Introduction : pratiquez la justice sans hypocrisie Matt 6 : 1-8
Nous allons étudier aujourd’hui les premiers versets du chapitre 6 qui soulignent certaines manifestations de la communion spirituelle d’un disciple de Christ, de sa dévotion dans sa vie personnelle avec Dieu.
Deux dangers/problèmes sont abordés par le Seigneur en ce qui concerne notre relation personnelle avec Dieu : l’hypocrisie - un danger qui menace ceux qui se nourrissent des pratiques religieuses en recherchant l’approbation des hommes v. 1-18 ; et ensuite l’inquiétude – un danger qui menace ceux qui ne vivent que pour eux-mêmes, et non pour Dieu, en recherchant leur propres besoins et conforts personnels v. 19-32
1. L'hypocrisie - pratiques pieuses non sincères. Faire étalage de ses observances religieuses pour être vu des hommes, rechercher les honneurs et la louange des autres par des bonnes actions, gagner du prestige par la piété. Ce n’est pas là bien agir car c’est agir avec suffisance, hypocrisie. C’est une dérision de la vraie piété.
Romains 12 : 9 « Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien. »
Dieu, dans son grand amour, nous a réconciliés à lui-même à travers le sacrifice de Jésus-Christ. Désormais, sa volonté c’est que l’amour soit le trait de caractère de sa famille spirituelle.
Romains 5 : 5 « L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint–Esprit qui nous a été donné. » L’amour vrai est manifesté par notre obéissance à la Parole de Dieu, une obéissance rendue possible par la puissance de l’Esprit qui agit en nous. Le Seigneur ayant lui –même déclaré : si vous m’aimez, gardez mes commandements.
Aimer hypocritement, faire semblant alors que le cœur n’y est pas c’est de l’hypocrisie qui vient de la chair et non de l’Esprit. L’hypocrisie c’est la pensée du siècle présent, un des principes qui régit le monde. Projeter une image, présenter une façade en prétendant être quelqu’un d’autre ou quelque chose que nous ne sommes pas. C’est la valeur que les médias nous incitent à épouser et le piège dans lequel tant de gens tombent, faisant acception de personnes, preuve de l’amour de soi et non l’amour pour Dieu et son prochain.
L’amour sincère n’est pas sélectif, mais il reconnaît la valeur de chacun. Il prend les devants, par des actions concrètes, pour démontrer comment chacun est valorisé
1 Timothée 1 : 5 « Le but de cette recommandation, c’est l’amour qui vient d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sans hypocrisie. »
Matthieu 6 : 1-8 « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus, autrement vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Quand donc tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les hommes. En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite, afin que ton aumône se fasse en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour se montrer aux hommes. En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. Mais toi quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est dans le lieu secret, et ton Père qui voit dans le secret te le rendra. En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. »
Matthieu 6 : 16-18 « Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
Dans la vie chrétienne, il ne suffit pas toujours d’accomplir les bonnes actions. Jésus demande à ses disciples d’agir de la bonne manière avec des motifs purs. Et le sujet de ce passage a justement trait aux motifs qui poussent le chrétien à agir d’une certaine façon. Qu’est-ce qui motive le croyant à adopter un comportement plutôt qu’un autre ? En quoi cette motivation diffère-t-elle d’un incroyant ? Il doit nécessairement y avoir une différence puisque les valeurs chrétiennes ont pour fondement la Parole de Dieu et non pas la pensée humaine. Soyons francs. Si notre vie ne se différencie guère de celle d’un non-chrétien, alors il y a lieu de mettre en doute la sincérité de notre foi.
PRINCIPE - VEILLER à NOTRE MOTIVATION - MATT 6 : 1
Matthieu 6 : 1 « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus, autrement vous n'aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. »
Au verset précédent, Christ a placé la barre au niveau de la perfection du Père. C'est Lui qui est l'exemple.
Une telle perspective risquerait de créer une sorte de compétition interne entre les disciples de Christ. Du genre : " moi, je suis plus près du Père que toi ! "
Jésus enchaîne donc avec un impératif : si le modèle, c'est le Père, ne cherche pas à te comparer à autre chose ou à quelqu’un d’autre que le Père. Tu ne fais pas la course avec les autres pour leur montrer la qualité de ton amour pour Dieu, la grandeur de ta piété. Tu es compétition contre toi-même, pour ressembler à Dieu. Et si nous prenons le Père pour modèle, alors nous aurons toujours de quoi alimenter notre progression. Nous aurons toujours plusieurs années-lumière à parcourir pour ressembler davantage à Christ.
