un motif suffisant de lui donner une lettre de divorce. Cela rendait les hommes maîtres absolus et rendait la vie misérable pour les femmes hébreux/juives. Si le mari adhérait à la position d'Hillel, il mangeait probablement de bons petits plats cuits comme il faut. En ignorant l'intention de Dieu des liens du mariage (un homme, une femme, une vie), ils recherchaient la faille qui permettait de sortir d'un mariage, la tête haute.
  • L'autre école de pensée, celle du rabbin Shammai, beaucoup plus conservatrice, affirmait que le divorce devait être strictement limité et ne pouvait être autorisé que dans des situations extrêmes. Il n'était donc permis que dans le contexte d'une faute grave impliquant une immoralité sexuelle.

Devinez quelle était la position la plus populaire ? 

Les points de vus n’ont guère évolué, car on les retrouve encore de nos jours à travers le monde et même dans l’Eglise. Aujourd'hui, le divorce suscite la controverse au sein de l'église. La situation est souvent rendue confuse par la diversité des opinions. À une extrémité, il y a des gens qui pensent qu'il n'existe aucun motif pour légitimer le divorce. D'autres soutiennent que le divorce peut être permis si le couple n'arrive pas à s'entendre et que la relation cause plus de torts que de bien.

Matthieu 5 : 32 « Mais moi, je vous dis : Quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ». Jésus déclare tout simplement : en répudiant votre femme par une lettre de divorce, vous commettez l’adultère. Comment ça ? En prenant appui sur la tradition rabbinique populaire (la plus populaire !) il leur était tellement facile de divorcer qu’ils ne commettaient pas un acte d’adultère. Tout ce qu’il fallait faire c’est de s’occuper de la paperasserie, observer la soi-disante loi pour être au clair et juste devant Dieu, pour ensuite se remarier et avoir une relation avec qui ils voulaient.

Je dis bien la soi-disante loi, car c’est là tout le problème que Jésus souligne : l’interprétation erronée du passage de Deutéronome 24 les ont amenés à le transformer en un commandement – il faut divorcer. L’intention de Dieu n’est pas d’approuver le divorce mais de simplement faire comprendre aux hommes une réalité :  divorcer pour quelque chose d’inconvenant autre que l’adultère (immoralité sexuelle) conduit à l’adultère. Matthieu 5 : 32 « Quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. »

Dans l’A.T., Dieu reconnait le divorce en tant qu’une réalité dans les relations humaines. Il reconnait la lettre de divorce comme une réalité. Mais Dieu n’a jamais approuvé le divorce, bien au contraire ! Directement ou indirectement dans plusieurs autres passage – Deutéronome 22, Lévitique 21, Esaïe 50, Jérémie 3 Dieu n’a jamais approuvé ni ordonné une telle chose. Il reconnait simplement que le divorce existe en tant que concession à un peuple pécheur.

Aux affirmations des chefs religieux et les gens du peuple qui déclaraient : nous sommes justes parce que nous ne commettons pas d’actes d’adultère ; Jésus leur répond : oh mais que si ! Ce désir égoïste illicite est dans vos cœurs par la convoitise et vous commettez l’adultère par vos divorces répétés que vous commettez en déformant la Parole de Dieu pour vous donner bonne conscience, c’est-à-dire divorcer pour un motif autre que l’immoralité sexuelle de votre femme.

Car ce faisant, vous forcez votre femme à l’adultère en se remariant, vous poussez l’homme qui la prend pour femme à commettre l’adultère ainsi que la femme avec laquelle vous vous remariez.

Le point important à souligner c’est que le divorce autre que pour cas d’adultère conduit à l’adultère. C’est séquentiel.

31 Il a été dit: Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce32 Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère.

- Matthieu 5.31-32 -

COMMENT CONSIDERER LE DIVORCE

Comment devons-nous considérer le divorce ? Le divorce doit-il être approuvé sur la simple base d’incompatibilité entre un homme et une femme ou bien le mariage doit-il être considéré comme un lien sacré qu’il ne peut être dissolu que dans des situations extrêmes ?

Ce qu’il faut souligner, c’est que notre attitude envers le divorce exprime très clairement notre attitude envers le mariage.

Dans le chapitre 19 de l’Evangile selon Matthieu, Jésus esquisse pour nous sa pensée à l’égard du divorce et sa réponse à la question soulevée par les pharisiens nous apprend bien des choses au sujet de la relation du mariage intentionnée par Dieu.


