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Matthieu 7 :15-20

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous comme des brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits, un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez

- Matthieu 7.15-20 -

introduCtion (suite faux prophètes (2) - reprise)

Fruits reconnaissables des faux prophètes/docteurs :

2 Pierre 2 : 10 à 22 « Présomptueux, arrogants, ils ne craignent pas d’injurier les gloires, alors que les anges, supérieurs en force et en puissance, ne portent pas, contre elles, de jugement injurieux devant le Seigneur ! Mais eux, semblables à des animaux dépourvus de raison et destinés par nature à être capturés et détruits, ils injurient ce qu’ils ignorent ; ils périront par leur propre corruption, l’injustice sera le salaire de l’injustice. Ils trouvent leur plaisir à se livrer à la volupté en plein jour. Ils ne sont que défauts et taches, ils se délectent de leurs tromperies en festoyant avec vous, ils ont les yeux pleins d’adultère et, insatiables de péché, ils séduisent les âmes mal affermies ; ils ont le cœur exercé à la cupidité ; ce sont des enfants de malédiction. Après avoir quitté le droit chemin, ils se sont égarés en suivant la voie de Balaam, fils de Béor, qui aima un salaire injuste, mais qui fut repris pour sa propre transgression : une bête de somme muette fit entendre une voix humaine et arrêta la démence du prophète. Ce sont des fontaines sans eau, des nuages que chasse la tempête ; l’obscurité des ténèbres leur est réservée. Avec des discours grandiloquents et creux ils séduisent par les convoitises déréglées de la chair, ceux qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement ; ils leur promettent la liberté, alors qu’ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est l’esclave de ce qui a triomphé de lui. En effet, si après s’être retirés des souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait, pour eux, n’avoir pas connu la voie de la justice, que de l’avoir connue et de se détourner du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit le proverbe véridique : Le chien est retourné à son vomissement. et la truie à peine lavée va se vautrer dans le bourbier. »

  • Premier fruit : l’arrogance

Le premier fruit souligné par Pierre en ce qui concerne les faux docteurs est l’arrogance dont ils font preuve envers les « gloires » célestes.

2 Pierre 2 : 10-11 « Présomptueux, arrogants, ils ne craignent pas d’injurier les gloires, alors que les anges, supérieurs en force et en puissance, ne portent pas, contre elles, de jugement injurieux devant le Seigneur ! »

Pierre entend par là, non les anges bons qui servent le Seigneur, mais les démons et le diable. Pleins d’eux-mêmes et inconscients de leur petitesse, les faux docteurs n’hésitaient pas dans leur discours de s’en prendre aux puissances angéliques mauvaises, à les insulter, les ridiculiser ou se moquer d’elles ouvertement.

  • Second fruit : le caractère charnel de leur conduite

2 Pierre 2 : 13,14 « 13 recevant ainsi le salaire de leur iniquité. Ils trouvent leurs délices à se livrer au plaisir en plein jour; hommes tarés et souillés, ils se délectent dans leurs tromperies, en faisant bonne chère avec vous.14 Ils ont les yeux pleins d'adultère et insatiables de péché; ils amorcent les âmes mal affermies; ils ont le cœur exercé à la cupidité; ce sont des enfants de malédiction. »

Un des traits communs des faux docteurs, soulignés par Pierre, est qu’ils se reconnaissent par le fait qu’ils sont tous des jouisseurs. Ce qui leur importe n’est pas la sainteté, mais le plaisir et le désir de satisfaire leurs convoitises. Ils sont si dépravés, dit Pierre, que ce n’est même pas en cachette, mais en plein jour qu’ils se montrent tels qu’ils sont.

Puis au verset 14, on passe de la débauche pratiquée en plein jour à la débauche intérieure.

Tous les traits que Pierre évoque au sujet des faux docteurs témoigne du fait qu’ils ne se sont jamais livrés, dans leur vie intérieure, à une véritable discipline de l’esprit. Ils n’ont jamais appris, dès qu’une pensée se forme en eux, à évaluer si elle vient de Dieu ou non, et à la rejeter si ce n’est pas le cas. Aussi, leur vie toute entière respire l’impureté et l’indiscipline qui règnent dans leurs cœurs.