Jésus commence cette nouvelle section par un impératif : " gardez-vous… " Le verbe évoque une posture déterminée à faire attention. Lorsque l’on passe notre permis de conduire, on fait attention même aux fourmis qui traversaient la route, pour éviter d’être recalé par l'examinateur, l’inspecteur.
C'est l'idée du verbe, que l'on retrouve répété à plusieurs reprises :
- Nous devons nous garder des faux prophètes (Matthieu 7 :15), garder de la méchanceté des hommes (Matthieu 10 :17), de l'hypocrisie religieuse (Luc 12 :1). Nous devons prendre garde à nous-même (Luc 17 :3), pour ne pas déraper ni nous assoupir (Luc 21 :34).
- Ce terme se traduit parfois par une écoute attentive (Actes 8 :10-11 ; Actes 16 :14) et nous somme invités à nous appliquer à la lecture de la Parole (1 Timothée 4 :13), à la compréhension de la Parole (3 Pierre 1 :19).
C'est comme si la vie chrétienne était un parcours fascinant, mais dont la trajectoire est minée. Il faut prendre garde car on peut déraper. Déraper d'une manière extérieure, dans nos paroles ou dans nos actes, faisant du mal autour de nous. Déraper d'une manière intérieure dans nos pensées, dans l'amertume, l'insouciance, l'indifférence vis-à-vis de Dieu. L'un des plus grands dangers de la vie chrétienne, concerne la motivation de nos actes. Pourquoi agissons-nous d'une certaine manière ? Pourquoi, en tant que chrétiens, faisons-nous telle ou telle action ? Christ donne un principe général qu'il illustre avec la prière et la gestion des dons financiers. Ce principe est le suivant : " tes actes justes, ne les fais pas pour que d'autres le remarquent et disent, " quel homme ! " ou " quelle femme !"
Cela ne veut pas dire que notre justice doit être cachée !
Quelques instants auparavant, Christ a dit : que votre lumière brille ainsi devant les hommes afin qu'ils voient vos oeuvres bonnes et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux (5/16). Dans ce verset, Jésus nous confie la mission d’être la lumière du monde en accomplissant de bonnes œuvres que les hommes peuvent apercevoir.
Or nous venons de voir qu’au chapitre 6, Jésus nous met en garde de ne pas pratiquer notre justice pour être vus des hommes. Comment peut-on concilier ces deux instructions ? Elles semblent tout à fait contradictoires. Devons-nous montrer nos œuvres de justice ou non ?
Cette contradiction apparente s’explique de la façon suivante. Tout d’abord, il faut savoir que ces deux passages se rapportent à deux aspects différents de la vie chrétienne. Matthieu 5 s’intéresse aux bonnes œuvres alors que Matthieu 6 traite de la piété chrétienne. La manifestation de notre piété, que ce soit par l’aumône, la prière, ou le jeûne, doit se faire d’une manière qui n’attire pas l’attention. C’est une affaire privée entre le croyant et son Seigneur. Par contre, il n’en est pas de même avec les bonnes œuvres. Nourrir ceux qui ont faim, habiller ceux qui sont nus, prendre soin des malades, toutes ces bonnes actions ne peuvent pas s’accomplir en cachette, sans être vu par ceux qui bénéficient de notre bienveillance. On peut donner de l’argent, prier, ou jeûner sans que personne ne le sache. On ne peut pas briller par nos bonnes actions sans montrer notre identité.
Par ailleurs, ces deux passages sont reliés par un intérêt commun : exalter la gloire de Dieu. Pourquoi devons-nous exprimer notre piété dans le secret ? Afin que la gloire soit attribuée à Dieu et non pas à l’homme. Pourquoi Jésus nous demande-t-il de faire briller notre lumière en faisant connaître nos bonnes actions aux hommes ? Afin que les hommes, lorsqu’ils voient nos actions, puissent rendre gloire à notre Père céleste. Dans un cas comme dans l’autre, le but ultime demeure le même : louer le nom du Seigneur.
