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Matthieu 7 : 21-23

Ceux qui me disent, Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là, Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement, Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité.

- Matthieu 7.21-23 -

introduction

En enseignant la Parole de Dieu d'une manière suivie, on aborde des passages très variés dans le ton et le contenu. Parfois ce sont des passages réconfortants ! Parfois ce sont des passages sévères ! L'équilibre se fait au fur et à mesure que l'on s'imprègne de tout le conseil de Dieu (Actes 20.27).

Dans Matthieu 7, versets 13 à 20, Jésus met en garde ses auditeurs. La marche spirituelle est minée. Elle n'est pas conduite par la loi de la majorité. La nonchalance devant la recherche de Dieu n'est pas permise car elle entraîne en enfer. La porte qui mène au salut est étroite, on y entre un par un et ainsi, et le chemin est difficile et parsemé d’embûches. Christ affirme : il n'existe que deux portes, une seule mène au salut, l'autre à la perdition. Jésus dit à ses auditeurs : méfiez-vous - ne suivez pas la foule, pensez pour vous-mêmes, décidez pour vous-mêmes.

La marche spirituelle est minée également par des faux prophètes. Méfiez-vous des hommes qui parlent de Dieu mais qui ne viennent pas de Dieu. Ce sont des gens qui parlent faussement de Dieu, qui falsifient la Parole de Dieu en introduisant des hérésies insidieuses. N'écoutez pas les hommes et les femmes qui prétendent représenter Dieu, mais dont les enseignements habillement conçues ne sont en fait que des fontaines sans eau, des nuages que chasse un tourbillon. Ces personnes, quoiqu’ils puissent prétendre et dire, sont esclaves de la corruption pécheresse destructrice de leur condition première et les fruits qu’ils produisent en est la démonstration : arrogance, conduite charnelle, cupidité, déception, séduction, fausses promesses faciles et perversion.

Jésus termine son message avec encore plus solennité en passant des faux prophètes aux faux professeurs, des prédicateurs trompeurs aux auditeurs trompés : méfiez-vous... de vous-mêmes, ne vous abusez pas vous-mêmes.

Méfiez-vous de penser, de croire que vous êtes en Christ, si votre croyance s'appuie sur de mauvaises raisons et/ou de fausses doctrines. Les paroles de Jésus ne sont pas toujours agréables à entendre. Elles nous enseignent des vérités éternelles d’une richesse inouïe, mais ces vérités peuvent parfois nous rendre mal à l’aise. Dans cette dernière partie de son enseignement donné à ses disciples sur la Montagne, le Seigneur Jésus révèle que parmi tous ceux qui se disent le connaître, certains n’entreront pas dans le royaume des cieux. C’est troublant, n’est-ce pas ? Lisons Matthieu 7 : 21-23. 

L'authenticité de notre foi se mesure à quoi ? A notre obéissance, à la mise en pratique de la Parole de Dieu.

l'authenticité de notre foi se mesure à l'obeissance à la parole

Ce texte est clair. Dramatiquement clair. Les illustrations sont parlantes. Je vous supplie d'accorder une attention particulière aux paroles de Jésus-Christ. Elles sont parmi les plus solennelles qu'il n'ait jamais prononcées. Je les ai lues des dizaines de fois. Mais en préparant ce message, j'ai été saisi par une profonde émotion. Rares sont les passages qui parlent de sujets aussi graves, et dont les conséquences sont aussi importantes. S'il vous plaît, ne laissez pas votre attention se perdre sous prétexte que cela ne vous concerne pas.

S'il est vrai que ces versets ne s'appliqueront pas directement à tous avec la même intensité, je crois cependant qu'ils doivent être compris pleinement, pour en tirer toutes les conséquences dans nos vies, et dans notre service pour Dieu, et particulièrement dans notre témoignage,

Ce passage débute par un " quiconque " très large. " Quiconque, " c'est n'importe qui. Toute personne ayant l'habitude de parler du Seigneur, d'utiliser le mot " Seigneur " dans sa conversation, sa prière, son témoignage, tout individu qui prononce le nom de Dieu toutes les 5 phrases, qui assiste assidument à l'Eglise et semble bâtir avec des outils chrétiens mais...un individu que le Seigneur, lui, ne connaît pas.

