janvier 28

Béat #3 Heureux les doux, car ils hériteront la terre. Matt 5:5

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Les Béatitudes – Caractère du disciple de Christ – Matthieu 5 : 3 – 16

Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne ; et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui.

2 Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit :

3 Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

4 Heureux les affligés, car ils seront consolés !

5 Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

8 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

9 Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

11 Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

12 Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

- Matthieu 5 : 3-12 -

INTRODUCTION Béatitude #3

Les béatitudes décrivent le caractère d’un disciple de Christ, ces attitudes, postures du cœur et choix d'intention. Elles décrivent la discipline d’un disciple, un effort allant contre ce que notre chair nous propose avec laxisme. Les béatitudes décrivent également les qualités d’un disciple, reflétant une habitude acquise par la discipline. Et à ces huit démarches, Christ associe huit promesses.

Par cet enseignement Jésus nous invite à vivre heureux, mais il est clair qu’il a une définition très personnelle du bonheur ! Au fond, ce qu’il veut nous dire c’est : “Ce que tu es est bien plus important que ce que tu as”. Et ce que tu peux devenir entre les mains de Dieu est plus important encore… Si la méditation des béatitudes ne réveille pas en nous un sens aigu de notre besoin et un désir renouvelé de progresser dans la foi, nous devons être drôlement endurcis ! Car le but de ces paroles est d’aiguiser nos aspirations spirituelles. Dans la logique du Seigneur, un disciple de Christ doit être une énigme pour ceux qui le voient vivre, il doit leur poser problème. Il ne rentre pas dans les catégories établies, il est inclassable selon les critères du monde. Et si vous et moi, nous ne sommes pas des énigmes pour ceux qui nous entourent, il y a là un commentaire éloquent sur notre façon de vivre et une raison de plus pour nous plonger dans l’étude des béatitudes ! Récapitulons.

Notons bien la séquence de ces attitudes et ces traits de caractère :

Être pauvre en esprit c’est la bonne attitude envers soi et son état de péché qui conduit à une contrition de cœur, de verser des larmes sur sa condition. Cela conduit à mettre de côté tous désirs égoïstes et à revêtir cette attitude de douceur, de soumission et d’humilité devant la volonté de Dieu et de désirer de toutes leurs forces, avoir faim et soif, à vivre comme Dieu le demande. On voit bien la progression. Et tout cela se manifeste en compassion, pureté de cœur, paix et acceptation des persécutions.

La personne qui se sait pauvre en elle-même, consciente de sa réelle pauvreté spirituelle ne portera plus de jugements méprisants sur les autres mais commencera à manifester des fruits de miséricorde, de compassion dans ses rapports avec les autres.

La personne qui sera passée par le processus douloureux de la prise de conscience de ses péchés et les confessant et les abandonnant découvrira une nouvelle liberté pour vivre honnêtement et ouvertement avec les autres, agissant avec sincérité, pureté de cœur, en tout ce qu’elle fait.

La personne qui ne vit plus selon ses propres désirs égoïstes, mais qui cherche ce que le Dieu d’amour désire – une personne douce et humble de cœur – possédera aussi le détachement nécessaire pour être un ouvrier de paix, d’intervenir de manière utile dans les conflits qui ravagent les relations humaines.

Finalement, et de manière évidente, la personne dont la vie est gouvernée par un désir profond de justice et d’amour ne reculera pas au moment où elle sera appelée à souffrir pour la justice, mais y fera plutôt face d’autant plus joyeusement, sachant que les persécutions sont souvent la part des porte-paroles de Dieu, ses disciples, et que leur acceptation patiente conduit à une riche récompense de la part de Dieu.

Car quand tout est dit et fait, Matthieu 5 : 12 ajoute « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ».

Question #1 : Qu'est la douceur ? Que veut dire "Etre doux" ?

Si seulement ceux qui sont doux sont heureux, et que nous désirons être heureux, alors il nous faut d’abord comprendre ce que signifie être doux.

