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Matthieu 6 v11

Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; 10 que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. 11 Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien; 12 pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés[a]; 13 ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin[b]. [Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!

- Matthieu 6.9-13 -

Introduction : posseder le pain de demain Matt 6 : 9-11

Il n'est souvent pas difficile de prier pour nos propres besoins et c'est ce sujet que nous allons considérer ce matin. La semaine passée nous avons étudié la première partie de la prière de Jésus qui se trouve dans Matthieu au chapitre 6. Nous avons vu dans nos études précédentes que cette prière laissée par Jésus est une prière typiquement juive, très proche d’une prière existant à l’époque, le Qaddish, et que cette prière est composée de sept parties.

Dans cette prière, les trois premières parties sont en faveur de la cause de Dieu : la gloire de son nom, l’extension de son royaume, et l’influence de sa volonté. Les quatre autres, qui sont convenablement placés ensuite, concerne nos besoins individuels : notre besoin pour la provision, le pardon et la protection de Dieu. Et la première de ces quatre demandes « humaines » est « donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ».

  • La Provision

Dieu pourvoit à tous nos besoins physiques mais Jésus nous encourage quand même à demander ce dont nous avons besoin. Quand il parle du pain il parle de tout ce dont nous avons besoin pour vivre. Pas besoin de réfléchir sur si nous avons besoin de manger, simplement de quoi nous avons besoin. Nous avons besoin, chacun de nous, de la nourriture, entre autres choses, pour pouvoir vivre.

En Palestine à l'époque de Jésus, la vie dépendait de la moisson du blé et de l'orge. La moisson dépendait de la pluie en sa saison. Le pain, le produit au fond de ces processus divins, était considéré comme un don de Dieu. Un rappel quotidien de son attention continuelle et imméritée. Jésus ne suggère pas que les chrétiens ne mangent que du pain, il veut nous rappeler simplement l'attention continuelle et imméritée de Dieu. À l’époque de Jésus, le pain constituait en Palestine le plat de résistance et représentait toute la nourriture. Pain et eau étaient symboles des aliments et de la boisson. Le pain, dans notre texte, c’est donc la nourriture, le vêtement, le logement, tout ce dont nous avons besoin pour vivre.

C’est peut-être une banalité pour plusieurs d’entre vous, mais j’aimerais quand même rappeler que Dieu s’intéresse à nous, même dans notre quotidien, dans nos besoins matériels.

  • 1 Pierre 5 : 7 « Déchargez-vous sur lui de toutes vos inquiétudes, car il prend soin de vous. » Déchargez : « lancez au loin ». Vos inquiétudes : « soucis », tout ce qui cause du souci, ce qui préoccupe.

Dieu s’intéresse à ce qui nous préoccupe. Ne pensons pas et ne disons pas « Je/tu ne va pas déranger Dieu pour ça… On ne le dérange pas Dieu, car lui se e préoccupe de ce qui nous préoccupe. Lorsqu‘un enfant prie pour un sujet de préoccupation, dire de ne pas déranger Dieu n’est pas juste, car Dieu se préoccupe de ce qui préoccupe un enfant ! Dans cette partie de la prière qui nous intéresse ce matin, la demande est faite à Dieu : Donne-nous.

Le fait même de demander les choses de cette manière revient à dire que nous reconnaissons que tout vient de Dieu. Jésus en donnant ces paroles nous invite donc à reconnaître notre entière dépendance vis-à-vis de Dieu. Donne-nous aujourd’hui » sous-entend que cette demande doit être formulée jour après jour. Chaque jour mon existence dépend de Dieu. Tout ce que j’ai me vient de Dieu. Bien sûr, on peut se dire : « j’ai bossé pour en arriver là, je ne me suis pas tourné les pouces »…et c’est très juste, en même temps Dieu a aussi donné et nous a béni. Je crois qu’il est bon de remercier Dieu pour ce que nous avons.

J’ai grandi avec l’habitude de remercier Dieu avant un repas, et je le vis avec mes propres enfants et petits-enfants, car je crois que c’est essentiel de réaliser que nous sommes dépendants de Dieu.

