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Matthieu 7 : 13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. 14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

- Matthieu 7.13-14 -

Un seul chemin, une seule porte 

Si vous posez une question aussi fondamentale que celle-ci : " comment fait-on pour vivre l'éternité avec Dieu ? " vous recevrez des réponses variées :

Un musulman : il faut observer les 5 piliers de la foi et ensuite on est sauvé si Dieu le veut Inch'Allah !

Un bouddhiste : cessez de prendre la réalité pour la réalité, déconnectez-vous pour trouver la sérénité qui provient de la compréhension que tout est illusion.

Un Maître du Nouvel Age : il faut payer sa dette karmique

Un catholique : il faut accomplir de bonnes œuvres, dans la foi en l'efficacité des 7 sacrements.

L'Eglise du Christ (mouvement sectaire) : par la foi et le baptême dans leur Eglise.

Un Témoin de Jéhovah : par l'intégration dans leur association qui se concrétise par des formations et la mémorisation de certains versets et leur baptême.

Un Mormon : par l'initiation que l'on propose, suite au sentiment de chaleur qu'on l'on éprouve quand on demande à Dieu de se montrer.

Un rabbin : par la pratique d'un certain nombre de commandements et de rituels religieux, notamment les abstinences associées au Shabbat.

Dur de choisir n'est-ce pas ? Qu'en dit la Bible ? Elle dit quelque chose de très simple, mais de très intransigeant. Avec les versets que nous allons lire, nous abordons la conclusion du sermon sur la montagne. Jésus-Christ termine avec des paroles extrêmement intenses, "politiquement incorrectes", et qui ne facilitent certainement pas l'adhésion des masses.

Il vient de prononcer l'une des paroles les plus appréciées et connues : Matthieu 7 :12 "Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes."

Jésus a décrit la vie à laquelle il appelle ses enfants. Maintenant, c'est pour ou contre. Vous choisissez. Le statu quo n'est pas une option — cela revient au " contre "

La plupart des prophètes de Dieu ont appelé les hommes à se positionner. Moïse termine son message avec ces paroles :

  • Deutéronome 30 :19 « j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance. ».
  • A la fin de sa vie, Josué, successeur de Moïse a rassemblé le peuple et l'a invité à choisir Josué 24 :15 " ... choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir… » .
  • Au 8e siècle avant Jésus Christ, le prophète Elie fut confronté à l'infidélité du peuple 1 Rois 18/21 « Alors Elie s'approcha de tout le peuple, et dit, Jusqu'à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l'Eternel est Dieu, allez après lui; si c'est Baal, allez après lui ! ».

Jésus évoque 4 images pour illustrer le choix de tout homme : il n'existe que deux portes. L'une donne la vie, l'autre la mort. Il n'existe que deux arbres, des faux porte-parole, et d'authentiques porte-parole. Il n'existe que deux types de disciples, ceux qui obéissent et ceux qui parlent d'obéir. Il n'existe que deux types de constructeurs, ceux qui bâtissent sur du creux, et ceux qui bâtissent sur Jésus Christ.

La marche spirituelle est minée et exige le discernement. Non seulement dans la découverte de Dieu, mais encore dans la marche avec Dieu.

Les versets 13 et les versets 15 commencent tout deux par un impératif. Deux commandements, sans ambiguïté. Une différence existe cependant dans le choix grammatical des impératifs dans le texte grec.

" Entrez " est un impératif aoriste. On utilise l'aoriste pour décrire une action ponctuelle, par opposition à une action continue. Christ parle donc d'une porte étroite, par laquelle on n'entre qu'une fois, et il invite les gens qui l'ont entendu, à y pénétrer, une fois pour toutes.

" Gardez-vous des faux prophètes ", par contre, est un impératif présent. Une action répétée, continue. La vigilance doit être la marque de ceux qui cherchent Dieu, tout comme ceux qui l'ont trouvé !

Matthieu 7 :13-14 « Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.  Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. »

Très honnêtement, le texte que nous étudions ce matin est plutôt sombre. Il est très différent du message précédent où nous avions évoqué un thème éminemment pratique, concret — et heureux, puisque nous parlions de l'amour. Mais l'un des avantages de la prédication suivie, c'est que l'on ne choisit pas ce que l'on veut dire, et ici, notre texte est dur.

Cette métaphore est très simple à décrire. Il y a deux chemins. Le premier chemin est spacieux et la porte qui y conduit est large. Beaucoup de gens empruntent ce chemin. Et pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, il mène à la ruine. L’autre chemin est fort différent. Il est étroit et sa porte est étroite aussi. Peu de gens le prennent même s’il mène à la vie. 

