Les Béatitudes – Le caractère du disciple de Christ – Matthieu 5: 3-16
INTRODUCTION Béatitude #7
La paix est le souci principal des hommes. Selon l’OMS, il est estimé que depuis les Pharaons, 3,6 milliards d'hommes sont morts à la guerre. Les pertes augmentent chaque siècle :
• Première guerre mondiale : 21 millions de morts.
• Deuxième guerre mondiale : plus de 38 millions.
• Depuis 1945, 38 000 hommes meurent chaque mois à la guerre (depuis 1945 ! Chaque mois !)
La paix est le grand idéal qui agite les esprits dans le monde aujourd’hui. “Initiative pour la paix”, “Conférence sur la paix”, et même “Soldats de la paix” titrent nos journaux. L’homme du XXIe siècle est prêt à applaudir cette déclaration de Jésus : “Heureux ceux qui procurent la paix”.
Anatole France : « La paix universelle se réalisera un jour non parce que les hommes deviendront meilleurs mais parce qu’un nouvel ordre, une science nouvelle, de nouvelles nécessités économiques leur imposeront l’état pacifique »
Mais il y a un malentendu énorme sur le sens qu’il faut donner à ce mot paix. “La paix” dans la bouche des philosophes et hommes politiques signifie la possibilité de poursuivre dans la voie égoïste de la satisfaction de nos appétits et de nos passions sans être inquiétés ou freinés par des menaces de guerre.
Mais quand Jésus parle de paix il pense à un retour à des relations harmonieuses avec notre Créateur, le refus de l’égoïsme et la poursuite de la sainteté. Vous voyez que le malentendu est grand ! Non, la fin de la guerre froide et le désarmement n’ont pas rendu l’homme plus pacifique, car ils ne pouvaient pas le rendre moins pécheur ! Et les guerres, les conflits, les tensions sont le fruit du péché : de la révolte de l’homme contre le Dieu qui l’aime. Mais les contemporains de Jésus, contrairement aux nôtres, n’étaient pas tellement à la recherche de la paix. Au contraire, ils espéraient un messie qui instaurerait son royaume par la force, un royaume nationaliste et matériel. Ces paroles de Jésus ont dû leur donner un drôle de choc !
“Heureux ceux qui procurent la paix !” Jésus ne parlait pas de rejeter les Romains à la mer, de libérer la patrie, de redorer le blason de la nation juive. “Drôle de messie ! Drôle de royaume !” ont-ils pensé. Aujourd’hui comme hier, on veut toujours rendre le royaume tangible. On court après des manifestations visibles, audibles ou matérielles du règne du Christ.
Pourtant, Jésus a bien dit Jean 18 : 36 “Mon royaume n’est pas de ce monde” et il n’a pas cessé d’annoncer un royaume spirituel. Ce que ni les Juifs du Ier siècle ni les hommes du début de la XXIe ne peuvent comprendre, c’est que la paix dont nous avons besoin n’est pas d’abord politique, elle est personnelle et intérieure.
Elle est “shalom” : non pas l’absence de guerre mais la réintégration de toute la personne autour de son vrai centre, Dieu. “La paix dans le monde” ne peut progresser vraiment, durablement, que si la paix de Dieu progresse dans les cœurs.
La paix ce n’est pas juste la cessation d’hostilité, de mettre un terme au conflit – armée ou non. La paix c’est créer la justice qui elle amène deux protagonistes ensemble dans l’amour. Shalom, en grec eirênê, qui signifie la possession de ressources adéquates. Lorsqu’un juif salue un autre juif en disant : « shalom », le mot qui est traduit « paix », il ne dit pas « que ta vie soit sans guerre, sans conflits ». Non, en disant shalom il veut dire « je désire pour toi toute la justice que Dieu accorde, toute la bonté que Dieu manifeste ».
En d’autres termes : je désire le meilleur de Dieu pour toi. C’est une force créatrice de bonté, de bienveillance. Ainsi, si nous sommes de ceux qui procurent la paix, non seulement nous faisons cesser le conflit, mais nous le remplaçons avec la justice de Dieu et la bonté de Dieu. Ceux qui procurent la paix sont ceux qui non seulement font appel à une trêve, mais qui amènent aussi une paix réelle par le pardon. Ce que je tente de dire, c’est que procurer la paix, ce n’est pas de créer une absence de quelque chose, mais de créer la présence de quelque chose.