Il y a dans ce passage un autre mot important sur lequel nous devons nous attarder. Il s’agit du mot récompense. Le nom ‘récompense’ et le verbe ‘récompenser’ apparaissent à sept reprises, dans les versets, 1, 2, 4, 5, 6, 16, et 18. À en juger par sa fréquence, vous voyez tout de suite qu’il y a une certaine insistance sur ce sujet. En fait, plusieurs parties de l’enseignement de Jésus portent sur la notion de récompense.
Vous savez, certains chrétiens se sentent mal à l’aise quand on aborde la question de la récompense. Ceux-ci semblent croire qu’un chrétien mature ne devrait pas se laisser influencer par la possibilité d’un gain personnel. S’il y porte de l’intérêt, on l’accuse d’être charnel. Mais est-ce vraiment ce que les Écritures enseignent ? Cette croyance a possiblement pris naissance durant les tumultueux moments de la Réforme. Motivés par un ferme désir de défendre la notion de la grâce divine, les Réformateurs se sont montrés très hésitants à reconnaître que le Dieu de la Bible puisse récompenser son peuple pour ses actions. Ils sont embêtés par l’idée de concilier les actes méritoires avec la grâce de Dieu.
Et pourtant, lorsque nous regardons les paroles de Jésus, on ne sent pas cette hésitation. D’ailleurs, il me semble que notre passage ne dénonce aucunement celui qui souhaite obtenir les récompenses de Dieu. Nous n’avons qu’à lire dans Matthieu 6 : 4 par exemple. Jésus affirme que si vous faites le bien avec la bonne motivation, Dieu vous récompensera. ‘Si tu fais l’aumône en secret, ton Père céleste te le rendra.’ Il ne devrait pas y avoir de doute dans notre esprit. Dieu récompense ses enfants spirituels selon leurs actions.
Permettez-moi de vous dire ceci. Personne n’agit sans raison. Or celui qui prétend accomplir une action sans s’attendre à un bénéfice quelconque agit sans raison. Le bénéfice ou la récompense constitue justement la raison qui nous motive à agir. Si vous dites que vous servez le Seigneur pour rien, sans rien espérer en retour, alors je vais être franc avec vous. Vous êtes un hypocrite. Personne n’agit sans raison. Toute action est motivée par le résultat qu’elle apporte, par la récompense qu’elle vous procure. Cependant, les récompenses ne sont pas toutes de la même nature. Le chrétien spirituel recherche une récompense spirituelle, un bienfait intérieur. L’homme charnel recherche une récompense charnelle, un bienfait matériel. L’homme qui est à l’image du Christ céleste désire une récompense céleste. L’homme de la terre désire une récompense terrestre.
Qu’est-ce que l’homme charnel reçoit exactement ? À première vue, il semble qu’il n’obtient rien du tout. Nous lisons en Matthieu 6 :1 « Autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. » Mais cela signifie simplement qu’il ne recevra aucune récompense provenant du ciel. Rien ne dit qu’il ne récoltera pas de récompense. La récompense qu’il désire, il va l’avoir.
Il aura l’admiration des hommes. Mais c’est tout ce qu’il obtiendra. Rien de plus. Sa seule récompense est la réputation qu’il se fait sur terre. ‘Il n’y aura pas d’autre récompense qui va s’ajouter,’ nous dit Jésus.
C’est le sens de ses paroles au Matthieu 6 : 2 « En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. » Ils ont d’ores et déjà été récompensés. Jésus souligne l’importance de ces paroles solennelles en les répétant à nouveau au verset 5 et au verset 16 de Matthieu chapitre 6.
L’homme spirituel se met volontairement à la disposition de Dieu parce qu’il aime son Maître. Mais ce dévouement ne le force pas nécessairement à se désintéresser de toute récompense. Même en servant le Seigneur, il est tout à fait convenable d’avoir les yeux fixés sur la récompense spirituelle.
Il ne s'agit pas donc de vivre notre foi d’une manière cachée ou de pratiquer une justice secrète, mais plutôt de vérifier ce qui motive de nos actes. Est-ce que vous agissez pour qu'on vous regarde, ou pour plaire à Dieu?