Quand vous vous êtes levés ce matin qu'est-ce que vous avez mangé au petit-déjeuner ? Moi, j'ai mangé du muesli. Lorsque j'ai travaillé sur cette prédication pendant la semaine, je pouvais dire "Moi, j'ai mangé des fruits, du yaourt et du pain" sans réfléchir même à ce que j'écrivais parce que j'en mange chaque jour. Contrairement à quelques régions sur terre, lorsque nous nous levons le matin, nous nous posons que rarement la question "Est-ce que je vais manger aujourd’hui ?" Nous nous demandons plutôt "Qu'est-ce je vais manger aujourd’hui ?"

La source de notre provision c'est Dieu et nous lui demandons de pourvoir à nos besoins. Tout ce que nous avons vient de lui. Même si nous avons travaillés pour gagner notre vie pour acheter et mettre le pain sur la table nous ne pouvons pas dire "Je pourvois à mes propres besoins."

  • Actes 17 : 28 nous le dit "en lui nous avons la vie, le mouvement, et l'être." Il est difficile parfois de nous souvenir de ce fait. Le fait que tout ce que j'ai et tout ce que je suis dépend de Dieu.

Quelqu'un que je connais a posé la question un jour "Que ferai-je, où serai-je, si Dieu me laissait tout seul pendant même une minute ?" Cette question m'a beaucoup frappé parce que nous prenons si facilement les choses de la vie comme acquis - comme notre petit-déjeuner de ce matin. Et nous oublions le Dieu qui pourvoit à tout et qui nous soutient.

Mais, que nous lui demandions notre provision chaque jour manifeste notre dépendance envers lui. Chaque jour nous venons dans la prière demander que Dieu nous donne ce dont nous avons besoin pour ce jour-là. Nous ne prions pas pour les semaines et les mois à venir mais pour ce jour là - ou le lendemain si nous prions le soir... Et cela nous garde de deux choses - la convoitise et l'anxiété.

  • La Convoitise

Comme vous le savez bien nous vivons dans une société de consommation. Vous êtes ce que vous possédez. Quelqu'un d'autre a toujours plus que vous, et nous pensons qu’il est plus heureux également. Les apparences sont trompeuses.

Nous sommes encouragés à désirer toujours plus : à vouloir avoir une nouvelle voiture, des vacances exotiques et une maison plus belle encore. Les pubs ne disent jamais "Soyez contents". Mais la prière de Jésus nous encourage à penser à des choses dont nous avons besoin - réellement. Cependant il ne faut pas penser que Dieu est avare. Il nous comble de bienfaits et il pourvoit à nos besoins. Il nous donne au-delà de ce que nous attendons. Nous avons un Dieu généreux qui veut que nous apprenions à nous contenter de l’état dans lequel nous nous trouvons.

  • L'anxiété

La prière que Jésus nous enseigne, rend superflu l'anxiété. Quand nous confions nos besoins à Dieu nous pouvons nous détendre, nous relaxer. C'est peut-être quelque chose que nous devrions apprendre. Nous demandons souvent à Dieu pour nos besoins tout en étant inquiet.

Nous prions et puis nous nous faisons du souci. Est-ce que je suis le seul ? Je dépose le fardeau de mes besoins pendant quelques minutes et puis je le ramasse... je ne le laisse pas entre les mains de celui qui seul peut pourvoir ! A moi, à nous, de changer en priant chaque jour avec une dépendance humble et une confiance totale en Dieu.

J'ai déjà fait remarquer qu'il n'y a que des pluriels dans cette prière. Bien que nous pensions à nos propres besoins, nous pensons aussi aux besoins de toute la famille de Dieu.

Nous prions pour les autres, que Dieu pourvoie à leurs besoins matériels - ce qui nous amène parfois à agir pour aider les autres - nous devenons quelque part "la main de Dieu" pour eux.

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. La signification de cette courte phrase semble à première vue très simple. Nous demandons à Dieu de pourvoir à nos besoins matériels quotidiens. Par cette même occasion, nous apprenons à faire confiance à Dieu dans la sphère des nécessités matérielles de la vie.

Le Seigneur Jésus nous dit de prier Dieu, Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Comment comprendre le sens véritable de ces mots ? Est-ce que Jésus nous demande de prier Dieu pour subvenir à nos besoins matériels ?  Ceci semble résumer tout ce que contient ce verset. Mais est-ce vraiment le cas ? Cette explication vous contente-t-elle ? Dans notre étude du Sermon sur la montagne, nous avons remarqué la richesse incroyable de son enseignement. Ce verset 11 recèle également de tant de richesses.  Qu’est-ce que Jésus veut nous enseigner exactement ?

