
6 9 Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié;
- Matthieu 6 . 9 -
Introduction - mon identite spirituelle - Matt 6:9
Lors de notre dernière étude, nous avions abordé les versets qui précèdent la prière : le Notre Père. Dans les versets 1 à 8, Jésus insiste sur la nécessité des motivations justes dans la prière et dans la vie du disciple, à savoir l’humilité et la sincérité. Le reproche que Christ fait aux personnes soi-disant « pieuses » de l’époque c'est le fait que certains priaient, jeûnaient et faisaient l’aumône pour attirer l'attention, sur eux-mêmes et pour impressionner les gens de la valeur de leur spiritualité. Il faut dire que bien les traditions rabbiniques avaient institutionnalisé la prière, le jeûne et l’aumône.
Lors d'occasions particulières, il y avait une prière particulière. Ce qui avait fait de la prière un rituel parfois superstitieux, souvent automatique, rarement sincère. Jésus nous dit que la prière est une activité relationnelle centrée sur Dieu. Elle n'est pas centrée sur les autres. Elle peut se faire en commun, mais les autres ne sont pas le centre de cette activité. Et en tout cas, la prière publique doit être alimentée par une prière privée. C'est de l'abondance de notre vie en Christ que nous prions.
À l’inverse des prières de ceux qui aimaient se trouver dans la rue pour prier, Jésus invitait ses disciples à aller dans le cagibi (traduit parfois par chambre, mais le mot tameion veut dire cagibi) pour prier et cela nous avait interpelé sur le fait que la prière n’est pas qu’une affaire de mots, car dans le secret de ce cagibi, Jésus dit que Dieu non seulement nous m’entend, mais il nous voit. Il voit nos rêves brisés et ceux que nous portons encore, il voit nos blessures, nos souffrances, nos luttes, nos aspirations, nos déceptions… Il voit.
Matthieu 6 : 7-8 « En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez ».
Toutes ces vaines redites, ces vaines actions pieuses ne sont pas des prières car elles ne sont pas une communication véritable avec le Dieu vivant. La répétition n'impressionne pas Dieu et souvent les pensées des hommes qui prient de la sorte sont à des kilomètres de leur récitation.
Dieu dit : ces pratiques-là ne servent à rien. La prière selon Dieu est différente et nous abordons comment Christ la présente dans le modèle de prière le " Notre Père " dans les versets 9 à 13.
Matthieu 6 : 9 « Voici donc comment vous devez prier » Il ne dit pas nécessairement qu’il faut prier avec ces mots exacts mais plutôt qu’il faut prier de cette manière. Autrement dit, cette prière de Jésus constitue un modèle à suivre pour toute personne désireuse de communier avec Dieu par la prière. Il ne s’agit pas de répéter mot à mot cette prière, ce serait « multiplier de vaines paroles ». Par cette prière, Jésus veut nous montrer certains aspects essentiels de la vie spirituelle que Dieu veut entendre de notre part lorsque nous nous adressons à lui dans la prière.
Où SE TROUVE DIEU ?
Premièrement, lorsque nous voulons nous approcher de Dieu dans la prière, nous réalisons immédiatement que la présence de Dieu s’avère essentielle. En d’autres mots, nous devons être conscients de la présence de Dieu lorsque nous sommes en prière. Il n’y a pas lieu de parler avec une personne qui ne se retrouve pas à vos côtés, à moins que vous vouliez parler aux murs.
Prier ne peut se définir comme étant un exercice mental, ou même spirituel. Ce n’est pas une méditation non plus car il ne s’agit pas de se parler à soi-même. Prier, c’est parler à Dieu. Ou encore mieux, c’est communiquer avec Dieu.
Il s’agit d’un dialogue avec Dieu dans lequel on lui permet de nous parler également. Prier, c’est établir un lien spirituel avec notre créateur, celui qui est omniprésent.
Psaume 139 : 7-10 « Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t'y voilà. Si je prends les ailes de l'aurore, et que j'aille habiter au-delà de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira.
Personne ne peut s’esquiver de la présence de Dieu car Dieu est partout. Il est omniprésent.
