janvier 29

Béat #4 Heureux ceux qui ont faim et soif du justice, car ils seront rassasiés. Matt 5:6

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Les Béatitudes – Le caractère du disciple de Christ – Matthieu 5: 3-16

INTRODUCTION béatitude #4

Les béatitudes décrivent pour nous d’une part les conditions requises pour entrer dans le royaume spirituel de Dieu mais elles décrivent également le caractère de la personne qui vit et fait partie de ce royaume ; les attitudes, postures du cœur et choix d'intention, les qualités qui reflètent un comportement acquis par la discipline et qui conduisent à un état bienheureux.

En d’autres termes, pour entrer dans le royaume des cieux, on doit se reconnaître pauvre en nous-mêmes, être pauvre en esprit, et en vivant dans le royaume spirituel continuellement reconnaître notre pauvreté spirituelle personnelle devant Dieu. Pour entrer dans le royaume des cieux, nous devons être attristé, pleurer avec un cœur repentant sur notre péché et en vivant dans le royaume spirituel continuellement être pris de deuil pour nos péchés et manquements et de les confesser à Dieu pour en être pardonné.

Pour entrer dans le royaume des cieux, nous devons le faire avec douceur, non avec orgueil. Une personne orgueilleuse ne peut y entrer, mais une fois que nous entrons dans ce royaume spirituel, la douceur est l’attitude de cœur que l’on manifeste en regardant à notre Dieu, en nous plongeant dans Sa Parole afin de croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ.

Pour entrer dans le royaume des cieux, nous devons avoir faim et soif de justice. Et une fois dans le royaume spirituel, nous continuons à chercher à nous rassasier de cette justice.

Voyez-vous, ce sont à la fois les conditions pour entrer dans le royaume des cieux ainsi que le caractère de ceux qui y vivent.

QUATRIEME BEATITUDE « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice car ils seront rassasiés »

Il est de plus en plus décourageant d'écouter les informations. Le monde a perdu ses repères et sombre dans la folie. Pas seulement en Syrie, en Birmanie, au Venezuela, et dans autres endroits du globe, mais dans aussi dans nos rues. Lorsqu'il y a des attentats terroristes, les commentaires des journalistes abondent en fonction du nombre de personnes décédées. Lorsqu’il y a des émeutes, les commentaires des journalistes abondent en fonction du nombre de voitures brûlées et vitrines saccagées ! Personne ne s'interroge plus sur la justice de tels événements, mais sur l'importance des conséquences… le débat sur les affaires d’hommes politiques nous a révélé une chose : la notion de justice a changé. Ce n'est plus l'acte de mentir qui est en cause, mais la gravité ou non du mensonge.

Dans son enseignement dispensé dans Matthieu 5, le Seigneur Jésus-Christ dépeint la personne qui a reconnu sa faillite spirituelle, qui a pleuré sur ses fautes, qui a développé le sens de la douceur, et il souligne le fait que cette personne-là, son disciple, se trouve confronté au fait que la société ne veut pas trop de cette douceur. De ce fait, elle ressent profondément en elle le besoin de justice !

Matthieu 5 : 6 « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice car ils seront rassasiés ! ».

La bonne nouvelle, c'est que Dieu se plaît à rassasier cette faim, à étancher cette soif de véritable justice ! Dieu a un désir intense de nous donner, de nous désaltérer ! Notre Dieu est un Dieu de grâce ! Il souhaite remplir nos cœurs de lui-même ! Dieu se laisse volontiers importuner par ceux qui ont faim et soif, c'est-à-dire par ceux qui ne se suffisent pas à eux-mêmes, qui admettent leur besoin de lui.

Les trois premières béatitudes nous révèlent ce qui fait obstacle à notre bonheur : le plus grand obstacle, c’est moi ou plutôt mon MOI orgueilleux, endurci, revendicatif. Face à ce moi orgueilleux, le Seigneur déclare Matthieu 5 : 3 “Heureux ceux qui se savent pauvres en eux-mêmes, car le royaume des cieux est à eux”. Face à ce moi indifférent ou endurci, il dit Matthieu 5 : 4 “Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés”. Face à ce moi revendicatif, crispé sur ses “droits”, il ajoute Matthieu 5 : 5  “Heureux ceux qui sont doux/débonnaires, car ils hériteront la terre”. Ces trois béatitudes résument ce qu’on peut appeler l’aspect “négatif” de la vie chrétienne : la mort à soi-même, à ses ambitions égoïstes, à la tyrannie de ses désirs et de ses craintes.