Matthieu 5 :5 « Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre ! »

Encore une fois, pour l’homme naturel, c’est le monde à l’envers ! On nous a appris depuis notre enfance que le monde appartient aux plus forts, aux plus capables, à ceux qui sont sûrs d’eux-mêmes et qui savent s’imposer. Il faut s’affirmer, paraît-il, et être agressif si l’on veut réussir. “Pas du tout”, dit Jésus, “les doux et eux seuls hériteront la terre !”.

Les traducteurs ont eu de la peine à trouver le mot adéquat. Certains ont choisi “doux” tandis que d’autres ont préféré “débonnaires”. “Doux” rime avec flou ou mou : il nous faut donc essayer de cerner le sens que le Seigneur donne à cette expression. Le mot douceur en grec est praus. Ce mot signifie tempérance, humilité, docilité, douceur. Ainsi, le disciple de Christ dont la vie est empreinte de douceur est une personne docile, humble, patiente, soumise.

Être doux est différent que de se savoir pauvre en soi-même, pauvre en esprit. Parfois les traducteurs utilisent le mot humble et doux de manière interchangeable. Mais il y a une distinction entre les deux puisque le Seigneur lui-même déclare qu’il est doux et humble de cœur. Notre texte de Matthieu relève cette distinction : être pauvre en esprit, v. 3, c’est par rapport à notre condition de pécheur, en rapport avec nos péchés. La douceur, être doux c’est par rapport à la sainteté de Dieu. Deux facettes de la même disposition de cœur. Pauvre en esprit parce que je me reconnais pécheur et doux parce que Dieu est saint. La première est négative et conduit à l’affliction, le deuil. La seconde est positive et conduit à une faim et une soif de justice.

Pour comprendre le sens biblique de la "douceur" de ce qui est en définitive une disposition de cœur créée par la grâce de Dieu, il faut dépasser la "confusion des siècles antérieurs" et de la pensée moderne qui voit dans la douceur un signe méprisable de faiblesse, de timidité, d'indifférence, et de lâcheté.  Aristote définit une vertu comme le point d'équilibre entre deux vices : d'après lui, la douceur est l'équilibre entre les deux extrêmes que sont la colère chronique et le caractère mou incapable d'indignation. Pour Platon, la douceur est la disposition naturelle régissant les relations entre hommes qui est le contraire de la férocité ou la cruauté.

Le mot grec pour douceur était souvent utilisé en parlant d'animaux sauvages apprivoisés, surtout des chevaux qu'on avait domptés et dressés. De tels animaux ont toutes leurs forces, mais leur volonté est soumise à celle de leur maître. Il exprime donc l'idée d'une force immense qui est dompté, maîtrisée, soumis.

La douceur, c'est donc la puissance contrôlée

QUESTIOn #2: Comment la douceur se manifeste-t-elle ?

La douceur biblique, l'amour-douceur c'est la puissance sous le contrôle de Dieu et elle se reconnaît à cinq signes dans une vie soumise à la volonté de Dieu :

1.   Une personne douce ne cherche pas son propre intérêt,

2.   Elle n'est ni blessée ni offensée quand elle subit des torts Elle ne se soucie pas de son honneur.

      Elle n'essaie pas de se défendre, de s'inventer des excuses ou de dissimuler ses péchés,

3.   Une personne douce ne cherche pas à se venger,

4.   Elle est toujours empressée de s'instruire, d'apprendre,

5.   Une personne douce ne suit pas sa propre voie, ne recherche pas son intérêt personnel mais celle de Dieu et celle de son prochain ; elle consacre sa vie à Dieu.

Il y a également deux aspects essentiels à cette condition de cœur qu’est la douceur qui est indispensable à notre bonheur. On peut les exprimer par deux formules sur lesquelles nous pouvons méditer.

  • Être doux sans être mou. Nous connaissons tous des gens qu’il vaut mieux prendre avec des gants — ou même avec des pincettes ! Ils manquent visiblement de douceur. Mais il y a d’autres personnes qui passent pour être douces parce qu’elles ne font jamais de vagues, parce qu’elles sont prêtes à toutes les concessions pour éviter les discussions animées ou conflictuelles, parce qu’elles sont naturellement “gentilles”. Quand vous leur serrez la main, vous avez la désagréable impression de tenir un poisson qui est mort depuis plusieurs jours ! Elles ne sont pas douces, elles sont molles, et ce n’est pas la même chose ! Considérons comment les hommes et femmes que la Bible nous donne comme exemples de douceur ont défendu la vérité.