Dieu pourvoit materiellement mais surtout spirituellement

Notons, pour commencer, la structure générale du Notre Père. Cette prière bien connue s’adresse à Dieu et débute par les mots, Notre Père qui est aux cieux. Puis suivent sept requêtes, le nombre sept représentant un symbole de plénitude et de perfection dans la Bible. C’est donc dire qu’en plein milieu des sept requêtes qui forment le Notre Père, nous retrouvons celle-ci : Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

Maintenant, lorsque vous vous penchez sur chacune des autres requêtes (i.e. autre que la quatrième), vous observez qu’elles font toutes référence à des principes/concepts purement spirituels. Ainsi on retrouve des thèmes comme la sanctification, le règne de Dieu, la volonté divine, le pardon des péchés, la tentation de succomber au péché, la protection spirituelle contre le diable. Limiter la signification de la 4ième requête à un sens strictement matériel cadre mal avec le contenu profondément spirituel de tout le reste de la prière.

D’autre part, si vous examinez chacune de ces six requêtes d’encore plus près, vous remarquerez qu’elles sont toutes reliées par un thème central. Chacune de ces requêtes se rapporte à un sujet central et commun. Savez-vous de quel thème il s’agit ? Celui du salut. Toutes les requêtes font référence au thème du salut que Dieu veut accorder aux hommes. Que ton nom soit sanctifié signifie ‘Révèle la sainteté de ton nom au monde entier pour que l’humanité soit sauvée’. Le salut de Dieu se réalise à mesure que le règne de Dieu s’établit sur terre. Le règne de Dieu, ou le royaume de Dieu prend place dans les vies où sa volonté est accomplie comme elle l’est actuellement au ciel. Nous sommes sauvés lorsque Dieu nous pardonne de nos offenses, de nos péchés. Et lorsque nous prions, Ne nous soumets pas à la tentation mais délivre-nous du malin, nous demandons à Dieu qu’il nous accorde sa protection spirituelle. Nous lui exprimons notre désir qu’il préserve notre vie spirituelle en dépit des ruses et stratagèmes de Satan pour nous faire chuter et succomber à la tentation

Vous voyez donc que chacune des pétitions retrouvées dans le Notre Père concerne directement le salut de Dieu. À partir du moment où nous discernons la magnifique structure de cette prière, on doit se rendre à l’évidence que la requête exprimée au beau milieu de cette prière possède également un lien avec le salut de nos âmes, et non pas seulement avec les nécessités matérielles de notre vie.

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Jésus ne fait pas strictement référence aux aliments nécessaires à la nutrition de notre corps.

Il y a évidemment un parallèle très fort avec le livre de l’Exode où le peuple d’Israël passa 40 années dans le désert.

Les Hébreux ont dû leur survie à l’Éternel, en particulier à la manne, qui tombait quotidiennement du ciel comme une pluie de pain céleste. Sans cette manne, ils n’auraient pas pu survivre dans le désert.

Dans Exode 16, le peuple des Hébreux est en route vers le pays promis et ils se trouvent dans une situation difficile. Ils ont faim, ils commencent alors à critiquer Moïse et Aaron, mais en fait c’est Dieu qu’ils visent. C’est alors qu’en plein désert se produit un miracle. Une sorte de nourriture mystérieuse tombe sur le sol pendant la nuit, un pain mystérieux que le peuple appelle la manne, ce qui veut dire littéralement « qu’est-ce ? ».

Cette manne est réelle, c’est un pain d’aujourd’hui, un aliment capable de nourrir le peuple affamé, qui lui permet de reprendre la route.

La prière de Jésus : « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien », rappelle aussi que nous n’avons pas à nous soucier du lendemain. Dieu pourvoira à nos besoins. Il ne s’agit bien évidemment pas d’avoir une conduite irresponsable dans nos vies, mais de garder cette confiance en Dieu, jour après jour.

Dans l’Exode, l’Israélite qui mettait de la manne de côté pour le lendemain découvrait avec horreur qu’elle était pleine de vers et immangeable. Ce texte n’est bien sûr pas une invitation à ne rien mettre de côté et à ne jamais avoir d’épargne. D’autres textes dans les proverbes nous invitent plutôt à avoir une gestion responsable de nos biens. Mais ici nous sommes invités, tout comme les Israélites dans le désert, à faire confiance à Dieu avant tout. Nos biens peuvent disparaître d’un coup, Dieu, lui, reste un rocher fidèle.