  • Troisième fruit : la cupidité

2 Pierre 2 : 15,16 « Après avoir quitté le droit chemin, ils se sont égarés en suivant la voie de Balaam, fils de Béor, qui aima un salaire injuste, mais qui fut repris pour sa propre transgression : une bête de somme muette fit entendre une voix humaine et arrêta la démence du prophète. »

Le parallèle entre les faux docteurs et Balaam est particulièrement intéressant. Car s’il y a bien une personne qui, dans la Bible, ressemble à un vrai prophète tout en n’en étant pas un, c’est Balaam.

  • Quatrième fruit : ce qu’ils sont pour ceux qui les suivent - des sources décevantes

2 Pierre 2 : 17 « Ce sont des fontaines sans eau, des nuages que chasse la tempête/un tourbillon «

Les deux images utilisées par Pierre pour illustrer ce que sont les prophètes sont magnifiques.

Tôt ou tard, dit Pierre, les faux docteurs seront pour ceux qui les suivent des mirages décevants. Certes, beaucoup de paroles auront été dites. Mais aucune n’est porteuse de vie. Des fontaines sans eau et - Jude 12 « des nuées sans eau emportées par les vents ». Après les avoir entendues, les âmes qui sont venues vers eux repartent exactement comme elles étaient, la déception en plus, desséchées, sans force de vie supplémentaire. 

Contraste très frappant avec la déclaration du Seigneur Jésus-Christ dans Jean 4 :14 « celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. »

Les faux docteurs sont démonstratifs, mais sans substance. Ils ne sont d’aucune aide pour les âmes assoiffées. Certes, ils suscitent des émotions et ils sont passés maîtres dans l’art du subterfuge, mais ils ne sont pas porteurs de la vérité de Dieu qui désaltère l’âme, ce qui apporte un changement, une transformation de l’être tout entier. Ils promettent l’eau et les pluies de bénédictions, mais ils n’ont rien à offrir.

La double image d’une source qui promettait une eau rafraîchissante, mais qui a tari, et de nuées dont l’aspect annonce la pluie, mais qui, chassées par la tempête, trompent toutes les espérances, rend admirablement l’impression produite par la jactance des faux docteurs : ils se présentent avec de captieuses promesses, mais ne produisent qu’une cruelle déception.

fruit du faux docteur n°5 : ils usent de séduction

  • 2 Pierre 2 : 18 « Avec des discours grandiloquents et creux ils séduisent par les convoitises déréglées de la chair, ceux qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement. »

De quelle façon séduisent-ils ceux qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement - ceux qui ne sont pas encore enracinés.  Ils séduisent adroitement leurs victimes avec des mots et des tons grandiloquents, mélodieux, ronflants, et qui plaisent, mais qui sont complètement futiles et vaines, de prétendues révélations, de soi-disant paroles de sagesse qui en fait ne sont rien d’autre que le fruit d’une arrogance outrancière.  Quelle arrogance de se lever et de proclamer : Dieu m’a révélé, ou ainsi parle l’Eternel alors que leurs propos ne sont que le produit de leur propre invention charnelle, de la sagesse terrestre et non le résultat d’une exégèse rigoureuse des Ecritures.

Romains 16 :18 « car des gens de cette sorte ne sont pas de vrais serviteurs du Christ, notre Seigneur, ils sont centrés sur eux–mêmes, esclaves de leurs désirs, cherchant à faire bonne chère à vos dépens. Par de pieux propos, des paroles flatteuses et des discours éloquents, ils cherchent à séduire et jeter le trouble dans les cœurs simples. »

Voyez-vous, leur intention est de séduire. Ce n’est pas de la vérité de la Parole de Dieu dont ils se soucient mais de captiver des âmes, de les allécher avec leurs beaux discours pompeux –– mais creux en se servant des plaisirs sensuels et de l’attrait de la jouissance comme appât pour les séduire. Des « désirs de la chair », et toutes sortes de gentillesses associées – désirs, qui sont apparentés aux « beautés » de ce monde : plaisirs du palais, plaisirs érotiques et sexuels, conforts divers, flatteries personnelles, plaisir des yeux ou au travers des débauches diverses.