Il y a 400 références de la paix dans la Parole de Dieu. Est-ce que cela signifie que Dieu est remarquablement concernée par la paix ? Certainement ! Le Bible commence par la paix dans le jardin d’Eden. La Bible termine par la paix éternelle.
En fait, on peut tracer le cours de l’histoire en se basant sur le thème de la paix. Paix sur la terre dans le jardin d’Eden. L’homme a désobéit et la paix a été interrompue. A la croix, la paix est redevenue une réalité en ce que celui qui est mort sur la croix est devenu notre paix. Et puisque le Seigneur Jésus-Christ a pourvu sa paix, elle peut désormais envahir le cœur de la personne qui vient à lui et qui croit en son sacrifice. Un jour, le Seigneur de gloire reviendra en tant que Prince de paix pour établir un royaume millénaire de paix qui inaugurera l’état éternel de paix dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre.
Alors, certains diront, mais il n’y a pas de paix. Oui, il n’y a pas de paix dans ce monde actuel, mais il y a une raison à cela. La raison pour laquelle il n’y a pas de paix est double : l’opposition de Satan et la désobéissance de l’homme. La chute des anges et celle de l’homme a produit un monde sans paix. Ce n’est pas que Dieu ne veuille pas la paix. C’est parce que le diable et l’homme sont en guerre contre Dieu.
Matthieu 5 : 9 “Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu.”
Nous abordons donc le troisième volet de la définition que Jésus donne de la sainteté. Elle est miséricordieuse et pleine de compassion, elle vient de l’intérieur, d’un cœur régénéré et transformé par le Saint-Esprit, et finalement elle est pacifique, elle apporte la paix. L’expression “ceux qui procurent la paix” traduit un seul mot du grec et on pourrait aussi dire “créateurs de paix”. C’est un mot actif. Si la sainteté doit venir du cœur elle doit aussi s’exprimer par des actes qui procurent la paix.
ILLUSTRATION : Paix selon le monde, paix selon Dieu
Trois expressions/facettes de la paix que le Seigneur nous donne :

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Moi, je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas.
- Jean 14 : 27 -
LA PAIX AVEC DIEU





Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus dans la dispersion, salut!
- Jacques 1.1-4 -
Ces précieuses bénédictions sont la part de tous les croyants sans exception : nous sommes justifiés sur le principe de la foi, ce qui nous donne la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ. Le croyant sait qu’il est accepté en Christ ; il n’y a donc plus rien, entre lui et le Dieu saint, que l’œuvre et la Personne glorieuse du Fils de Dieu.
Toutes les autres choses ont été ôtées pour toujours ; les accusations d’une conscience coupable ne se font plus entendre ; la conscience elle-même est purifiée ; le pécheur autrefois hostile et haïssable, est devenu un enfant bien-aimé de Dieu ; ses péchés n’accablent plus son cœur, car ils sont tous expiés et éloignés ; une paix inébranlable s’est établie entre Dieu et le croyant ; rien ne peut la troubler : ni le souvenir des péchés passés, ni le sentiment de la présence encore actuelle du péché dans le croyant, quoique ces deux choses soient douloureuses pour le cœur. La paix est faite, faite pour toujours par notre Seigneur Jésus Christ, dont le sang se trouve continuellement devant les yeux de Dieu ; aucune question relative au pardon de nos péchés et à notre acceptation devant Dieu ne pourra plus être soulevée à jamais.
Pour éviter tout malentendu, mentionnons ici brièvement la différence qu’il convient de faire entre : « la paix avec Dieu » et « la paix de Dieu ». La paix avec Dieu est la conséquence ou le résultat de la justification sur le fondement de l’œuvre de Christ : elle est par conséquent la part de tous les vrais croyants et ne peut se perdre. La possession et la jouissance de la paix de Dieu, dépendent de l’état spirituel du croyant et de sa joie dans le Seigneur ; il ne s’inquiète de rien, en toutes choses il expose ses requêtes à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces (Phil. 4 : 4-9). Nous ne devons pas confondre l’état pratique de l’âme avec l’œuvre de Christ accomplie pour nous et complètement en dehors de nous. Si chancelant et instable que puisse être le premier, aussi parfaite et inébranlable est la seconde. L’amour de Dieu et sa justice constituent le fondement sur lequel repose notre paix avec Dieu. Christ, « notre Paix » (Éphésiens. 2 :14) est maintenant sans cesse dans la présence de Dieu, Lui, qui nous a été fait « sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption » (1 Corinthiens 1 : 30).
Colossiens 1 : 19-20 « Car il a plu à Dieu de faire habiter en Christ toute plénitude et de tout réconcilier avec lui–même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix ».