LA REPONSE DE JESUS AUX PHARISIENS 

La parole de Dieu permet-elle la dissolution des liens du mariage ? Malgré la polémique, la réponse de Jésus est claire : le divorce n'est presque jamais permis.

Lisons Matthieu 19.1-9.

Lorsque Jésus eut achevé ces discours, il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades.  Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair?  Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ?  Il leur répondit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

Le premier verset prépare la scène. C’est un résumé du ministère étendu du Seigneur après avoir quitté la Galilée pour la dernière fois. Son ministère l’amène à parcourir la Samarie et la partie nord de la Judée. Pendant ce périple, Jésus envoie les soixante-dix disciples, deux par deux, dans les contrées pour prêcher la bonne nouvelle du royaume de Dieu.

Se trouvant désormais sur la rive droite du Jourdain, dans la région appelée Pérée, il enseignait la foule lorsqu’un groupe de pharisiens se présente afin de le tester, de l’éprouver. C’est-à-dire, tenter de trouver une faille dans son enseignement afin de le discréditer. Ils choisissent donc un sujet très controversé : la question du divorce.

Passer maîtres dans l’art de la manipulation, ils pensaient avoir finalement tendu un piège auquel Jésus ne pouvait échapper. Leur plan était de pousser Jésus à prendre une position entre les deux écoles de pensées concernant le divorce. Comme cela, peu importe le camp qu’il choisirait, ceux qui soutiennent l’autre point de vue seraient offensés.

Pour répondre à cette question, il est nécessaire de retourner à la définition du mariage. C'est ce que Jésus a fait avec les Pharisiens. Il n'a pas voulu parler du divorce sans leur avoir rappelé l'intention originelle de Dieu pour le mariage (Matthieu 19 : 4-6). C'est comme s'il leur disait, Il n'est pas possible de discuter de votre question sans connaître ce que Dieu voulait en instituant le mariage.

Dans sa réponse, Jésus développe deux arguments. Premièrement, il ramène ses interlocuteurs en arrière en évoquant le pourquoi de la création de l’homme et de la femme. Puis, il va même plus loin en mettant en évidence la manière dont Moïse traite avec le problème de la dureté du cœur des hommes et des femmes.

Matthieu 19 : 4-6 : « Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. »  

Nous connaissons bien ces paroles. Elles sont souvent citées lors de cérémonies de bénédiction nuptiale mais, hélas, souvent et tragiquement ignoré après.

Jésus ramène ses détracteurs bien au-delà de la loi promulguée par Moïse, il les ramène au tout début, la création.

 C’est là que le problème a commencé, bien avant que la loi ne soit donnée. La loi n’est venue que pour révéler le problème qui existait déjà. Le vrai problème n’est pas le divorce, mais le mariage. Pourquoi préserver le mariage ? Quelle est la motivation pour la sauvegarder à tout prix ? Jésus nous en donne la réponse.

au commencement il y a le mariage

Trois choses importantes, trois facteurs sont à retenir : l’action de Dieu, le plan de Dieu et l’avertissement de Dieu.

Ces trois principes nous aident à saisir le plan de Dieu pour la relation de mariage.

Premièrement, Jésus nous oriente vers les actions de Dieu.

Matt 19 :4 « Mais au commencement de la création, Dieu fit l'homme et la femme ».

Dieu a créé l’être humain, l’homme et la femme, de sexe différent. C’était son plan. Tout le processus de la création, en commençant avec le premier jour, s’orientait vers ce but ultime. Tout ce que Dieu accomplit, du verset 1er de Genèse 1 jusqu’à la formation de l’être humain était axé vers ce but. De là l’extrême importance que Dieu attache à la nature sexuelle de l’humanité. Il a créé l’homme et la femme, psychologiquement et biologiquement différent, pas d’inégalité, juste différent afin qu’il se complètent l’un, l’autre. C’était son plan. Une différence qu’il faut accepter et célébrer, non pas gommé comme le souhaiterait le mouvement féministe d’aujourd’hui.

Bien que cette différence physique et psychologique soit une réalité, nous ne pouvons pas oublier que dans le domaine spirituel, cette différence n’existe pas. L’homme et la femme son identiques spirituellement, égaux devant Dieu.

Galates 3 :28 « Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car vous tous, vous êtes un en Christ-Jésus ».

Voilà la véritable unité au sein de l’Eglise, la famille de Dieu. Quels que soient nos différences, en tant qu’enfants de Dieu nous sommes un en Christ-Jésus.