Augustin a écrit : " l'amour de l'honneur est le poison mortel d'une piété authentique "
Le Seigneur Jésus s’attend à une différence d’attitude de cœur et de comportement qui ne laisse personne dans le doute concernant nos motivations. Regardez à nouveau le verset 8. Ce verset contient un indice important qui nous permettra de comprendre le 6ième chapitre de Matthieu dans son ensemble. Les premiers mots de ce verset sont très significatifs :
Matthieu 6 :8 « Ne leur ressemblez pas. » En disant, Ne leur ressemblez pas, Jésus appelle ses disciples à se distinguer du reste de la société. Le peuple de Dieu se doit d’être un peuple saint, un peuple que Dieu a mis à part pour le servir. Nous ne devons pas nous conformer aux mœurs du monde actuel. Cette consigne se retrouvait déjà dans l’AT. Écoutez ce passage en Lévitique.
Lévitique 18 : 3-4 « Vous ne ferez point ce qui se fait dans le pays d’Égypte où vous avez habité, et vous ne ferez point ce qui se fait dans le pays de Canaan où je vous mène : vous ne suivrez point leurs usages. Vous pratiquerez mes ordonnances, et vous observerez mes lois : vous les suivrez. Je suis l’Éternel, votre Dieu. »
Et c’est exactement ce que Jésus nous enseigne ! Lorsque Jésus dit à ses disciples, ‘Ne leur ressemblez pas,’ il transmet exactement le même message que Dieu quand celui-ci dit à Moïse, ‘Ne faites pas ce qu’on fait en Égypte ou en Canaan.’ Le disciple de Christ est appelé à être différent du monde dans lequel il vit. Il s’agit là d’un thème récurrent de notre passage. Jésus nous décrit en détail cette différence par une série de mises en garde. Revoyons-les verset par verset.
- Verset 1 : ‘Ne faites pas votre aumône devant les hommes.’
- Verset 2 : ‘Ne fais pas sonner la trompette devant toi.’
- Verset 3 : ‘Que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite.’
- Verset 5 : ‘Ne soyez pas comme les hypocrites.’
- Verset 7 : ‘Ne multipliez pas de vaines paroles.’
- Verset 8 : ‘Ne leur ressemblez pas.’
- Verset 16 : ‘Ne prenez pas, comme les hypocrites, un air morne.’
- Verset 18 : ‘Ne montre pas aux hommes que tu jeûnes.’
Après avoir expliqué ce qu’il ne faut pas faire, il précise sa pensée en indiquant ce qu’il faut faire. La répétition des prohibitions a la même fonction qu’un morceau de velours noir que l’on place sous une bague de diamant pour en rehausser l’éclat. Sur le plan spirituel, ce contraste se rapporte aux motifs qui incitent le disciple de Christ à se comporter de telle ou telle façon. Certains individus expriment leur piété de façon à se faire voir par les hommes. Ils sont avides des éloges des hommes. D’autres pratiquent leur foi discrètement, dans le lieu secret où Dieu se trouve. Ils veulent entretenir une relation que l’on pourrait qualifier de ‘secrète’ avec le Seigneur. Donc, deux sortes de personnes se dessinent : celles qui désirent être vues par les hommes et celles qui recherchent les joies d’une relation personnelle et profonde avec Dieu. Dans ce dernier cas, c’est ce qu’on entend par le qualificatif ‘secret.’ Ce mot ‘secret’ mérite une attention particulière car il occupe une place appréciable dans notre passage. Il apparaît au total à six reprises : au verset 4 (2x), au verset 6 (2x) et au verset 18 (2x).
Jésus nous invite à rencontrer Dieu dans un endroit caché. Il s’agit d’un lieu secret car il est à l’abri des regards des hommes. Où se trouve cet endroit ? Dans le cœur du croyant, dans un coin intime où il peut se retirer pour s’approcher de Dieu.
Lisez Psaume 32 : Vous sentez-vous à l’aise en présence de Dieu ? Est-il celui dont vous recherchez la compagnie tant dans la joie que dans la tristesse ? Voici un autre passage qui décrit Dieu en utilisant l’image d’un abri qui nous garde du danger.
Psaumes 91 :1 « Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout Puissant. Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! »
Ces mots nous apportent une grande assurance. Dieu est notre refuge, un lieu secret où nous aimons nous retirer, loin des regards.