Quel est le besoin fondamental de l’être humain ? Est-ce l’eau potable et une alimentation saine et équilibrée ? Est-ce une bonne santé ? De bonnes écoles ? Une agriculture plus biologique ? Des routes plus sures ? Des voitures plus fiables ? Non, rien de tout cela bien que ces choses soient importantes et bénéfiques. L’unique besoin fondamental de tout homme, toute femme, tout enfant est d’ordre spirituel : le besoin d’être réconcilié/en paix avec Dieu.
Dans le langage biblique aussi bien que dans la langue française le mot « réconciliation » signifie la fin des hostilités entre deux parties en opposition. C’est réunir, remettre en accord, rétablir l’harmonie.
Seulement, dans la Parole de Dieu, ce n’est jamais un acte accompli par les hommes. Les hommes sont invités à accepter la réconciliation que Dieu offre en Christ.
La paix intérieure / avec soi-même





Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera nos cœurs et vos pensées en Christ-Jésus.
- Philippiens 4.5-7 -
Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien. C'est séquentiel. Est proche désigne plutôt l'espace que le temps. Il est vrai que le retour de Christ est proche, et nous le croyons fermement, mais l'accent ici est placé sur la proximité de sa présence ; de sa personne. Et parce que le Seigneur est proche, nous ne nous inquiétons de rien. La stabilité et maturité spirituelle se fonde sur cette foi confiante dans le Seigneur. Il est présent, ici, au milieu de nous. Il vit en nous par son Esprit. Il nous entoure par devant et derrière. C'est bien là la signification du chant du Psaume 119 : 151 « Mais toi, tu es proche de moi, Seigneur ». Le Seigneur est proche !
Vivons-nous notre vie chrétienne selon cette confiance et cette paix intérieure ? Confiants que le Seigneur est près de nous au point de sonder nos pensées et qu'il connaît tous nos besoins ? Confiants que lorsque nous prions il est près de nous et il nous entend ? Confiants que lorsque l'on a besoin de sa force et sa puissance, qu'il est tout près de nous pour nous soutenir ? Confiants qu'il vit en nous par son Esprit en nous accordant tout ce qui est nécessaire pour notre marche ; notre course chrétienne ?
Le Seigneur est proche, alors ne vous inquiétez de rien. Ne soyez pas déstabilisés ; ne soyez pas vacillants, défaillants, paranoïaques. Comprenez bien : le Seigneur est proche ! Voici donc l'antidote à l'inquiétude, le soulagement de l'anxiété : réagir aux difficultés et problèmes de la vie avec la prière reconnaissante.
Tous recherchent la tranquillité d'esprit, le contentement du cœur, cette sérénité intérieure au beau milieu des tourments et épreuves de la vie. Et c'est exactement ce que Philippiens 4 : 7 promet. Une autre pensée à ajouter : au milieu de notre difficulté, alors que nous plaidons devant Dieu en le suppliant dans la prière, avec une attitude de reconnaissance. La réponse à notre prière, bien qu'elle soit désirée, n'est cependant pas ce qui importe.
Car ce passage ne nous promet pas que si nous prions et supplions Dieu avec un cœur rempli de gratitude que Dieu en retour répondra à notre prière selon notre volonté, comme nous le désirons. Il n'est pas question ici de l'exaucement.
Ce qui est dit c'est que, quelle que soit la réponse et quel que soit le moment qu'elle arrive, Dieu nous accordera quoi ? Sa paix. C'est cela qui importe le plus. Quelle est cette paix de Dieu ? Eh bien, c'est la paix que Dieu possède et celle qu'il nous accorde, nous donne. C'est une paix intérieure, la paix divine en nous.
C'est cette paix qui produit la sérénité et le calme. Mais notons bien qu'il s'agit d'un don de la part de Dieu à son enfant qui prie avec reconnaissance. C'est la promesse. Il nous accorde sa paix.
Ecoutons le prophète Esaïe 26 : 3 « A celui qui est ferme dans ses dispositions, tu assures la paix, la paix, parce qu'il se confie en toi ».
Puis notons également ce qu'accomplit la paix de Dieu : Philippiens 4 : 7 « Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Christ-Jésus ». De quoi gardera-t-il nos cœurs et pensées ? De l'inquiétude, de la crainte, de l'angoisse, de l'incertitude, de la détresse ! Quelle grande et belle vérité ! Gardera est un autre terme militaire qui signifie littéralement : faire la garde, protéger.