Je trouve cette prière très belle et très proche de la prière que nous donne Jésus dans le Notre Père.

LE pain de demain = l'enseignement de dieu

L’expression « pain quotidien » du Notre Père a constitué et constitue toujours pour les traducteurs de la Bible un vrai casse-tête, car un mot accompagne le mot pain qui est très connu. Ce mot que l’on rend par quotidien dans la plupart de nos versions évangéliques françaises, epiousios, ne se trouve qu’ici dans le Nouveau Testament et n’a pas de parallèle dans toute la littérature grecque. On l’a donc traduit de façons très variées : pain de ce jour, de demain, nécessaire, permanent, spirituel. Donne-nous aujourd’hui notre part de pain Cette traduction est aussi juste vis-à-vis du texte grec, qui autorise plusieurs sens. Cette traduction met l’accent sur le fait de ne pas demander le superflu, mais d’être heureux dans le contentement.

Agur prie ainsi

  • Proverbes 30 : 8-9 « ne me donne ni pauvreté ni richesse ; accorde-moi le pain qui m’est nécessaire, de peur qu’étant rassasié, je ne te renie et ne dise : « Qui est le SEIGNEUR (YHWH) ? » Ou que, pauvre, je ne commette un vol et ne porte atteinte au nom de mon Dieu. »

On pourrait donc traduire cette prière comme le fit le pasteur Louis Pernot : Donne-nous aujourd’hui notre pain de demain.

Mais me direz-vous, qu’est-ce que ce pain de demain ? La tradition juive peut encore une fois nous éclairer pour comprendre toute la richesse de cette prière.

Le vendredi soir, quand commence le Shabbat, sur la table de famille se trouvent différentes choses. Il y a deux bougies, une coupe de vin et deux pains. Il y a le pain de la terre et le pain du ciel. Autrement dit, le pain d’aujourd’hui et le pain de demain

Et le père de famille doit partager avec ses enfants le pain de la terre et le pain du ciel. Le pain de la terre représente les choses nécessaires à la survie. Chaque père donne à ses enfants ce dont ils ont besoin. Jésus dit d’ailleurs la même chose : même vous qui êtes mauvais vous donnez du pain à manger à vos enfants et non des pierres.

Le pain du ciel ou le pain de demain est un symbole qui représente la Torah, l’enseignement de Dieu. Sa Parole.

Dans ce qui est certainement le texte le plus important de la foi juive, le shema Israël que l’on trouve en

  • Deutéronome 6 : 4-7 « Écoute, Israël ! Le SEIGNEUR, notre Dieu, le SEIGNEUR est un. Tu aimeras le SEIGNEUR, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que j’institue pour toi aujourd’hui seront sur ton cœur. Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras chez toi et quand tu seras en chemin, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. »

Le peuple juif était invité à inculquer aux enfants les paroles de Dieu. Et le repas, c’est vrai, est un temps privilégié pour partager la Parole de Dieu en famille. Le repas de shabbat avec ses symboles est particulièrement bien fait, car les enfants posent des questions, et les parents y répondent.

Sans faire de nos repas des cours bibliques, je crois qu’il est important de partager avec nos enfants non seulement des repas terrestres, le pain de la terre, mais aussi le pain du ciel. Prendre du temps pour prier en famille, de lire la Bible de façon adaptée, d’expliquer certaines réalités bibliques.

Le Psaume 1 dit la même chose.

  • Psaumes 1 :2 « Heureux l’homme qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, Et qui la médite jour et nuit ! Littéralement : qui la rumine, qui la mange jour et nuit. »

On retrouve cette idée que le pain de demain, c’est le pain spirituel, c’est le pain du royaume de Dieu.

Cette idée que le pain représente l’enseignement est biblique. En effet Jésus lui-même utilisa l’image du pain pour parler de l’enseignement. Il mit en garde ses disciples : « gardez-vous du pain (ou du levain) des pharisiens. »

Il y a quelques théologiens qui s’opposent pour savoir si ce texte parle du pain d’aujourd’hui ou de demain. Je crois qu’il n’est pas besoin de choisir, et que les deux sont justes.