Dieu nous a fait mâle et femelle. C’était son dessein pour l’humanité afin que l’équilibre, la beauté et la richesse de cette différence amène les hommes et les femmes à vivre leur sexualité selon l’intention de Dieu…le but ultime étant cette harmonieuse unité en Christ.


Deuxièmement, Jésus parle du plan de Dieu pour le mariage entre un homme et une femme

Matt 19 : 5 « c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux époux deviendront une seule chair. » 

Notons la phrase : c’est pourquoi. Pour quelle raison ? Pour la raison que Dieu a créée l’homme et la femme. Formés homme et femme afin qu’ils quittent père et mère pour ne devenir qu’un.

Il y a tant d’implications qui sont contenues dans cette déclaration. Premièrement, elle exclut définitivement les relations et mariages homosexuels. Dans le plan de Dieu, le mariage n’est pas établi pour deux personnes du même sexe. Cette pratique est une déformation totale, une violation du plan de Dieu…elle est contre nature.

Cette déclaration exclut également la polygamie. Il n’est pas question d’hommes et de femmes au pluriel, c’est au singulier parce que le mariage établit par Dieu c’est qu’un homme et une femme deviennent un. La déclaration de Jésus rend également clair que cette relation est la plus élevée qui soit dans cette vie. Elle prime sur tous les autres relations. Le lien du mariage est plus grand que le lien de sang, de parenté et de culture.

Jésus ne dit pas que l’homme et la femme deviendront une équipe, des partenaires, des associés. Non. Il dit une seule chair…une fusion totale de deux êtres dans une relation intime et intense. C’est le but du mariage dans le plan de Dieu.

Deux personnes distinctes et différentes, deux personnalités différentes, deux personnes avec des qualités et défauts différents qui fusionnent, qui deviennent une seule chair. Et cela n’arrive pas dès l’instant que les vœux sont prononcés, ni lorsqu’il y a des rapports sexuels. Ces choses démarrent le processus, mais ne le complètent pas, ne l’achèvent pas. Cela prend toute une vie pour l’accomplir. Le mariage est le processus ou deux personnes deviennent un pendant toute une vie ensemble.

Dieu n’a pas institué le mariage pour que l’homme et la femme cohabitent simplement comme camarades de chambre, chacun vivant de son côté sous le même toit tout en partageant le même lit.

Ni qu’un couple se dispute et ne se sépare chaque fois qu’un conflit et problème ne surgissent, car cela relève d’une dureté de cœur. Ce que Dieu désire c’est que deux cœurs tendres, aimant, patients, plein de pardon s’unissent dans une relation sécurisée par un engagement total l’un envers l’autre, cherchant à résoudre ensemble les problèmes.

ILLUSTRATION : Deux acteurs de scène connaissant un grand succès pour leurs interprétations des œuvres de Shakespeare, mariés depuis 48 ans, étaient célèbres pour leurs querelles, sur scène et dans les coulisses. Après la mort de son mari, un ami demande à Madame Thorndike si elle avait, au cours des quarante-huit années tumultueuses de mariage si elle avait considéré le divorce. La réponse fut : Le divorce ? Ah, ça, jamais…mais le meurtre, ça oui, et très souvent !

Le but en tant que mari et femme dans le plan de Dieu est de devenir un en Christ. Non pas agir en tant que rivaux, mais comme alliés. Un mariage réussi n’est pas une relation où les problèmes n’existent pas, mais une relation ou le mari et la femme apprennent à coopérer pour résoudre les problèmes. Dans une relation de mariage selon le plan de Dieu, ni l’un ni l’autre ne dit : je jette l’éponge. C’est trop dur. J’abandonne.

Chacun des deux ont conclu une alliance, formulé des vœux pour rester ensemble, dans les bons comme dans les mauvais jours, s’appuyant sur Dieu pour adoucir toute dureté de cœur entre eux.

Un mariage réussi n’est pas un produit mais un processus. C’est un voyage, un parcours, non pas une destination. Tout comme le divorce – un mariage raté – révèle au monde la dureté de cœur, un mariage chrétien réussi est un témoignage au monde de l’amour, de l’acceptation et du pardon que deux personnes peuvent vivre et exprimer l’un envers l’autre sous la Seigneurie de Jésus-Christ.

Alors qu'est-ce que le mariage ? Selon la perspective biblique, le mariage est d'abord et avant tout une alliance, une alliance entre un homme et une femme qui s'engagent librement à vivre en commun. Cette union exclut toute autre personne.