Ils font appel aux hommes à ce niveau-là. Non pas en raison de la majesté et la sainteté de Dieu. Non pas en raison de la grandeur de la vérité de la Parole de Dieu mais à la sensualité, les désirs de la chair, qui nourrissent les instincts les plus vils. Ils offrent une sorte de religiosité qu’on peut embrasser tout en assouvissant les plaisirs sensuels, les convoitises déréglées.  Les faux docteurs prétendent être religieux et prêchent en somme : « Vous avez raison de suivre vos convoitises déréglées.

Seul votre esprit doit rester pur. Ce que vous faites de votre corps n’a pas d’importance pour Dieu. » Vous êtes libres de faire ce que vous voulez.

Ils séduisent en aiguisant leurs appétits avec des promesses doucereuses mais vides et bien d'autres tromperies encore, au travers desquelles ils promettent des libertés fausses et farfelues, au lieu de la chose la plus importante : – la libération du péché. Jean 8 : 32 « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »

et qui sont leurs victimes ?

2 Pierre 2 :18 « ceux qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement - ceux qui ne sont pas encore enracinés. » 

Qui sont les victimes de la séduction sous toutes ses formes, qu’elle soit idéologique, qu’elle soit celle qui offre la santé, la prospérité matérielle et spirituelle sans sacrifice ? Ce ne sont pas des véritables enfants de Dieu qui eux sont passés des ténèbres spirituelles et de l’emprise du malin à l’admirable lumière de Christ et à son règne sur leur vie.

Les victimes sont celles qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement. Des personnes qui, par une certaine connaissance intellectuelle acquise sur le Seigneur et dont la conscience est sensible au mal, cherchent à se dépêtrer du bourbier du monde en adoptant extérieurement une réforme dans leurs actions et voies. Des personnes qui ont pris des résolutions morales, cherchant à se libérer de la culpabilité de leurs péchés, de leurs anxiétés, difficultés, problèmes en essayant de se distancer de ceux qui vivent dans l’erreur, l’égarement – la condition inerrante de tout homme pécheur dont la vie n’est pas régénérée par la puissance de l’Esprit de Dieu,

Cela ne signifie pas que ces derniers avaient été convaincus par la vérité, ni amenés à Dieu. On peut être intellectuellement éclairé, et par conséquent réformé dans ses actions extérieures, et pourtant ne pas avoir vécu ce changement fondamental de nature produit par la nouvelle naissance.

Ils deviennent des proies pour les faux docteurs qui, tout en étant eux-mêmes esclaves de la corruption, les exploitent en leur promettant la liberté par des grands et orgueilleux discours de vanité, coupant le frêle lien mental qui constituait encore un frein pour eux.

fruit du faux docteur n° 6 : ils promettent la liberté

2 Pierre 2 :19 « ils leur promettent la liberté, alors qu’ils sont eux–mêmes esclaves de la corruption, car chacun est l’esclave de ce qui a triomphé de lui. »

promesse de liberté

Ces faux docteurs, d’après Jude 4, sont des « hommes sans foi ni loi, qui abusent de la grâce de notre Dieu et en font une licence pour leur vie immorale. Ils renient Jésus–Christ, notre seul Maître et Seigneur. »  Ils prônent une liberté chrétienne dont ils estiment pouvoir jouir tout en restant esclaves de leurs passions et en méprisant la sainteté de Dieu. Verset 19 : ils leur promettent la liberté – la délivrance de tous les maux, douleurs, anxiétés, maladies, et tribulations de la vie, sans oublier la pauvreté matérielle. 

Ils promettent la délivrance, la liberté, la paix et la prospérité : vous pouvez tout voir – santé, richesse, succès, bonheur parce que c’est la volonté de Dieu pour ses enfants. Tout est à vous, il vous suffit de nous suivre.

Jésus n'a pas promis que la vie serait facile sur terre pour ceux qui sont ses vrais disciples. Un message qui garantit la richesse et la santé sur terre ignore la réalité des épreuves, de la souffrance, de la souveraineté divine et de la sanctification.