Réfléchissons maintenant sur la signification de cette vérité par rapport à la prière. Si Dieu est omniprésent, la question n’est pas d’invoquer sa présence. Personne ne peut se soustraire de la présence de Dieu. Lorsque nous prions et que nous ne ressentons pas la présence de Dieu, le problème réside dans le fait que nous avons empêché sa présence de parvenir à notre cœur. Tout comme Adam et Ève après qu’ils aient péché, nous nous cachons de Dieu derrière toutes sortes d’écrans de fabrication humaine. Retenons donc ce premier point. On ne peut pas échapper à la présence de Dieu. Si sa présence nous semble éloignée, le problème est en nous, non pas en Dieu.
Écoutez bien ceci. Lorsque notre conduite est en discordance avec ce que notre Père céleste s’attend de ses enfants, quelque chose se produit au niveau de la prière. Notre accès auprès de notre Père est entravé. Testez-le et vous verrez. Commettez un péché et essayez de prier après cela. Voyez comment cela affecte vos prières à Dieu. Vous allez sentir qu’il y a une obstruction, une entrave quelque part. Le péché devient un obstacle entre vous et Dieu. Et cette entrave n’est pas que psychologique ou émotionnelle. Elle est surtout spirituelle. Il y a une véritable obstruction, comme si vous vouliez vous rendre à un endroit et que la porte était fermée. Ce n’est pas Dieu qui a fermé la porte. Ce ne sont pas les anges qui ont fermé la porte. Vous avez permis à Satan de profiter de cette occasion pour fermer la porte de sorte que vos prières n’arrivent pas à parvenir à Dieu. Nous en reparlerons davantage lorsque nous nous pencheront sur les mots, Matthieu 6 : 9 « Ne nous soumets pas à la tentation... »
Nous voyons ainsi que notre Père céleste est toujours disponible pour nous recevoir. Par contre, lorsque notre conduite ne s’accorde pas avec ce que Dieu demande de ses enfants, notre accès auprès du Père en est entravé. On peut prier ‘Notre Père’ autant de fois qu’on le voudra, mais tant et aussi longtemps que nos péchés ne sont pas reconnus et confessés avec un cœur repentant, nos prières risquent fort bien de rester stériles. Rien ne se produira parce que la porte aura été fermée. Soyez donc bien conscients de cette relation vitale entre la prière et notre conduite.
Donc nous voyons que lorsque nous prions, il est essentiel de prendre conscience de la présence de Dieu à nos côtés.
LA FILIATION Avec dieu introduite par Jésus
Maintenant, le deuxième point se rapporte à notre conception de Dieu. Voyez-vous, la question ne se résume pas simplement à savoir si Dieu se retrouve parmi nous, mais aussi de savoir quelle est la relation qu’il entretient avec nous. Lorsque nous prions, à qui parlons-nous exactement ? Par quoi se caractérise notre relation avec Dieu ? Nous touchons ici le sens profond des deux premiers mots de la prière que Jésus veux nous enseigner : Notre Père…Il veut nous dire que lorsque nous devenons son disciple, nous devenons par le fait même un enfant de Dieu. Et Dieu est notre Père.
Il est fort probable que cette affirmation ne vous apporte rien de nouveau. Vous avez déjà entendu maintes et maintes qu’un disciple de Christ est aussi un enfant de Dieu.
Mais souvenons-vous que pour les Juifs du temps, la situation était loin d’être la même. L’affirmation que Dieu est notre Père constitue un enseignement tout à fait révolutionnaire à cette époque.
À ma connaissance, on ne retrouve dans aucune religion du monde, pas même dans l’Ancien Testament, la notion que l’on puisse s’adresser à Dieu dans la prière en tant que notre Père. Le Seigneur Jésus est la seule personne à nous enseigner à prier Dieu en l’appelant ‘notre Père’. Les Juifs qui écoutaient Jésus lorsque Jésus enseignait cette prière avaient une image assez précise de Dieu. Ils lisaient l’Ancien Testament, la Loi, les écrits et les prophètes.