Elle est le lien le plus intime qui existe sur la terre, étant plus important même que celui qui existe entre un parent et son enfant. Elle comprend la camaraderie (Genèse 2.18), la complémentarité (Genèse 2.18, 20) et la procréation (Genèse 1.28). 

Le mariage est aussi la plus durable des relations humaines. Jésus insiste sur le fait qu'il constitue une obligation pour la vie. Le divorce n'est donc pas une option valable, sauf dans une situation particulière. La seule cause légitime de divorce, dit Jésus, est l'immoralité sexuelle. Il s'agit du terme grec porneia qui a aussi pour traduction les mots infidélité, adultère, fornication, et inconduite sexuelle. Pourquoi l'adultère est-elle la seule raison admise pour le divorce ? Parce qu'en cas d'adultère, les liens du mariage sont déjà dissous de fait. La violation volontaire de l'engagement de fidélité dans le mariage brise ipso facto la relation conjugale.

Troisième principe que Jésus soulève est en fait un avertissement de Dieu.

Matt 19 :6 « Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint ».  

Notons bien que Jésus élève la question bien au-delà de la conception juive du mariage de l’époque. La conception juive, reflétée par la loi, était que seul le mari pouvait divorcer sa femme. Mais le Seigneur place et l’homme et la femme sur un plan d’égalité. Non seulement une femme peut être sanctionnée pour avoir commis un adultère, mais l’homme peut l’être également. Jésus rend l’un comme l’autre responsable du maintien de la pureté et de la fidélité de la relation de mariage.

Il déclare que l’adultère, l’infidélité sexuelle, détruit l’œuvre de Dieu qui est de construire l’unité au sein du couple. La phrase « ce que Dieu a uni » ne se réfère pas à la cérémonie de mariage. Dieu unit deux êtres en une seule chair, non sans douleur et exaspération de leur part. L’union de mariage est son œuvre. Dieu utilise chaque aspect de cette relation, y compris les épreuves et les conflits par lesquels le couple passe pour un but précis :

Façonner leur âme, mettre en lumière les domaines où la dureté de cœur est présente, de briser et d’adoucir ces domaines de dureté. C’est tout un processus que Dieu effectue pour produire, pour établir le caractère de Christ en chacun, mari comme femme.

Je conseille souvent aux couples chrétiens d’accrocher un petit panneau dans un endroit qu’ils ne manqueront pas de voir plusieurs fois par jour avec l’inscription suivante : Attention, chantier en cours… Dieu est à l’ouvrage !

C’est ce qui se produit dans la vie de couple. Dieu est en train de former une unité, créant une relation d’une beauté exquise, un chef d’œuvre.

C’est pourquoi les relations sexuelles sont une composante cruciale dans le mariage. Les rapports sexuels sont une image visible de ce que la relation de mariage doit être et c’est pourquoi Dieu déclare qu’ils doivent être réservés pour le mariage.

Ce que le Seigneur affirme avec cette belle métaphore, c’est que la relation de mariage devrait suivre le cours naturel des choses, tels que l’union sexuelle.

Cette relation commence avec la séparation et la polarité de deux individus, mâle et femelle. Elle se poursuit à travers le temps avec un rapprochement, une réjouissance et échange toujours grandissants et qui conduisent à ce sentiment d’unité, de satisfaction et de paix.

Chaque rapport sexuel entre un homme et une femme au sein d’une relation de mariage est l’image de ce miracle de Dieu par lequel de deux il n’en forme qu’un. C’est pourquoi tout acte ou pensée d’adultère, d’infidélité sexuelle, endommage et détruit l’œuvre de Dieu.

Pour ceux qui ont vécu les douleurs atroces d’un divorce, souvent victimes de la trahison de l’autre, je ne veux pas infliger le sentiment d’une condamnation. Mais je veux rendre claire ce que le Seigneur Jésus répond aux pharisiens. Et il n’y a pas d’équivoque dans ses propos. Le divorce est une violation de l’intention de Dieu pour le mariage. Chaque fois qu’un divorce se produit, c’est une conséquence du péché.

Cela ne veut pas dire que le divorce n’est jamais nécessaire. Lorsqu’un des époux violente et met en danger la vie de l’autre et/ou les enfants, la manifestation ultime d’un cœur endurci, il n’y a plus de mariage qui vaut la peine d’être sauvé. Personne ne doit rester dans une relation empreinte d’abus et de violence et les enfants doivent toujours être protégés de telles choses. Mais des cas si extrêmes souligne à nouveau le fait que la séparation et le divorce sont la conséquence du péché.