On peut être doux et fort, la douceur n’est pas incompatible avec l’autorité. Étienne, le premier martyr chrétien, était plein de douceur — mais ce n’était pas un mou. Voyez comment il est mort, avec quel courage! On dit parfois que “les doux hériteront la terre parce qu’ils seront trop timides pour la refuser”. C’est une idée fausse de la douceur : elle n’est pas mollesse, timidité, elle est une facette du fruit de l’Esprit.

La douceur, c’est ce qui fait que quelqu’un est accessible, qu’on peut facilement l’approcher, le consulter. C’est l’absence de cette dureté qui vient d’un esprit de jugement. Le débonnaire, c’est celui qui a été libéré de la tyrannie de l’opinion d’autrui, celui qui ne se sent pas menacé quand il rencontre un désaccord. Le “mou” veut la paix à tout prix. Le “doux” ose dire la vérité avec amour, même quand elle ne fait pas plaisir. Que Dieu nous donne toujours plus de cette douceur-là.

  • Ne rien revendiquer pour tout recevoir : Voilà une formule qui ferait pâlir n’importe quel responsable syndical ! Pourtant c’est bien cela que nous avons voyons dans la vie d’Abraham, de David, et du Fils de Dieu dont il est écrit Philippiens 2 :6 « lui dont la condition était celle de Dieu, il n’a pas estimé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même…». Ne rien revendiquer pour tout recevoir : cela sonne étrangement à nos oreilles, habitués comme nous sommes à raisonner en termes de nos droits. Nous sommes contaminés par l’esprit de revendication qui souffle dans le monde, contaminés jusque dans notre relation avec notre Père céleste. “Heureux les pauvres en esprit” car ils se rendent compte qu’ils n’ont “droit” qu’au jugement et qu’à la condamnation d’un Dieu saint, qu’ils dépendent entièrement de la grâce du Seigneur.

Être débonnaire, c’est être libéré de la tyrannie de nos propres convoitises.

Quand cessent enfin nos revendications, nous découvrons la merveilleuse vérité exprimée par Paul dans 1 Corinthiens 3 : 21-23 « Tout est à vous … et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu ».  Romains 8 :32 « Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce ?»

Comment recevoir ce “tout” ? Il faut exercer notre seul droit légitime. Quel est-il ? Le droit de mourir à nous-mêmes, de mettre une croix sur nos désirs égoïstes, de clouer nos revendications à la croix. Que demandes-tu à Dieu ? Il est bon d’avoir des aspirations spirituelles, mais prenons garde qu’elles ne se transforment en revendications. “Heureux ceux qui sont doux”, ceux qui sont morts au “qu’en dira-t-on ?” et morts à la convoitise. Pensée à méditer : Dieu donne tout à ceux qui ne désirent plus que lui !

La douceur, selon la Parole, est un des aspects du fruit de l'Esprit, une manifestation visible de l'amour de Dieu dans la vie d’un disciple de Christ. Une attitude intérieure qui débouche sur un comportement digne de notre rang de bien-aimés (enfants) de Dieu et qui est reconnu par ceux qui nous entourent.

Galates 5 : 22 « Mais le fruit de l'Esprit est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi ».

Philippiens 4 : 5 « Que votre douceur soit connue de tous les hommes ».

Colossiens 3 : 12 « Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d'ardente compassion, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres et faites-vous grâce réciproquement ; si quelqu'un a à se plaindre d'un autre, comme le Christ vous a fait grâce, vous aussi, faites de même. Mais par-dessus tout, revêtez-vous de l'amour qui est le lien de la perfection ».

Ephésiens 4 : 2 « Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d'une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience. Supportez-vous les uns les autres avec amour ».

QUESTION #3 : Quel resultat d'ETRE DOUX ?

