janvier 29

Béat #5 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Matt 5:7

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Les Béatitudes – Le caractère du disciple de Christ – Matthieu 5: 3-16

Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne ; et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui.

2 Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit :

3 Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

4 Heureux les affligés, car ils seront consolés !

5 Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

8 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

9 Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

11 Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

12 Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

- Matthieu 5 : 3-12 -

INTRODUCTION Béatitude #5

Les béatitudes décrivent le caractère d’un disciple de Christ, ces attitudes, postures du cœur et choix d'intention. Elles décrivent la discipline d’un disciple, un effort allant contre ce que notre chair nous propose avec laxisme. Les béatitudes décrivent également les qualités d’un disciple, reflétant une habitude acquise par la discipline. Et à ces huit démarches, Christ associe huit promesses.

Etre pauvre en esprit c’est la bonne attitude envers soi et son état de péché qui conduit à une contrition de cœur, à verser des larmes sur sa condition. Cela conduit à mettre de côté tous désirs égoïstes et à revêtir cette attitude de douceur, de soumission et d’humilité devant la volonté de Dieu et de désirer de toutes leurs forces, avoir faim et soif, de vivre comme Dieu le demande. On voit bien la progression. Et tout cela se manifeste en compassion, pureté de cœur, paix et acceptation des persécutions.

La personne qui se sait pauvre en elle-même, consciente de sa réelle pauvreté spirituelle ne portera plus de jugements méprisants sur les autres mais commencera à manifester des fruits de miséricorde, de compassion dans ses rapports avec les autres.

La personne qui sera passée par le processus douloureux de la prise de conscience de ses péchés et les confessant et les abandonnant découvrira une nouvelle liberté pour vivre honnêtement et ouvertement avec les autres, agissant avec sincérité, pureté de cœur, en tout ce qu’elle fait.

La personne qui ne vit plus selon ses propres désirs égoïstes, mais qui cherche ce que le Dieu d’amour désire – une personne douce et humble de cœur – possédera aussi le détachement nécessaire pour être un ouvrier de paix, d’intervenir de manière utile dans les conflits qui ravagent les relations humaines.

Finalement, et de manière évidente, la personne dont la vie est gouvernée par un désir profond de justice et d’amour ne reculera pas au moment où elle sera appelée à souffrir pour la justice, mais y fera plutôt face d’autant plus joyeusement, sachant que les persécutions sont souvent la part des porte-paroles de Dieu, ses disciples, et que leur acceptation patiente conduit à une riche récompense de la part de Dieu.

Les béatitudes nous livrent le projet de Dieu pour les hommes qu’il recrée. 2 Corinthiens 5 : 17 « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles ».

Dans les béatitudes nous avons le portrait robot de cette nouvelle créature ! Morts à l’orgueil, à l’indifférence et à l’esprit de revendication, les citoyens du royaume de Dieu sont assoiffés de justice, de sainteté. Mais le Seigneur Jésus sait à quel point l’homme est doué pour déformer la pensée de Dieu. Même la sainteté peut être dénaturée par l’homme et Jésus connaissait des tas de Pharisiens qui étaient très forts en sainteté apparente ; ils avaient défini et codifié la sainteté à un point inimaginable pour nous — et pourtant ils n’étaient pas des hommes nouveaux, de nouvelles créatures. Ils n’étaient ni pauvres en esprit, ni repentants, ni doux, mais ils se prétendaient saints !

Jésus nous donne donc trois béatitudes qui précisent sa notion de ce qu’est la sainteté. À ceux qui seraient tentés de penser la sainteté comme un code de conduite ou un catalogue d’interdictions, Jésus dit Matthieu 5 :7 - 9 « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! » Nous abordons la première des trois ce matin.

Matthieu 5 : 7 « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde »

Pour entrer dans le royaume de Dieu, nous devons être de ceux qui cherchent la miséricorde de Dieu. Et une fois dans son royaume, nous accordons la miséricorde aux autres. C’est un des traits de caractère d’un disciple de Christ : être miséricordieux.