En effet, le jour des Juifs commence le soir, le « jour qui commence » se prolonge de toute manière le lendemain. Et dans la Bible, les textes qui parlent du pain sont toujours en relation avec aujourd’hui et demain

La manne d’Exode 16 dont nous avons parlé est évidemment d’abord une réalité matérielle, un pain d’aujourd’hui un aliment capable de nourrir le peuple affamé qui lui permet de reprendre la route. En même temps il y a plus que cela. Il vient du ciel, c’est à dire de Dieu lui-même. Le texte nous dit qu’il avait un gout de miel. Dans la Bible, le miel évoque la terre promise (terre de lait et de miel). La manne donne ainsi un avant-gout de la terre promise.

Dans Matthieu 4/2-4, Jésus aussi est dans le désert, il a faim et le Tentateur essaie d’ébranler la confiance qu’il a en son Père en lui proposant de résoudre sa difficulté par ses propres forces. Tu peux t’en sortir seul, agis juste avec un acte puissant. Et Jésus va répondre Matthieu 4 :4 « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Jésus répond donc ainsi à Satan que tout vient de Dieu. Et que sa confiance en lui est totale.

Dans Jean 6 : 27, Jésus invite les hommes à chercher d’abord le pain du ciel. « Œuvrez, non pas en vue de la nourriture qui se perd, mais en vue de la nourriture qui demeure pour la vie éternelle, celle que le Fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père — Dieu — a marqué de son sceau ».

Jésus explique ensuite que c’est lui, la vraie manne, le vrai pain venu du ciel, le pain venu dans le monde pour donner la vie au monde.

Et Il va aller très loin puisqu’il invite les disciples à manger de ce pain, à manger de son corps. Il s’agit bien sûr de comprendre la symbolique. De la même manière que le psalmiste invite à manger la parole de Dieu, autrement dit à en vivre, Jésus invite ses auditeurs à croire en lui. Il est le seul vrai pain de Vie. En dehors de lui, il n’y a pas de vie éternelle.

  • Jean 6 : 35 « Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif ».
  • Jean 6 : 51 « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. » Lorsque Jésus déclare qu’il est le ‘pain vivant’, il utilise bien sûr un langage figuré. Par cette métaphore, il veut nous révéler certaines vérités spirituelles que nous devons comprendre. Il nous faut bien saisir le sens véritable de cette image. Il est évident qu’on ne peut pas manger un être humain comme on mange du pain. Mais Jésus fait un lien entre sa personne et le pain que l’on mange à tous les jours. 

La prière qui est faite par Jésus dans Matthieu 6 nous permet donc aussi de lier les deux pains. Et elle précise, donne-nous aujourd’hui…

J’ai besoin aujourd’hui de manger de ce pain divin, Christ, pour pouvoir goûter le pain de demain, qui concerne l’éternité avec Christ. J’ai besoin aujourd’hui de Christ pour vivre mon pèlerinage sur la terre, comme le peuple juif avait besoin de la manne pour avancer. J’ai besoin de toi, Seigneur Jésus, autant que j’ai besoin de pain pour vivre chaque jour. J’ai besoin de Christ pour vivre l’entrée dans ce qui m’est promis à moi aussi. Et je peux dès maintenant goûter un peu à cette réalité du ciel.

Je peux vivre en partie cet amour incroyable que Dieu a pour moi et que je vivrai pleinement et sans nuances pour l’éternité. Je peux vivre dès à présent de cette communion qui m’unit à lui, communion que je vivrai pleinement…

Je peux prier pour que chaque jour Dieu me donne mon nécessaire pour avancer d’une manière qui honore celui qui me donne le pain d’aujourd’hui et de demain !

CONCLUSION

Prions donc - donne-nous notre pain d’aujourd’hui et de demain. C’est une requête avec une très profonde signification.

Nous prions ainsi en disant « donne-nous », car nous reconnaissons notre dépendance à Dieu. Nous demandons le pain de ce jour, réalisant que tout est don. Nous lui demandons également de nous soutenir aujourd’hui. Nous demandons aussi à Dieu le pain de demain, en nous souvenant des bonnes priorités à avoir dans nos vies.

Matthieu 6 : 33 « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »

Cherchez d’abord le pain de demain, et le pain d’aujourd’hui vous sera donné également.


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