Quiconque me dit Seigneur, Seigneur ! n'entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Jésus veut s'assurer que son discours a bien été compris. Matthieu 7 :28,29 détaille que les foules ont été impressionnées par la teneur du message de Christ « Quand Jésus eut achevé ces discours, les foules restèrent frappées de son enseignement, car il les enseignait comme quelqu’un qui a de l’autorité et non pas comme leurs scribes. »

Mais Jésus leur dit qu'être impressionné n'a aucune signification spirituelle, aucune signification éternelle. Vous pouvez être impressionné autant que vous le voulez, vous pouvez même prononcer le mot " Seigneur, Seigneur ! " avec un grand sourire, ou la mine triste, les yeux fermés, ou ouverts, les bras en l'air ou croisés, cela n'impressionne pas le Père qui est dans les cieux.

Remarquez aussi qu'il s'agit d'hommes et de femmes qui Lui disent « Seigneur, Seigneur ». Ce sont des gens qui prient, qui cherchent la communion avec le Seigneur, ou encore son intervention.

En les observant, on voit qu'ils s'adressent à Dieu, et on se dit : ‘quels chrétiens !' Mieux : ils pratiquent un ministère, parfois spectaculaire — on regardera cela dans un instant.

Christ dit que pour entrer dans le royaume des cieux, il faut faire la volonté du Père dans les cieux. Cela vous surprend-t-il ? Ne serait-ce pas en contradiction avec un autre thème fondamental de la foi chrétienne ? Lequel ? La vie éternelle est un don gratuit ! Comment l'entrée dans le Royaume de Dieu peut-elle être à la foi être gratuite et dépendante, semble-t-il ici, de l'obéissance au Père ?!

Afin que vous soyez bien certains que le salut est gratuit, je vais lire quelques versets :

  • Romains 3 : 24 « ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. »
  • Romains 6 :23 « Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. »

  • Apocalypse. 21 :6 « Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement. »
  • Hébreux 10 :10 « C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. »

Christ a tout fait, tout accompli pour que toutes nos fautes soient payées une fois pour toutes. Le prix de notre salut, la vie éternelle et accès à la gloire céleste, a été payé par la souffrance et la mort du Christ. Il n'y a rien à rajouter… C'est par la foi seule que tout est à obtenir.

Mais… une vraie foi, une foi authentique n'est jamais seule, inactive, ni improductive.

une foi authentique est active

Ephésiens 2 :8-10 « C'est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est pas par les œuvres afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. »

Vous voyez le rapport ? La foi engendre des actions, des œuvres (et non l'inverse). En les observant, en les pratiquant on est à même de constater le bien-fondé de la foi.

Le psychologue Alfred Adler avance la théorie intéressante suivante lorsqu’il traite ses patients : Faites confiance uniquement à ce qui est en mouvement, car la vie réelle se situe au niveau de l’action. Nous ne sommes pas ce que nous disons être, mais nous sommes ce que nous faisons. Ce que nous faisons est la clé de nos intentions. Ce médecin à découvert ce que la Parole de Dieu nous enseigne : la révélation de ce que nous sommes se manifeste dans notre comportement. Bref, les actions parlent plus fort que les mots.

Jean Calvin : C’est la foi seule qui justifie, mais la foi qui justifie n’est jamais seule.

Dans Jacques 2, cette foi authentique est décrite pour nous :

Jacques 2 :17-20 « Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas d’œuvres, elle est morte en elle–même. Mais quelqu'un dira : toi, tu as la foi ; et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, par mes œuvres, je te montrerai ma foi. Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. Mais veux-tu comprendre, homme vain, que la foi sans les œuvres est stérile ? La foi sans les œuvres est morte. »

  • Au verset 19, l’Apôtre Jacques utilise un peu de sarcasme. Vous me dites, j’ai la foi, mais sans les œuvres de justice, vous ne pouvez pas le démontrer. Vous affirmez croire en Dieu, eh bien…laissez-moi vous dire une chose : Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent.

En d’autres termes, vous n’êtes mêmes pas dans la catégorie des démons. Eux, ils croient mais en revanche, ils tremblent. Ils ont au moins le bon sens de trembler.