Avec la quatrième béatitude nous abordons l’autre versant, le versant lumineux, car si nous devons mourir à notre vieille nature égoïste, c’est pour laisser la place à la nouvelle création, la nouvelle nature que Dieu fait grandir en nous. “Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés !”  Il y a une question fondamentale qui se pose à nous ici :

DE QUOI AVONS-NOUS FAIM ET SOIF?

Le monde a faim et soif de quoi… de bonheur ! Il consacre énormément de temps, d’efforts et d’argent à la poursuite du bonheur.

Et tragiquement, il ne le trouve pas. Il ne le trouve pas, car il y a comme une loi non-écrite dans l’univers que Dieu a créé qui fait que le bonheur échappe toujours à ceux qui le poursuivent en dehors de Lui.

La Parole de Dieu ne nous exhorte pas à rechercher le bonheur. Jamais Jésus n’a dit : “Heureux ceux qui ont faim et soif de bonheur !”. Non, mais heureux ceux qui ont faim et soif de justice, de sainteté, de Dieu lui-même. Mes amis, le bonheur est un effet secondaire de la communion avec Dieu !

Notre monde est comme un homme qui souffre d’une maladie douloureuse. Sa seule pensée est d’être soulagée de sa douleur — c’est bien compréhensible, personne n’aime souffrir. Mais que penseriez-vous si le médecin traitant avait la même attitude et ne s’occupait que de calmer la souffrance de son patient et non le mal profond qui le ronge ? Son devoir n’est-il pas de rechercher la cause de la douleur ? Car la douleur, comme chacun le sait, est un signal d’alarme dont le Créateur nous a équipés et en général la douleur n’est qu’un symptôme. Le médecin met le malade en danger s’il tente d’éliminer les symptômes sans traiter la cause.

La folie de l’homme sans Dieu, c’est de tenter de fuir le malheur, de tout faire pour l’oublier, pour atténuer la douleur morale dont il souffre, et de ne rien faire pour trouver la racine du mal. Il plonge donc dans les rêves que lui procurent l’alcool, la drogue ou tout simplement le cinéma, la télévision, les loisirs ou le travail. Ceux qui ont faim et soif de bonheur ne sont pas heureux.

Mais balayons aussi devant notre propre porte car on rencontre pas mal de chrétiens qui semblent être tombés dans le même travers. Ils ont faim et soif non pas de justice mais de bénédictions, d’expériences exaltantes, d’un bonheur qu’ils qualifient de “spirituel”. Ils sont toujours en recherche et jamais satisfaits. Ils convoitent les expériences des autres et voudraient les reproduire coûte que coûte.

Attention ! Ne faisons pas fausse route comme certains. L’enseignement de Jésus est clair : si nous voulons être heureux et bénis, nous devons avoir faim et soif de justice. Toute expérience spirituelle est un don de Dieu. Ne courons pas après des expériences, courons après Dieu qui seul peut et veut combler nos cœurs.

Quelle tragédie lorsque cette aspiration profonde à la justice s’assoupit en nous ! Car nous courrons le danger d’osciller entre le légalisme — que l’on prend pour un substitut honorable à la justice — et la recherche d’une expérience mystique surnaturel où l’on pense trouver prétexte à se dégager de l’ordre “d’être saint comme Dieu est saint”… Or, dépourvu de cette sainteté, personne ne verra le Seigneur.  

Où est-ce que nous nous situons dans ce tableau ? De quoi avons-nous faim et soif ? Le savons-nous ? Sommes-nous d’accord pour que l’Esprit de Dieu éclaire le fond de notre pensée et révèle, peut-être, des motivations douteuses dont nous n’étions même pas conscients ? Avoir faim et soif ne signifie pas que nous cherchons la justice par nos propres efforts. Ce serait la manière du monde, et elle mène au pharisaïsme.

Avoir faim et soif, c'est être conscient de son besoin, qui doit absolument être satisfait, car ce n'est pas un désir passager. C'est un besoin profond, qui fait mal tant qu'il n'est pas assouvi, sans quoi il mène au désespoir, voire à l'agonie, tant la souffrance en est aigüe.

DE QUOI DEVONS-NOUS AVOIR FAIM ET SOIF ? Quelle est cette justice?