Kenneth Copeland, le prédicateur milliardaire de cette mouvance Parole de Foi qui prône l’Evangile de la prospérité, a construit un empire sur le faux enseignement selon lequel « la foi est une force ». En d'autres termes, vous pouvez créer une nouvelle réalité si vous croyez. Si votre pasteur tord le sens des passages sur la confession de foi en Christ (Romains 10/9) pour signifier que la confession est aussi la façon de faire apparaître une Bentley ou Ferrari dans votre garage - courez à l'église biblique la plus proche. Quand une église a une culture de « créer une nouvelle réalité par vos paroles », il est temps de prendre la poudre d’escampette.

Cette théologie définit la tromperie en enseignant que Dieu est comme un génie magique - vous en obtenez ce que vous voulez en le frottant dans le bon sens. Les confessions positives sont répétées à l'unisson quand les foules disent : « Je suis promu ! », « Je suis guéri ! » ou « Je suis béni ! » Cette compréhension de la foi est fausse, et constitue même une hérésie. Selon la théologie de la prospérité, la foi n’est pas le fruit de l’initiative de Dieu résultant d’un acte de la volonté mais c’est le fruit de la volonté humaine dirigée vers Dieu.

Toute théologie qui considère la foi comme moyen d’acquérir des richesses matérielles plutôt qu’un moyen de justification devant Dieu doit être déclarée fausse, une hérésie.

Ils ne croient pas que la foi consiste seulement à confesser leur péché et à se tourner vers Christ dans la repentance, mais que c’est une force que vous pouvez utiliser pour obtenir les résultats désirés. C'est une guerre contre la vérité.

L'une des meilleures façons de définir la duperie dans une église ou un faux enseignement est d'analyser ce qu'on fait de la doctrine du Christ. Quand Bill Johnson, un pasteur ayant une plate-forme mondiale, prétend que Jésus a fait Ses miracles comme un homme juste ayant une bonne relation avec Dieu et non pas comme Dieu, c'est une hérésie. C'est une hérésie historique avec un visage moderne. C'est le tremplin du mouvement mystico-miraculeux d'aujourd'hui qui prétend que si Jésus n'était qu'un simple homme oint par Dieu quand Il était sur terre, vous pouvez être exactement comme Lui ! Si un enseignement diminue le Christ pour élever l'homme, c'est la marque de la supercherie. Satan a toujours maîtrisé l’art de détourner les Écritures afin de saper l'autorité divine et ruiner la foi des gens. Dès le début, le serpent chuchotait : Dieu a-t-il vraiment dit ? (Genèse 3)

S’il est un thème abordé par la parole de Dieu, la liberté est sans nul doute le sujet préféré du diable. Dès le début, la promesse de la liberté est celle qu’il fit miroiter à Eve pour la séduire Genèse 3 :4-5 « Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez pas du tout ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux qui connaissent le bien et le mal. »

Mais les faux docteurs, qui eux sont les dévots de Satan déguisés en enfants de lumière, introduisent insidieusement des hérésies de perdition, ils ne peuvent offrir la liberté ni conduire ceux qui ne sont pas encore enracinés vers la liberté car ils sont eux-mêmes « esclaves de la corruption ».

Dans 2 Pierre chapitre 1 verset 3-4, la nature humaine non régénérée est décrite comme la corruption que les mauvais désirs font régner dans ce monde. 2 Pierre 1 :3-4 « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu. Par elles les promesses les plus précieuses et les plus grandes nous ont été données, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. »

Notre vie nouvelle en Christ, la nouvelle création, les nouvelles créatures que nous sommes devenus, nous avons de ce fait échappé à la corruption qui nous caractérisaient avant notre régénération. Le mot corruption décrit la putréfaction jusqu’à la moelle. Ce terme décrit l’odeur nauséabonde d’un organisme en décomposition et c’est ce à quoi nous avons échappé. N’est-ce pas merveilleux ? Nous possédons une nouvelle nature, celle-là même de Dieu. La corruption dans le monde est motivée par la convoitise, les mauvais désirs, l’empire des passions Au moment de notre nouvelle naissance, nous avons échappé à l’empire des passions qui mènent ce monde à la ruine, de la corruption de la nature pécheresse.