Il y a tant d’hommes et de femmes qui acquiescent intellectuellement que Dieu existe, que Jésus-Christ est le fils de Dieu, que les faits de l’Evangile sont exacts. Une doctrine orthodoxe est bien mieux que l’hérésie, mais elle ne suffit pas. Vous voulez savoir quelque chose d’important : un démon avec une théologie libérale n’existe pas. Tous les démons croient en la souveraineté de Dieu. Tous croient en la divinité de Christ. Tous croient en sa mort expiatoire à la croix pour sauver les hommes du salaire, de la condamnation et de la culpabilité du péché. Tous les démons pourraient signer la confession de foi de notre Assemblée. Il n’existe pas de démon hérétique. Ils croient qu’il y a un seul Dieu…et ils tremblent. Pour quelle raison ? Trembler signifie frissonner, avoir les poils hérissés, être saisi de terreur. Les hommes possèdent une foi intellectuelle, mais les démons possèdent une foi émotionnelle. Les hommes disent : je crois et cela s’arrête-là. 

Romains 3 :11, 12, 18 « Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu. Tous se sont égarés, ensemble ils sont pervertis, Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul….  La crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux. »

Les démons croient et ils sont terrifiés, dans un état de panique car ils comprennent toutes les implications des vérités et doctrines de la Parole de Dieu. Leur foi ne produit pas la paix mais la peur. Ils savent quel jugement les attend.

Donc, la foi intellectuelle est une foi morte et cette foi morte est même inférieure à la foi des démons.  

Morte/stérile (arga en grec) qui signifie sans fruit, comme un arbre desséchée/stérile. Veux-tu comprendre homme vain que tu n’es pas mieux qu’un arbre desséché, qu’une racine morte avec ta foi sans les fruits/ les œuvres ?

La foi sans les œuvres est une foi morte, une conviction superficielle, une fausse compassion, une confession vaine.  

Dans notre texte d’étude en Matthieu 7, le Seigneur Jésus nous met justement en garde contre tout engagement envers Dieu qui ne s’exprimerait que par les lèvres. Notez bien l’importance du verbe ‘dire.’ Il est question de ceux qui ont exprimé verbalement leur fidélité à Jésus. Au v. 21, nous lisons, Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! Puis à nouveau, au v. 22, nous avons, Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur.

la foi sans oeuvres est morte mais seule la foi en christ sauve

Jésus veut nous faire comprendre ici que notre admission dans le royaume des cieux n’est pas liée à ce que nous lui exprimons de vive voix maintenant ni à ce que nous lui dirons au dernier jour. Seule la personne qui est née de nouveau et qui prouve sa foi en mettant en pratique l’enseignement du Seigneur a le privilège d’entrer dans le royaume des cieux. Celui-là seul qui fait la volonté de Mon Père entrera dans le royaume des cieux.

Jésus serait-il en train d’enseigner que nous pouvons être sauvés par nos œuvres, nos actions ? Pas du tout.

Personne ne peut entrer dans le royaume des cieux sur la seule base d’une obéissance scrupuleuse des commandements de Dieu.

Par ailleurs, il va sans dire que celui qui refuse d’obéir à la volonté de de Dieu ne peut pas être admis dans son royaume. Nous sommes sauvés par la grâce de Dieu sur la base de notre foi en Christ. Or cette foi ne se limite pas à une simple déclaration publique, une profession de foi que Jésus est le Seigneur. Elle doit nécessairement s’accompagner d’actions qui démontrent notre appartenance et allégeance à Christ. Si la grâce de Dieu agit souverainement dans la vie d’une personne, on retrouvera chez celle-ci un ardent désir d’accomplir la volonté de Dieu.

 Ainsi l’enseignement de Jésus ici porte sur la foi. Nous sommes sauvés par la foi. Et cette foi se définit dans la Bible par une obéissance à Dieu. Une foi vivante et véritable s’exprime en accomplissant la volonté de notre Père céleste. Il est évident que sans la foi, il n’y aucune raison pour nous d’obéir à Dieu. C’est la foi qui nous motive à prêter une oreille attentive à Dieu. C’est la foi qui nous permet de comprendre que Jésus reviendra un jour pour juger le monde et qu’il régnera sur toute la terre. C’est la foi qui nous permet d’apprécier la grandeur de sa personne. C’est la foi qui nous permet de constater notre état de pécheur. C’est la foi qui nous permet de nous rendre compte que seul Jésus peut nous sauver de nos péchés et du jugement à venir. Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu. Sans la foi, il est très difficile de prendre au sérieux la vérité biblique selon laquelle le sort des hommes est de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement (Hébreux 9.27). Et si on ne croit pas au jugement de Dieu, on ne verra pas la pertinence de suivre ses commandements. S’il n’y a pas de jugement, la qualité morale de la vie présente importe peu.