Eh bien, premièrement, le bonheur. Heureux ceux qui sont doux. Ce n’est pas un bonheur éphémère, superficielle lié aux circonstances de la vie mais un état bienheureux, de satisfaction intérieure. Oui, heureux ceux qui sont doux.

En un mot : un disciple de Christ, un enfant de Dieu n'est pas superficiel en quoi que ce soit ; il est fondamentalement sérieux et fondamentalement heureux. Car la joie du chrétien est une sainte joie ; le bonheur du chrétien est un bonheur sérieux. Le bonheur selon Dieu n’est pas le but de notre existence, ni un idéal de vie souhaité, mais le résultat, le fruit de la réalité d’une relation d’amour avec le Dieu vivant et vrai et ce bonheur-là se construit dans une marche selon Christ.

Seconde chose qui résulte d’être doux est la suivante : car ils recevront la terre que Dieu a promise !

Quelle vérité et quelle opposition avec la pensée du monde dans lequel nous vivons et ses valeurs auxquelles nous sommes confrontés chaque jour. Le monde proclame : si tu veux hériter la terre, gagne de l'argent, prends le pouvoir, recherche la gloire. Sois fort et fier. Mets-toi en avant.

Jésus affirme le contraire. Seuls les doux ont part à l'héritage promis par Dieu et Le Seigneur Jésus-Christ est venu pour nous montrer la voie.

En somme, être doux, c'est en avoir fini avec soi-même !


Quand une personne donne tout à Dieu, que reçoit-elle en retour ? La terre ! Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre.

C’est ce que Paul sous-entend en 2 Corinthiens 6 : 10 « … comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons tout ». Romains 8 : 17 « Si nous sommes les enfants de Dieu, alors nous sommes ses héritiers — héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ ».

 

Le verbe hériter (klēronomeō en grec) signifie « recevoir une portion/une part allouée ». Dieu en a fait la promesse et il met tout en œuvre pour l’accomplir. Cette béatitude est une citation presque mot pour mot du verset Psaume 37 : 11 « Les débonnaires/doux posséderont le pays et feront leurs délices d’une paix complète ».

Ce texte évoque la promesse de possession du pays et ceux qui étaient fidèlement attachés à Dieu se posaient la question : comment se fait-il que les méchants prospèrent et que nous sommes floués de notre héritage ? Ce Psaume 37 :1-2 poursuit « Ne t’irrite pas contre ceux qui font le mal, n’envie pas ceux qui commettent l’iniquité. Car ils sont fanés aussi vite que l’herbe et ils se flétrissent comme le gazon vert ». Ne te préoccupe pas des injustes. Seulement, Psaume 37 :3-4 « confie-toi en l’Éternel et pratique le bien ; fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire ».

Il faut garder une juste perspective sans s’inquiéter de ce qui se passe autour de nous. Psaume 37 :5-7 « Remets ton sort à l’Éternel, Confies toi en lui, et c’est lui qui agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, et ton droit comme le soleil à son midi. Garde le silence devant l’Éternel, et attends-toi à lui. » Et le texte poursuit : Car le jour viendra lorsque Dieu viendra en jugement contre le méchant. Donc, laisse la colère, abandonne la fureur ; ne t’irrite pas, ce serait mal faire. Le Seigneur se rit du méchant, car il voit que son jour arrive. Et ceux qui font le mal seront retranchés, mais ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays. L’Éternel connaît les jours des hommes intègres, et leur héritage dure à jamais.

De quelle terre hériterons-nous ? La nouvelle terre dans le royaume des cieux (Apocalypse 2 : 1-4). Notre monde actuel est dominé par les méchants, ceux qui rejettent Dieu et sa grâce mais un jour tous les orgueilleux qui se seront opposés à Dieu disparaîtront. 1 Jean 2 : 17 « Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement... » Seuls les doux auront part à cet héritage car ils règneront avec Christ et resteront pour hériter la nouvelle terre dans le royaume des cieux (Psaume 37 : 10-11).

QUESTION #4 : POURQUOI EST-IL NECESSAIRE d'ETRE DOUX? 