Considérerons ceci : si vous connaissons Dieu et qu'il soit notre Dieu, nous savons qu'il est près de nous et nous pouvons placer notre attente, notre foi avec une pleine confiance en lui au sein de nos difficultés présentes, sachant que celui qui est fidèle et juste fait concourir toutes choses à notre bien selon son plan bienveillant.
Et que, reconnaissant pour cela, il nous accorde en retour sa paix, c'est cette même paix qui gardera, nous protégera de l'anxiété, de l'inquiétude, de la détresse, du mécontentement et du doute.
Qu'en est-il de la manière dont nous faisons face aux épreuves et difficultés de la vie, maintenant, aujourd'hui ? Est-ce que nous y faisons face parce que nous possédons la stabilité spirituelle ? Demeurons-nous fermes dans le Seigneur ? Là où il y a des hommes et des femmes, des jeunes stables et forts, nous trouvons une église stable où chacun est soutenu par une communion d'esprit paisible, unifiée et aimante. ; un esprit de joie et de réjouissance constante dans le Seigneur une attitude d'humilité envers Dieu et les autres une confiance en Dieu les prières reconnaissantes la paix de Dieu qui garde nos cœurs et nos pensées de l'inquiétude.
La paix avec les autres





Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
- Matthieu 5.9 -
Évidemment ceux qui sont en paix avec Dieu. Et qui est en paix avec Dieu, sinon les enfants ou fils de Dieu ? Je comprends cette septième béatitude ainsi : étant fils de Dieu, ils procurent la paix et seront donc reconnus comme fils de Dieu.
Ce qui caractérise celui qui procure la paix :
- Passivement, il doit être paisible, parce que son cœur est en paix avec Dieu.
- Activement, il doit faire tout pour apporter la paix quand se produisent des discussions ou des querelles. Comment serait-ce possible si le cœur est plein d'envie, de jalousie, d'amertume, de violence (Gal 5.15). Le porteur de paix ne doit pas être susceptible, ni sur la défensive, ni préoccupé par la prestance de sa personne. Il ne doit pas agir en fonction de ce que cela lui coûtera. Là encore, Jésus est le suprême exemple !
Romains 14 : 17- 19 « Car le royaume de Dieu, c’est non pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle ».
Ce que le monde doit voir, c’est la paix. La paix se traduit par une quiétude intérieure qui est imperturbable devant les irritations mineures du moment. C'est cette sérénité et assurance calme que Dieu est présent dans la situation et qu'il démêlera la situation pour sa seule gloire. De ce fait, nous n'avons pas à nous irriter, de nous mettre en colère, ni être vindicatif envers les autres. Très difficile au monde de voir la paix et le calme s’il voit deux chrétiens qui se crient dessus à cause de leurs divergences. Ce n'est pas une image de la paix. Il est donc important, dit Paul, que nous manifestions le don de Dieu qu'est la paix.
Pensons donc toujours à favoriser la paix et la bonne entente. Appliquons nos efforts à nous faire progresser les uns les autres : ainsi nous contribuerons à l'avancement de l'édifice de Dieu. Profitons de votre liberté chaque fois que nous le désirons, mais uniquement si nous le faisons de manière à ne pas détruire la paix, ni l'édification mutuelle dans la vérité, et sans donner un coup de frein à la croissance spirituelle de quelqu'un d'autre.
Ces paramètres sont amplifiés pour nous. Chaque fois que nous faisons quelque chose qui puisse compromettre la paix, que ce soit au sein de l'Assemblée, dans un groupe de personnes, un frère ou sœur en Christ et que les autres ne peuvent le supporter, alors, machine arrière
L'œuvre de Dieu, c'est la paix. Rien ne peut produire la paix durable parmi les gens, surtout lorsque l'on vient d'horizons et de cultures si diverses, à part l'action de Dieu. C'est l'Esprit de Dieu qui produit la paix. Ainsi, si pour le bien de quelque droit que nous avons, si pour assouvir quelque liberté que nous ressentons, nous détruisons la paix, nous détruisons ce que Dieu a mis en œuvre. L'injonction est donc claire : n'agissons pas de la sorte. Cela n'en faut pas la peine.
Colossiens 3 : 15 « Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. Et soyez reconnaissants ».
Le verbe régner en grec signifie présider ou arbitrer. Que la paix du Christ soit l’arbitre. Avez-vous un problème ? Une décision à prendre ? Que la paix du Christ préside, arbitre cette décision.