L’image de deux chemins, de deux voies distinctes, se trouvait déjà dans l’Ancien Testament. Par exemple, le prophète Jérémie mentionne l’existence de deux chemins.

  • Il est écrit en Jérémie 21 :8 « Tu diras à ce peuple : Ainsi parle l’Éternel: Voici, je mets devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort. ‘Le chemin de la vie et le chemin de la mort.’ Voilà qui ressemble beaucoup à ce que dit Jésus en Matthieu 7 : 13 « il y a un chemin qui mène à la vie et un autre qui mène à la perdition ».
  • Dans le Psaume 1 : 6, le contraste se fait entre le juste et le méchant. « Car l’Éternel connaît la voie des justes, et la voie des pécheurs mène à la ruine. » La voie des justes mène à la vie, alors que la voie des impies les conduira à leur perte. Ils connaîtront une mort éternelle certaine. 

Le Seigneur Jésus utilise la même image dans son enseignement pour nous communiquer un important message concernant notre destinée. Une question de vie éternelle ou de mort éternelle.

Il y a deux possibilités. La première est représentée par la voie spacieuse et facile. L’autre est illustrée par la voie étroite et difficile. Que peut-on en conclure ? En lisant ces deux versets, nous sommes surpris par le caractère tranchant de l’illustration. L’effet de contraste nous saute aux yeux par l’opposition de la vie à la mort. On a tout de suite l’impression que notre existence en dépend, qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort. Eh bien, c’est exactement ce que Jésus veut nous faire prendre conscience. Il se sert de cette image pour nous confronter à la délicate question concernant le sort de notre âme après la vie sur terre.

Christ fait un contraste entre deux portes. L'une est étroite, resserrée, l'autre est large, spacieuse. L'une mène à la vie, l'autre à la perdition. L'une n'est trouvée que par un petit nombre, l'autre par la majorité. Et Jésus invite à faire un choix clair et volontaire en faveur de la porte étroite. Lorsque nous considérons attentivement la question, nous nous rendons compte qu’il n’y a pas deux choix, mais seulement un choix. Il y a certes deux portes, deux chemins, deux foules, deux destinations. Mais il n’y a qu’un seul choix. Seule la porte étroite fait l’objet d’une décision. Ce n’est pas le cas pour la porte large. L’individu indécis, celui qui hésite à passer par la porte étroite, se trouve dans la même situation que ceux ayant emprunté le chemin spacieux. N’ayez aucun doute là-dessus. Le fait de flotter dans l’indécision vous place automatiquement dans la même catégorie que ceux qui marchent sur la voie menant à la perdition, en enfer.

Jésus commence par décrire la porte qui est large et le chemin qui est spacieux :

Jésus dit qu'il y a une autoroute à 4 voies qui s'ouvre devant l'homme. Elle est large, spacieuse, c'est-à-dire qu'elle ne connaît pas vraiment de bordures. On y est à l'aise, et on voyage confortablement.

Elle est si confortable en fait, que beaucoup de gens l'empruntent. Elle est tellement fréquentée que la majorité suit celui ou celle qui est devant. Un peu comme un effet de foule. On se suit les uns les autres, on est à l'aise, tout baigne. Il semble même que rien ne laisse entendre le moindre problème.

On y est entre amis, entre voisins, entre gens de la même famille. Et même entre gens d'Eglise. Il s'y trouve des prêtres et des pasteurs, des imams et des rabbins, des lamas aussi.

Accompagnés de l'élite spirituelle, les hommes et les femmes suivent, se taquinant sur les idées qui les opposent, mais marchant dans la même direction.

On y trouve des célébrités, des journalistes, des hommes politiques, et des philosophes qui rassurent avec virtuosité que tout va bien, et que le malaise diffus et étrange que l'on ressent sur le chemin de la vie, ce spleen bizarre, on le vit tous, donc ce n'est pas grave.

Mais Jésus dit que ce chemin, accepté par la majorité des hommes, il conduit tout droit à la perdition… La perdition… Le moyen le plus simple de la décrire, c'est la perte. La perte de tout ce qui est cher et précieux ou utile, une ruine terrible qui touche l'individu.

La perdition, c'est déjà quelque chose que l'on peut expérimenter sur terre. C'est de vivre ruiné, ou de vivre en échec constant. C'est un cœur constamment insatisfait ou triste ou sans paix. Bien entendu, la perdition s'applique surtout à la ruine d'une personne qui meurt séparée de Dieu et qui reste éloignée de Dieu, à jamais.