Certains d’entre eux l’avaient même recopié, puisqu’un Juif pieux se doit de recopier une fois dans sa vie la Torah, autrement dit les cinq premiers livres de la Bible.
Ils savaient donc qui était Dieu. D’ailleurs, ils priaient Dieu, et même beaucoup. Trois fois par jour, matin, midi et soir, mais aussi à chaque repas, ainsi qu’à la synagogue, lors des fêtes, et dès que la famille est réunie. Ils priaient aussi personnellement, quand ils le souhaitaient.
À l’époque de Jésus, les Juifs commençaient leurs prières par ces mots : Béni sois-tu, ô Seigneur, Roi de l’univers. Le mot utilisé dans ce début de prière pour parler de Dieu est le mot Adonaï que l’on traduit Seigneur, ou Dieu Tout-Puissant, Celui qui est au-dessus de tout.
On utilisait ce mot Adonaï pour ne surtout pas prononcer le nom de Dieu, nom que Dieu révéla à Moïse : YHWH en hébreu (il n’y a pas de voyelles dans cette langue), on dit en général Yahvé, et c’est traduit : « je suis celui qui suis ».
Au passage, vous noterez que ce n’est pas Jéhovah, contrairement à ce que disent les témoins du même nom, puisque Jéhovah est un mot inventé au 19e siècle et qui est, en fait, l’assemblage de YHWH et Adonaï, ce qui n’est absolument pas biblique.
Nous aurons l’occasion de reparler du nom de Dieu lors d’une prochaine étude sur que ton nom soit sanctifié. Bref, les Juifs ne prononçaient pas le nom de Dieu. Nommer quelqu’un, c’est se rendre son supérieur ou son égal. Nommer Dieu est donc hors de question pour un Juif, ainsi au lieu de dire YHWH, il dit Adonaï, qui est en fait un titre plus qu’un nom, pour ne pas lui manquer de respect.
Le peuple juif était habité par la forte conscience que Dieu était “l’Autre”, l’incomparable, “Celui qui est bien au-dessus de toutes les catégories de l’intelligence humaine”.
Et voici que Jésus commence sa prière non par Adonaï, roi de l’univers, mais par « Père ». En effet, en grec le mot « Père » est le premier mot de la prière. Si on voulait traduire très littéralement nous devrions lire Père, le nôtre, qui est dans les ciel ». Il y a là un choc pour l’auditeur juif. Comment ? Nous devons prier Dieu de cette manière ?
Le titre de Père est utilisé quelques fois dans l’Ancien Testament, mais plutôt comme une image, on s’en servait pour montrer l’amour de Dieu pour son peuple, par exemple. Mais personne n’osait s’adresser directement à Dieu en disant « Abba », c’est-à-dire Père.
Surtout que Jésus utilise un mot araméen. À l’époque de Jésus, l’hébreu est la langue de la liturgie, des prières, de la lecture de la Torah. L’araméen est la langue de tous les jours. Or, ici, bien que faisant une prière, Jésus parle dans la langue de tous les jours, en araméen et dit « Abba ». Les auditeurs juifs sont surpris, interpelés d’entendre une prière dans la langue de tous les jours !
L’apôtre Jean rapporte que les Juifs furent choqués à une autre occasion, alors que Jésus utilise ce terme…Jean 5 : 17-18 « Mais Jésus leur répondit : Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis. À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. »
Que Jésus utilise donc le mot Père était dérangeant pour les auditeurs. Mais ce qui l’était encore plus, c’est tout l’enseignement de Jésus au sujet de Dieu qu’il présente comme notre Père.
Ces mots, presque banals aujourd’hui, représentaient pour les disciples de Jésus une conception nouvelle de Dieu. À 17 reprises dans son enseignement sur la Montagne dans Matthieu 5 à 7, Jésus utilise ce terme, et avec ces mots Jésus il bouscule toutes les mauvaises conceptions et fausses idées sur Dieu.
Le deuxième mot de la phrase est « notre » ou « à nous ». Le mot Père donnait un nouveau sens à la relation entre celui qui croit et Dieu. Le mot notre donne un sens nouveau à la relation entre les croyants. La relation avec Dieu ne peut être individualiste, elle a un impact sur ma vie avec les autres. « Avoir une nouvelle relation avec Dieu, c’est du même coup se trouver lié à tous ceux qui sont sur le même chemin.