Ce ne sont pas ceux qui « disent » faire ce qu’ils croient, mais ceux qui « font » ce qu’ils disent croire. Bien qu’elles aient confessé de leur bouche Jésus comme Seigneur, elles n’ont jamais mis en pratique son enseignement. Elles ont appelé Jésus en disant, ‘Seigneur, Seigneur,’ mais elles ne se sont jamais soumises à sa seigneurie. En réponse, Jésus souligne la vérité suivante : si une personne ne vit pas selon la volonté de mon Père, quoi qu’elle dise et quoi qu’elle fasse, elle se trompe, elle s’abuse elle-même.

Jésus répond à des personnes qui sont, de toute évidence, fascinées par l’activité religieuse. Ce ne sont pas des apostats, des hérétiques ou des agnostiques. Elles sont foncièrement religieuses mais condamnées car elles sont sur la voie large qui mène à la perdition et non sur le chemin resserré qui conduit à la vie éternelle. De ce fait, elles se trompent, s’abusent elles-mêmes. Il se peut que leurs fausses illusions résultent de leur adhésion à l’enseignement d’un faux prophète, mais quoi qu’il en soit, elles s’abusent elles-mêmes.

2 Timothée 3 : 5 Certes, ils resteront attachés aux traditions extérieures de la religion et, pour sauver la façade, « garderont l’apparence de la piété, mais, en réalité, ils ne voudront rien savoir de ce qui en fait la force, » ils ne lui laisseront exercer aucune influence sur leur vie ; aussi leur conduite démentira-t-elle leur profession de foi « Détourne-toi de ces gens-là » et écartes-les de l’Eglise.

La foi authentique qui sauve permet à la personne qui la possède de percevoir la bonté et l’amour de Dieu pour les hommes. De prendre conscience que Dieu, dans sa volonté parfaite, ne veut rien d’autre que notre bien. Sa volonté ne nous plaît pas toujours, surtout si elle ne correspond pas à nos préférences et désirs. Mais par la foi, nous savons que Dieu, dans son plan éternel, fait coopérer toutes choses à notre bien.

la foi véritable est ancrée dans l'amour de dieu 

C’est ce qui manque à ces individus que Jésus déclare ne jamais avoir connu. Ils n’ont pas vu ni goûté personnellement à l’amour de Dieu. Certes ils possédaient la capacité de prophétiser, de chasser des démons, et faire de nombreux miracles, mais ils n’avaient pas la foi qui embrasse la réalité de l’amour divin pour chacun d’entre eux. En d’autres mots, ils avaient foi en la puissance de Dieu, mais pas nécessairement dans son amour. Celui dont la foi est enracinée dans l’amour divin sait qu’il appartient à Dieu et qu’il est aimée de lui. Et son amour nous stimule à faire sa volonté dans la joie.

Dans 1 Corinthiens 13 : 13 nous lisons «Ces trois choses demeurent, la foi, l’espérance, l’amour; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour». C’est une comparaison entre la foi, l’espérance et l’amour et le texte affirme que c’est l’amour qui est la plus grande des trois.

Certains dont le ministère chrétien semble être couronné de succès ne sont peut-être pas aussi proches de Dieu qu’on le pense. Ceux qui semblent être les plus insignifiants dans le royaume des cieux deviendront les plus grands car leur foi repose sur l’amour de Dieu, et pas seulement sur sa puissance. Ils ont une confiance inébranlable en l’amour du Père céleste. C’est pourquoi ils prennent plaisir à la volonté de Dieu.

Voyez-vous, ce n'est pas d'avoir Jésus au bout des lèvres, ou de prononcer son nom chaque jour qui fait une différence. Pire, ce n'est pas non plus le fait qu'un homme ou une femme exerce un ministère au nom de Dieu.

Regardez les versets 22 et 23 :

« Plusieurs me diront en ce jour-là, Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? »

Ce qui m'attriste et me rend extrêmement vigilant, c'est le " plusieurs » (ou beaucoup) qui commence cette description. Il y a beaucoup de personnes qui ne se pas liées à Jésus-Christ, mais qui prétendent œuvrer pour lui. Ainsi, voir quelqu'un parler au nom de Dieu, agir au nom de Dieu n'est pas une garantie qu'il aime Dieu et qu’il lui appartienne vraiment.

Ces personnes prophétisent. C'est-à-dire qu'elles parlent en nom et place de Dieu.