En Christ, nous sommes de nouvelles créatures, nous avons une nouvelle nature en Christ, la vie de Dieu en nous. Mais il y a aussi la dimension future dans les paroles de 1 Pierre 1/4. Nous participons déjà à la nature divine en raison du cœur nouveau que nous avons reçu, mais il y a également le sens que nous deviendrons parfaitement participants de la nature divine lorsque ce cœur nouveau aura revêtu un corps de gloire, incorruptible celui-là, un corps glorieux, celui de la résurrection à venir. Nous avons déjà échappé spirituellement parlant à la corruption dans le monde qui est motivée par la convoitise, les mauvais désirs. Un jour, nous échapperont à la corruption physique, nous quitteront ce corps de chair voué à la destruction pour revêtir notre corps de gloire.

Les hommes et les femmes qui ne sont pas nés de nouveaux, ceux et celles dont le cœur n’est pas régénéré sont corrompues. Certains peuvent prétendre représenter Dieu, mais leurs enseignements habillement conçues ne sont en fait que des fontaines sans eau, des nuages que chasse un tourbillon. Ces personnes, quoiqu’ils puissent prétendre et dire, sont esclaves de la corruption pécheresse destructrice de leur condition première.

Qui es ton maître ? tu seras toujours esclave de ce qui te domine

Ensuite, au verset 19, l’apôtre Pierre donne une preuve de leur esclavage avec cet axiome « car chacun est l’esclave de ce qui a triomphé de lui ». C’est une vérité des plus évidentes : quand une chose nous domine, nous sommes ses esclaves car elle nous contrôle, nous possède, nous asservit.

La description de ce qui domine les faux docteurs et de ce qu’ils sont nous est donnée dans 2 Pierre 2 : 14 « ils ont les yeux pleins d’adultère et, insatiables de péché, ils séduisent les âmes mal affermies ; ils ont le cœur exercé à la cupidité ; ce sont des enfants de malédiction. » Que promettent-ils donc ? La liberté ? certainement pas…mais l’esclavage. La liberté que prêche le diable est une liberté sans soumission à Dieu. Or, la Bible est absolument formelle sur le sujet : la vraie liberté sans soumission à Dieu n’existe pas. Chacun, dit Pierre, est esclave de ce qui le domine. Lorsque l’homme se soumet à Dieu, il devient libre du péché et du diable.

L’avertissement est donc donné à ceux qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement : attention aux promesses faciles des faux prophètes car en vous plaçant entre leurs mains et en suivant leurs hérésies de perdition, vous serez prisonniers, esclaves de ces esclaves.

fruit du faux docteur n°7 : leur perversion 

Après tout cela, les versets 20 à 22 décrivent leur perversion.

2 Pierre 2 : 20 « En effet, si après s’être retirés des souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus–Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première. »

L'enseignement de ce passage décrit pour nous la perversité et la condition des faux docteurs. Ceux qui auraient adhérés intellectuellement aux vérités de la Parole de Dieu, sans avoir réellement obtenu le pardon de leurs péchés par la foi en Jésus Christ sont peut-être pour un temps sortis de l'ornière du péché. Mais la connaissance théorique de la doctrine chrétienne ne suffit pas ; il faut avoir cru au Seigneur Jésus et Lui obéir pour s'engager dans un chemin de piété où l'on pourra être « affermi » dans la vérité de Dieu.

Ces « esclaves de la corruption » avaient repris leur marche corrompue, à nouveau enlacés par les souillures du monde.

Ils sont semblables au chien retournant à ce qu'il a vomi ou à la truie lavée allant encore se vautrer au bourbier. La foi chrétienne n'était chez eux qu'extérieure, son influence sanctifiante n'avait été que passagère. La voie de la justice avait été certes connue, mais ils ne s'y étaient pas véritablement engagés.

 Aussi, dit Pierre, « leur dernière condition est pire que la première » (v. 20). Leur état naturel n'avait pas été changé, malgré la jouissance passagère de choses meilleures ; ayant connu la sainteté, ils n'avaient pas vraiment écouté le « saint commandement » (v. 21) qui leur avait été donné : « soyez saints, car moi je suis saint » (1 Pierre 1/16). Ils étaient donc devenus apostats, puisqu'ils avaient abandonné la foi, la vérité après y avoir adhéré extérieurement.

l'apostasie 

L'épître de Jude dépeint d'une façon saisissante l'apostasie, c'est-à-dire l'abandon de la foi et de la doctrine chrétienne par ceux qui Jude 4 : « renient notre seul Maître et Seigneur Jésus Christ ».

