reste minutes à lire

Matthieu 6 : 12, 14, 15

12 pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés[a]

14 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; 15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

- Matthieu 6.12,14-15 -

RECEVOIR ET ACCORDER LE PARDON

Un vieil homme, Joe, étant mourant. Pendant des années il s'était disputé avec Bill, un homme qui avait été, son meilleur ami. Voulant mettre les choses en ordre, Joé fait appeler Bill. Quand Bill arrive, Joe lui avoue qu'il a peur de mourir avec tant de rancœur entre eux deux. Puis, avec difficulté, même à contrecœur, Joe s'excuse pour les choses qu'il a dites et faites. Il assure Bill aussi qu'il lui pardonne. Il semblait que tout allait bien jusqu'à ce que Bill s'apprête à partir. Joe lui dit alors "Mais attention Bill, si je me rétablis, ce que je viens de te dire ne compte pour rien !"

Matthieu 6 :12 « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »

Nous savons for bien que le problème fondamental de l'homme, c'est sa rébellion contre Dieu. A cause de cette rébellion l'homme n'a plus une relation avec Dieu et il est même condamné à la mort éternelle. Il est évident donc qu'un des besoins le plus fondamental des hommes c'est d'être pardonné par Dieu afin que la relation puisse être rétablie.

Un disciple de Christ, un enfant de Dieu c'est une personne à qui Dieu a pardonné ses péchés. Quand pour la première fois, nous confessons notre rébellion, notre état de pécheur, et que nous croyons en Christ en tant que Seigneur et Sauveur, nous sommes sauvés et pardonnés. Dès lors, une vie nouvelle spirituelle commence. Aux yeux de Dieu, ce nouveau-né est déclaré juste en raison de l’œuvre su salut accomplie par christ, mais en tant qu’enfant, il ne fait pas toujours ce qui est juste. Il pèche encore et il a besoin d'être pardonné.

Ecoutons cette prière : "Seigneur, jusqu'à maintenant, aujourd'hui, je n'ai pas péché contre toi. Je n'ai pas eu de mauvaises pensées. Je n'ai pas dit un mot en colère. Je ne me suis pas plaint. Je n'ai pas menti.

Je n'ai frappé personne... Mais Seigneur je viens de me réveiller et dans deux minutes je dois me lever et j'aurai besoin de toi..."

Le fait que nous pêchons est une simple réalité. Tôt ou tard pendant la journée nous péchons. C'est pourquoi Jésus nous donne cette phrase dans cette prière. Nous avons besoin d'être pardonné, ce qui implique la confession de notre péché.

Quelqu'un m'a conseillé il y a bien des années de "Garde un compte limité avec Dieu." Jésus ne dit pas que nous devons confesser nos péchés qu'une seule fois par jour. Dieu est prêt à nous pardonner pendant toute la journée - pas seulement entre 6h00 et 7h00 du matin et 21h00 et 22h00 du soir.

Jésus va plus loin dans sa prière. "Comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés." Il y a un lien étroit entre le pardon que nous voulons recevoir de Dieu et le pardon que nous offrons aux autres. Ceci ne touche pas à notre salut mais il touche bien à notre relation avec les autres, avec Dieu et à notre compréhension de ce qu'il fait pour nous.

Prenons les paroles de Jésus qui viennent tout de suite après cette prière : "Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses." Nous devons lire ces paroles tout en repensant à ce que Jésus dit dans sa prière.

Le pardon est un vaste sujet à lui tout seul mais nous pouvons au moins dire que Jésus considère que le pardon est très important. Quand nous savons pardonner nous montrons bien que nous comprenons combien nous avons été pardonnés nous-mêmes.

Les paroles de Jésus nous forcent à considérer la gravité de notre péché aux yeux Dieu par rapport à la gravité du péché d'un autre contre nous. Si nous ne sommes pas prêts à pardonner les petites, et même les grandes, offenses des autres à notre égard, nous ne pouvons pas nous attendre à recevoir le pardon de Dieu.

Si nous refusons de pardonner aux autres, Dieu refusera de nous pardonner. Nous nous trouverons sous son jugement jusqu'à ce que nous nous rendions compte de la stupidité, et le caractère coupable, de garder un esprit rancunier contre quelqu'un d'autre alors que Dieu nous a tant pardonné. Demander pardon pour nos offenses tout en refusant notre pardon aux autres c'est insulter Dieu qui nous a pardonné gratuitement.