  • Soit que leurs paroles soient justes alors qu'elles ne sont pas nées de nouveaux (c'était le cas de Caïphe, qui " prophétise " de la mort de Christ pour tous les hommes : il vaut mieux qu'un homme meure pour le peuple (Jean 11/49-52),
  • Soit qu'elles prétendent dire des choses de la part de Dieu, sans que cela soit vrai.

Christ nous met en garde de que ce phénomène augmentera au fur et à mesure que son retour s'approchera ; Matt. 24 :11, 24 « Il s’élèvera plusieurs faux prophètes, qui en séduiront plusieurs. » « Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, qui feront de grands prodiges et des miracles. »

Ces personnes chassent des démons. Soit "pour de vrai" soit "pour de faux." En tout cas le spectacle qu'ils réalisent laisse supposer qu'ils ont une puissance sur ces scorpions.

Ces personnes font des miracles. Comme les conseillers du Pharaon au temps de Moïse, qui étaient capables d'imiter une partie des miracles de Moïse et d'Aaron, il est des hommes qui, par des puissances démoniaques, exercent une certaine autorité pour séduire par des miracles et des prodiges accompagnés de leur faux enseignement.

Voyez-vous, toutes ces spectaculaires expériences spirituelles ne démontrent pas que ces personnes soient en train de marcher sur la voie étroite. On ne peut pas s’en servir pour prouver l’authenticité de la foi d’une personne. Ces expériences spirituelles ne peuvent pas donner l’assurance de pouvoir entrer dans le royaume de Dieu

Et toutes ces choses se font " en ton nom, " mais le verdict est implacable : je ne vous ai jamais connus.

 Luc 13/24-25,27 « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, et que vous, étant dehors, vous commencerez à frapper à la porte, en disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! il vous répondra : Je ne sais d’où vous êtes…Retirez-vous de moi, vous tous, ouvriers d’iniquité. »

Jésus est représenté ici par le maître de la maison. J’ai peine à imaginer le choc qu’ont dû ressentir ces personnes qui, frappant à la porte, s’attendaient à être admises à l’intérieur. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit ! Ceux-ci croyaient avoir entretenu des relations familières avec Jésus et s’attendaient à être reconnus quand ils cognèrent à sa porte.

En Matthieu 7, leur lien avec le ministère de Jésus se voyait par leur capacité de prophétiser, de chasser les démons et de faire des miracles. Mais il ne suffit pas d’avoir simplement fait connaissance avec Jésus. Ces gens ont vu Jésus. Ils ont marché et mangé avec Jésus.

Mais ils n’ont jamais répondu à son enseignement avec l’attitude d’un cœur repentant et obéissant. C’est pourquoi Jésus ne pouvait pas les reconnaître comme étant les siens.

dieu doit nous connaitre afin de nous accepter dans sa maison

Vous savez ce qui compte ? Ce n'est pas que nous disons connaître Dieu, mais que Lui nous connaisse et que nous ayons une relation personnelle avec Lui. Amen ? Ce qui compte c'est que son Esprit témoigne à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Ce qui compte c'est qu'il soit à l'œuvre en nous pour corriger petit à petit nos vies pour les transformer à l'image du Christ.

ILLUSTRATION : Comment est Dieu ?

Un homme athée rencontre son voisin chrétien tôt un Dimanche matin sur le trottoir Ce dernier se rendant à son église pour le culte.

- Où allez-vous comme cela de si bonne heure ?

- A l’église

- Mais qu’allez-vous faire à l’église ?

- Rencontrer Dieu

- Alors vous le connaissez personnellement ! répliqua ironiquement l’incrédule. Vous pouvez donc me dire comment il est, quelle est son apparence ? Est-il grand ? Est-il petit ?

- Les deux à la fois ! fut la réponse inattendue du chrétien. Il est si grand que les cieux des cieux ne peuvent le contenir, mais si petit qu’il demeure dans mon cœur !

1 Jean 5 :20 « Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître celui qui est le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui le Dieu véritable et la vie éternelle. »

2 Pierre 1 :3 « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu. »

Pour ceux que Dieu ne connaît pas, lorsqu'ils mourront, ils resteront dans cette non connaissance du Christ. Et Christ leur dira : " je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi. " Celui qui dit ces paroles, c'est Jésus-Christ. Celui dont le monde acclame l'amour et le sacrifice. Sa langue est une épée à double tranchant, qui guérit comme un bistouri ou juge comme un glaive.