Hébreux 9 : 27 " il est donné à l'homme de mourir une seule fois – après quoi vient le jugement. " L'homme qui meurt demeure dans l'état où était sa relation avec Dieu.

Celui qui connaît Christ, vit éternellement avec Christ — c'est le paradis, la félicité éternelle avec Dieu

Celui qui ignore Christ, vit sans Christ — c'est l'enfer, la séparation éternelle d’avec Dieu

La condition future des hommes est éternelle. Matthieu 25 : 46 utilise le même adjectif pour parler de la vie et du châtiment : " éternel " « Ceux-ci s’en iront dans les tourments éternels, et les justes, dans la vie éternelle. » La Bible emploie plus de 28 expressions pour décrire l'enfer. Le mot qui les résume le mieux, c'est le tourment.

Tourment de réaliser ce qu'est l'accès à la porte de la vie, et de ne pas s'en être préoccupé, ou pas suffisamment pour y entrer. Elle était regardée, comme on regarde un musée. En oubliant très vite.

Tourment à cause d'un jugement mérité. Pour survivre en présence d'un Dieu si pur et si saint, il faut être parfait. Comme ce n'est évidemment pas le cas, l'homme adopte différentes attitudes pour ne pas trop s'arrêter sur cette mauvaise nouvelle.

Il adopte ainsi la politique de l'autruche qui consiste à plonger la tête dans le sable de la religiosité, de la spiritualité, et de la générosité, cherchant ainsi de se rassurer qu’il est bon et juste.

Ces choses ne sont pas foncièrement mauvaises (à part l'autruche), mais elles ne mènent pas à la vie avec Dieu. Elles conduisent à la vie avec l'homme.

La Bible enseigne que l'homme ne peut parvenir à Dieu de lui-même. Les œuvres des hommes peuvent être formidables, mais elles sont insuffisantes pour gagner le ciel. Les œuvres des hommes les valorisent, alors ils ont toujours le désir d'en faire pour avoir le sentiment qu'ils méritent Dieu, qu'ils méritent le ciel. Ils oublient les péchés mineurs en se réjouissant qu'ils n'aient jamais tué, ni violé. La Bible dit « le salaire du péché, c'est la mort » (Romain 6 :23).

Vous savez ce qui est le plus triste dans cette histoire ? C'est l'ignorance des hommes qui marchent tranquillement, paisiblement, sur le chemin de la perdition. Vous imaginez la tragédie de se réveiller après la mort, et souffrir atrocement de l'absence complète de l'amour et de la présence du Père céleste, sachant alors, combien il voulait être proche…

Matthieu 7 :14 « Mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui le trouvent. »

Fort heureusement, Dieu n'a pas condamné l'homme sans lui laisser une porte de sortie. La Bible dit que Dieu nous a aimé profondément, passionnément, au point qu'il a sacrifié son propre Fils, Jésus Christ pour que l'homme puisse échanger sa crasse contre la sainteté et la lumière de Dieu. Cette porte, cet accès, c'est ce qui est décrit comme la porte étroite.

L'image de l'étroitesse évoque l'idée que l'on n'y rentre qu’un par un. On n'y entre pas par un effet de masse ou de groupe. Un troupeau ne peut passer par un passage étroit. Ainsi, la porte n'est pas ouverte pour une famille, ou une nation ou une Eglise à laquelle les parents ont adhéré. La porte ressemble aux accès du métro de Paris, équipés de tourniquet : un seul y entre à la fois.

Le mot " étroit " est utilisé ailleurs dans le sens de pressé :

  • comme un citron pressé Marc 3 :9 « 9 Il chargea ses disciples de tenir toujours à sa disposition une petite barque, afin de ne pas être pressé par la foule. »
  •  ou d'affligé, 2 Corinthiens 1 : 6 « 6 Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons. »
  • ou persécuté : 2 Thessaloniciens 1 :6-7 « 6 Car il est de la justice de Dieu de rendre l’affliction à ceux qui vous affligent, 7 et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, » & Hébreux 11:37 « ils furent lapidés, sciés, torturés[d]; ils moururent tués par l’épée; ils allèrent çà et là, vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités. »

Cette porte conduit à un chemin qui n'est pas toujours facile. Il est " resserré " et invite à une marche prudente. Pourquoi ?

Probablement parce que le chemin vers Dieu ne nous mène pas là où nos appétits voudraient nous conduire. C'est une lutte quotidienne.