La paix signifie avoir conclu un accord, un pacte. En donnant notre vie à Christ, nous sommes tombés d’accord avec Christ, nous avons signé l’armistice. Avant ce moment, nous étions en guerre contre lui. Christ a signé le traité de paix avec son propre sang, établissant une nouvelle alliance. Désormais, ceux qui croient en son nom sont en paix avec lui, ils sont de son côté. Donc, quoique nous fassions dans cette vie, laissons la seule chose qui préside, qui arbitre nos décisions, soit la considération que nous sommes du côté de Christ, en paix avec lui. Que notre relation avec lui, notre union avec lui, notre paix avec lui détermine tout ce que faisons.
Mais il y a un second aspect : il s’agit aussi de la paix intérieure. Si je vais prendre une décision quelconque, l’arbitre de cette décision sera la suivante : est-ce que cela m’apportera la paix du cœur ? Une confiance solide que Dieu est dans le coup ? Voyez-vous, c’est de cette manière que nous régulons notre comportement. Ainsi la paix de Christ est à la fois un état et une expérience. C’est à la fois un fait et un sentiment.
La raison principale pour laquelle je n’aime pas pécher c’est parce que je sais que de quelle manière cela offense et blesse mon Seigneur. Le premier moyen de dissuasion pour le péché pour quiconque possède ne serait-ce qu’un petit degré de maturité spirituelle c’est que cela offense Christ avec qui l’on est en paix.
Le second moyen de dissuasion pour le péché c’est ce que nous ressentons après l’avoir commis. Ainsi, ces deux considérations doivent régner, présider dans notre cœur. Je ne veux pas faire cela car cela n’est pas cohérent avec le fait que Christ et moi sommes dans la même équipe. Nous sommes en paix. Je ne fais pas cela parce que je ne veux pas porter le poids de la culpabilité et perdre la paix du cœur.
Et c’est vrai pour tout enfant de Dieu. Nous qui formons le Corps de Christ, avons tous été appelés à cette haute vocation… Dieu vous a appelés à cette paix pour former un seul corps. De ce fait, la paix de Christ devrait régner dans chaque cœur. La pensée qui découle de ce verset de Colossiens 3 : 15 est limpide : si la paix du Christ règne dans ma vie et dans la tienne et que la paix du Christ arbitre toute parole et action, quelle unité fantastique s’en dégagera, n’est-ce pas ?
Colossiens 3 : 15 s’achève avec cette phrase importante « Soyez reconnaissants ». Vous savez ce que j’ai découvert ? Savez-vous comment garder votre cœur en paix ? Il suffit de remercier, d’exprimer notre gratitude au Seigneur pour toutes choses. C’est incroyable comment on reste alors paisible. « Seigneur, tu es l’arbitre, c’est toi qui décides. Si c’est cela que tu veux pour moi, merci Seigneur ! Merci de me conduire et me guider dans tes voies. »
C’est la paix du Christ qui règne.
1 Pierre 3 : 10-11 « Si, en effet, quelqu’un veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses ; qu’il s’éloigne du mal et fasse le bien, qu’il recherche la paix et la poursuive ».
Pour vivre et aimer la bonne vie et voir des jours heureux nous devons bâtir par rapport au fil de plomb, la juste mesure ou autorité. L’apôtre Pierre cite le Psaume 34 car la Parole de Dieu est la seule autorité sur laquelle se fonde la vie véritable.
Le premier mot de ce verset est « Si » qui souligne l’autorité concernant ce qui vient d’être déclaré aux versets 8 & 9 et qui soutient l’exhortation des versets 10 & 11. D’après les Ecritures, Celui qui veut jouir de la vie et connaître des jours heureux doit, en tout premier lieu, réfréner sa langue, se garder de dire du mal et cesser de tromper par ses paroles. Le mot « mal » ne désigne pas juste une mauvaise parole, une mauvaise action, mais signifie l’immoralité d’une mauvaise disposition de cœur. Nous ne devons pas rendre le mal que quelqu’un nous fait par le mal d’une disposition de cœur moralement mauvaise.
Psaume 141 : 3 « Mets, ô Eternel, une garde à ma bouche, veille sur l’entrée de mes lèvres ». Une prière très terre-à-terre. Nous devons nous assurer de maîtriser notre langue, nos lèvres car c’est ce que la Parole de Dieu nous ordonne et elle est la mesure le fil de plomb, l’autorité suprême en matière de vie et de foi.
Ensuite, le verset 11 souligne le second point : Qu’il s’éloigne du mal et fasse le bien, qu’il recherche la paix et la poursuive.