Ayant considéré la protection que procure le lieu secret de Dieu et l’appel de Dieu à ces enfants à se montrer différents, nous voulons maintenant voir en quoi consiste cette différence dans la pratique de la piété chrétienne. À cet égard, le Seigneur Jésus mentionne spécifiquement trois importants aspects de justice pratique dans la vie du diciple de Christ : l’aumône, la prière, et le jeûne. Il nous enseigne que le mobile derrière chacune d’elles peut être sincère ou hypocrite. Jésus nous demande de les pratiquer en secret, et non pas pour être remarqués par les hommes.
LA MOTIVATION ET l'OFFRANDE - MATT 6 : 2-4
Matthieu 6 :2-4 « Quand tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite, afin que ton aumône se fasse en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
L'aumône est le soutien donné aux pauvres. C'est la part accordée à quelqu'un qui en a besoin, motivée par la miséricorde, la compassion. Le problème c'est que ces offrandes (légitimes, puisque Jésus ne dit pas " si tu fais l'aumône " mais " quand tu fais l'aumône ") étaient l'occasion de m'as-tu vu. Signe extérieur de spiritualité : je donne aux pauvres ! Jésus faisait allusion aux jeûnes publiques inaugurés par les trompettes, et qui étaient accompagnés d'aumônes dont on pensait qu'elles faciliteraient l'exaucement à la prière ou le pardon des péchés.
Il y a deux erreurs graves dans cette pratique :
- la première consiste à croire que nos actes forcent l'exaucement de la prière. La prière est une demande adressée dans la confiance, et non sur la base du donnant/donnant. Une conception que l'on trouve parfois dans l'Eglise de Rome. Le pape Léon le Grand avait dit : " par la prière nous apaisons Dieu, par le jeûne nous tuons les désirs de la chair et par les aumônes nous rachetons nos péchés. " Comme si Dieu devait être payé pour écouter les prières.
- La seconde reflète la motivation. Si nous agissons pour être applaudis par les hommes, alors l'applaudissement des hommes sera notre seule et juste récompense. Dieu n'aura rien de plus à nous accorder. Les comptes auront été soldés.
Dans le Temple à Jérusalem, il y avait la salle du silence. Dans cette salle se trouvait un tronc à double entrée. Les pauvres pouvaient venir se servir, et les gens qui voulaient donner discrètement aux pauvres pouvaient le faire. Le correctif est simple : " que ta main droite ne sache pas ce que donne ta main gauche. "
Jésus utilise cette figure de style pour montrer que l’aumône est faite par obéissance au Père et non pour flatter la vanité du donateur. L’idée n’est pas de chercher à ignorer ce que vous donnez. Cette figure de style a pour but d’illustrer la nécessité de la discrétion. Jésus dit, Quand vous faites l’aumône, faites-le avec discrétion. Ne cherchez pas à afficher votre libéralité. Fuyez les louanges des hommes.
En pratique, il n’est pas toujours possible de faire des dons dans l’anonymat. Mais là n’est pas la question. Ce n’est pas la dissimulation que Jésus demande. Il s’intéresse à la motivation de celui qui donne et nous met en garde contre la tentation de faire l’aumône en cherchant l’admiration des hommes. Cette expression proverbiale symbolise bien la disposition recommandée : que les bonnes œuvres restent ignorées, inconnues, si possible, même de celui qui les fait. Et si elles sont connues malgré tout, peu importe, pourvu que leur but unique ait été de glorifier, non pas l’homme, mais Dieu.
Que notre joie soit de savoir que Dieu sait ce que nous faisons. Sans chercher à informer les autres, et sans nous préoccuper de ce que les autres pensent de nos offrandes.
Matthieu 6 :2-4 « Quand tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite, afin que ton aumône se fasse en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
L'aumône est le soutien donné aux pauvres. C'est la part accordée à quelqu'un qui en a besoin, motivée par la miséricorde, la compassion. Le problème c'est que ces offrandes (légitimes, puisque Jésus ne dit pas " si tu fais l'aumône " mais " quand tu fais l'aumône ") étaient l'occasion de m'as-tu vu. Signe extérieur de spiritualité : je donne aux pauvres ! Jésus faisait allusion aux jeûnes publiques inaugurés par les trompettes, et qui étaient accompagnés d'aumônes dont on pensait qu'elles faciliteraient l'exaucement à la prière ou le pardon des péchés.