Pensez maintenant à ceci. Vous rendez-vous compte de l’unique privilège dont nous bénéficions de pouvoir appeler Dieu en disant, ‘Notre Père’ ? Vous savez, la bonne nouvelle que nous annoncent les évangiles ne se limite pas seulement à proclamer que Jésus par son œuvre à la croix sauve nos âmes du jugement de l’enfer mais aussi que nous devenons les enfants de Dieu.
Méditons cela jusqu’à ce que votre cœur déborde de gratitude envers Dieu de nous avoir fait devenir ses enfants Avons-nous déjà bien réfléchi sur la signification de ce statut ? Être un enfant de Dieu signifie que nous sommes élevés aux côtés de Dieu. Paul écrit au 2ième chapitre de sa lettre aux Éphésiens que Éphésiens 2 : 6 « Dieu nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Jésus Christ » et Éphésiens 1 : 20 « lequel est assis à la droite de Dieu ». Les enfants de Dieu sont juste à côté de Dieu. C’est là qu’il nous veut et nous place : tout proche de lui.
Aucun être spirituel ne peut nous empêcher d’avoir accès auprès de notre Père céleste. C’est le privilège que nous possédons parce que nous sommes ses enfants. Et Jésus nous dit par le fait même que lorsque nous prions, nous devons prier à la manière d’un enfant, sans prétentions, sans nos diplômes, sans nos prouesses, sans nos mérites, sans nos titres. Nous devons nous approcher de Dieu avec la même simplicité qu’un enfant, avec un cœur sincère et confiant. C’est tout ce qu’il demande de nous. Commençons-nous à percevoir la beauté de cette prière ?
filiation avec Dieu : privilege et responsabilité
Maintenant, dans les Écritures, on ne bénéficie jamais d’un privilège sans en assumer la responsabilité. Le privilège d’être un enfant de Dieu vient avec certaines responsabilités que l’on se doit de mentionner. Et ici, j’aimerai nous rappeler le lien étroit qui existe entre la prière et la conduite d’un disciple de Christ.
Nous devenons un enfant de Dieu lorsque nous naissons de nouveau. C’est donc par l’œuvre de l’Esprit Saint que nous est accordé le statut d’enfants de Dieu. Ce statut spirituel ne se mérite pas. Il ne peut s’établir que par la foi en Christ. La Bible ajoute cependant qu’un enfant de Dieu doit démontrer une conduite digne de son statut et que c’est dans son comportement que réside l’évidence de cette relation au Père céleste.
À la naissance de chaque enfant, on établit, un certificat de naissance sur lequel sont inscrits la date et le lieu de naissance, ainsi que notre filiation, les noms des parents. Ce certificat nous permet de prouver notre identité. Dans le domaine spirituel, lorsque nous naissons de nouveau spirituellement, nous avons aussi un certificat de naissance. Il n’est pas fait de papier et d’encre mais il se retrouve dans le cœur de l’individu. Dans la grande sagesse des Écritures, Dieu nous a donné un élément par lequel nous pouvons nous reconnaître comme étant ses enfants. L’évidence que nous possédons se voit par le comportement que nous affichons dans notre vie de tous les jours.
Rappelons-nous du fondement biblique de ce principe. Écoutez ce que Jésus dit en Matthieu 5 : 44-45 « Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. Afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux… «
Afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux… Qu’est-ce que Jésus est en train de nous dire ? Est-ce que le fait d’aimer nos ennemis et de prier pour eux nous donne le droit de devenir un fils de Dieu ? Certes, non. Jésus est loin d’affirmer qu’en accomplissant ces actions-là que nous devenons tout d’un coup des enfants de Dieu.