Ce verset contient quatre commandements impératifs que nous allons examiner brièvement.
- Premier commandement : qu’il s’éloigne du mal. S’éloigner signifie, se détourner de, c’est un rejet positif de ce qui est mal dans notre manière de traiter et de parler des autres. Nous sommes appelés à nous détourner de tout ce qui pourrait nuire à notre prochain – attitudes, actions, paroles. Proverbes 3 : 7 « Crains l’Éternel, écarte-toi du mal ».
- Second commandement : qu’il fasse le bien. Vivre et aimer la vie ce n’est pas ne pas faire le mal. Ce qui est rendu clair ici dans notre texte d’étude c’est que si nous désirons véritablement aimer la vie et connaître des jours heureux, alors il faut nous détourner du mal vers le bien.
Le bien c’est ce qui est excellent, bon agréable et parfait aux yeux de Dieu.
- Puis, troisième commandement, qu’il recherche la paix. Romains 12 :18 « Autant que possible, et dans la mesure où cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes ». L’amour vrai conduit l’enfant de Dieu à être un artisan de paix.
- Et le quatrième commandement, qu’il poursuive la paix. Le verbe poursuivre est souvent employé dans la Parole pour décrire la chasse. Nous devons donc pourchasser, poursuivre intensément la paix. Vous saisissez l’image dépeinte ici ? Nous vivons dans un monde hostile à Dieu et envers ceux qui vivent pour Lui, la persécution peut même mettre notre vie ne danger, les hommes mauvais peuvent cherchent à nous discréditer, nous rendre misérables et nous chercher à nous causer de la souffrance et la Parole de Dieu nous dit : faites tous vos efforts pour vivre en harmonie, de manifester la sympathie (souffrir avec l’autre dans sa peine), avoir une affection profonde, être rempli de tendresse et humble de cœur, ne jamais rendre le mal pour le mal, ni insulte pour insulte ? Et si on veut vraiment vivre et aimer la bonne vie et connaître des jours heureux, il faut préserver sa langue du mal, se détourner de toute disposition mauvaise, rechercher et poursuivre la paix avec tous… car nous sommes ambassadeurs de Christ, ministres de la réconciliation, des ouvriers de paix.
Matthieu 5 :9 « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ».
Je comprends cette septième béatitude ainsi : étant fils de Dieu, ils procurent la paix et seront donc reconnus comme fils de Dieu.
Une fois de plus, cette béatitude présuppose les précédentes. Cela explique pourquoi le monde ne trouve jamais la paix dont il parle continuellement, le péché ne pouvant produire que la guerre. Ceux et celles qui procurent la paix sont des personnes transformées. Tous les accords, toutes les conférences et conventions imaginables ne pourront procurer la paix, car ils ne peuvent éliminer le péché, la révolte contre Dieu, qui est la racine de tous les malheurs. La raison de tous ces échecs n'est ni politique, ni économique, ni sociale ; elle est d'ordre théologique et doctrinal : le cœur de l'homme, de tous les hommes, est mortellement malade et ne peut être changé que par Jésus-Christ, par l'action du Saint-Esprit.
Il existe trois termes les Écritures pour évoquer fils/l'enfant. Teknon, plutôt affectueux (le petit enfant que l'on aime). Paidon, descriptif (celui que l'on éduque). L'autre uion (utilisé ici) s'applique plus à décrire un rang. Lorsque Jésus dit qu'ils seront appelés "fils de Dieu", c'est qu'ils porteront la marque de Dieu, la filiation divine.
L'apôtre Jean s'exclame 1 Jean 1 : 3 "Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes ". Le temps du verbe grec évoque plutôt le sens de continuité. Ils seront continuellement appelés fils de Dieu. Dieu va continuellement plonger ses regards dans ses créatures, et les déclarer " fils " cohéritiers.
Vivre les béatitudes, c’est ressembler à Dieu, le Dieu de paix.
Est-ce qu’il y a un air de famille qui nous désigne comme les fils et les filles du Père ? Est-ce que nous apportons la discorde… ou la paix ? Ne perdons pas de vue notre vocation : ambassadeurs pour Christ, au service de la réconciliation, agents de la paix de Dieu. La sainteté de Dieu n’est pas passive, la nôtre ne doit pas se limiter à “je ne fais pas ci, je ne fais pas ça”. Nous sommes appelés à agir, à intervenir : “Heureux ceux qui procurent la paix, ils seront appelés fils de Dieu !”