C’est une manifestation, un fruit, des quatre premières béatitudes qui, elles, traitent de notre disposition de cœur et de la manière dont nous nous voyons nous-mêmes devant la face de Dieu. Cette cinquième béatitude, bien qu’étant également une attitude de cœur, est aussi quelque chose que nous manifestons envers ceux qui nous entourent.

Nous reconnaissant comme étant pauvres en esprit, étant affligés sur notre condition de pécheur et pleins de douceur devant la sainteté de Dieu, cela est accompagné d’une faim et d’une soif insatiable pour la justice – qui est la droiture et l’intégrité devant Dieu et les hommes. Ce qui en résulte, le fruit de cela, c’est que nous manifestons la miséricorde à l’encontre de notre prochain, envers tous ceux qui nous entourent.

PRINCIPE #1 : PAS DE SAINTETE SANS MISERICORDE

Nous lisons dans Matthieu 23 : 23-26, l’analyse que fait Jésus de la soi-disante “sainteté” des hommes « …vous laissez de côté ce qu’il y de plus important dans la loi : le droit, la miséricorde et la fidélité ».   Jésus s’attaque à ce qu’il faut bien appeler “la sainteté de façade”. Il n’était pas opposé à une vie disciplinée, à une vie bien réglée, sobre.

Mais il discernait la réalité qui se cachait derrière la façade : ces hommes, par leurs règles, par leur observance minutieuse de la lettre de la loi se donnaient bonne conscience — et pourtant leur cœur était loin d’être saint. Ils étaient orgueilleux, ils étaient durs avec ceux qui ne faisaient pas comme eux, ils ne connaissaient pas la miséricorde.

L’attitude de cœur d’un Pharisien moderne dit : “Je vais à toutes les réunions de l’église, je mets ma dîme dans l’offrande, je témoigne de ma foi, je ne jure pas, je ne fume pas, je ne bois pas trop, … Et le Seigneur lui répond : “Et ton cœur ? Sais-tu pardonner ? As-tu compassion ?” “Heureux les miséricordieux” : ce que tu es compte plus que ce que tu as et même que ce que tu fais (si tes actions ne sont pas sincères) !

Mais alors, qu’est-ce que la miséricorde ?

Examinons ce mot « miséricorde ». Du grec eleēmōnes, qui signifie : avoir compassion pour les affligés, aider les démunis, secourir les misérables. Ce mot n’est employé que deux fois dans le N.T. Dans Matthieu 5/7 puis dans Hébreux 2 : 17-18 où nous lisons ceci « Aussi devait-il devenir, en tout, semblable à ses frères, afin d’être un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple. Car du fait qu’il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés ».

Christ est la grande illustration de la miséricorde. Il est notre souverain sacrificateur, celui qui intercède pour nous auprès du Père…et c’est de Lui qui vient la miséricorde, la compassion, l’aide et le secours. Il est notre souverain sacrificateur miséricordieux.

La miséricorde c’est tout ce qui est mis en œuvre et accompli au bénéfice d’une personne dans le besoin. Cela va au-delà de la compassion, au-delà d’un sentiment d’empathie : c’est une action concrète sincère de compassion, d’empathie qui s’étend vers une personne dans le besoin.