Les paroles de Jésus nous semblent dures. Pardonner c'est dur, c'est difficile, et je ne dis pas le contraire. Est-ce que Jésus nous en demande trop ? Non. Parce que lui sait combien coûte le pardon. Quand nous pardonnons aux autres nous imitons le Père qui nous pardonne et nous honorons celui qui payé si cher pour assurer notre pardon.

Tout ceci ne veut pas dire que pardonner aux autres est quelque chose de facile, juste que c'est nécessaire. Quand quelqu'un nous a tellement blessé que pardonner nous semble impossible nous devrions peut-être simplement commencer en demandant à Dieu le désir de pardonner. Il voit l'intention de notre cœur. Il y a tant de choses à dire en plus parce que c'est un sujet qui nous touche tous à un moment ou un autre.

De toutes les qualités humaines qui sont le reflet de l’image de Dieu, aucune n’est aussi évidente que celle du PARDON. Dieu est le Dieu du pardon.

  • Exode 34 : 6, Dieu lui-même s’identifie en tant que tel « L'Éternel passa devant lui en proclamant : L'Éternel, l'Éternel, Dieu compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité, qui conserve sa bienveillance jusqu'à mille générations, qui pardonne la faute, le crime et le péché. »
  • Proverbes 19 : 11 déclare « L'homme qui a du discernement est lent à la colère, Et il met son honneur à passer sur une offense. »

Un enfant de Dieu qui pardonne ressemble à son Père céleste qui est le Dieu du PARDON.

Le thème et le principe du pardon sont évidents tout au long du récit biblique, de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse. Mais il y a certains passages qui mettent en relief le pardon. Un des passages les plus familiers est celui du fils perdu (fils prodigue) dans l’Evangile selon Luc, chapitre 15. Vous connaissez bien l’histoire.

Un homme avait deux fils et l’un d’eux en avait assez de rester dans la maison du paternel. Il demande donc son héritage et s’en va le gaspiller dans une vie de débauche. Etant sans le sou et privé de tout confort, au bout du rouleau, il rentre en lui-même et prend conscience que mêmes les serviteurs dans la maison de son père étaient mieux lotis que lui. Il décide donc de retourner chez son père pour demander son pardon et une place de serviteur. Il semblerait que ce jeune homme ne s’attendait pas à être pardonné…mais il s’engage sur le chemin du retour. C’est alors que Jésus explique comment il faut pardonner dans ce récit.

Le père n’attend même pas que son fils perdu arrive à la porte. Il courre se jeter à son cou et l’embrasse.   Ses paroles n’étaient pas sévères, mais pleines de bonté. Jésus démontre ainsi ce qu’est le cœur du pardon : il prend les devants, il n’attend pas que l’offenseur arrive. Et quand le fils commence à demander pardon, le père ne l’écoute pratiquement pas. IL l’embrasse, le revêt de nouveaux habits, lui met un anneau au doigt pour indiquer qu’il est restauré à sa place en tant que fils ; il sort le meilleur morceau de viande du congélateur, prépare la fête et convie toute la maison et amis afin de célébrer le retour de son fils.

Voilà de quelle manière Dieu nous pardonne entièrement et c’est la manière qu’il désire que nous pardonnions aussi.

Il n’est pas étonnant que sur cette base-là, le Seigneur Jésus nous apprend à prier avec les meilleurs mots qui soient, nous qui avons un si grand besoin d’être pardonnés : Pardonnes-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés !

Comme ces paroles nous placent au pied du mur. Elles nous disent que le pardon de Dieu se fonde sur le pardon que nous accordons aux autres.

Un disciple de Christ n’a pas le droit de demander pardon auprès de Dieu s’il n’est pas disposé, lui aussi, à pardonner son prochain. Car en refusant de pardonner, il a par le fait même porté un jugement à l’égard de l’autre personne.

Il s’est placé spirituellement au-dessus de son prochain en lui faisant sentir qu’il n’est pas digne de son pardon. Une telle attitude démontre que ce chrétien ressent si peu la nécessité du pardon de Dieu.

Lorsque vous pardonnez une personne, savez-vous ce que vous avez fait du point de vue spirituel ? Vous avez remis le jugement de la situation entre les mains de Dieu. Loin d’avoir jugé, vous avez fait preuve de miséricorde. Et c’est avec cette mesure qu’on vous mesurera au jour du jugement. Votre disposition à vouloir pardonner comptera comme étant l’évidence de la présence l’Esprit Saint en vous.