Après avoir détaillé le plan de Dieu pour un mariage sain et citant la Genèse, Jésus donne la raison pour laquelle la loi de Moïse permettait le divorce.

REPONSE DE JESUS SUR LE DIVORCE

Notons la réponse de Jésus à la question des Pharisiens Matthieu 19 :7 « Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier » ?

Sa réponse ne se fonde pas sur sa parole ni son avis. Il les renvois à l’autorité de la loi donnée à Moïse. Jésus a toujours soutenu l’autorité des Ecritures et s’en est toujours référé, sans jamais la contredire.

Il est écrit à toujours été son approche et c’est pour cette raison qu’il renvoi les pharisiens à la loi qu’ils étaient sensées connaître.

Matthieu 19 :8,9 « Il leur répondit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. »

Mais il ne s’arrête pas là. Il rend la loi plus claire. Il interprète les paroles de Moïse pour les pharisiens et nous révèle par là même quelque chose que la loi ne nous dit pas. Jésus donne l’ultime raison pour laquelle Moïse autorise le divorce : c’est à cause du cœur endurci des hommes que Moïse autorisait le divorce. Que veut-il dire par là ?

Jésus déclare que le divorce révèle publiquement ce qui se passe en réalité dans la vie privée d’un homme et d’une femme mariés. C’est ce que la loi a toujours accompli. Romains 3 :20 nous dit « Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché ».

Ainsi, en tant que dispensateur de la loi, Moïse donne instruction, pas un commandement, concernant le divorce afin que ce qui se passe au sein d’une relation, de la vie de couple et de famille puisse paraître au grand jour et que tous puissent le constater.  Et qu’est-ce qui se passait en Israël lorsqu’un divorce était prononcé : l’endurcissement du cœur.

Qu’est-ce qu’un cœur endurci ? Dieu a créé l’homme avec un cœur rempli d’amour, de générosité, de patience, de douceur, de tolérance, de compassion, de pardon et de transparence. Le péché a tout gâché, remplaçant ces qualités admirables et belles avec celles de la dureté, c’est-à-dire : l’égoïsme, la rancune, l’impatience, l’étroitesse d’esprit, l’indifférence, l’animosité, l’hostilité, la duplicité, le manque de pardon, etc. Le terme dureté de cœur, cœur endurci est employé de manière répétée dans la Parole de Dieu. Dans Exode 8 à 10, Moïse se présente devant Pharaon pour lui donner le message de la part de Dieu : laisse aller/partir mon peuple/libère Israël. Et par le récit biblique déclare que Pharaon endurcit son cœur et n'écouta pas. Pharaon avait décidé qu’il allait agir comme bon lui semble, selon sa volonté bornée, refusant d’écouter le message de Dieu. Il préférait ignorer ce message et de n’en faire qu’à sa tête. Bien mal ne lui en a pris !

Chaque fois que nous prenons connaissance et que nous savons ce que Dieu désire pour nous, ce qu’il attend de notre part et que nous choisissons volontairement de lui désobéir, nous endurcissons notre cœur. Et c’est exactement cela, souligne Jésus, ce qui se passait en Israël du temps de Moïse. Moïse considérait le problème du divorce du point de vue de l’homme en disant que si celui-ci constatait l’immoralité sexuelle chez son épouse, alors le divorce était admis.

Pourquoi ? Afin de révéler au grand jour l’attitude du mari et de la femme. Quelle attitude, quelle disposition de cœur ? Celle de suivre ses penchant naturels de pécheur. Au lieu de faire preuve de fidélité, d’amour, de compréhension, de patience et de pardon, on choisit d’être infidèle, volage, égoïste, critique, exigeant abusif. La loi du divorce en Israël servait à démontrer que certains hommes avaient un comportement répréhensible envers leurs épouses et vice-versa.

Pour que tout soit claire, Moïse reconnait la lettre de divorce, délivrant aussi les femmes de la coupe des maris abusifs, échappant ainsi à ce qui était souvent une vie d’enfer mais avec la restriction de ne pas être en mesure de se remarier, sans quoi on commet un adultère.

Mais si la loi permettait de répudier, dit Jésus, c’est afin d’exposer la dureté du cœur de chacun. La loi du divorce n’était pas le choix de Dieu pour son peuple. C’était simplement le moyen de révéler la réalité de tant de cœurs endurcis et plongés dans le péché.