Probablement parce qu'il suscite la pression de ceux qui vont dans l'autre direction. Christ a parmi ses auditeurs bon nombre de religieux qui pensaient être des lumières spirituelles, et Christ les traite d'hypocrites, et les invite à suivre une marche authentique, loin de la tradition des hommes ! Choisir le chemin du Christ, c'est recevoir la désapprobation de la majorité.

C'est ça la porte étroite. Elle est impopulaire, parce qu'on doit y entrer seul. On n'y voit pas foule. Mais remarquez par contre que ce chemin mène à la vie.

La vie parce que nous avons vu que les hommes sont par nature morts à cause de leurs péchés. Spirituellement morts. Séparés de Dieu et incapables en eux-mêmes de le connaître. Aux yeux de Dieu, l'homme est un mort vivant qui a besoin de trouver la vie.

Le chemin qui mène à la vie, c'est aussi une qualité de vie. Christ offre une vie abondante, non pas dans la satisfaction de tous nos désirs, mais dans une vie qui reflète pleinement l'intention de notre Créateur, et par la même est optimale. Christ nous donne une bonne conscience, pure et claire. Christ nous donne le désir et la capacité d'aimer, Christ nous donne la possibilité de grandir.

Le chemin qui mène à la vie, c'est aussi — et surtout — la vie éternelle. Christ vient pour offrir une vie éternelle, ou l'homme devient uni à Dieu et demeure éternellement dans ses bras. Et ça c'est une super nouvelle !

Jean 3 :16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. »

Dieu a ouvert une voie pour que l'homme accède à Dieu et à la vie éternelle.

Elle provient d'une intimité avec Dieu Jean 17 : 3 « Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. »

Elle est garantie au point que l'on peut être sûr d'être sauvé. 1 Jean 5 : 13 « Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. » (Tite 1.2 " lesquelles reposent sur l'espérance de la vie éternelle, promise avant tous les siècles par le Dieu qui ne ment point ",)

Elle est don gratuit de Dieu pour quiconque la demande Romains 6 : 23 « Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. »

Elle se découvre dans la Bible Jean 5 : 24 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. »

Elle s'acquiert par la foi Jean 6 : 47 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle. »"

L'entrée dans le royaume de Dieu se fait aux conditions de Dieu. Dieu sait ce dont nous avons besoin, et il y a pourvu. Il nous appelle à entrer dans sa présence, selon le chemin qu'il a tracé.

J'ai entendu une histoire qui m'a touchée : un professeur de théologie aux Etats Unis avait un petit frère, qui tomba dans une rivière. Sa mère s'est jetée à l'eau pour sauver le petit enfant. Cet enfant, qui avait déjà une certaine carrure, s'est mis à se débattre. Vous savez que tant que quelqu'un se débat, il ne peut être sorti de l'eau par les sauveteurs. On dit dans ce cas qu'il faut nager aux côtés de l'individu jusqu'à ce qu'il s'épuise et n'intervenir qu'au dernier moment pour le prendre et le ramener. Car si on le saisit pendant qu'il se débat, il peut conduire les deux personnes à la mort. Et donc cet enfant était en train de se débattre, de se débattre et sa mère lui criait : "cesse de te débattre, laisse-moi te prendre !",  "cesse de te débattre, laisse-moi te prendre !" Mais cet enfant était si paniqué, qu'il n'a pas cessé de se débattre, et il s'est noyé.

Ce chemin qui est large, il ressemble à ces actes des hommes qui ne veulent pas que Dieu vienne les sauver et qui se débattent, se débattent. Ils ne sont même pas nécessairement heureux dans ce débat. Ils font exercice spirituel après exercice spirituel, et cherchent tout un tas de chemins mais ils ne saisissent pas la perche que Christ leur tend pour qu'ils soient sauvés.

  • Jean 14 : 6 « je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi. » Quelle revendication étonnante. Notons que Jésus ne dit pas : je vais vous montrer le chemin, je vais vous enseigner la vérité, je vais vous conduire à la vie. Il n’est pas un poteau indicateur, il est lui-même le chemin.
  • Actes 4 : 12 « le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. »
  • Jean 10 :9 « Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages ".  « Il entrera et sortira » : cela parle de liberté.

Mais le chrétien croyant qui connaît la rédemption a une pleine liberté aussi bien pour entrer que pour sortir. Par le sang de Jésus, il peut entrer en pleine liberté dans le sanctuaire de la présence de Dieu (Hébreux 10/19). Là où se trouve le bon Berger, le grand Berger, le souverain Pasteur, là le chrétien croyant trouve la force, la consolation et la joie, et là il est à la maison — à la maison auprès de Dieu. Peut-il y avoir un plus grand privilège ? Cette « entrée » dont nous parlons maintenant est pourtant à distinguer de l’entrée initiale, qui n’a lieu qu’un fois, par le Seigneur Jésus comme ‘la porte’.