Il y a, bien sûr, la justice que l’on reçoit quand on croit, Romains 3 : 24“…ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ-Jésus”. Cette justice nous l’avons reçue par la foi : c’est notre pardon, notre paix avec Dieu, acquis par la mort de Jésus. Le mot justice peut aussi être rendu par « droiture, rectitude ». Il ne s'agit pas de respectabilité ou de bonne moralité. Le terme justice contient l'idée de « justification », mais aussi dans notre contexte de « sanctification ». C’est de cette justice dont il est beaucoup question dans la Bible. C’est la justice “pratique”, vécue Matthieu 5 : 20 “…si votre justice n’est pas supérieure à celle des scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux”. Cette justice est aussi appelée sanctification, et c’est de celle-là que nous devons être affamés et assoiffés.

La faim et la soif, le désir de justice implique plusieurs choses :

  • C’est le désir d’être libéré du péché : Le péché nous sépare de Dieu, met un voile entre lui et nous, entrave nos prières et empêche la communion. Avoir faim et soif de justice, c’est vouloir être et rester en règle avec Dieu. Tous les malheurs du monde découlent du fait que l’homme n’est pas en paix avec Dieu. Recherchons activement cette communion, cette proximité avec le Seigneur qui était dans les intentions du Créateur dès le départ, et pour cela renonçons à tout ce qui nous voile sa face.
  • C’est le désir d’être libéré de la puissance du péché : Nous sentons bien qu’il y a des forces qui nous tirent vers le bas. Nous connaissons bien notre faiblesse, les mauvais penchants de notre cœur. Nous avons soif de liberté, nous aspirons à être affranchis de la tyrannie du mal.
  • C’est le désir d’être libéré du désir même du péché : Nous découvrons à la lumière des Écritures que non seulement nous avons été esclaves du péché (et nous avons du mal à nous débarrasser de nos réflexes d’esclaves !), mais pire encore, il y a une partie de nous-mêmes qui aime le péché, qui désire le péché. Avoir faim et soif de justice, c’est aspirer à être délivré de la pollution du péché.

Pour résumer, disons qu’avoir faim et soif de justice, c’est désirer de tout son cœur être libéré de son orgueil, sa vantardise, son hypersensibilité, son autojustification, son désir de se glorifier. Trop souvent nous avons fait la paix avec cet égoïste qui habite en nous. Nous avons traité avec l’ennemi au lieu de le livrer à la mort. Aujourd’hui le Seigneur nous met au défi de lui soumettre nos vies radicalement. Il veut nous voir brûler d’envie d’être saints, désirer profondément vivre les béatitudes au lieu de nous contenter de les parcourir ou de les admirer.

Quelle tristesse quand notre seule réponse à cela est un “cela m’est égal” ! La faim et la soif ne sont pas des états agréables. Un homme affamé souffre — est-ce que je souffre de mon manque de sanctification ? Est-ce que je soupire après une communion plus profonde avec le Père au point où ça fait mal ? Darby dans son commentaire sur la parabole du fils prodigue note ceci : “Il ne suffit pas d’avoir un peu faim, je dois être affamé de sa pensée pour moi.” Et encore, “Quand le fils prodigue eut faim il se contenta des carouges/gousses qu’on donnait aux pourceaux, mais quand il fut affamé, il retourna vers son père.”

Psaumes 42 : 1-2 “Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! mon âme a soif …”  soif de quoi ? de bonheur ? d’expériences sentimentales ? de bénédictions même ? Non ! “Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant !”

LA REPONSE DE DIEU A NOTRE SOIF DE JUSTICE

Une promesse est faite aux affamés de justice “Ils seront rassasiés” : j’aime ce mot rassasiés — voilà la mesure de la grâce de Dieu ! Jean 7 : 37-39 “Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. …Il dit cela de l’Esprit.” 

Un enfant de Dieu ne court pas après le bonheur : non, car il cherche premièrement le royaume et la justice de Dieu ce qui fait que Dieu donne cette promesse et tout le reste lui est donné par-dessus.

Heureux ceux qui ont faim et soif de justice car ils seront rassasiés.

Être rassasié signifie simplement avoir ses désirs comblés. C'est là tout l'évangile ! Dieu donne par grâce, et la seule aptitude nécessaire est de savoir que j'ai besoin de lui. Jean 6 : 37 « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » c'est une promesse ferme ! Et Dieu satisfait immédiatement : je suis justifié par Christ et sa justice ; la barrière de péché et de culpabilité envers Dieu tombe.

En conséquence, le disciple de Christ est quelqu'un qui sait que son péché est pardonné. Il ne doit plus rechercher le pardon par quelque rite ou pénitence, par quelque sacrement ou absolution que ce soit. Il sait tout simplement qu'il est justifié, rendu juste en Christ par la seule grâce accordée en réponse à sa foi en l'efficacité du sang de Christ. Il ne doutera jamais qu'il est rendu juste devant Dieu.