Il y a deux erreurs graves dans cette pratique :
- la première consiste à croire que nos actes forcent l'exaucement de la prière. La prière est une demande adressée dans la confiance, et non sur la base du donnant/donnant. Une conception que l'on trouve parfois dans l'Eglise de Rome. Le pape Léon le Grand avait dit : " par la prière nous apaisons Dieu, par le jeûne nous tuons les désirs de la chair et par les aumônes nous rachetons nos péchés. " Comme si Dieu devait être payé pour écouter les prières.
- La seconde reflète la motivation. Si nous agissons pour être applaudis par les hommes, alors l'applaudissement des hommes sera notre seule et juste récompense. Dieu n'aura rien de plus à nous accorder. Les comptes auront été soldés.
Dans le Temple à Jérusalem, il y avait la salle du silence. Dans cette salle se trouvait un tronc à double entrée. Les pauvres pouvaient venir se servir, et les gens qui voulaient donner discrètement aux pauvres pouvaient le faire. Le correctif est simple : " que ta main droite ne sache pas ce que donne ta main gauche. "
Jésus utilise cette figure de style pour montrer que l’aumône est faite par obéissance au Père et non pour flatter la vanité du donateur. L’idée n’est pas de chercher à ignorer ce que vous donnez. Cette figure de style a pour but d’illustrer la nécessité de la discrétion. Jésus dit, Quand vous faites l’aumône, faites-le avec discrétion. Ne cherchez pas à afficher votre libéralité. Fuyez les louanges des hommes.
En pratique, il n’est pas toujours possible de faire des dons dans l’anonymat. Mais là n’est pas la question. Ce n’est pas la dissimulation que Jésus demande. Il s’intéresse à la motivation de celui qui donne et nous met en garde contre la tentation de faire l’aumône en cherchant l’admiration des hommes. Cette expression proverbiale symbolise bien la disposition recommandée : que les bonnes œuvres restent ignorées, inconnues, si possible, même de celui qui les fait. Et si elles sont connues malgré tout, peu importe, pourvu que leur but unique ait été de glorifier, non pas l’homme, mais Dieu.
Que notre joie soit de savoir que Dieu sait ce que nous faisons. Sans chercher à informer les autres, et sans nous préoccuper de ce que les autres pensent de nos offrandes.
Matthieu 6 :2-4 « Quand tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite, afin que ton aumône se fasse en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
L'aumône est le soutien donné aux pauvres. C'est la part accordée à quelqu'un qui en a besoin, motivée par la miséricorde, la compassion. Le problème c'est que ces offrandes (légitimes, puisque Jésus ne dit pas " si tu fais l'aumône " mais " quand tu fais l'aumône ") étaient l'occasion de m'as-tu vu. Signe extérieur de spiritualité : je donne aux pauvres ! Jésus faisait allusion aux jeûnes publiques inaugurés par les trompettes, et qui étaient accompagnés d'aumônes dont on pensait qu'elles faciliteraient l'exaucement à la prière ou le pardon des péchés.
Il y a deux erreurs graves dans cette pratique :
- la première consiste à croire que nos actes forcent l'exaucement de la prière. La prière est une demande adressée dans la confiance, et non sur la base du donnant/donnant. Une conception que l'on trouve parfois dans l'Eglise de Rome. Le pape Léon le Grand avait dit : " par la prière nous apaisons Dieu, par le jeûne nous tuons les désirs de la chair et par les aumônes nous rachetons nos péchés. " Comme si Dieu devait être payé pour écouter les prières.
- La seconde reflète la motivation. Si nous agissons pour être applaudis par les hommes, alors l'applaudissement des hommes sera notre seule et juste récompense. Dieu n'aura rien de plus à nous accorder. Les comptes auront été soldés.
Dans le Temple à Jérusalem, il y avait la salle du silence. Dans cette salle se trouvait un tronc à double entrée. Les pauvres pouvaient venir se servir, et les gens qui voulaient donner discrètement aux pauvres pouvaient le faire. Le correctif est simple : " que ta main droite ne sache pas ce que donne ta main gauche. "
Jésus utilise cette figure de style pour montrer que l’aumône est faite par obéissance au Père et non pour flatter la vanité du donateur. L’idée n’est pas de chercher à ignorer ce que vous donnez. Cette figure de style a pour but d’illustrer la nécessité de la discrétion. Jésus dit, Quand vous faites l’aumône, faites-le avec discrétion. Ne cherchez pas à afficher votre libéralité. Fuyez les louanges des hommes.