Être doux est nécessaire, premièrement car seuls les doux peuvent être sauvés. Psaume 149 : 4 « Car l’Eternel prend plaisir en son peuple ; il pare les débonnaires/les doux de salut ». Pas de douceur, point de salut. Voici le message des béatitudes : à moins qu’une personne ne vienne à Dieu en reconnaissant sa pauvreté spirituelle (prise de conscience de sa perdition), en étant affligé pour son état de péché (attitude de repentance pour son péché) et en étant doux (humble et soumise devant la sainteté et la volonté de Dieu), elle ne peut être sauvée. De la toute l’importance de la nécessité d’être doux.

Deuxièmement, parce que c’est le commandement du Seigneur que j’ai lu toute à l’heure Colossiens 3 : 12 « Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’ardente compassion, de bonté, d’humilité, DE DOUCEUR, de patience ».  Revêtez-vous de douceur. Voilà pourquoi un disciple de Christ doit être doux – d’abord pour être sauvé, puis pour recevoir la Parole de Dieu. Sans douceur, on ne peut recevoir la Parole.  Jacques 1 : 21 « C'est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de méchanceté, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous et qui peut sauver vos âmes. Pratiquez la parole et ne l'écoutez pas seulement, en vous abusant par de faux raisonnements ».

La Parole de Dieu est par moments une épée à deux tranchants, à d'autres moments elle agit comme un marteau, parfois elle nous laisse un goût amer. Nous réagissions tous à l'autorité de la Parole.

Nous n'aimons pas du tout lorsqu'elle nous place dans une situation inconfortable. Peut-être avons-nous parfois tendance à nous mettre en colère contre l'Eglise ou contre ceux qui enseignent la Parole.

Mais si l'Eglise tout comme le prédicateur remplissent bien leur fonction, notre irritation est en fait réellement orientée vers la Parole de Dieu.

C'est pour cela que l'instruction nous est donnée de recevoir avec douceur la Parole de Dieu. Ne pas la traiter avec indifférence où colère, mais de réagir de manière respectueuse, tout en étant libre de formuler nos perplexités et incompréhensions, mais avec la volonté de se soumettre à son autorité dans nos vies une fois que ce que Dieu a intentionné devienne claire à nos yeux.

Une troisième raison pourquoi être doux est nécessaire : sans la douceur, on ne peut rendre un témoignage qui soit à la gloire de Dieu. L'impact de celui-ci est directement lié à ce que nous avons à dire et de la manière dont nous procédons pour le transmettre. Il ne faut jamais oublier que notre Seigneur était doux et humble de cœur, rempli de "grâce et de vérité", alors que ceux qui le suivent font souvent preuve de beaucoup de vérité dénuée de grâce et avec un manque de douceur. On ne peut témoigner efficacement pour la gloire de Dieu avec une attitude d’orgueil spirituel.

1 Pierre 3 : 15-17 nous rappelle l'importance d'un témoignage empreint de douceur « Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur ; soyez toujours prêts à vous défendre contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous : mais faites-le avec douceur et crainte, en ayant une bonne conscience, afin que là même où l'on vous calomnie, ceux qui diffament votre bonne conduite en Christ soient confondus. Mieux vaut souffrir en faisant le bien, si telle est la volonté de Dieu, qu'en faisant le mal ».

Tout déclaration de la raison de l'espérance qui est en nous doit inclure une référence concernant le fondement de cette espérance qui est la grâce merveilleuse de Dieu. S’il y a une chose que la grâce, correctement comprise, peut accomplir pour une personne, c'est de lui apprendre la douceur : l'humilité de l'amour.

Le point essentiel de la grâce c'est qu'elle trouve sa source en Dieu et qu'elle s'étend vers le moins méritant et le moins reconnaissant. Lorsque je suis amené à partager l'espérance qui est en moi, j'oriente les autres vers le Dieu de toute grâce et non vers moi-même. Cela en soi est la douceur car elle accorde tout mérite et gloire à Dieu, et non à soi-même.