Mais cela ne s'arrête pas là. C'est un processus continuel. Le Saint-Esprit qui habite dans l’enfant de Dieu dès sa naissance spirituelle, dès qu'il a reçu le pardon de Dieu accomplit son œuvre de délivrance : il délivre de la puissance et de la pollution du péché. Il produit en lui la volonté d'exécuter ce qui plaît à Dieu. Cette purification qui suit le pardon se fait peu à peu ; elle n'est jamais finie.

Mais le bonheur intérieur qui en découle est immédiat, bien que l'accomplissement parfait se situe dans l'éternité. Là, chacun de nous sera parfaitement juste devant Dieu, corps, âme et esprit. Dans un sens, le chrétien est déjà parfait ; dans un autre, il deviendra parfait à la venue du Seigneur. La perfection actuelle est virtuelle (c'est-à-dire que les conditions essentielles à sa réalisation sont présentes) ; la perfection à venir sera réelle.

C'est une vie fascinante ! Le disciple de Christ a faim et soif et, en même temps, il est rassasié. Et plus il est rassasié, plus il a faim et soif de justice. C'est l'essence de la vie chrétienne : une sanctification jamais atteinte, toujours en devenir, menant de gloire en gloire.

Et Dieu nous remplit de sa justice lorsque nous la cherchons, nous y aspirons et désirons ardemment de tout notre cœur à faire sa volonté, d’obéir à sa Parole.

Psaume 107 : 9 : combien j’aime cette vérité : « Car il a rassasié l’âme altérée, et a rempli de biens l’âme affamée ». N’est-ce pas merveilleux !

Psaume 34 : 10 « Les lions ne sont pas à l’abri de la disette et de la faim, mais ceux qui cherchent l’Éternel ne manquent d’aucun bien ».

Et qu’est-ce que le Psaume 23 déclare ? Parce que L'Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien…ma coupe déborde…le bonheur et la grâce m’accompagnent.

Jérémie 31 : 14 « Mon peuple se rassasiera des biens que je lui offrirai, l’Eternel le déclare ». Quelle promesse !

Dans Jean 4 : 14, le Seigneur Jésus fait cette merveilleuse déclaration à la femme samaritaine au bord du puit « celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ».

Puis dans Jean 6 : 35 il déclare « Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif ».

Jésus-Christ satisfait pleinement…cependant il y a une insatisfaction bénie qui conduit à le désirer de plus en plus et le rassasiement complet et parfait ne se produira que lorsque nous le verrons face à face.

L’enseignement du Seigneur est clair : vous pouvez reconnaître la personne qui vit dans mon royaume spirituel. Elle possède une ambition démesurée pour, non pas la puissance ou le plaisir, non pas pour la possession des choses matérielles ni pour la gloire personnelle, mais pour la justice.

EST-CE QUE MOI, j'AI FAIM ET SOIF DE JUSTICE?

1. Suis-je insatisfait avec moi-même ? Pas d’autosatisfaction en étant conscients que notre propre justice est fausse, trompeuse, erronée. Tant que je n'ai pas compris que ma propre justice n'est rien ; Esaïe 64 : 5 « Et toute notre justice est comme un vêtement pollué », je n'ai pas faim et soif de la justice de Dieu.

Paul écrivait aux Philippiens que tout ce qu'il avait été et fait avant sa conversion n’était que du « fumier » (ça pourrit, et ça pue...). Romains 7 : 18 « Rien de bon n'habite en ma chair » . En sommes-nous convaincus ?

Mais attention : cela ne veut pas dire que « de toute façon je ne vaux rien, donc à quoi bon ? » Non, cela veut dire : Par Christ, je peux tout ! pas par moi-même, mais en mettant ma confiance en lui. Il est ma justice, il est ma sainteté. Je ne désire qu’une seule chose : lui ressembler, être comme lui,

2. Est-ce que je refuse de marcher là où je risque d'être pollué ?

Si j'ai faim et soif de justice, j'éviterai tout ce qui s'oppose à la justice. Si, d'une part, je ne pourrai jamais devenir vraiment comme Jésus, d'autre part je peux arrêter de m'exposer à la souillure. Il y a deux aspects à cela :