Ce que Jésus affirme en prononçant ces paroles « heureux les miséricordieux » est la chose suivante : ceux qui sont mes disciples et qui font partie de mon royaume ne sont pas des preneurs mais des donneurs. Ils ne sont pas de ceux qui condamnent mais de ceux qui font miséricorde…tout simplement, ceux qui ont l’aptitude à pardonner. Et nous pouvons rapprocher cette béatitude de l’expression qui se trouve dans la prière du disciple Matthieu 6 :12 “Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés”. C’est la même pensée et elle se retrouve encore dans Matthieu 18 dans la parabole du serviteur impitoyable”. La leçon de ces passages, c’est que si je me suis vraiment repenti moi-même pour saisir la grâce de Dieu, je ne peux pas refuser de pardonner à ceux qui m’ont fait du mal. C’est impossible, c’est incompatible. La vraie sainteté c’est un NON à la vengeance, un NON au ressentiment, un NON à l’amertume et un OUI à la miséricorde et au pardon. La miséricorde, c’est le caractère même de Dieu et il nous la communique par son Esprit qui est chargé de nous reconstruire, de nous rendre conforme au prototype qui est Jésus-Christ.

Luc 6 : 36 révèle « Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux ».

N’avez-vous jamais réfléchi à son regard sur nous ? Il est rempli de miséricorde ! Pour ceux qui se confient en Lui, Dieu n'est pas le Dieu de colère qui ne supporte aucune défaillance ! Il est le Dieu… de miséricorde !  La Bible décrit pour nous la miséricorde divine :

  • Psaume 103 : 17 elle est éternelle « Mais la miséricorde de l’Eternel est de tout temps, et elle sera à toujours en faveur de ceux qui le craignent ». Dieu ne changera pas d'avis en cours de route !
  • Psaume 108 : 5 : elle est infinie « Car ta miséricorde s’élève au-dessus des cieux, et ta vérité jusqu’aux nues ».
  • Lamentations 3 : 22-23 : elle est inépuisable « C’est une miséricorde de l’Eternel que nous ne soyons pas anéantis, que ses compassions ne soient pas épuisées/n’ont point défailli. Elles se renouvellent chaque matin ; grande est ta fidélité !»
  • Michée 7 : 18-19 : c'est la joie de Dieu « Quel Dieu est semblable à toi, Qui pardonnes l'iniquité, qui oublies les péchés du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, Car il prend plaisir à la miséricorde. Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités ; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés ».

Ecoutez ! Notre Seigneur est miséricordieux et nous avons tout pleinement en lui. Ephésiens 3 : 19 déclare « Nous sommes remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu ».

Dieu possède deux sortes d’attributs. Le saviez-vous ? Il possède des attributs que nous nommons absolus et des attributs que nous nommons relatifs.

Quels sont ses attributs absolus ? Dieu est amour, Dieu est vérité, Dieu est saint. Et si aucun être humain n’existait, Dieu serait toujours parfaitement amour, parfaitement vrai et parfaitement saint.

Mais dès que vous et moi sont nés dans cette vie terrestre, Ses attributs absolus prennent un caractère relatif. Sa vérité est devenue fidélité envers nous. Sa sainteté est devenue justice et son amour est devenu grâce et miséricorde. Ce sont là les attributs relatifs qui émanent de sa nature absolue. Dieu seul est riche en miséricorde.

Psaume 103 : 11 déclare « Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa miséricorde est efficace pour ceux qui le craignent ».

Ainsi, Dieu est la source de la miséricorde, lui seul peut nous la donner. L’acte suprême de sa miséricorde est celui de la croix. Aucun autre acte ne peut rivaliser en miséricorde. Le Seigneur Jésus s’est livré en sacrifice sur la croix pour nous secourir, nous sauver, nous aider, nous consoler...car il est miséricordieux.

PRINCIPE #2 : Il n'y a pas de sainteté sans compassion

Heureux ceux qui ont un cœur compatissant, sensible à la misère d’autrui, car Dieu aura aussi compassion d’eux.  Le Seigneur ne parle pas de la petite compassion ou pitié, d’un simple sentiment de pitié qui, encore une fois, n’est que le moyen de se donner bonne conscience sans se déranger pour faire quelque chose. Il n’y a pas de véritable compassion sans action.