CONCLUSION

Prenons maintenant note de l’observation suivante. On peut accomplir des œuvres au nom de Jésus sans que celles-ci correspondent à la volonté de Dieu. Autrement dit, le fait de faire quelque chose au nom du Seigneur ne signifie pas nécessairement que cette action soit en accord avec la volonté de celui dont on a mentionné le nom.

Ceci est facile à comprendre. En disant que nous faisons des choses par le nom de Jésus, nous nous présentons comme étant ses représentants, ses agents. Nous agissons ainsi au nom de Jésus, un peu à l’image d’un ambassadeur dont la fonction est de représenter le pays d’où il provient.

Les individus mentionnés en Matthieu 7 ont tous utilisé le nom de Jésus. Ils l’ont appelé ‘Seigneur’ et ont accompli beaucoup de choses en son nom. Et pourtant, Jésus les a rejetés en les accusant de faire le mal. Retirez–vous de moi, vous qui pratiquez l’iniquité. Dans le passage parallèle en Luc 6 :46, Jésus pose cette question « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis? » Celui qui s’adonne à l’iniquité ne fait pas ce que Jésus enseigne. Il mène sa vie selon les impulsions de ses propres désirs. Il n’appartient pas à la vérité. Commettre l’iniquité, c’est de tordre ce qui est droit. En d’autres mots, on commet l’iniquité si l’on vit à notre façon, si on n’en fait qu’à notre tête, sans égard pour la volonté divine.

Celui qui n'appartient pas à Christ mais fait un show religieux, n'est jamais sensible au péché, ni au Saint Esprit qui voudrait le convaincre de péché, de justice et de jugement. Jésus dit : "...vous qui commettez l'iniquité. " Ces gens se caractérisent par une insensibilité à l'Esprit Saint.

Ils ne se remettent pas en question, et ne cherchent pas la sanctification de leur âme. Les paroles ne sont pas un substitut pour l’obéissance, comme ne le sont par ailleurs les bonnes œuvres : proclamation (prophétiser) de la vérité, chasser les démons, accomplir des miracles. Toutes ces choses ne nous apportent pas l’assurance du salut.

Ainsi, aux versets 21 et 23, Jésus met en garde contre toute profession de foi purement verbale – ceux qui disent faire mais qui ne font pas la volonté de Dieu.  Verset 21 : Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! Verset 22 : Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur !

Puis, au versets 24 à 27 – (texte qui fera l’objet de notre dernière étude du Sermon sur la Montagne), Jésus met en garde contre toute acquiescence purement intellectuelle – ceux qui écoutent la Parole mais qui ne la mettent pas en pratique. Verset 26 : quiconque entend de moi ces paroles, et ne les met pas en pratique.

D’un côté, des paroles creuses, de l’autre côté un cœur vide. Ceux qui se retrouvent dans ce cas de figure se trompent, s’abusent eux-mêmes car une simple profession de foi et une simple connaissance ne sont qu’un camouflage pour la désobéissance. Et à ceux-là, le Seigneur déclarera : Je ne vous ai jamais connus retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

En disant cela Jésus affirme que le destin éternel d’une personne repose sur une relation personnelle avec lui. Pour certains, ce sera un choc terrible. Ils croyaient être des citoyens du royaume des cieux. Mais lors du jugement, Jésus leur révélera qu’ils sont sur le chemin des condamnés. En ce jour-là, il y aura des pleurs et d’amers regrets.

Seuls ceux qui croient au Seigneur Jésus aujourd’hui, qui sont sauvés par grâce, par le moyen de la foi. Ceux-là naissent de nouveau, deviennent de nouvelles créatures et leur nouvelle nature les conduit à d’obéir à la volonté de Dieu. Ils entreront donc dans le royaume des cieux. 

L’épreuve finale n’est pas ce que nous pensons de nous-mêmes, ni de ce que les gens pensent de nous, mais ce que le Seigneur nous dira.

Comment nous préparer pour ce moment-là ? En accomplissant la volonté de Dieu : l’obéissance. Le test n’est pas nos paroles « Seigneur, Seigneur » sans l’obéissance. Lorsqu’une personne est véritablement née de nouveau, l’Esprit de Dieu demeure en elle (Romains 8/9) et l’Esprit de Dieu nous habilite à connaître Dieu davantage et de suivre sa volonté. L’amour de Dieu dans le cœur (Romains 5/5) pousse, motive, inspire notre obéissance et notre service pour Dieu et envers les autres.


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