En pratique, il n’est pas toujours possible de faire des dons dans l’anonymat. Mais là n’est pas la question. Ce n’est pas la dissimulation que Jésus demande. Il s’intéresse à la motivation de celui qui donne et nous met en garde contre la tentation de faire l’aumône en cherchant l’admiration des hommes. Cette expression proverbiale symbolise bien la disposition recommandée : que les bonnes œuvres restent ignorées, inconnues, si possible, même de celui qui les fait. Et si elles sont connues malgré tout, peu importe, pourvu que leur but unique ait été de glorifier, non pas l’homme, mais Dieu.
Que notre joie soit de savoir que Dieu sait ce que nous faisons. Sans chercher à informer les autres, et sans nous préoccuper de ce que les autres pensent de nos offrandes.
LA MOTIVATION ET LA PRIERE : MATT 6 : 5-8
Matthieu 6 :5-6 « Quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour se montrer aux hommes. En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. Mais toi quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est dans le lieu secret, et ton Père qui voit dans le secret te le rendra. »
Ce que Christ reproche, c'est le fait de prier pour attirer l'attention, pour impressionner les gens sur la valeur de notre spiritualité. Il faut dire que bien des traditions avaient institutionnalisé la prière.
Le Shema, tiré de Deutéronome 6 :4 ("écoute Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est un") était récité matin et soir. Le Shémoneh (en version longue ou courte) était récité à 9h, 12h, 15h. Si quelqu'un marchait dans le village, qu'il était douze heures, il s'arrêtait pour prier. Ceux qui ne le faisaient pas étaient admiratifs, et pouvaient dire : cet homme est un homme pieux.
Lors d'occasions particulières, il y avait une prière particulière. Ce qui avait fait de la prière un rituel parfois superstitieux, souvent automatique, rarement sincère. Jésus nous dit que la prière est une activité relationnelle centrée sur Dieu. Elle n'est pas centrée sur les autres. Elle peut se faire en commun, mais les autres ne sont pas le centre de cette activité. Et en tout cas, la prière publique doit être alimentée par une prière privée. C'est de l'abondance de notre vie en Christ que nous prions.
Matthieu 6 :7-8 « En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez. »
Et surtout ta prière doit être radicalement différente de celle des païens. " ne multipliez pas de vaines paroles " est un seul mot, battalogeo, un composé de battos (bégayeur proverbial) et du verbe parler. Il est aussi traduit par bégayer, radoter, bredouiller. Certains y ont vu une allusion aux formules incessamment répétées par les adorateurs de cultes païens. Comme les faux prophètes qui " invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu'au midi, en disant : Baal, réponds-nous " (1 Rois 18 :26). Mais les cieux étaient silencieux, malgré les prières, malgré les incisions. A l'image aussi des Ephésiens qui crièrent pendant deux heures : " grande est l'Artémis des Ephésiens, grande est l'Artémis des Ephésiens " (Act. 19.28)
Après certaines funérailles islamiques, la famille et les proches s’assemblent et répètent 3000 fois à haute voix avant de se disperser : Allah el Allah, ce qui veut dire dieu est dieu. Les bouddhistes attachent une prière écrite à une roue et font tourner la roue ou laissent le vent la faire tourner en croyant que leur dieu entend la même prière à chaque tour de roue. Dans l’église de Rome, on allume un cierge et on croit que la prière qu’on adresse à un saint, à Marie, ou à Dieu est constante tant que le cierge brule encore. Ou on récite de manière répétitive le Notre Père ou l’avé maria en croyant que cela est un acte pieux de pénitence qui conduit à l’exaucement. Pour les juifs orthodoxes, ils répètent inlassablement les mêmes prières pendant des heures tout en se balançant. Ils écrivent leur prière sur un bout de papier, l’insère entre les pierres du mur des lamentations et tant que ce bout de papier reste dans la fente, elle monte vers Dieu.
Toutes ces vaines redites, ces vaines actions pieuses ne sont pas des prières car elles ne sont pas une communication véritable avec le Dieu vivant. La répétition n'impressionne pas Dieu et souvent nos pensées sont à des kilomètres de notre récitation.