Quand il vient du sanctuaire et qu’il est fortifié par la communion avec Dieu, le croyant peut aussi sortir vers d’autres, au service de Son Seigneur — même s’il faut que ce soit « jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1 : 8). Oui, combien sont beaux les pieds de ceux qui annoncent l’évangile des bonnes choses (Romains 10 :15) ! Ce que les gens, croyants ou non, ont besoin en tout temps, ce qu’ils doivent entendre, c’est la Parole de Dieu. Apportons cette Parole aux gens, et rien d’autre ! Les chrétiens au commencement annonçaient la Parole en toute occasion (Actes 8/4 ; 11/19) ; et Timothée est exhorté à « prêcher la Parole » (2 Tim. 4:2). Il n’y a rien de mieux à faire aujourd’hui.

 Au reste, c’est une heureuse leçon que d’apprendre que Proverbes 11 : 25 « L’âme bienfaisante sera rassasiée, Et celui qui arrose sera lui-même arrosé. »

C’est la troisième bénédiction : « il trouvera des pâturages

Ceux qui ont à cœur de donner de la nourriture et du rafraîchissement aux brebis et aux agneaux du bon Berger, sous Sa direction, — ceux-là seront eux-mêmes justement richement rassasiés et abreuvés par Lui. En outre, Il ira prendre soin de Ses brebis pour qu’il ne leur manque rien. Il est Celui qui s’enquiert de Ses brebis et s’en occupe. « Je les ferai paître dans un bon pâturage… elles seront là, couchées dans un bon parc, et paîtront dans de gras pâturages… Moi-même je paîtrai mes brebis, et moi je les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel » (Ézéchiel 34/11, 14, 15). Paroles touchantes qui trouveront leur pleine réalisation pendant le règne millénaire de paix du Berger d’Israël.

Mais la nourriture spirituelle, c’est Christ Lui-même. Cela nous est présenté sous bien des figures dans la Parole de Dieu. Qui ou qu’est-ce qui pourrait vraiment fortifier et stimuler notre homme intérieur, qui pourrait nous apporter de vraies consolations si n’est Lui seul ? D’un côté Il est le berger des brebis, et de l’autre Il est la nourriture de Son peuple.

Si quelqu’un peut dire « l’Éternel est mon berger », c’est l’expression d’un salut parfait. Mais si, comme déclare le Psaume 23, il peut ajouter avec une assurance profonde : « je ne manquerai de rien », alors c’est l’expression d’une satisfaction parfaite « il me conduit dans de verts pâturages…près des eaux paisibles, il restaure mon âme. » Le salut parfait et l’assurance profonde tous deux nous resteront acquis quand nous aurons laissé depuis longtemps cette pauvre terre et qu’il ne sera plus question de faim ni de soif. Ce que nous possédons déjà aujourd’hui en Lui, sera notre joie éternelle dans la perfection du ciel.

Au vu de toutes ces bénédictions auxquelles le bon Berger nous conduit, pouvons-nous faire autre chose que de nous prosterner dans l’adoration — devant Celui qui a laissé Sa vie pour les brebis ?

CONCLUSION

L'entrée se fait aujourd'hui. Aussi longtemps que vous pourrez dire : aujourd'hui. Demain, ce sera trop tard. Demain ne voulant pas dire Lundi dans 24 h, mais le jour où Dieu tournera une page, soit par votre mort, soit par sa venue en gloire pour juger. Imaginez un instant que vous ayez faim, terriblement faim. Et que quelqu’un place devant vous de la nourriture. Vous la refusez, préférant manger l'herbe autour. Et le lendemain pareil, et le lendemain pareil. Le jour viendra où vous risquerez la mort. Et personne d'autre ne pourra être accusé de pas vous avoir porté secours. C'est ceci l'Évangile. C'est Dieu qui vient offrir la vie, et elle est à prendre ou à laisser. Mais elle ne se trouve pas ailleurs, parce que si elle se trouvait ailleurs, Dieu aurait préféré cet ailleurs. En effet, c'est la crucifixion du Christ qu'a coûté l'évangile.

Proverbes 14 : 12 « telle voie paraît droite devant un homme, mais à la fin, c'est la voie de la mort. »

Matthieu 7 : 13-14 « Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.  Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. »


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