L’Évangile de Marc ne rapporte pas le Notre Père. Mais on y retrouve le même enseignement concernant le pardon.

  • Marc 11 : 25-26, « Jésus dit, Et lorsque vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes. Le chrétien authentique prendra très au sérieux ces paroles de Jésus.

Si nous n’avons pas pardonné, c’est comme si nous disions : Père, ne me pardonne pas. Pardonne-moi seulement dans la mesure où je pardonne aux autres. Lorsque nous commençons à pardonner, notre vie de prière change. La prière devient une source de joie et de victoire. Affirmer que la repentance est nécessaire à l'octroi du pardon amène inévitablement à s'interroger sur des textes comme Matt 6.15 ; 18.33-35 ; Marc 11.25-26 ou Luc 11.4, qui semblent faire dépendre le pardon divin du pardon humain. Cette compréhension ne peut cependant pas être retenue, car le reste de l'enseignement biblique montre clairement que ce n'est pas en pardonnant que nous pouvons gagner le pardon de Dieu (ce serait le salut par les œuvres). Dès lors, ces textes présentent le pardon humain comme la « condition-conséquence » du pardon divin et non comme la cause, qui en est la grâce de Dieu.

Jacques 2 : 12,13 le présente en ces termes « Parlez et agissez donc en hommes destinés à être jugés par la loi qui procure la liberté. En effet, Dieu sera sans pitié quand il jugera celui qui n'aura pas eu pitié des autres ; mais celui qui fait preuve de pitié n'a plus rien à craindre du jugement. »

Il n’y a pas de miséricorde dans la loi et il n’y a pas de grâce dans la loi. La loi est intransigeante mais Dieu, dans sa miséricorde nous donne ce que nous ne méritons pas. Dans sa grâce, il ne nous donne pas ce que nous méritons. Il jugera sans miséricorde celui qui n’a pas fait quoi ? Miséricorde ! Une personne qui prétend être un enfant de Dieu qui ne manifeste pas la miséricorde, la compassion et le pardon mais qui, par contre, fait montre de partialité, un manque d’amour et de pardon envers les nécessiteux n’obtiendra point miséricorde lors du jugement. Pour quelle raison ? Parce que cette personne n’est pas née de nouveau, elle n’est pas un des rachetés de Dieu.

Un des traits de ceux dont le cœur n’est pas régénéré c’est de ne pas être miséricordieux. L’Evangile vient transformer le cœur pour nous rendre semblable à Dieu et Dieu est miséricordieux, plein de compassion, qui pardonne et ne fait acception de personne ! Un véritable enfant de Dieu agira de même. C’est, je le répète, le test de la réalité de la foi qui sauve. Et si les actes de miséricorde ne sont pas évidents dans la vie d’une personne quel que soit ses prétentions, alors il est évident que la vie de Dieu n’est pas en elle !

Et dans des termes plus positifs dans Matthieu 5 : 7 « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! » Là où la miséricorde est donnée, elle sera dispensée. Lorsque Dieu déverse sa vie, sa miséricorde et son amour dans une vie, les signes évidents sont l’impartialité, la miséricorde, l’amour du prochain.

Désirons-nous la miséricorde ? Accordons-le donc ! Désirons-nous être pardonnés ? Accordons le pardon et pardonnons comme Dieu pardonne car notre ressemblance à lui n’est jamais plus grande que lorsque nous pardonnons.

Ecoutons à nouveau paroles de Jésus dans Matthieu 6 : 12,14,15 « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.  Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.

Sans un pardon accordé, pas de pardon reçu ! Cette mise en garde de la part du Seigneur a toute son importance. Nous vivons dans un monde qui n’a que faire du pardon. Pire encore, la société célèbre et exalte ceux qui ne sont pas prêts à pardonner et les justiciers en tout genre défilent sur les grands écrans.

Même les psychologues s’y mettent en nous disant que pardonner et oublier n’est pas une chose saine.

Des livres sont écrits à ce propos : Parents toxiques de Forward : un chapitre intitulé : Tu n’as pas à pardonner. Tu es une victime de parents toxiques qui t’ont empoisonné et à moins de placer le blâme sur eux, tu ne seras jamais une personne équilibrée et saine. Quelle folie que celle de la sagesse terrestre !