Qu’est-ce qui excitait la compassion de Jésus ? Le besoin des hommes, que ce besoin se situe dans le domaine de la santé, de la nourriture ou de la connaissance de Dieu. Contentons-nous d’un seul exemple : Marc 6 : 34 “Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule et en eut compassion, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger ; et il se mit à les enseigner longuement.” Des brebis sans berger, qu’est-ce que cela donne ? Chacun fait ce qui lui semble bon tout en étant influencé et rassuré par ce que fait la majorité et en même temps attiré par ce que font les quelques brebis galeuses. C’est ça la foule, la foule de l’humanité, la foule des franciliens ! Posons-nous la question : Combien d’habitants de l’agglomération d’Ile de France ont entendu au moins une fois le message de l’Évangile présenté simplement mais clairement ? Combien sur près de 11 millions ? Pas beaucoup, sans doute. Pourquoi ? Pour de multiples raisons… mais je me demande aussi si j’ai compassion d’eux comme Jésus a eu compassion. “Jésus vit une grande foule…”  — est-ce que nous la voyons, la foule de nos jours ? Ou portons-nous des œillères pour ne pas être effrayés ? Jésus nous invite à regarder cette foule qui nous entoure, à la contempler. Petit à petit des visages se détachent, car la foule n’est pas aussi anonyme que nous l’avions pensé. Il y a la caissière du supermarché, le facteur, un voisin, nos anciens camarades de classe ou camarades actuels, nos collègues et anciens collègues de travail, ce vague cousin, l’agent d’ÉDF qui relève le compteur, le garagiste, la boulangère, etc. Il y a aussi tous ceux que je ne connais pas du tout mais qui ne sont pas moins perdus… Mais comment les regardons-nous ? Comme des ennemis de Dieu ?

C’est ce qu’ils sont par nature (mais c’est ce que nous étions nous aussi). Comment le Seigneur Jésus les voit-il ? Avec miséricorde, avec les yeux de compassion, comme des brebis qui n’ont pas de berger. Nous avons l’habitude de nous plaindre d’un manque de temps et de moyens, le Seigneur nous demande si ce n’est pas plutôt un manque de miséricorde, de compassion, qui nous retient. Car la compassion véritable trouve les moyens d’agir. “Heureux ceux qui montrent de la miséricorde » ; nous pouvons passer à côté d’un élément important du bonheur que Dieu nous destine si nous n’ouvrons pas nos cœurs à la compassion. Notons que Jésus ne précise pas envers qui nous devons être miséricordieux - c'est à dire, cela doit être dans notre nature d'être miséricordieux envers tous.

Nous avons déjà remarqué que ceux qui courent après le bonheur ne le trouvent jamais. Nous pouvons maintenant compléter cela en disant que ceux qui ne partagent pas la miséricorde que Dieu leur donne n’arrivent pas à être heureux ! Pour être encore plus heureux, partagez votre bonheur !

QU'EST-CE QUE LA MISéRICORDE? 

Dans la bible, la miséricorde c'est aider activement une autre personne.
C'est la compassion pour quelqu'un dans le besoin. C'est agir en sa faveur quand nous ne sommes pas obligés de le faire.  Jésus raconte l'histoire du bon samaritain dans Luc 10. A la fin il demande Luc 10 : 36-37 "Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? - C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : Va, et toi, fais de même."

Un des aspects de la miséricorde c'est de donner une aide pratique à autrui. Mais la miséricorde va plus loin. Il me semble que ce que dit Jésus est bien lié à ce qu'il a dit dans Matthieu 5 versets 3 à 6 à propos de nous-mêmes. Nous sommes miséricordieux parce que nous connaissons notre état spirituel et notre propre besoin de la miséricorde de Dieu. La miséricorde que nous devons avoir, c'est plutôt face au péché des autres.