La douceur envers notre interlocuteur est également importante. La religion, les questions d'ordre spirituelles sont, tout comme pour la politique, sujets à controverse, et le chrétien fidèle n'est jamais très loin de la controverse. Tout ce qu'il a à faire c'est de commencer à parler du Seigneur à ceux qui ne veulent rien savoir !

Mais qu'en est-il de ceux qui nous demandent raison de notre foi ? Ils l'ont bien cherché, pourrait-on penser et dire ! C'est à ce point que la douceur entre en jeu parce qu'il n'y a rien de bénéfique qui ressort d'une dispute. Si on gagne le débat passionné, l'autre se sent humilié et nous perdons un contact ; si nous perdons l'argument, nous pensons perdre le respect de l'autre.

C'est pour cela qu'il est important de permettre l'action de l'Esprit dans notre vie pour que nous gardions un esprit calme, doux, paisible, humble, tout en parlant la vérité dans l'amour.

QUESTIOn #5 : Est-ce que je suis doux? Puis-je examiner mon coeur?

Absolument, il suffit de passer au crible notre disposition de cœur avec quelques tests très simples.  

  1. Premier test : est-ce que je manifeste la maîtrise de soi ou bien est-ce que je m’emporte avec colère devant la contrariété, les sources d’irritation, et les personnes désobligeantes, voire carrément méchantes ? Si je suis doux, je ne puis être pas un redresseur de torts, quelqu’un qui ne cherche pas à se venger, mais quelqu’un qui ne recherche pas son intérêt personnel mais celle de Dieu, son honneur, et le bien-être de son prochain.
  2. Deuxième test : est-ce que je réponds toujours humblement et avec obéissance à la Parole de Dieu ? Si je suis doux, je le ferai. Si je reçois la Parole avec douceur, alors je ne suis pas un auditeur oublieux, mais celui qui obéit, qui se soumet à l’autorité de dieu, et qui agit en conséquence.
  3. Troisième test : est-ce je suis un ouvrier de paix ? Si oui, alors je suis doux. C’est cela la douceur : pardonner, restaurer, faire la paix. Ephésiens 4 :2-4 nous rappelle ce principe « Qu’on voie dans votre vie de tous les jours, que vous êtes humbles, doux et patients, en particulier dans vos rapports mutuels : portez et supportez-vous réciproquement avec beaucoup d’affection. Efforcez-vous de conserver entre vous l’unité que le Saint-Esprit a créée et restez liés les uns aux autres dans l’harmonie et la paix ». Seuls les doux produisent l’harmonie et la paix. Ou bien est-ce que je suis de ceux qui attisent la flamme de la discorde avec un esprit critique, qui sèment la zizanie et qui font passer leurs intérêts avant ceux des autres ?
  4. Quatrième test : est-ce que j’encaisse sans récriminations les critiques et les fausses accusations, tout en aimant les détracteurs et contradicteurs ? Celui ou celle qui est doux le fait. Ou bien est-ce que je suis susceptible au point de prendre offense et de chercher querelle tout en envoyant ces personnes sur les roses ? 2 Timothée 2 : 24-26 déclare « Il ne convient pas à un esclave du Seigneur d’avoir l’esprit querelleur. Qu’il se montre au contraire doux et aimable envers tout le monde, accessible aux idées des autres, qu’il soit capable d’enseigner avec tolérance et sache supporter sans impatience l’opposition et les injustices. Il doit exercer humblement la discipline envers les opposants et chercher à les ramener par la douceur et la compréhension ; qu’il les instruise avec bonté et les reprenne avec ménagement. Qu’il reste aimable et courtois envers les adversaires de la vérité et tous ceux qui le contredisent ».

Qu’avons-nous à répondre à ces questions ? Heureux ceux qui sont doux, ceux qui manifestent la maitrise de soi, la retenue, qui se soumettent à l’autorité du Seigneur et qui obéissent avec empressement à sa Parole ; ceux qui pardonnent, qui restaurent la paix ; ceux qui manifestent la patience et l’amour envers tous.

En somme, être doux, c'est en avoir fini avec soi-même !


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debonnaire, doux, héritage terrestre


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