Maintenant, pour l’enfant de Dieu, ne pas pardonner est une chose inimaginable. Peu importe la situation. Combien de fois devons-nous pardonner à notre frère s’il pêche contre nous ? 7 fois ? Non, 70 x 7 fois ! De manière illimitée et la raison c’est que notre Père céleste nous a pardonné et il continuera à nous pardonner alors que fidèlement nous pardonnons aux autres.

Pardonner est la seule voie pour être libre et vivre sainement et équilibré !

Ne pas pardonner conduit à plusieurs névroses.

Ne pas pardonner nous emprisonne dans le passé et maintient la douleur en ravissant toute paix et joie.

Ne pas pardonner produit l’amertume, qui elle remplit la pensée et infecte toute l’existence conduisant au mépris et à la haine.

Ne pas pardonner donne accès au diable dans nos vies. Là où il y a colère non-résolu, de l’amertume, de l’animosité et un manque de pardon, nous ouvrons grande la porte à Satan pour y opérer des ravages.

Ne pas pardonner nous coupe de la communion avec Dieu. Qu’y a-t-il de bon dans le fait de se couper de la joie et de la pureté d’une relation intime et personnelle avec Dieu ?

Pardonner, c’est de tourner la clé, ouvrir la cellule et libérer le prisonnier. Pardonner c’est d’écrire en grandes lettre sur la dette : acquitté.  Pardonner c’est prononcer les paroles : non-coupable. Pardonner c’est de larguer les amarres et laisser partir le vaisseau. Pardonner c’est de briser un vase en mille morceaux afin qu’il ne soit jamais reconstitué.

Pardonner est très important et au cœur même de notre santé spirituelle, morale, psychologique, émotionnelle et physique.

Quiconque aime le Seigneur Jésus Christ, quiconque aime les frères et sœurs en Christ, quiconque aime la communion des saints, quiconque désire que Christ soit glorifié, quiconque aime être en bénédiction aux autres sera une personne qui pardonne. C’est le caractère même de Christ, notre divin modèle

Il est donc profitable d’examiner les éléments essentiels concernant le pardon qui ressortent des Ecritures et qui nous interpellent à vivre le pardon nous-mêmes.

Matthieu 6 : 14-15 « Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes. »

Nous ne pourrons jouir du pardon de Dieu à moins de pardonner aux autres. Dans notre relation avec Dieu, cela signifie que nous nous tiendrons devant lui avec le péché non confessé et non pardonné si nous ne pardonnons pas aux autres. C’est un très grand prix à payer pour le manque de pardon.

Refuser de pardonner nous coupe de la relation de communion intime avec Dieu et nous place sous son juste jugement du péché.

Chaque fois qu’une personne nous offense, c’est soit une épreuve, soit une tentation. Si nous passons l’épreuve en pardonnant, c’est une épreuve qui nous fortifie. Si nous ne passons pas l’épreuve en refusant de pardonner, elle devient une tentation qui conduit à pécher.

Les situations offensantes dans nos vies nous amènent à cela : soit une réponse appropriée selon la volonté de Dieu devant l’épreuve produit la justice, ou alors ne mauvaise réponse qui va à l’encontre de la volonté de Dieu et nous tombons dans la tentation qui produit l’injustice.

Notre souci premier devant l’offense, d’une action blessante à notre égard c’est de nous assurer que nous ne tombons pas dans le péché que présente la tentation de l’offense.

Notre souci n’est pas tant les mauvaises actions ou intentions des autres, mais que l’offense devienne un test qui nous fortifie plutôt qu’une tentation qui nous conduit à pécher.

Illustration : On raconte l'histoire de deux paysans japonais. Chaque jour, l'un d'entre eux hissait des sceaux d'eau tout en haut de la pente raide de sa rizière en terrasse et irriguait sa maigre récolte. Le second cultivait la terrasse juste au-dessous et avait décider d'irriguer sa rizière de manière plus simple. Il avait percé un trou dans la digue du premier et laissait l'eau de l'autre couler dans sa rizière. Le premier paysan était indigné, mais comme il était chrétien, il s'en est aller trouver son pasteur pour lui demander conseil. Le pasteur lui a dit : continue à irriguer comme avant et de ne dit rien. Il est donc retourné à son champ et à l'irrigation de sa récolte, mais son voisin du dessous continuait à drainer son eau. Rien n'avait changé. Cette fois-ci, courroucé, il retourne voir son pasteur qui lui conseille : fais un effort de plus, sois bon envers l'autre, pardonne-lui et irrigue sa récolte en plus de la tienne. Le lendemain, le paysan chrétien apporte de l'eau aux deux rizières. Ce manège se prolonge trois jours et pas un mot n’est échangé entre les deux hommes. Mais après le troisième jour, le paysan d'en bas n’en peut plus et vient trouver celui d'en haut et lui fait cette demande : "comment puis-je devenir chrétien ?"