  • Certaines choses sont carrément opposées à Dieu et à sa justice. Si j'ai faim et soif de justice, je les éviterai comme la peste. On évite le contact avec une maladie infectieuse. Le même principe s'applique à l'infection spirituelle.
  •  Il y a des choses qui sont inoffensives en elles-mêmes, mais qui ont tendance à nous rendre moins alertes, moins exigeants spirituellement. Si nous trouvons que nous y accordons trop d'importance, trop de temps, il faut les éviter. L'appétit peut être gâté par des gâteries entre les repas. Si je trouve que certains passe-temps, même si c'est quelque chose de parfaitement légitime (comme le sport, une collection de timbres, la télé, la lecture…), diminuent mon appétit spirituel, et si j'ai faim et soif de justice, de sanctification, je leur donnerai moins (ou plus du tout) d'importance. Rien de plus logique !
  • Est-ce que je lis la Bible chaque jour ? Est-ce que j’ai un appétit dévorant pour la Parole de Dieu ? C’est logique, car où trouvons-nous détaillée pour nous la justice pratique, la droiture, la rectitude selon Dieu sinon dans sa Parole. Psaume 119 : 11 « Je garde ta parole tout au fond de mon cœur pour ne pas pécher contre toi ».

Psaume 119 : 20 « Mon âme se consume à désirer en tout temps tes commandements ».

De quoi est-ce tu te nourris, de quoi est-ce que tu t’abreuves ? Si tu as faim et soif de justice, alors tu placeras la Parole de Dieu sous tes yeux tous les jours de ta vie…pas juste lors d’un culte le Dimanche matin ou lors d’une étude biblique en semaine. Il faut de la discipline dans ce domaine. Il faut suivre un plan qui permet de prendre conscience de tout le conseil de Dieu. Personne n'est trop occupé pour lire la Bible quotidiennement. Quand on veut, on peut ! Il est extraordinaire de constater comment on trouve le temps de faire ce qu'on veut vraiment faire.

 ILLUSTRATION : Ma Bible, c’est comme mon pré.

Psaume 1 :  Bienheureux l’homme qui ne marche pas dans le conseil des méchants, et ne se tient pas dans le chemin des pécheurs, et ne s’assied pas au siège des moqueurs, mais qui a son plaisir en la loi de l’Eternel, et médite dans sa loi jour et nuit !

3. Est-ce que je recherche la compagnie de ceux qui ont faim et soif de justice ?

Ce n'est pas pour rien que le NT nomme la nouvelle entité créée par Jésus-Christ « le Corps de Christ », son Eglise spirituelle. Dans le corps de Christ, chaque membre a besoin de l'autre ; aucun chrétien ne peut se suffire à lui-même. S'isoler en ermite est une solution erronée. Chacun a besoin d'autres chrétiens, qui ont besoin de lui.

On est membre du corps de Christ aussitôt qu'on lui appartient, mais quel privilège de l'être tangiblement en se rattachant à une église locale ! Si j'ai faim et soif de justice (de droiture, d'honnêteté, de liberté fraternelle), je ne désirerai pas passer mon temps avec ceux qui s'y opposent ou s'en moquent, mais avec ceux qui la recherchent ardemment comme moi. C'est un test sûr de ma faim et soif de justice.

4. Combien d'importance la prière a-t-elle dans ma vie ? Comment va ma vie de prière ?

La prière est non seulement un don que Dieu nous a accordé, mais une nécessité pour nous-mêmes et un devoir envers Dieu et les hommes. La prière n'est-elle pas aussi le test par lequel on peut mesurer notre faim et soif de justice ?

Combien de temps est-ce que j'y consacre ? Non pas que le temps en soi ait une grande importance ; mais prier est primordial car cela est en réponse à la vérité. Ce n’est pas un exercice oral avec de belles tournures de phrases accompagné d’une sorte de sentimentalisme forcé. C’est une réponse du cœur fondée sur la vérité, celle qui vient de la Parole Dieu.

La prière est aussi une attitude de soumission à la souveraineté de Dieu qui conduit à une vie empreinte d’œuvres de justice, de sainteté, de dévotion. Et la prière est une fonction du peuple de Dieu lorsqu’il s’assemble pour rendre un culte à Dieu.

Je résumerai toutes ces questions tests en une seule question générale : puis-je dire tout à fait honnêtement que ce que je désire par-dessus tout, ce dont j’ai réellement faim et soif c'est de vraiment connaître Dieu et de ressembler à Jésus ? De vivre de telle manière à honorer et glorifier Jésus-Christ ?

Contemplons donc la personne de notre Seigneur. Voilà comment nous devrons vivre, ce que nous devrons être.

Esaïe 26 : 9 « J’aspire à toi pendant la nuit, et mon esprit te recherche au matin ».


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