Comment adoucir un cœur endurci ? Un cœur est toujours adouci lorsque la personne reconnaît son incapacité de gérer une situation et décide de s’en remettre à Dieu en s’appuyant sur sa sagesse et sa puissance.

Une attitude, un cœur disposé à obéir à Dieu prévient l’endurcissement de cœur, rendant la disposition intérieure malléable et raisonnable. Voilà ce que l’atmosphère du mariage est sensée être, mais en Israël à l’époque de Moïse, de Jésus…et dans notre société aujourd’hui, il y a dureté de cœur au lieu de la sagesse et l’amour.

Nous vivons à une époque où le divorce fait des ravages, un mariage sur deux ne résiste pas. Cette désintégration de la famille devrait nous alarmer. Il y quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre société, dans l’Eglise de Christ. Ce constat devrait nous pousser à reconnaître que nous passons à côté du plan de Dieu pour le mariage.

Les hommes ne sachant plus agir comme des hommes, et les femmes ne sachant plus se comporter comme des femmes. L’immaturité est évidente et il ne suffit pas d’hausser les épaules et de dire : c’est un problème d’ordre social général. Qu’est-ce que l’on pourrait bien faire pour y remédier ? C’est cela l’attitude démissionnaire. Avant que le divorce ne devienne un problème d’ordre social, c’est d’abord un problème d’ordre personnel entre une homme et une femme. Lorsqu’une relation de mariage bat de l’aile, c’est toujours la conséquence de la dureté de cœur de la part de l’un ou de l’autre ou des deux. Pour résoudre ce problème, chacun doit s’examiner soi-même, déterminer la dureté de son propre cœur et se repentir de cela.

Le but de la loi concernant le divorce, répond Jésus aux pharisiens, était de dévoiler notre péché et de nous pousser à rechercher le pardon et la grâce de Dieu.

En tant qu’enfants de Dieu, nous ne pouvons tolérer cela. Nous pouvons choisir la voie de l’obéissance à Dieu plutôt que celle des relations brisées et blessures profondes. A chacun est donné la possibilité de choisir de s’appuyer sur la grâce de Dieu. Et Dieu merci, car même si la loi condamne le péché qui conduit au divorce, Dieu offre sa grâce pour nous conduire à la repentance et au pardon. Il y a la possibilité de de restauration, de guérison, d’un nouveau départ. Le chemin de Dieu pour la restauration est le chemin de la repentance.

La repentance signifie que nous recevons une deuxième chance de la part de Dieu…nous demandons et acceptons son pardon afin d’aborder nos relations avec les autres avec l’attitude que Dieu agrée – un cœur non plus rempli de dureté mais d’amour, prêt à un engagement total à sa volonté pour nos vies. Ceci est valable dans toutes nos relations. Que ce soit dans les liens du mariage (le contexte de notre étude) ou dans nos rapports au sein de la famille de Dieu, avec ceux de notre entourage.

La Parole de Dieu nous enseigne que le pardon n’est accordé qu’a ceux qui se repentent. La repentance signifie que nous comprenons et reconnaissons l’horreur et les blessures provoqués par notre dureté de cœur, notre péché. Notre cœur est contrit et brisé devant cela et nous nous détournons de ce péché pour repartir dans une autre direction. Tout ce qui est moins que cela n’est pas la vraie repentance et indigne du pardon de Dieu.

Il ne faut pas penser que notre aveu peu sincère : « Oh ! désolé, Seigneur ! Pardonne-moi…alors que je commets ce péché « va couvrir notre offense préméditée volontaire. Tout ce que nous accomplirons ainsi serait de démontrer à Dieu l’endurcissement de notre cœur.

CONCLUSION

Jésus fait appel aux pharisiens, à la foule, et à ses disciples…et à nous ses enfants, de nous repentir afin que la dureté de cœur puisse est brisée. Il nous appelle à la grande joie de découvrir le miracle excitant de l’unité au sein d’une relation de mariage chrétienne. De vivre ce que signifie l’action de Dieu d’unir deux vies ensemble en témoignage au monde de sa grâce, de son amour, et de sa puissance pour transformer des vies. Que son œuvre s’accomplisse dans notre cœur et que nos vies reflètent l’amour, l’acceptation et le pardon envers tous, à commencer par ceux qui nous sont chers et proches.


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