Qu'est-ce pardon ? C'est manifester l'amour divin sous son vrai jour. L'amour est invisible. Le pardon le fait paraître en plein jour.

Ephésiens 4 :32 « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ ». Le Seigneur nous a pardonné, nous a fait grâce, donc, en tant que nouvelles créatures, agissons de même. Colossiens 3 :13 « Pardonnez-vous réciproquement «

Quand nous sommes confrontés à une difficulté relationnelle dans l’Église… une personne qui vous fait une petite crasse – elle ne vous fait pas la bise le dimanche ou refuse de vous dire bonjour ; elle vous répond sèchement en vous faisant comprendre qu’elle n’est pas contente avec vous pour x raison, valable ou non ; elle ne vous invite pas à être son ami sur Facebook ; elle oublie votre nom pour pendre la crémaillère ; ou carrément elle vous vole votre réputation en parlant derrière votre dos, en vous calomniant. Que faire ?

Nous pouvons la reprendre, selon les termes de Matthieu 18…c’est possible, mais c’est « l’artillerie lourde». 

Nous pouvons prier pour cette personne ?  Comprendre que le péché est avant tout une dette devant Dieu. En sorte que pardonner à quelqu’un, c’est simplement demander à Dieu de s’occuper de sa faute. On lâche prise…

Nous pouvons aussi simplement être un exemple pour lui. « Ou comment peux-tu dire à ton frère Luc 6 : 42 « Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras à ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  Si vous êtes proche de quelqu’un qui est colérique, montrez-lui ce qu’est la douceur…

  • Et enfin, devant une quelconque offense, nous pouvons simplement lui pardonner. Avant tout, ayez les uns pour les autres un amour constant, car l’amour couvre une multitude de péchés. (1 Pierre 4/8) Oui, car l’amour pardonne tout.  L’amour couvre le péché, submerge les offenses, efface les fautes.
  • Tant de frères et sœurs en Christ nourrissent des griefs, gardent des ressentiments et deviennent amères…refusent de pardonner. L’amour couvre une multitude de péchés. Dieu veut que son amour en nous, cet amour surnaturel qui nous a été donné, domine tout avec ardeur, avec ferveur.
  • Le mot ardemment, ektenes en grec est un mot qui est lié à l’anatomie. Ce mot signifie de tendre le muscle jusqu’à sa limite maximum.
  • Vous saisissez la métaphore ? Aimer ardemment c’est d’étendre à l’infini la capacité d’aimer avec l’amour de Dieu en nous afin de couvrir tout péché, toute offense, toute transgression avec un pardon plein de grâce.

Qu’est donc l’action de pardonner ? Pardonner, c’est laisser à Dieu le soin de juger. C’est choisir de lâcher prise de la volonté de vengeance en le déposant aux pieds de Christ.

Pourquoi devons-nous nous pardonner dans l'Église ?

Parce que Dieu nous l’ordonne ! Ce n’est pas facultatif, ce n’est pas une option pour un disciple de Christ

Parce qu’il faut comprendre que tout péché est avant tout une offense contre Dieu.  

Parce que l’amertume ronge les entrailles de celui qui ne pardonne pas. 

Parce que Christ nous pardonne des milliards de fois de plus que nous n’aurons jamais à le faire.

Parce que nous aimerions être traités ainsi.

Ce qui rend le pardon possible c’est la réalisation de notre propre état de pécheur. L’immensité de ce qu’il a effacé. Si Dieu nous a pardonnés, comment oserions-nous comptabiliser les fautes, souvent modestes, de nos frères et sœurs dans l'Église.

Bien-aimés, je peux souligner encore ce que Paul écrit ici : si quelqu’un a à se plaindre d’un autre, comme le Christ vous a fait grâce, vous aussi, faites de même. 

Que notre prière soit, chaque instant de chaque jour : Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.


Tags


Ces articles pourraient aussi vous intéresser

Recevez les prochains articles directement dans votre boite mail