Il dit plutôt que ces bonnes actions prouvent l’évidence de notre identité en tant qu’enfants de Dieu. Voilà une toute autre perspective. On ne devient pas un enfant de Dieu en accomplissant de bonnes œuvres. La vie éternelle ne se mérite pas de quelque façon que ce soit. Par contre, nous pouvons montrer que nous sommes des fils et des filles de Dieu en aimant nos ennemis. C’est la preuve de notre identité spirituelle qui nous fait enfants de Dieu et c’est aussi notre responsabilité de nous comporter d’une manière digne de cette identité : Dieu est notre père !
La possibilité d’appeler Dieu, notre Père, survient seulement lorsque l’Esprit de Dieu entre dans notre vie. Et nous devenons un enfant de Dieu lorsque nous nous ouvrons totalement à l’influence de l’Esprit Saint. C’est ce que l’apôtre Paul nous dit en Romains 8 :15 « Vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba! Père! » C’est l’Esprit de Dieu qui crie au travers de nos cœurs, Abba! Père! Notre Père.
Nous crions Abba non seulement avec nos lèvres, mais aussi de tout notre cœur. Le Seigneur nous dit dans sa prière, Quand vous priez, dites ‘Notre Père’ avec toute l’intensité qui provient du fond de votre cœur. Lorsque nous appelons Dieu, notre Père, c’est notre cœur qui parle. Et nous avons tous la capacité de le faire parce que l’Esprit Saint est à l’œuvre dans notre cœur. Il nous fournit les ressources spirituelles qui nous permettent de crier et de dire, Abba, Père.
L’apôtre Paul répète à nouveau ce point dans une autre de ses lettres. Il dit ainsi en Galates 4 : 6 « Et parce que vous êtes des fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Abba! Père! »
Saisissons bien cette vérité. C’est l’Esprit de Dieu qui nous procure la capacité spirituelle de dire, Père. Cela signifie que l’Esprit Saint témoigne à notre esprit que nous sommes des enfants de Dieu. Et c’est sur cette base que repose notre assurance du salut. Elle ne s’appuie pas sur une vague promesse, mais plutôt sur le témoignage intérieur de l’Esprit Saint. Comment puis-je posséder l’assurance que je suis sauvé ? J’ai la certitude d’être un enfant de Dieu parce que l’Esprit Saint lui-même témoigne à mon cœur de cette réalité. Notre assurance provient directement de l’Esprit de Dieu. Et une telle assurance nous encourage à nous ouvrir totalement à Dieu, particulièrement durant les moments intimes de communion avec Dieu dans la prière.
Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l’énorme implication de ce que Paul nous affirme en Romains 8.15 et Galates 4.6 relativement à la possibilité pour nous d’appeler Dieu, Abba, Père. Lorsque Paul affirme que par l’Esprit Saint, nous disons Abba, Père, cela signifie que par la grâce de Dieu, nous entrons dans une relation avec Dieu qui s’apparente à celle que Dieu le Père avec Dieu le fils, le Seigneur Jésus lui-même.
Dieu nous a adopté comme étant ses enfants spirituels et il nous appelle ses bien-aimés. Et en vertu de cette filiation adoptive, nous avons le pouvoir d’être en communion avec Dieu à un niveau qui s’apparente à celle que Dieu le Père entretient avec son Fils unique lui-même. Car voyez-vous, Jésus est la seule personne qui ait osé s’adresser à Dieu en l’appelant, Abba, Père. Cette expression, ‘Abba, Père,’ ne se retrouve que dans un seul autre verset du NT. On peut le lire en Marc 14 : 36, dans un contexte de prière. C’est ainsi qu’on retrouve Jésus, dans le jardin de Gethsémané, priant Dieu, en disant, « Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe. »
De la même manière, en nous enseignant comment il nous faut prier, Jésus nous invite à nous approcher de la présence de Dieu en l’appelant, Abba, Père. Père, je suis là devant toi. Et nous communions ensemble avec lui parce que nous savons qu’il est présent parmi nous.
Par deux simples mots, Notre Père, Jésus définit notre identité spirituelle. Il déclare ce qui nous unit à Dieu. Nous sommes ses enfants, et il est notre Père. Oh, quel privilège ! Chaque fois que nous prions, souvenons-nous de cette faveur que Dieu nous accorde. Et prenons garde de ne jamais en abuser.