L'apôtre Paul déclare 1 Timothée 4 :1 « Or l'Esprit dit expressément qu'aux derniers temps certains se détourneront (apostasieront) de la foi : ils s'attacheront à des esprits séducteurs et à des enseignements de démons. »

La définition de l’apostasie nous est donnée dans Hébreux 10 :26 « Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité » ou bien peut être reformulé comme suit : Si, après avoir connu et accepté la vérité, nous l’abandonnons délibérément pour continuer à pécher.

La personne qui s’approche de Dieu, qui prend connaissance de la vérité, qui reconnaît la vérité comme telle mais qui se retire, abandonne, rejette la vérité démontre qu’elle n’est pas sauvée. Elle pêche volontairement, se rendant coupable d’apostasie. Pour ces personnes, Hébreux 10 :27 « il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrifiante du jugement et l’ardeur du feu prêt à dévorer les rebelles ! »

conséquences de l'apostasie

  • Premièrement, v. 26 « il n’existe plus de sacrifice pour effacer ce péché. »

Le seul moyen pour qu’un homme puisse entrer dans la présence de Dieu, de connaître son salut éternel c’est que son péché soit ôté. Et le seul moyen d’ôter le péché c’est par un sacrifice, car sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.

Le seul sacrifice pour le péché est celui de Jésus-Christ sur la croix. Si quelqu’un rejette ce sacrifice-là, alors il n’y a pas d’autre sacrifice. Si quelqu’un se détourne de Christ, il mourra dans son péché, à jamais en dehors de la grâce et de la présence de Dieu. Quelle destinée terrible !

Si l’homme rejette volontairement et de manière délibérée la révélation de Dieu qu’est-ce qui reste ?

  • Deuxièmement v. 27 : une attente terrifiante du jugement et l’ardeur du feu prêt à dévorer les rebelles !

C’est la seconde conséquence de l’apostasie. Le jugement de Dieu. La personne qui se détourne de Dieu et de la révélation de la vérité reste à jamais un enfant de colère (Ephésiens 2/3), spirituellement mort par ses fautes et par son péché, marchant selon le cours de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

Lorsqu’il n’y a plus de sacrifice pour effacer ce péché, tout ce qui reste c’est le jugement terrible de Dieu. Aucun espoir d’échapper à l’attente terrifiante du Jugement de Dieu et du feu ardent qui consumera tous ceux qui se dressent contre lui.

  • 2 Pierre 2 :20 « leur dernière condition est pire que la première ». Pour quelle raison ?

Un état d’apostasie est bien pire qu’un état d’ignorance.

Apporter un mauvais récit sur le bon chemin de Dieu, et une charge fausse contre le chemin de la vérité, doivent exposer à la condamnation la plus lourde. Combien est épouvantable l’état qui est ici décrit !

  • 2 Pierre 2 :21 « Car mieux valait, pour eux, n’avoir pas connu la voie de la justice, que de l’avoir connue et de se détourner du saint commandement qui leur avait été donné. »

Quelle déclaration ! Quelle est la voie de la justice ? Au verset 2 elle est décrite comme la voie de la vérité ;

au verset 15 elle est décrite comme le droit chemin.

Ces esclaves de la corruption retombent sous un joug dont ils n’avaient été délivrés que d’intention, et leur dernière condition est pire que celle où, enlacés par ces souillures, ils étaient encore ignorants de la purification. Ils avaient eu connaissance du saint commandement donné 1 Pierre 1 :16 « soyez saints, car moi je suis saint. »

Il leur eût mieux valu n’avoir pas connu la voie de la vérité, le droit chemin dont le péché est absent (chemin que connaissent les rachetés de Jésus Christ) que de se détourner après avoir connu la voie du saint commandement : « Soyez saints, car moi je suis saint ».

pour les enfants de Dieu : "soyez saints car moi-même je suis Saint"