Dieu dit : ces pratiques-là ne servent à rien. La prière selon Dieu est différente et la semaine prochaine nous aborderons comment Christ la présente dans le modèle de prière le " Notre Père ".
LA MOTIVATION ET LE JEÛNE - MATT 6 : 16-18
Matthieu 6 :16-18 « Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
Troisièmement, le jeûne peut également résulter de mauvaises motivations. Il peut devenir un moyen subtil pour attirer l’attention des hommes et gagner leur faveur. On se sert du jeûne pour faire étalage de sa sainteté. On va même jusqu’à changer son apparence pour montrer au monde qu’on jeûne. Encore une fois, Jésus condamne une telle pratique. Il était courant de se faire un visage triste, de se verser de la cendre sur la tête, et même de s’habiller de sacs pour montrer au monde une profonde humiliation. Ceci est condamné.
Quel est le bon mobile qui devrait nous inciter à jeûner ? Le croyant choisit de s’abstenir de nourriture quand il cherche intensément la présence de Dieu et désire discerner sa volonté. C’est aussi un bon exercice spirituel pour développer son autodiscipline. Mais le jeûne doit se pratiquer en secret, sans que rien ne paraisse. Jésus dit, Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage. ‘Comportez-vous comme d’habitude. Lavez votre visage comme à l’habitude. Rasez-vous comme vous le faites à tous les jours. Ne laissez pas votre apparence physique montrer que vous êtes en train déjeuner.’
Jeûner, c’est s’abstenir de satisfaire tout appétit physique. Dans le Nouveau Testament, il est associé à l’affliction (Matthieu 9 :14-15) et à la prière (Luc 2.37; Actes 14 :23). Dans ces passages, le jeûne accompagne la prière comme une preuve du sérieux avec lequel on cherche à discerner la volonté de Dieu.
Le jeûne n’a aucune valeur méritoire en ce qui concerne le salut ; il n’accorde pas non plus au chrétien un statut privilégié devant Dieu. Mais lorsque le chrétien pratique le jeûne en secret comme un exercice spirituel, Dieu le voit et le récompense. Bien qu’il ne soit pas prescrit dans le Nouveau Testament, le jeûne est cependant encouragé par la promesse d’une récompense. Il peut aider le chrétien dans sa vie de prière en évitant l’assoupissement et la somnolence. Il s’avère bénéfique dans les moments de crise, lorsqu’on cherche ardemment à discerner la volonté de Dieu. Enfin, c’est un bon moyen d’exercer et de développer l’autodiscipline. Le jeûne est une affaire entre l’homme et son Père céleste, il ne doit être pratiqué que dans le désir d’être agréable à Dieu. Il perd toute valeur s’il est imposé extérieurement ou s’il résulte de mauvaises motivations.
CONCLUSION
Au travers de ce passage, Dieu nous appelle constamment à nous distinguer du monde actuel en refusant de suivre ses voies. Et nous avons vu trois types de contraste concernant la pratique de la piété. En premier lieu, il y a des formes opposées de piété : l’une s’exprime en public, l’autre se pratique en privé. Ensuite, il y a des mobiles différents qui incitent à accomplir des œuvres de justice : l’un veut se faire gloire, l’autre cherche à glorifier Dieu. Et finalement, les récompenses sont différentes : l’une concerne l’appréciation humaine, l’autre porte sur l’approbation de Dieu. Nous savons tous ce que qu’un disciple de Christ devrait choisir.
Nous y voyons également la signification d’une récompense spirituelle sous l’angle d’une bénédiction que Dieu nous accorde dès à présent, et non pas dans un futur éloigné. Par exemple, notre cœur se remplit de joie lorsqu’en donnant secrètement, nous aidons quelqu’un dans le besoin. Nous comprenons alors mieux Jésus quand il dit, « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes 20 :35).’ En donnant, nous recueillons la récompense de la joie. Par ailleurs, en se retrouvant avec Dieu dans le secret, nous sommes revigorés par sa présence. Il renouvelle nos forces. Il étanche notre soif. Il satisfait notre faim. Il est toujours prêt à nous recevoir. Toutes ces récompenses se présentent à nous dans la prière. Lorsque nous pratiquons le jeûne, nous sommes récompensés avec le développement d’une plus forte autodiscipline. Par la même occasion, nous sommes également bénis par notre état de dépendance envers Dieu.