  • Nous sommes miséricordieux quand nous ne nous vengeons pas quand quelqu'un a péché contre nous. 
  • Nous sommes miséricordieux quand nous répondons avec gentillesse face à la méchanceté. 
  • Nous sommes miséricordieux quand nous ne réagissons pas comme le monde réagit quand nous sommes contrariés. 
  • Nous sommes miséricordieux quand nous agissons par amour quand, de préférence, nous voulons agir avec colère.
  • Nous sommes miséricordieux quand nous ne disons pas tout de suite "Pauvre type" quand quelqu'un pèche - bien qu'il soit évident, à nos yeux, qu'il fait encore une fois la même chose.

Dans les paroles du Seigneur : Ceux qui sont miséricordieux obtiennent miséricorde. Ceci non pas parce qu'ils méritent la miséricorde en étant miséricordieux, ou le pardon en offrant le pardon aux autres, mais parce que nous ne pouvons pas recevoir la miséricorde et le pardon de Dieu tant que nous ne nous sommes pas repentis. Et nous ne pouvons pas prétendre de nous être repentis si nous sommes sans pitié pour les autres qui sont pécheurs également. Etre doux/débonnaire, c'est reconnaître que nous sommes pécheurs. Etre miséricordieux c'est avoir de la compassion pour les autres, qui sont aussi pécheurs que nous."

Et pour finir, la miséricorde de Dieu qui se révèle chaque jour dans notre vie devient notre motivation pour avoir de la miséricorde envers les autres.

Nous manifestons notre miséricorde pour les âmes perdues par une attitude et des actes de compassion, mais aussi en priant pour elles. Le sacrifice de temps et d’énergie passé dans l’intercession pour ceux et celles qui sont sans Dieu est sans espérance dans ce monde ainsi pour les frères et sœurs qui sont pris dans les mailles du filet du péché est un acte de miséricorde. Notre miséricorde est gaugée par notre fidélité à prier pour tous les hommes et pour tous les saints et bien-aimés de Dieu.

Est-ce que tu pries pour les âmes perdues ? Est-ce que tu pries pour les frères et sœurs en Christ qui vivent dans la désobéissance à la volonté de Dieu ? Tes prières sont des actes de miséricorde car elles sont l’élément déclencheur pour la bénédiction de Dieu dans les vies de ceux pour lesquelles nous prions.

Nous manifestons notre miséricorde pour les âmes perdues par une attitude et des actes de compassion, en priant pour elles, mais aussi en proclamant l’Evangile. En témoignant de la bonne nouvelle Du salut en Jésus-Christ par son sacrifice à la croix, l’acte ultime de la miséricorde divine, c’est la chose la plus empreinte de miséricorde que nous pouvons faire.

SI JE MANIFESTE LA MISéricorde - Que ce passe-t-il?

Heureux ! Bienheureux celui ou celle qui, par la transformation de l’être par ma puissance, suit la voie que j’ai tracé, qui agit conformément à ces principes énoncés, qui conforme sa pensée à la mienne car il/elle obtiendra miséricorde. Voyez-vous la beauté de ce cercle vertueux ? Dieu nous donne sa miséricorde, nous sommes miséricordieux et Dieu nous accorde davantage de miséricorde.

Mais un mot de mise en garde est toutefois nécessaire, car elle est d’une importance capitale.

Cette promesse "car ils obtiendront miséricorde" n'évoque pas un salut conditionnel : "si je suis miséricordieux envers mon prochain, Dieu pardonnera mes fautes et me délivrera de l'enfer". Il n'en est rien... Mais comment celui qui a reconnu le poids de ses propres fautes, qui a pleuré sur elles, qui a développé un esprit de douceur, après avoir constaté l'injustice du monde, pourrait-il ne pas accorder son pardon ?

Si Dieu a effacé ma dette puis-je ne pas effacer celle de de mon prochain ?