  • Enfants d’Obéissance

1 Pierre 1 : 14-16 « Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux désirs que vous aviez autrefois, dans votre ignorance ; mais, de même que celui qui vous a appelés est saint, vous aussi devenez saints dans toute votre conduite, puisqu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint. »

La pensée centrale, le verbe central se trouve au v. 15 : devenez saints dans toute votre conduite. Mais l’arrière-plan c’est ce qui nous est dit au v. 14 : Comme des enfants obéissants. C’est une phrase merveilleuse dans le texte grec et la meilleure traduction serait : comme des enfants d’obéissance. Ce n’est pas autant le fait que l’obéissance soit l’adjectif qui modifie le mot enfants, mais que l’obéissance est la mère des enfants, que les enfants sont nés de l’obéissance, recevant le caractère et la nature de l’obéissance. L’obéissance est le parent dont l’enfant porte l’image.

Dans Ephésiens 2 :2-3, il est dit que nous étions par nature des enfants de colère, fils de la désobéissance, de la rébellion.

Nos vies étaient caractérisées par la désobéissance…mais désormais sauvés par grâce, rendus à la vie avec le Christ, notre nouvelle nature est celle de l’obéissance. Le caractère d’un enfant de Dieu c’est l’obéissance envers Dieu. Le caractère de la personne qui n’est pas née de nouveau c’est la désobéissance envers Dieu.

  • Romains 6 : 17 et 22 « vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine qui vous a été transmise »… « libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle. » L’obéissance, la vie de sanctification, c’est ce qui caractérise la vie d’un enfant de Dieu.

  • Modulez votre conduite sur Christ

Comment devenir saints dans toute notre conduite ?

1 Pierre 1 : 14 « Ne vous conformez pas aux désirs que vous aviez autrefois, dans votre ignorance. Ne vous laissez plus diriger, mener par le bout du nez par les passions (convoitises) qui vous gouvernaient autrefois, au temps de votre ignorance. » N’agissez plus comme vous le faisiez autrefois.

Le verbe conformer signifie se plier, suivre, calquer.

  • Romains 12 : 2 « Ne conformez pas votre vie aux principes qui régissent le siècle présent ; ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. » 

  • 1 Thessaloniciens 4 :3-7 l’exhortation est la suivante « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’inconduite ; c’est que chacun de vous sache tenir son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans se livrer à une convoitise passionnée comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu ; Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. »

Comment donc devenir saint dans toute notre conduite ? Il faut couper avec le passé, refuser toute conformité, refuser de se laisser diriger par les passions et convoitises qui caractérisaient notre état d’ignorance.

Puis, au v. 16 nous lisons : puisqu’il est écrit (Lévitique 11 :44) : Vous serez saints, car je suis saint. Voilà le principe. Nous devons l’imiter, être conforme à lui dans toute notre conduite, montrer par tout notre comportement que nous sommes séparés du mal pour appartenir à Dieu… puisque Dieu l’a ainsi décrété, déclaré. Et pourquoi l’a-t-il décrété ? En raison de notre relation, notre filiation avec lui. Comprenons-nous bien à qui nous sommes liés, celui qui nous a engendrés spirituellement, notre Père et Dieu trois fois saint ? Puisque vous êtes mes enfants, j’exige la sainteté dans toute votre conduite…car cela rejaillit sur moi, votre Père.  

Voilà la motivation, la compulsion pour vivre dans la pureté, la sainteté. 

Il y avait donc eu, chez ces faux docteurs, la connaissance de la sainteté, il y avait eu le saint commandement mais ils avaient prêté l’oreille au mal et au péché, croyant obtenir ainsi la liberté, et étaient redevenus esclaves de l’impureté plus qu’auparavant. Leur sort était pire. Leur état naturel n’avait pas été changé par la connaissance de choses meilleures.

retour à son vomi

Finalement, au verset 22, une analogie très parlante qui décrit les faux docteurs nous est présentée par une citation de Proverbes 26/11 : Il leur est arrivé ce que dit le proverbe véridique : Le chien est retourné à son vomissement. Puis, Pierre ajoute une seconde analogie :  Et la truie à peine lavée va se vautrer dans le bourbier.

Ce qui caractérise les faux docteurs s’apparente à ce qui est vrai concernant le chien qui est retourné à ce qu’il avait vomi et la truie lavée qui s’est vautrée de nouveau dans le bourbier. Il est significatif que Pierre utilise le chien et la truie comme illustrations. En effet, sous la loi de Moïse, ces deux animaux faisaient partie des animaux impurs. Le proverbe n’indique aucun changement de leur nature : avant d’avoir été délivrés de leur vomi et de la boue, ils étaient impurs et ils l’étaient toujours quand ils y retournèrent.

Le chien, par nature, lorsqu’il a vomi sa nourriture, a la désagréable habitude de retourner à ce qu’il a vomi et il la mange à nouveau. De même, celui qui est rempli de corruption peut, à un moment donné, « vomir » ce qui l’a dégoûté, mais il s’en nourrira de nouveau peu après.

La truie, même bien lavée, aime la fange, et s’y plonge à la première occasion ; et la voilà revenant à ses anciennes voies de péchés, que ce soit le vomi (l’impureté générée de l’intérieur) ou la fange (impureté extérieure).

Lorsqu’un chien a vomi sa nourriture, il la mange à nouveau. De même, celui qui est plongé dans la corruption du monde peut, à un moment donné, « vomir » ce qui l’a dégoûté, mais il s’en nourrira de nouveau peu après. Vous pouvez laver un porc, mais il ne restera pas longtemps propre, car il se vautrera dans la boue à la première occasion. De même, celui qui est enlacé par la corruption peut, à un moment donné, s’en éloigner et changer d’apparence, mais s’il n’a pas reçu une nouvelle nature spirituelle, il retournera à ses anciennes voies de péché.

C’est ce qui caractérise les personnes dont parle Pierre. Elles avaient expérimenté une réforme morale, mais n’avaient jamais reçu une nouvelle nature et sont retournées au vomi – l’impureté générée de l’intérieur – ou à la fange, le bourbier – l’impureté extérieure.

CONCLUSION

Revenons à Matthieu 7 pour conclure. Nous lisons au v. 19, « Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. » Il y a dans cette déclaration un principe spirituel que la Bible mentionne régulièrement : Tout ce qui est mal et nuisible sera un jour détruit. Un arbre qui donne continuellement de mauvais fruits sera éventuellement coupé et brûlé. Les faux prophètes connaîtront le même sort. Ils seront jetés dans le feu de l’enfer. Ce verset reflète bien ce que nous retrouvons en Deutéronome 13 :5 où il est écrit que les faux prophètes devront être mis à mort « Ce prophète ou ce songeur sera puni de mort, car il a parlé de révolte contre l’Éternel, votre Dieu. »

Remarquez bien le mot ‘tout.’ Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé. Cette même phrase est utilisée par Jean Baptiste pour annoncer que le jugement de Dieu était proche. ‘Le royaume des cieux est proche,’ nous dit Jean le Baptiste, ‘et le jugement de Dieu l’est tout autant. Matthieu 3 :10 « Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits est coupé et jeté au feu ».

Dieu jugera tous les arbres. Il jugera toutes les personnes individuellement. De la même manière, lorsque Jésus utilise ces mots, le jugement de Dieu dont il parle ne se limite pas seulement aux faux prophètes. Il s’agit d’un jugement que Dieu prononcera sur le sort de tout arbre, de tout individu.

Cette observation nous permet de comprendre le point que Jésus désire souligner : Ne soyez pas tellement occupés à rechercher les faux prophètes autour de vous au point d’oublier que c’est aussi par vos propres fruits qu’on vous reconnaîtra. Le même enseignement s’applique à tout le monde. Un arbre doit donner de bons fruits. Sinon il sera coupé et détruit.

Une simple profession de foi qui ne donne pas de fruits, qui ne s’accompagne pas d’œuvres bonnes, aura des problèmes lors du jugement. Le fruit provenant d’un bon arbre produit est bon. Le fruit provenant d’un mauvais arbre est mauvais. Les mauvais arbres seront coupés et jetés au feu. Parmi ceux qui ont proclamé leur allégeance à Jésus, il y aura malheureusement des individus que Dieu rejettera. C’est ce que Jésus déclare Matthieu 7 : 21 « Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux ». Nous étudierons ce verset en détail lors de notre prochaine étude.


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