Jacques 2 : 13 « Car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement ». Il n’y a pas de miséricorde dans la loi et il n’y a pas de grâce dans la loi. La loi est intransigeante mais Dieu, dans sa miséricorde nous donne ce que nous ne méritons pas. Dans sa grâce, il ne nous donne pas ce que nous méritons. Il jugera sans miséricorde celui qui n’a pas fait quoi ? Miséricorde ! Montrez-moi une personne qui prétend être un enfant de Dieu qui ne manifeste aucune miséricorde, aucune compassion mais qui, par contre, fait montre de favoritisme, de partialité, un manque d’égard envers les nécessiteux et qui condamne son prochain et je vous montrerais une personne qui n’obtiendra point miséricorde lors du jugement.

Pour quelle raison ? Parce que cette personne n’est pas née de nouveau, ce n’est pas un des rachetés de Dieu. Elle ne manifeste pas la nouvelle nature de la nouvelle création opérée par la grâce et la puissance de Dieu.

Un des traits de ceux dont le cœur n’est pas régénéré c’est de ne pas être miséricordieux. L’Evangile vient transformer le cœur pour nous rendre semblable à Dieu et Dieu, lui, est miséricordieux, plein de compassion et ne fait acception de personne ! Un véritable enfant de Dieu agira de même.

C’est, et je le répète, le test de la réalité de la foi qui sauve. Et si les actes de miséricorde ne sont pas évidents dans la vie d’une personne quel que soit ses prétentions, alors il est évident que la vie de Dieu n’est pas en elle !

Matthieu 5 :7 « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! » Là où la miséricorde est donnée, elle sera dispensée. Lorsque Dieu déverse sa vie, sa miséricorde et son amour dans une vie, les signes évidents sont l’impartialité, la miséricorde, et l’amour du prochain.

Ainsi, ce passage de Jacques 2 : 13 se termine avec cette phrase « La miséricorde triomphe du jugement ». Que veut dire cette déclaration ? Simplement ceci : si ma vie est caractérisée par la miséricorde, je triompherais du jugement. J’échappe au jugement parce que la manifestation de la miséricorde est la preuve d’une vie régénérée, sauvée, transformée.

CONCLUSION

Contrairement à ce qu’un grand nombre de personnes pensent ou croient, nous ne pouvons pas satisfaire la sainteté de Dieu et recevoir sa miséricorde qui sauve nos âmes en récompense de nos actes de bienveillance, de bienfaisance, de libéralité et de charité. C’est une fausse notion, une grossière erreur que le diable se délecte à faire croire aux gens.

On ne reçoit pas la miséricorde en compensation de nos mérites, notre justice personnelle. Autrement, la miséricorde ne serait pas la miséricorde, n’est-ce pas ?

La miséricorde ne peut s’appliquer que là où il n’y a aucun mérite, sans quoi elle n’est plus miséricorde.

Ce qui est méritoire donne lieu à une récompense, non à la miséricorde de Dieu qui sauve l’âme. Non, la miséricorde est donnée parce qu’elle est nécessaire même pour ceux et celles qui la manifestent.

Si une personne n’est pas miséricordieuse, c’est parce qu’elle na pas compris la grâce et la miséricorde que Dieu exerce à son égard.

Si je suis une personne qui est miséricordieuse, c’est parce que dans la repentance et la foi j’ai reçu la miséricorde de Dieu, son pardon, et Dieu lui-même m’accorde encore plus de miséricorde. Chaque fois que je pêche, il pardonne lorsque je le lui confesse. Dieu déverse sa miséricorde infine, inépuisable, éternelle avec abondance sur nous qui manifestons la miséricorde…et nous comble de sa joie, le véritable bonheur.

Heureux les miséricordieux !

Question : examine ton cœur, ta vie. Es - tu miséricordieux ? Est-ce que tu fais grâce ? Est-ce que tu pardonnes à ceux qui t’ont offensé, lésé d’une manière ou d’une autre ? As-tu compassion de ceux qui sont perdus dans l’amertume, la rébellion envers Dieu, qui refusent la grâce et le pardon par Jésus-Christ le Sauveur du monde ?


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